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LE MYTHE DU RACISME SYSTÉMIQUE ET DU PRIVILÈGE BLANC EN FRANCE

Nous avons vu dans l’article précédent que le racisme systémique se veut être une théorie explicative des disparités de situations socio-économiques entre les différentes communautés, avec en haut de la pyramide : le Blanc, d’où le concept de privilège blanc qui traduit une absence de discrimination. Nous avions alors vu, chiffres à l’appui, que cette théorie ne tient pas aux États-Unis, puisque les Asiatiques du Nord-Est, les Indiens, les Juifs ont des situations socio-économiques supérieures à celle des Blancs.  Et nous faisions l’hypothèse que les différences de quotient intellectuel entre les populations serait un meilleur modèle explicatif des différences socio-économiques observées.

L’immense avantage des États-Unis est la légalité des statistiques ethniques permettant d’avoir une quantité de données conséquentes. En France, ces statistiques ne sont pas accessibles aussi facilement, débattu au cas par cas et encadré par une législation lourde comme l’indique le décodeur du journal Le Monde : « Les statistiques ethniques ne sont pas strictement interdites en France, mais fortement contrôlées. »

Il existe une interdiction de principe, inscrite dans la loi « Informatique et libertés » de janvier 1978 ; son article 8-1 dispose qu’il est « interdit de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l’appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci ».

Par exemple le Conseil constitutionnel a jugé anticonstitutionnel l’article 63 de la loi Hortefeux, qui prévoyait une dérogation pour la « conduite d’études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration ». Cette disposition a été jugée contraire au premier article de la Constitution qui dispose que la France « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Mais le Conseil précise que seule la collecte de données relatives à « l’origine ethnique ou à la race » est anticonstitutionnelle, ce qui autorise de facto la collecte de données se fondant sur le nom, l’origine géographique, la nationalité antérieure à la nationalité française, ou le « ressenti d’appartenance » dans le cadre de conduite d’études.

Néanmoins, nombreux en France sont ceux qui défendent la théorie du racisme systémique, voyons ensemble les chiffres collectés se basant sur le nom, l’origine géographique etc…

L’éducation en France

En 2016, apparaît un document synthétique réalisé par un agent de l’Ined (Institut national d’études démographiques) intitulé : Performances scolaires des enfants d’immigrés : quelles évolutions ?

L’objectif décrit en introduction est de réaliser des comparaisons d’évolution des performances scolaires entre les enfants issus de l’immigration et les autochtones français. L’auteur écrit très rapidement « l’usage d’une catégorisation fine de l’origine migratoire des élèves permettra de mettre en évidence l’hétérogénéité importante des performances scolaires des enfants d’immigrés». Préparant le lecteur à ce que les performances scolaires varient énormément selon l’origine des enfants.

L’excellent document prend également en compte l’origine sociale des enfants en prenant plusieurs bases de données (une cohorte d’enfants datant de 1997, et une autre datant de 2007).

Les performances scolaires sont comparées par rapport aux résultats des Français (qui sont à 0 sur le graphique), on y observe alors les performances brutes (qui ne prennent pas en compte l’origine sociale des enfants) et les performances nettes (une fois que l’origine sociale est contrôlée). On s’aperçoit alors que le schéma observé aux États-Unis recommence : les individus d’origine africaine (Afrique noire, Afrique du Nord) et des DOM-TOM ont des performances inférieures ou égales à celles des Blancs (que ce soit au CP, en 6ème, et en 3ème) ; en revanche, les Asiatiques ont encore des performances supérieures à celles des Blancs (même sans prendre en compte l’origine sociale dès la classe de 6ème).

Le même phénomène est observé pour ce deuxième panel de 2007.

