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QUE PRÉVOIENT LES GRANDS ACTEURS INTERNATIONAUX SUR LE COURS DE L’OR EN 2020 ?

Le président de la société d’analyses financières Dohmen Capital Research, Bert Dohmen, confirme une de ses prédictions datant de 1981. Il avait notamment anticipé un marché haussier de l’or jusqu’à environ 2030. Son analyse des cycles à très long terme stipulait que le marché baissier de 20 ans de l’or serait suivi d’un marché haussier long de 30 ans. Historiquement, ce sont souvent les dernières phases d’un marché haussier qui sont les plus spectaculaires.

Paul Tudor Jones est un trader devenu milliardaire grâce à ses investissements et aux fonds spéculatifs (hedge funds) qu’il gère. Il annonça en juin 2019 à Bloomberg que l’or serait son investissement privilégié pour l’année et pour les deux ans à venir. Il juge même que si le cours de l’or dépassait les 1 400 $ l’once, ce qui s’est produit depuis, il pourrait facilement s’envoler jusqu’à 1 700 $. Selon lui, un changement profond de paradigme peut intervenir prochainement et renverser 75 ans de mondialisation économique. La récession à venir forcerait la FED à continuer à baisser son taux directeur et donc les taux d’intérêts, ce qui est traditionnellement favorable à l’or. À noter qu’il avait déjà anticipé le krach de 1987, quand l’indice américain avait plongé de plus de 20 % en une journée.

Des analyses également confortées par Benjamin Louvet, gérant Matières premières chez OFI Asset Management, qui prévoit dans une tribune un contexte favorable pour la hausse de l’once d’or. Effectivement, la dette publique élevée des pays occidentaux rend peu probable toute hausse des taux d’intérêt réels. Celle-ci rendant insoutenable la croissance de l’endettement pour les finances publiques des pays.

Le grand financier américain John Paulson, du fonds Paulson & Co, qui avait prédit la crise des subprimes de 2008, détient aujourd’hui plus de 600 M$ d’or via des fonds cotés d’or physique, tandis que Bridgewater, le plus gros hedge fund du monde, possède aussi plus de 600 M$ d’or.

Le géant bancaire suisse UBS est plutôt optimiste sur la trajectoire de l’or jusqu’en 2023. Il a relevé deux fois ses prévisions sur l’or cette année et juge que les cours pourraient atteindre 1 680 $ en 2020. Le mastodonte financier américain Citigroup va dans le même sens et parie sur un nouveau record historique de l’or à 2 000 $ l’once d’ici deux ans. D’autres grandes banques internationales comme Bank of America ou encore la pieuvre Goldman Sachs («la banque qui dirige le monde») évoquent aussi une montée de l’or.

Plus percutant encore, d’ici 30 ans, le prix de l’once d’or pourrait carrément atteindre 25 000 $ si l’on s’en tient aux propos du Canadien Pierre Lassonde, grande figure de l’industrie aurifère, au Denver Gold Forum. Cet évènement est un grand rendez-vous international des professionnels du métal précieux avec les investisseurs. Son annonce étonnante, voire disproportionnée, à 25 000 $ l’once d’or est un pic calculé dans une large fourchette d’estimations basées sur des moyennes et des taux de croissance historiques.

Dans l’édition 2019 du fameux rapport In Gold We Trust, les auteurs issus de la société de placement et de gestion de fortune Incrementum AG soutiennent que « l’or est au tout début d’un nouveau marché haussier » qui a débuté fin 2015. Le conseiller en gestion de patrimoine indépendant Nicolas Perrin complète le rapport en soulignant que :

« La confiance actuellement élevée accordée aux compétences des banquiers centraux et la soi-disant force de l’économie américaine sont les principales raisons du faible développement du prix du métal jaune. Si les marchés remettent en cause l’omnipotence des banques centrales ou la croissance économique générée par des quantités record de crédit, cela entraînera un changement fondamental dans les schémas de pensée mondiaux et aidera l’or à retrouver de vieux honneurs et atteindre de nouveaux sommets ».
L’or doit donc toujours faire face aux actions des entreprises américaines qui restent une classe d’actifs populaires encore valorisés. Le métal jaune doit aussi faire face à l’immobilier qui se négocie à des niveaux record dans presque tous les pays. Les biens immobiliers des grandes villes françaises sont aujourd’hui très surévalués à l’achat. Une fois que la confiance, encore présente dans le système financier et dans les banques, s’ébranlera, l’or atteindra encore des sommets.

Les banques centrales, le FMI, la BRI, les grosses banques privées comme Morgan Stanley ou Bank of America, les particuliers, les investisseurs à long terme comme les fonds souverains, les fonds de pension, les sociétés d’assurance, les fonds spéculatifs type hedge funds (réservés aux très riches investisseurs) investissent tous dans l’or, et vous ?

La suite des prévisions dans l’actualité Or et Argent 2020  :

Franck Pengam

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Géopolitique et guerre de l'or
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