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BAISSE DES CONTRATS A TERME SUR LE BLÉ APRÈS LES NÉGOCIATIONS SUR LE COULOIR DE SÉCURITÉ EN MER NOIRE !

Moscou estime les garanties ukrainiennes de non-agression suffisantes

Les prix à terme du blé ont chuté mercredi matin à la suite de déclarations de la Russie affirmant qu’elle a accepté de revenir sur l’accord sur les céréales conclu par la Turquie et les Nations unies, afin de permettre la poursuite des exportations de céréales ukrainiennes via un « couloir de sécurité » en mer Noire.

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Bloomberg : Les contrats à terme sur le blé de Chicago ont chuté de 6,3 %, soit le plus fort recul depuis juillet, après avoir connu une forte hausse au cours des deux premiers jours de la semaine.

Moscou a déclaré qu’elle était revenue sur cet accord après avoir reçu l’assurance que l’Ukraine n’utiliserait pas le corridor de sécurité maritime à des fins militaires.

Le ministère russe de la Défense a confirmé avoir reçu des garanties « suffisantes » de la part du gouvernement ukrainien quant à la démilitarisation du corridor humanitaire, la Russie ayant déclaré la semaine dernière que ses navires avaient été attaqués par des drones.

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Des navires céréaliers se sont arrêtés au large d’Istanbul en attendant d’être inspectés dans le cadre de l’accord des Nations unies, Getty Images.

« La Russie considère que les garanties reçues sont pour l’instant suffisantes et reprend la mise en œuvre de l’accord », a déclaré le ministère.

Cet accord vital doit être renouvelé à la mi-novembre, après que près de 10 millions de tonnes de céréales et d’autres denrées alimentaires ont été envoyées par son intermédiaire depuis sa mise en œuvre au cours de l’été.

La Turquie et la France engagées dans les négociations pour éviter des famines en Afrique et au Moyen- Orient

La Russie a annoncé qu’elle s’était retirée de l’accord samedi, ce qui a entraîné une bataille diplomatique pour trouver une solution.

Par ailleurs, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré à son parlement que « les expéditions se poursuivront à partir de 12 heures aujourd’hui comme prévu », à la suite d’un appel entre les ministres de la Défense turque et russe.

Une série d’appels entre les capitales a jeté les bases du rétablissement de l’accord, après que les Nations unies, l’Union européenne et les observateurs internationaux de l’alimentation ont averti que le blocage de millions de tonnes d’exportations de céréales ukrainiennes pourrait déclencher une famine dans des régions du monde fortement dépendantes, comme l’Afrique et le Moyen-Orient.

Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu par téléphone avec M. Zelensky, tandis que le président turc Erdogan a parlé au président Poutine.

Lors de l’appel de mardi, le dirigeant russe a fait savoir à Erdogan qu’il recherchait « de réelles garanties de la part de Kiev quant au strict respect de l’accord d’Istanbul, notamment en ce qui concerne la non-utilisation du couloir humanitaire à des fins militaires ».

Macron et Zelensky ont convenu que l’absence d’un corridor de sécurité pour les exportations « nuit une nouvelle fois à la sécurité alimentaire mondiale » – tandis que Kiev a accusé la Russie d’utiliser les problèmes de sécurité en mer noire comme un « faux prétexte » pour se retirer de l’accord.

Les britanniques accusent indirectement Poutine de manipulation

Commentant ces allégations selon lesquelles Moscou « arme la nourriture », Oksana Antonenko, directrice de Control Risks à Londres, a déclaré :

« Poutine veut obliger l’Occident à négocier avec lui dès que possible pour geler le conflit, ses propositions directes n’ont pas fonctionné, il a donc recours à d’autres stratégies, comme parler de la bombe sale ukrainienne, menacer d’une escalade nucléaire ou se retirer de l’accord sur les céréales… tout cela pour les amener à s’asseoir à la table avec lui ».

Mais il reste que « jusqu’à présent, cela n’a pas fonctionné et je pense que cela ne fonctionnera pas, du moins dans un avenir proche ».

La spéculation sur le sort de l’accord a entraîné des semaines antérieures de volatilité et d’incertitude extrêmes qui ont eu un impact sur les marchés agricoles.

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Source: Zero Hedge

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