Enfin, en observant trois différents panels d’enfants (1995, 1997, 2007) on aperçoit le même phénomène en comparant les performances brutes et nettes des enfants issus de l’immigration et celles des natifs français :

L’auteur conclut que l’origine sociale a un impact sur les performances scolaires de l’individu, néanmoins on s’étonne de l’hétérogénéité des enfants issus de l’immigration selon l’origine géographique : « la catégorie « enfants d’immigrés » est bien plus hétérogène scolairement que les représentations communes ne le reconnaissent. La diversité scolaire de ceux que l’on regroupe trop souvent sous la catégorie homogénéisante de « deuxième génération » apparaît importante. Certains groupes font l’expérience de désavantages scolaires par rapport aux enfants de natifs de même milieu social : c’est le cas en particulier des enfants d’immigrés turcs et sahéliens. D’autres groupes, en revanche, ont des performances scolaires supérieures au groupe majoritaire, c’est surtout le cas des enfants d’immigrés d’Asie du Sud-Est et de Chine. »

En décembre 2019, apparaît dans Éducation & Formation : « TRAJECTOIRES SCOLAIRES DES ENFANTS D’IMMIGRÉS JUSQU’AU BACCALAURÉAT : RÔLE DE L’ORIGINE ET DU GENRE »

Cet article amène des résultats récents sur la trajectoire scolaire des enfants issus de l’immigration observés dans le panel de 2007 de l’article précédent dont les résultats s’arrêtaient en 3ème.  Eh bien, voici les notes obtenues au brevet des collèges selon l’origine des enfants :

Les enfants d’origine d’Afrique subsaharienne ont les résultats les plus faibles, suivis par ceux d’origine turque et maghrébine, puis portugaise avant d’arriver aux Français et la population ayant les résultats les plus élevés est encore les Asiatiques.

Mais les résultats continuent jusqu’à l’obtention du baccalauréat :

On peut observer plusieurs éléments. À l’exception des Asiatiques, tous les enfants issus de l’immigration ont une proportion de réussite au bac moins bonne que les étudiants français, la population la plus proche en résultat est la portugaise.

Et comme tous les bacs ne sont pas les mêmes, on peut également observer que les Français et les Asiatiques (encore plus nombreux) sont majoritairement détenteurs de baccalauréats généraux alors que les populations d’Afrique et du Portugal sont réparties entre les bacs généraux, technologiques et professionnels.

Et parmi ces bacs généraux, il y a une sur-représentation des Asiatiques dans la filière scientifique et une sous-représentation d’enfants d’origine africaine subsaharienne dans cette même filière.

Même en France, le schéma observé aux États-Unis se répète, le racisme systémique ne semble pas pouvoir expliquer ces faits.

On a déjà vu que même en contrôlant l’origine sociale, il y a des disparités de résultats spectaculaires entre les groupes d’enfants selon leur origine, peut-être est-ce dû à la culture du travail ou non.

Il existe quelques chiffres concernant les enfants adoptés et leurs résultats scolaires selon leur origine :

Bien qu’il soit admis que l’adoption a probablement un fort impact négatif sur l’évolution scolaire des enfants (comme on peut le voir en comparant les résultats entre les enfants biologiques des parents adoptifs et les enfants adoptés en France), le niveau scolaire des enfants adoptés en Asie est néanmoins supérieur à celui des enfants adoptés en France qui est supérieur à celui des enfants adoptés en Afrique ou en Amérique Latine.

Ni la culture du travail asiatique, ni l’origine sociale n’explique ces différences de résultats scolaires.

Le monde du travail en France

Le testing

Une expérience de testing a été réalisée en 2009 par des agents du CNRS dont l’objectif était d’évaluer la discrimination à l’embauche par l’envoi de CV au profil similaire mais aux noms à consonances ethniques différentes (française, maghrébine, africaine subsaharienne et asiatique) ; ainsi 2 424 candidatures ont été envoyées à 303 offres d’emploi d’informaticien bac+5, sans photographie associée.

