fbpx

INFLATION CATASTROPHIQUE AUX USA, BIENTÔT EN FRANCE ?

Selon Investing.com, rien ne va plus au pays de l’oncle Sam :

« L’indice des prix à la consommation a progressé de 0,6 % le mois dernier après avoir augmenté de 0,6 % en décembre, a indiqué jeudi le département du travail. Au cours des 12 mois précédant janvier, l’IPC a augmenté de 7,5 %, soit la plus forte hausse en glissement annuel depuis février 1982.

Cette hausse fait suite à une progression de 7,0 % en décembre et marque le quatrième mois consécutif de hausse annuelle supérieure à 6 %. Les économistes interrogés par Reuters avaient prévu une hausse de 0,5 % de l’IPC et une accélération de 7,3 % en glissement annuel.

L’économie est aux prises avec une inflation élevée, causée par un déplacement des dépenses vers les biens plutôt que vers les services pendant la pandémie de COVID-19. Les milliards de dollars consacrés à l’aide aux victimes de la pandémie ont stimulé les dépenses, qui se sont heurtées à des contraintes de capacité, le coronavirus ayant mis sur la touche les travailleurs nécessaires à la production et à la distribution des biens aux consommateurs. »

Les conséquences de la pandémie sur l’économie réelle commencent à se faire sentir sur les prix des tickets de caisse.

Alors que quelques mois auparavant, les États-Unis ont connu la plus grosse vague de démissions (4 millions de départs volontaires), une couche « d’argent magique » a été allouée aux ménages improductifs qui dépensent cet argent dans des produits et services. À un moment, il faut bien payer l’addition…

Reprenons l’article d’Investing.com :

« L’inflation galopante a réduit le pouvoir d’achat des ménages et érodé la popularité du président Joe Biden. Et ce, bien que l’économie ait connu en 2021 sa plus forte croissance depuis 37 ans et que le marché du travail crée rapidement des emplois.

La Fed devrait commencer à relever ses taux en mars, afin de contenir l’inflation, qui a dépassé l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale américaine. Les marchés financiers prévoient une probabilité de 25 % d’une augmentation de 50 points de base, selon l’outil FedWatch du CME. »

La popularité de Biden n’a pas été érodée uniquement à cause de l’inflation…

Mais bien aussi à cause du scandale que furent les dernières élections américaines, sa sénilité, les crasses de son fils Hunter etc.

Ainsi que d’autres affaires, mais sur Géopolitique Profonde, on ne veut pas mourir paisiblement, attaché dans sa piscine, donc on a rien dit…

Une inflation sous-jacente forte

« Si l’on exclut les composantes volatiles que sont l’alimentation et l’énergie, l’IPC a augmenté de 0,6 % le mois dernier, après une hausse de 0,6 % en décembre. Au cours des 12 mois jusqu’en janvier, l’IPC dit de base a augmenté de 6,0 %. Il s’agit de la plus forte hausse en glissement annuel depuis août 1982, après une progression de 5,5 % en décembre.

La hausse des loyers et les pénuries de biens, tels que les véhicules à moteur alimentent l’IPC de base. L’inflation mensuelle pourrait ralentir au cours des prochains mois en raison de l’atténuation des goulets d’étranglement au niveau de l’offre, à mesure que les infections au coronavirus dues à la variante Omicron s’atténuent. »

Ou alors que la pandémie « Omitrucks » canadienne infecte la partie vive de la population américaine.

Espérons-le…

Le pouvoir ne lutte évidemment pas contre la paupérisation, l’aggravation de la dette et l’inflation

« Les données gouvernementales de cette semaine montrent que les importations de marchandises ont atteint un niveau record en décembre, les navires ayant déchargé leur cargaison après des mois de retards dus à la pénurie de main-d’œuvre dans les ports. En décembre, les stocks de véhicules automobiles en gros ont connu leur plus forte augmentation en 10 ans.

Néanmoins, l’inflation restera élevée pendant un certain temps, en partie à cause de l’impact différé de la hausse des salaires. Les employeurs augmentent les rémunérations alors qu’ils se disputent les rares travailleurs. Il y avait 10,9 millions d’offres d’emploi à la fin du mois de décembre.

Les facteurs qui ont poussé l’inflation à la hausse en 2021 ne devraient se dissiper que progressivement et devraient continuer à pousser l’inflation à la hausse tout au long du premier semestre de 2022. »

Pour aller plus loin, nous vous rappelons que nous produisons une revue mensuelle sur l’économie, le thème du mois s’aligne avec l’actualité :

L’arbre de la « baisse du chômage » qui cache la forêt de la crise à venir

« Un rapport distinct du département du travail jeudi a montré que les demandes initiales d’allocations de chômage de l’État ont diminué de 16 000 pour atteindre un chiffre corrigé des variations saisonnières de 223 000 pour la semaine terminée le 5 février. Les économistes avaient prévu 230.000 demandes pour la dernière semaine. Les demandes ont augmenté entre le début du mois de janvier et le milieu du mois, alors que l’ouragan Omicron faisait rage dans le pays. »

Il est à savoir qu’une baisse du taux de chômage n’est pas synonyme de baisse de la pauvreté, augmentation du niveau de vie, ou encore augmentation du pouvoir d’achat en règle générale.

Pourquoi ? Car dans ces statistiques sont inclus tous les jobs précaires, mais prenons le cas en France par exemple pour illustrer ce propos.

Certes, dernièrement le chômage a aussi légèrement baissé et de l’emploi a été créé durant la pandémie, mais, dans quel secteur ?

L’armement pour la sécurité nationale ? Non.

L’industrie pour ne pas délocaliser ? Non.

La haute technologie pour que nos doctorants en électrotechnique ne cherchent pas des salaires avoisinant les 6 chiffres annuels en dollars US ? Non plus.

L’autoentreprise, mais essentiellement représentée par des livreurs Deliveroo et autres Uber eat pédalant pour le grand Capital. Sans chômage, sans retraite, bref sans la sécurité sociale habituelle que l’on connaît en France.

 » J’adore l’entrepreneuriat, c’est mieux que McDo wallah « 

Et puis, même si la rémunération peut en intéresser plus d’un (le salaire théorique « estimé » étant de 1700€, s’il y a de l’offre constante), pédaler pour donner de la junkfood à des paresseux qui préfèrent vous voir faire le trajet sous la pluie, ce n’est pas une vocation.

Rien de noble, rien de transcendant, et aucune liberté.

Car ces livreurs pensent être « autoentrepreneurs libres », mais ils dépendent des règles – et de la rémunération – fixées par leurs supérieurs, les mastodontes américains de l’économie libérale sauvage.

Et donc, dans la mesure où les vagues culturelles et financières américaines ont tendance à s’échouer sur les côtes européennes avec un décalage (dira-t-on semestriel pour ne pas parler trop vite), la France verra-t-elle son inflation augmenter d’au moins 5 % au cours de l’année 2022 ?

On espère que Brigitte organisera des pièces jaunes pour le Venezuela…

Je n’ai pas de boule de cristal, mais beaucoup de voyants laissent présager que oui.

En plus de vous informer, nous avons aussi des solutions pour vous aider à lutter contre ce bras de fer qu’est l’inflation.

Lesquelles ? La protection du patrimoine et les investissements à haut rendement, c’est juste ici :

Je partage maintenant !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.