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SHANGHAI FACE À LA RÉSURGENCE DU COVID : LE CONFINEMENT PROLONGÉ « INDÉFINIMENT »

Les Chinois se rebellent ?

Le Conseil national de la santé (CNS) chinois a réitéré son engagement envers sa politique « dynamique » de tolérance zéro. Les autorités locales de Shanghai ont confirmé leurs pires craintes concernant les quelques 26 millions d’habitants du pôle financier : ce qui avait été initialement prévu comme un verrouillage échelonné sur neuf jours a été prolongé « indéfiniment », le nombre de nouveaux cas confirmés ayant atteint un nouveau record.

Les autorités ont dénombré plus de 13 000 nouveaux cas rien qu’à Shanghai, soit plus de la moitié des plus de 20 000 nouveaux cas de l’ensemble du pays. Selon Bloomberg, ces chiffres ont dépassé le bilan des premiers jours de la pandémie, lorsque le virus faisait encore rage à Wuhan.

Certes, l’augmentation du nombre de cas est en partie due au dernier programme de tests de masse, mais cela n’a pas empêché le PCC d’imposer le verrouillage le plus draconien depuis celui de Wuhan (comme nous l’avons expliqué précédemment, faire marche arrière serait une capitulation intolérable pour le président Xi et les autorités locales, dont les carrières sont désormais menacées en raison de facteurs qui échappent totalement à leur contrôle).

Faisant suite à un flot incessant de scandales, parmi lesquels la séparation d’enfants positifs de leurs parents, la dissimulation de décès dans les maisons de retraite et l’absence de réponse aux pénuries de nourriture et de médicaments, la population de Shanghai a atteint son point de rupture.

Beaucoup ont accusé le PCC de violer son contrat avec le peuple. Et dans une scène particulièrement mémorable, des milliers de Shanghaïens sont montés sur leurs balcons pour chanter en signe de protestation, au mépris des consignes de confinement.

Les images de cette scène dystopique se sont répandues comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux américains…

… alors que les habitants chantaient depuis leurs balcons, le gouvernement a réagi en envoyant des drones les avertissant de se retirer à l’intérieur et de ne pas « ouvrir leurs fenêtres » (apparemment une violation des règles de confinement).

Dans l’incapacité de sortir leurs chiens, les habitants laissent leurs animaux de compagnie faire leurs besoins dans leurs appartements. Voici plus d’Al Jazeera :

Cinq jours après le dernier confinement, Vicky, qui préfère ne pas partager son nom de famille, s’est retrouvée à faire quelque chose de tout à fait inattendu : essayer de convaincre le chien de sauvetage d’un ami, Mocha, qu’il est acceptable d’aller aux toilettes à l’intérieur de son appartement.

« Elle me regarde actuellement avec des yeux de chiot tristes comme ‘pourquoi ne sortons-nous pas ? et je ne sais pas comment lui expliquer », a déclaré Vicky à Al Jazeera par Skype.

Shanghai a signalé 311 nouveaux cas symptomatiques et plus de 16 000 infections asymptomatiques le 5 avril, a annoncé le gouvernement local. Le confinement devait prendre fin, mais a été prolongé indéfiniment jusqu’à ce que les autorités « revoient les données », comme l’a rapporté China Daily.

Environ 38 000 militaires et 2 000 « médecins » ont été envoyés dans la ville. De nombreux bénévoles et travailleurs médicaux se lèvent tôt pour effectuer les tests quotidiens (tandis que d’autres restent éveillés toute la nuit).

Après avoir fait face à une réaction massive suite à l’affaire de la séparation d’enfants positifs au COVID (certains âgés de moins d’un an) de leurs parents, les autorités locales ont décidé d’abandonner cette politique, rapporte Reuters.

Cependant, une nouvelle controverse a émergé alors que le gouvernement aurait commencé à euthanasier les animaux de compagnie des personnes positives.

Les médias occidentaux ont rapporté des incidents de travailleurs qui se sont entassés dans les usines pour dormir.

Pendant ce temps, les histoires de Shanghaïens privés de soins médicaux ont entretenu la panique parmi les habitants, exacerbant les craintes concernant les pénuries alimentaires alors que des millions de personnes sont maintenant obligées de compter sur le gouvernement pour livrer des vivres.

L’impact économique de la dernière série de confinements peut déjà être perçu : l’indice PMI [Purchasing Manager’s Index] des services Caixin chinois s’est effondré à 42,0 en mars contre 50,2 en février, la plus forte baisse depuis février 2020.

Et bien que les autorités aient fait tout ce qui était en leur pouvoir pour maintenir les ports ouverts, la congestion a atteint son plus haut niveau en mars.

Contrez le tsunami économique

Source : ZeroHedge

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