Les profils paraissent en effet comparables (les auteurs précisent avoir choisi un profil marocain pour les Maghrébins afin d’éviter tout biais vis-à-vis d’une histoire coloniale antérieure, et les communautés subsaharienne et asiatiques les plus représentées en France sont sénégalaise et vietnamienne). Voyons les résultats du testing :

Conformément à la théorie du racisme systémique et du privilège blanc, l’homme français est le profil ayant le taux de réponse favorable le plus élevé, suivi par l’homme marocain, ensuite la femme française et la femme vietnamienne. Les profils sénégalais sont ceux qui ont reçu le moins de réponses favorables. Les calculs statistiques sont réalisés dans l’étude et montrent une différence significative, les résultats sont pour la première fois en accord avec la théorie du racisme systémique.

Face à cette discrimination qui a lieu durant la sélection des CV, une suggestion fut de réaliser des CV anonymes en masquant l’état civil des individus (nom, sexe, adresse) afin d’obtenir plus d’équité face à l’emploi. Dans la même année, Pôle emploi réalise une expérience de comparaison des résultats entre les CV anonymes et non anonymes sur 1005 recruteurs :

Il y a un écart dans le taux d’accès à l’entretien entre les individus issus de l’immigration ou habitants dans une zone urbaine sensible (ZUS)/couverte par un contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) et les autres individus (donc autochtone n’habitant pas dans une zone sensible) lorsque les CV sont nominatifs; ce qui est néanmoins surprenant, est que cet écart augmente lorsque les CV sont anonymes ! Non seulement les autochtones n’habitant pas en zone sensible ont un taux d’accès à l’entretien plus élevé (passant de 11,9 à 17,8) mais en plus, les individus issus de l’immigration/habitant en zone sensible ont un taux plus faible que lorsque le CV est nominatif.

L’état civil jouerait donc un rôle favorable pour les individus issus de l’immigration et défavorable pour les autres ? Des résultats pour le moins surprenant qui font relativiser la discrimination observée lors des testing. Néanmoins, il est nécessaire d’étudier le marché du travail en fonction de l’origine ethnique afin d’avoir une idée sur l’impact réel de la discrimination.

2. Emploi et immigration

Dans un dossier nommé « Le rôle des origines dans la persistance des inégalités d’emploi et de salaire » réalisé par l’INSEE se basant sur les chiffres d’emploi 2013-2018, sont répertoriés plusieurs critères tels que le niveau de diplôme, l’emploi, le salaire par origine des immigrés et des descendants de ces immigrés, et notamment la maîtrise du français par origine des immigrés.

Voici alors la situation du marché du travail en fonction de l’origine migratoire :

La population des Européens du Sud nous apporte une information essentielle. Cette population n’a pas de différence génétique majeure avec les Français autochtones au vu des origines latines de ces derniers; ainsi, on peut dissocier l’impact de l’immigration (le fait de partir dans un pays où l’on est pas né) avec l’impact d’une différence ethnique.

Le tableau étant difficile à lire et à analyser, j’ai donc décidé de le mettre sur tableau Excel :

Les taux d’activités sont relativement faibles chez les populations immigrées du Maghreb et de la Turquie (particulièrement chez les femmes), néanmoins chez toutes les populations le taux d’activités augmentent entre les immigrés et leurs descendants allant jusqu’à être légèrement supérieur au taux des autochtones chez les européens du sud et les asiatiques. En revanche en s’intéressant aux taux de chômage, les populations les plus touchées sont les maghrébins, les africains, les turques, en se rappelant des résultats du testing on peut faire l’hypothèse que ces taux de chômages très élevés sont dû à des discriminations à l’embauche, de plus les européens du sud ne la subissent pas de toute évidence vu leur taux de chômage similaire à celui des autochtones, néanmoins les asiatiques non plus et pourtant le testing semblait indiquer le contraire.

Que ce soit dans les salaires ou les emplois à durée limitée c’est presque le même schéma, les salaires les plus faibles et les taux d’emplois à durée limitée les plus importants sont ceux des turques, africains, maghrébins. Les européens du sud, les asiatiques et les autochtones ont des situations similaires.

Ce que l’on peut observer est qu’il n’y a pas de grandes différences dans l’emploi entre les français autochtones et les européens du sud, néanmoins les résultats ne confortent pas tellement la théorie du racisme systémique au vu de la similarité dans l’emploi des asiatiques.

