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L’INTERVENTION AGRESSIVE D’ERDOGAN ET DE LA BANQUE CENTRALE TURQUE

L’interventionnisme étatique sur l’économie

Les réserves de devises étrangères de la Turquie ont fortement diminué de plusieurs milliards de dollars depuis le début de la semaine. Ceci suggère que ce sont ces interventions agressives qui ont aidé la devise nationale, la lire turque, à rebondir après une chute record. La livre turque a atteint un plus bas historique de 18,4 pour 1 dollar américain lundi, en baisse de 60% sur l’année, mais a enregistré un rebond massif après qu’Ankara a annoncé deux stratagèmes, soutenus par le Trésor et la banque centrale turcs, pour protéger l’épargne en lire et soutenir la monnaie en l’indexant sur des devises étrangères.

Aïe

La lire avait considérablement chuté à la suite de la dernière série de baisses de taux d’intérêt, mais elle s’est redressée ce mardi 21 décembre 2021 après que le président Recep Tayyip Erdogan ait dévoilé un nouveau plan d’épargne qui vise à inciter les résidents locaux à détenir des dépôts en lire. Mais dans le même temps, les actifs étrangers nets du pays ont chuté de 5,9 milliards de dollars au cours des deux premiers jours de cette semaine à moins 5,1 milliards de dollars, selon les calculs du Financial Times basés sur les données de la banque centrale.

La banque centrale turque n’a annoncé aucune intervention officielle cette semaine et a refusé de commenter si elle avait vendu des dollars pour soutenir la lire ces derniers jours. L’érosion de ses actifs étrangers suggère que cela a joué un rôle important dans la reprise de la lire. Ugur Gurses, un ancien responsable de la banque centrale, a déclaré que la remontée de 50% de la monnaie par rapport au nadir de lundi s’expliquait au moins en partie par une grande « intervention déguisée ». Un analyste basé à Londres, qui a demandé à ne pas être nommé, a déclaré qu’il avait calculé une intervention de 6,9 milliards de dollars les mêmes jours – les estimations vont de 5,5 à 7 milliards de dollars. Les banquiers turcs ont fait état d’un « effort très concerté et agressif pour que l’annonce d’Erdogan soit bonne », a-t-il déclaré. Les analystes estiment que la puissante intervention du début de la semaine porte le total des interventions de la banque centrale ce mois-ci entre 15 et 17 milliards de dollars.

L’agence de notation Fitch, qui a changé plus tôt ce mois-ci sa vision de la Turquie en « négative », a exprimé son inquiétude face à l’annonce début décembre que la banque centrale reprendrait ses interventions pour soutenir la lire. L’agence a averti que, si elle se maintenait, la politique « risque de saper davantage la composition des réserves internationales de la banque centrale déjà faible ». Les analystes ont averti que les nouveaux plans d’épargne annoncés par le président risquaient d’alimenter davantage l’inflation déjà vertigineuse du pays, qui s’élevait à un taux officiel de 21% en novembre. Certains analystes ont fait valoir que le nouveau plan équivalait à une augmentation clandestine des taux d’intérêt ou à un ancrage monétaire et que la banque centrale pourrait être obligée d’imprimer plus d’argent pour couvrir ses nouvelles obligations.

Les investisseurs pourraient être encouragés à acheter des actifs turcs car le système rend le contrôle des capitaux moins probable dans un avenir immédiat, mais les montants seraient faibles.

Succès des mesures économique de la Turquie ?

Les nouvelles mesures économiques de soutien de la lire turque ont atteint leurs objectifs, a déclaré le président Recep Tayyip Erdoğan le 22 décembre.

« Le programme que nous avons annoncé hier afin de porter le taux de change à un niveau adapté aux réalités de notre pays a atteint son objectif », a-t-il déclaré, s’adressant à la réunion parlementaire de son parti au pouvoir, le Parti de la justice et du développement (AKP).

Selon Erdogan, la Turquie a été « testée » de toutes les manières et méthodes au cours d’une période de 10 ans, des méthodes « irrationnelles et immorales » ont également été utilisées pour influencer les élections. Il a ajouté que des organisations terroristes avaient été mobilisées et qu’une tentative de coup d’État avait tenté de violer la volonté nationale.

Effectivement, mais il faudra une mesure plus radicale pour assainir définitivement l’économie turque. Une idée serait d’adosser la lire turque à l’or, comme établie dans le livre Géopolitique de l’Or, ou encore de commencer une transition vers une monnaie décentralisée comme le Bitcoin.

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