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CRYPTOMONNAIE : DE LA SPÉCULATION À LA LIBERTÉ

L’épopée annuelle du bitcoin

Cette année, le cours du bitcoin, ce pionnier qui conduit celui des autres cryptomonnaies, a affolé les investisseurs. Son prix d’environ 10 000 dollars, où il demeurait jusqu’à l’été 2019, atteint 63 237 dollars le 15 avril 2021. A son maximum historique, la multiplication de la valeur du bitcoin par plus de six représente un record historique de hausse parmi tous actifs de cette classe de risque. Depuis il entame une baisse moins importante que sa montée depuis novembre 2019, bien que l’on estime que 84% des investisseurs de 2021 ont perdu de l’argent (les gains de l’année ayant été effacés).

Le 23 juin 2021, le cours du bitcoin est même tombé en dessous des 29 000 dollars pendant une heure, son plus bas niveau depuis des mois. Mais si l’on prend en compte son cours journalier, le bitcoin n’est donc pas passé sous le seuil des 30 000 dollars… avant le 20 juillet dernier. Cette clôture journalière en dessous de ce seuil représente un niveau de résistance en deçà duquel l’actif pourrait possiblement baisser jusqu’à 20 000 dollars, le gros seuil de résistance suivant. Depuis cette correction, le bitcoin s’est néanmoins repris au dessus des 30 000$, pour combien de temps ?

Ici, le bitcoin bloqué dans la zone des 30 000-40 000$

L’effondrement total du bitcoin avait été prédit en avril après le retrait de Tesla (entreprise fondée et dirigée par Elon Musk). Sous prétexte écologique, – nous y reviendrons – Tesla a décidé de refuser le paiement en cryptomonnaie de ses voitures, entrainant la baisse immédiate du cours.

L’étrange défaite des cryptos : entre manipulation de marché et opposition étatique

Alex Malinsky, dirigeant de Celsius et expert en crypto, dénonce Elon Musk comme manipulateur de marché, et il n’est pas le seul. Stephan Molyneux est fondateur de Freedomain, la plus grande émission de philosophie au monde sur internet avec plus de trois cents millions de vues, et cinq cents millions de téléchargement. Il est aussi l’auteur de 12 livres. Freedomain dédie certaines de ces plus récentes émissions à des discussions entre Molyneux et des investisseurs en crypto issus de sa communauté. Le philosophe accuse aussi Musk de manipulation du marché :

« Si vous êtes un milliardaire influent, médiatique et price maker, la première chose que vous voudriez faire est de couler le marché pour tout racheter pas cher.« 

Cette offensive écologique prétend se justifier par les effets néfastes du minage. Le minage consiste à offrir la puissance de calcul d’un ordinateur au service du réseau d’une cryptomonnaie, par exemple vérifier la validité d’une transaction. En échange, le propriétaire de l’ordinateur reçoit une rémunération en cryptomonnaie. Le minage de cryptoactifs a abouti aux fermes de minage. Il s’agit d’un ensemble d’ordinateurs branchés en un même lieu pour générer un revenu important en crypto. Compte tenu de l’importante consommation en électricité d’une telle installation, les entreprises de minage visent en particulier des pays où l’électricité est peu chère : Ukraine, Biélorussie, Sichuan (Chine), etc. De plus, des organisations criminelles et des communautés nomades utilisent gratuitement et illégalement le réseau électrique régions mal surveillées. Ainsi, une impressionnante collection d’ordinateurs a été confisquée par la police ukrainienne dans le district de Solonyansky, dans la région de Dnipropetrovsk, le 13 juin.

Cependant, la prétention écologique de Musk s’avère fallacieuse, l’activité des banques centrales consommant, à masse monétaire égale, plus que la blockchain, support des cryptomonnaies. Environmental Science & Technology a publié une étude « Life assessment of bitcoin mining » qui évalue le cycle de vie, c’est-à-dire l’impact environnemental des cryptomonnaies. La conclusion est relativement simple : les cryptos ne s’impriment pas en billet, ne se frappent pas en pièces, et la consommation d’électricité du minage n’est pas dramatique. Ces éléments font de la cryptomonnaie la monnaie la plus écologique jamais inventée.

La Chine a également saisi le prétexte des fermes de minage pour reprendre le contrôle sur son économie centralisée. Le 22 juin, son gouvernement interdit ainsi à ses établissements financiers ou bancaires de proposer des services liés aux cryptomonnaies. La Chine interdit aussi les entreprises de minage. Le pays pourrait lancer sa propre cryptomonnaie « e-yuan » sur laquelle le gouvernement aurait le contrôle. Le 28 avril, la Turquie avait exclu les cryptomonnaies dans les échanges de biens et de services.

Le gouvernement français pourrait aussi s’attaquer aux cryptos. Yogita Khatri de theblockcrypto.com affirme, de sources anonymes aux cabinets du ministère des finances et du Premier ministre, que la France comptait d’ici cet été d’imposer des règles de connaissance du consommateur plus strictes. En anglais Know-your-customer (KYC) rules, ce dispositif vise établir l’identité du consommateur et la légitimité du fonds contre la fraude, la corruption, le blanchiment et le financement du terrorisme. L’investisseur particulier souffrira plus des restrictions induites que les criminels visés, comme pour le droit à l’auto-défense (armement).

Les gouvernements craignent la crypto car elles constituent une valeur refuge à la mécanique inflationniste de toute monnaie fiat. En effet, rappelons que la monnaie la plus solide de tous les temps, la livre sterling, a perdu 93% de sa valeur depuis sa création.

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Une base d’investisseurs fidèles : la raison pour laquelle les cryptos vont remonter (surtout par rapport aux fiats)

Les cryptos sont un moyen pour les épargnants de se sécuriser d’une inflation injuste. De plus, le cours des cryptos, en particulier Bitcoin, peut se reposer sur un socle d’investisseurs fanatiques pour lesquels le mot d’ordre « Hodl crypto » est devenu un mème sur les forums et autres réseaux sociaux. Stefan Molyneux et les investisseurs adeptes de Freedomain en font partie.

Ils le voient comme un investissement dans la liberté au-delà d’une opportunité spéculative. Ils ne vendraient pas même si le cours tombait à zéro, ce qui a pour effet logique que le cours du bitcoin ne tombera jamais à zéro. On sait donc qu’il existe un plateau, encore indéfini numériquement ou dont la définition n’est pas publique, à partir duquel les cryptos (en tête le bitcoin) ne peuvent que monter, ce qui n’est le cas d’aucune fiat. Certes, toutes les monnaies sont des outils d’échange fondés dans la confiance que le plus grand nombre a dans sa valeur.

Mais les cercles libertariens voient dans les cryptos, en particulier bitcoin, l’outil de réalisation de leur projet politique dans lequel ils croient amener une perspective de salut de l’humanité dans une “Société Libre”. Cette considération va donc bien au-delà du seul intérêt financier.

Ainsi, l’effet des croyances et de la fidélité dans les marchés de cryptomonnaies nous donne une grande leçon de finances de marché.

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