La théorie du racisme systémique semble de plus en plus fumeuse, inexistante, sans impact, les asiatiques passent sans cesse les mailles du filet de cette théorie qui semble de plus en plus conspirationniste.

3. Type d’emploi par origine

Les salaires et les métiers étant différents, il est intéressant de savoir vers quel type de métiers vont les différentes populations.

En Juillet 2018, apparaît dans le Bulletin méthodologique et sociologique une publication qui étudie la diversité au sein des groupes sociaux sur la base de l’origine des noms de famille des individus composant 15 groupes socio-professionnel différents en France.

Ici sont comparés les différentes ethnies dans leur accès à différents diplômes et emplois en prenant en référence les français natifs autochtones à 1.

Ainsi sont comparés les individus d’origines arabes, slaves, indiennes, africaines, nord européennes, sud européennes et asiatiques.

Il faut déjà souligner que les français natifs ne sont jamais les plus représentés quelque soit les différents diplômes et métiers, les individus d’origine nord européenne sont sur-représentés dans les métiers politiques (maires, parlements, sénateurs), les asiatiques le sont dans les métiers scientifiques de haut niveau (chercheur CNRS, polytechniques, pharmaciens) comme le suggérait les résultats du bac.

Les africains sont sur-représentés dans les diplômes d’études courtes et professionnalisantes (BEP, baccalauréat professionnel), les arabes sont sur-représentés en BEP. Je vous dispense d’une phrase de conclusion tant je ne ferais que me répéter : le schéma se répète sans arrêt.

Accès au logement en France

Réalisé par SOS Racisme en mai 2019, un document intitulé « Discriminations raciales au logement, ça suffit ! » apparaît et s’intéresse à l’accès au logement des individus issus de l’immigration notamment en réalisant des « testings », en effet via des agences ou des plateformes de contact entre particuliers, SOS racisme a envoyé 4000 mails avec différents profils (en changeant le nom des profils par des consonances françaises, maghrébines,  subsahariennes, ultra-marines ou asiatiques) afin de déterminer si discrimination il y a.

Concernant les profils des jeunes actifs le profil d’origine français ancien reçoit 16 % de retours positifs

  • L’asiatique 12,5 %
  • Maghrébine 10 %
  • Ultra-marine et subsaharienne 9,5 %.

Ici les résultats corrèlent enfin avec la théorie d’un privilège blanc.

De même concernant les étudiants, le profil d’origine française reçoit 17,5 % de retours positifs

  • Asiatique 16 %
  • Maghrébin 14 %
  • Subsaharien et ultramarin 10 %.

Là où l’étude ne correspond plus à la théorie du racisme systémique, c’est lorsque le testing est réalisé avec les plateformes de mise en relation entre particuliers (leboncoin par exemple) :

Le profil d’origine française reçoit 48 % de retours positifs (soit 120 retours positifs sur 250 testings), le profil asiatique reçoit cette fois 46 % de retours positifs (115 retours positifs sur 250 testings), il y a donc 5 retours positifs de différences, pour qu’un individu asiatique subisse une discrimination dans l’accès au logement il faudrait donc qu’il réalise plus de 50 demandes de logements pour qu’il subisse 1 discrimination par rapport à un français de souche. Le profil ultramarin a reçu 31 % de retours positifs, maghrébin reçoit 15 % et subsaharien 12 %.

Je pense que personne n’accusera SOS racisme d’être un corpuscule d’extrême droite et bien que les données soient plutôt en accord avec la théorie du racisme systématique l’impact majeur de ce phénomène est relativement faible.

Justice en France

Une enquête a été réalisée sur le rapport de la police aux minorités en France par deux chercheurs du CNRS et le projet est dirigé par l’Open Society (fondé par George Soros).

Police et minorités visibles : les contrôles d’identité à Paris

La population de référence a été évaluée à différents lieux de Paris (Gare du Nord, Chatelet-Les Halles notamment), en regroupant tous les lieux, ils estiment que 57,9 % des personnes présentent dans ces lieux étaient blanches, 23% étaient « Noires », 11,3% étaient « Arabes », 4,3% étaient « Asiatiques » et moins de 3,1% étaient « Indo-Pakistanaises ».

Ensuite 525 contrôles d’identités ont été analysés, notamment sur l’identité raciale des personnes contrôlées :

Sur l’ensemble de ces contrôles, 524 relevaient des apparences physiques incluses dans l’indicateur de référence : 141 « Blancs », 201 « Noirs », 102 « Arabes », 36 « Indo-Pakistanais » et 21 « Asiatiques ». Vingt-trois relevaient de la catégorie « Autre ».

Pourcentage de la populationPourcentage des contrôles d’identités
Blanche57,9 %26,9 %
Noire23 %38,4 %
Arabe11,3 %19,5 %
Indo-Pakistanaise3,1 %6,8 %
Asiatique4,3 %4 %

Ainsi toutes les populations sont sur-représentées dans les contrôles d’identités, sauf les populations blanches et asiatiques, et pourtant les auteurs vont conclure :

« Le comportement des policiers français sur les cinq sites d’observation est congruent avec l’hypothèse du contrôle au faciès. Les Noirs et les Arabes ont de loin une probabilité beaucoup plus forte que les Blancs d’être contrôlés par la police (les données relatives aux Indo-Pakistanais et aux Asiatiques ne sont pas analysées ici, en raison d’un nombre de cas insuffisant pour étayer une analyse statistique un tant soit peu significative – au total, n’ont été enregistrés que 36 contrôles d’Indo-Pakistanais et 21 contrôles d’Asiatiques). »

Parce que les asiatiques sont peu contrôlés, les auteurs prétextent un nombre insuffisant pour réaliser une analyse statistique (qui est tout à fait possible) et ne les prendront donc pas en compte dans l’étude.

De la même façon, le rapport « Enquête sur l’accès aux droits V o l u m e 1 — Relations police / population : le cas des contrôles d’identité » montre des résultats similaires :

Le tableau ci-dessus montre le pourcentage d’individus affirmant ne s’être jamais fait contrôlé, 1 à 5 fois, ou plus de 5 fois par la police en fonction de comment ces individus sont perçus (asiatique, arabe, noir , blanc etc.).

Encore une fois, les noirs et les maghrébins ont les proportions d’individus déclarant s’êtres fait contrôles particulièrement importants, alors que les asiatiques ont un statut intermédiaire et ont un pourcentage d’individus s’étant fait contrôlés plus de 5 fois similaire à celui des blancs.

Et pourtant les médias ne retiendront que la phrase de conclusion « 80% des personnes correspondant au profil de « jeune homme perçu comme noir ou arabe » déclarent avoir été contrôlés dans les cinq dernières années (contre 16% pour le reste des enquêté.e.s). Par rapport à l’ensemble de la population, et toutes choses égales par ailleurs, ces profils ont ainsi une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlés. »

À se demander si un seul de ces journalistes a réellement lu le rapport.

Maintenant il faut se demander : pourquoi les noirs et les maghrébins sont surreprésentés dans les contrôles de la police ? On peut faire l’hypothèse que les policiers éprouvent une haine envers les individus d’origines africaines mais pas asiatiques ou que les individus issus de l’Afrique soient plus criminogènes en proportion, voyons ensemble les chiffres des prisons en France.

Prison en France

22 % de la population carcérale française est constituée d’étrangers (ce qui est une sur-représentation car on estime à 6,4 % d’étrangers en France) :

Parmi ces 14964 prisonniers, 4851 sont originaires du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie), soit 32,4 %.

2047 prisonniers sont de l’Europe de l’Est (Roumanie + Albanie), soit 13,7 %.

159 asiatiques (157 chinois + 2 Japonais), soit 1 %.

La ministre de la justice Nicole Belloubet affirme en 2018 que 25,81 % des prisonniers sont musulmans alors que l’on estime à entre 5 et 6 millions de musulmans en France soit environ 8-9 %, pourquoi cette sur-représentation des étrangers, maghrébins et musulmans en prison et pas des asiatiques ? On peut éventuellement parler de discrimination injuste des noirs lors des contrôles de police, mais en ce qui concerne la surreprésentation des maghrébins et la sous-représentation des asiatiques, les contrôles de police sont simplement en accord avec les réalités carcérales.

Maintenant que nous avons analysé ensemble les résultats de ces études, je vous propose d’admirer le magnifique « Cherry Picking » (mettre en avant des faits ou données qui donnent du crédit à son opinion en passant sous silence tous les cas qui la contredisent) du compte facebook « Parlons Privilège Blanc » qui a prit la peine de ne pas citer les asiatiques (pourtant présents dans chacune des études) :

Ici relayé par Diane Saint Réquier qui se décrit comme « Éducatrice et formatrice en santé sexuelle / Féministe sex positive et queer moustache / Gauchiste basique / Gouine ». Le succès de ce tweet repose sur l’élément clef de tous les conspirationnismes: la fainéantise. La flemme de vérifier les résultats énoncés, le fait de croire sur parole un montage militant qui omet volontairement des résultats n’allant pas dans le sens de leur pensée est profondément anti zététique et anti-science. Je vous invite donc à ne pas effectuer la même erreur en vérifiant les résultats que je vous ai montré (toutes les sources sont disponibles), ne soyons pas une horde de fainéants avalants les mensonges de militants politiques néfastes.

Conclusion

En France, les données – que ce soit celles de l’INED, de l’Open Society, de SOS Racisme ou du CNRS – confortent difficilement la théorie du racisme systémique comme cause majeure des disparités socio-économiques entre les populations ethniques. Néanmoins, il est vrai que l’homme autochtone (et pas blanc comme l’a montré le contre-exemple des Européens du Sud qui sont blancs également) ont une position sociale plus confortable que les autres populations étudiées (contrairement aux États-Unis) mais de nombreuses limites apparaissent :

  • L’absence de statistiques ethniques restreint énormément l’étude du racisme systémique (là où les données aux États-Unis sont légions), il est d’ailleurs curieux que l’on entende si peu de sociologues et militants politiques en accord avec cette hypothèse explicative demander à légaliser la possibilité de réaliser des statistiques ethniques en France afin de prouver l’impact majeur du racisme systémique, on peut citer par exemple Dominique Sopo, président de SOS-Racisme de 2003 à 2012, « l’idée de recenser les gens selon leur sentiment d’appartenance à une communauté contient une dimension communautariste qui n’est pas acceptable »« La priorité, aujourd’hui, c’est de lutter contre les discriminations, et non pas de mesurer la diversité »avait-il affirmé en 2009, SOS racisme souhaite donc prouver la discrimination sans avoir accès aux données.

  • Dans la première partie nous posions un modèle explicatif de ces disparités par le quotient intellectuel moyen des populations (dont les données sont disponibles pour les populations présentes aux États-Unis). Ici, la difficulté réside dans l’absence de données sur le QI des populations en France et, bien que le QI moyen national des pays d’origine des populations étudiées sont disponibles, cela manque de précision (l’échantillon qui a migré en France n’est peut-être pas représentatif de la population générale du pays d’origine). De plus, même en admettant que l’échantillon en France est représentatif de la population générale du pays d’origine, les études et publications vues dans cet article ne prend que des populations dont le QI moyen est inférieur à celui des autochtones (sauf pour les Européens du Sud ou du Nord). Par exemple le QI moyen du Vietnam est de 94, donc légèrement inférieur tout comme leur situation socio-économique). Il serait intéressant d’obtenir des données sur une population au QI moyen supérieur à celui des autochtones afin de mettre notre hypothèse à l’épreuve (cela a été possible seulement dans l’éducation avec la population chinoise qui avait un résultat supérieur).

Source : https://cercle-cobalt.com/le-mythe-du-racisme-systemique-partie-2-en-france/

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