🔥 Les essentiels de cette actualité
- Grève illimitée à Radio France dès le 26 juin et à France Télévisions le 30 juin contre le projet de holding de l’audiovisuel public. Découvrez les raisons de cette mobilisation.
- Les syndicats dénoncent un budget restreint et des restructurations impactant les antennes, comme la suppression de Mouv’. En savoir plus sur leurs revendications.
- Une note confidentielle de Bercy révèle que le projet vise à réduire les coûts. Les salariés exigent des garanties sur l’indépendance et les conditions de travail. Lire l’article pour tous les détails.
Une grève illimitée débutera à Radio France le 26 juin, portée par six syndicats : CFDT, CGT, FO, SNJ, Sud et Unsa.
À France Télévisions, le mouvement commencera le 30 juin, coïncidant avec l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi visant à créer une holding pour l’audiovisuel public.
L’Institut national de l’audiovisuel (INA) devrait prochainement fixer une date de mobilisation.
Le mouvement s’inscrit dans l’opposition au projet de holding et reflète les inquiétudes des salariés quant à leurs conditions de travail et à l’avenir du service public.
Le projet, porté par la ministre de la Culture Rachida Dati, suscite des inquiétudes parmi les employés, qui redoutent un impact sur l’indépendance des médias publics. Les syndicats pointent également des tensions liées à la gestion budgétaire et aux orientations stratégiques des directions de Radio France et France Télévisions.

Revendications des syndicats
Lionel Thompson, du SNJ-CGT de Radio France, explique que le mouvement vise non seulement le projet de holding, mais aussi des décisions internes.
Les syndicats dénoncent un budget restreint qui entraîne des projets mal définis et des restructurations impactant les antennes. Par exemple, la suppression de Mouv’, les incertitudes autour de France Musique, et la transformation des radios locales, perçue comme une perte d’identité, alimentent les préoccupations.
À France Télévisions, les syndicats CGT, CFDT, FO, SNJ et SUD s’inquiètent de l’évolution du projet de holding. Initialement présenté en juin 2024, il a été modifié en novembre 2024 comme un « processus holding-fusion », puis en avril 2025 comme une « holding exécutive ».
Les syndicats estiment que la réforme menace l’indépendance des médias publics et pourrait compromettre certaines antennes, affectant les missions de service public. Les salariés demandent des garanties sur les effectifs, les conditions de travail et le pluralisme de l’information.

Une note confidentielle de Bercy
Une note confidentielle du ministère de l’Économie, révélée par L’Humanité, intensifie les inquiétudes. Ce document suggère que le projet de holding vise principalement à réduire les coûts, au détriment des salariés et des missions de service public.
Les syndicats dénoncent une approche axée sur les économies, sans concertation suffisante. Ils appellent à un débat transparent, impliquant les employés et leurs représentants, pour construire un audiovisuel public pluraliste, indépendant et doté de moyens stables.
La note, dont les détails restent peu précis dans les informations disponibles, reflète les tensions entre les priorités budgétaires du gouvernement et les attentes des salariés.
Les syndicats craignent que la réforme ne serve qu’à rationaliser les ressources, sans prendre en compte les besoins des médias publics. Ils demandent des engagements clairs pour préserver les outils de production et arrêter l’externalisation des programmes.

Critiques envers la ministre de la Culture
La ministre de la Culture, Rachida Dati, fait l’objet de critiques de la part des syndicats, notamment après un échange tendu avec le journaliste Patrick Cohen, le 18 juin, dans l’émission C à Vous sur France 5.
L’incident, considéré par la CGT de France Télévisions comme une tentative d’intimidation, s’inscrit dans une série d’autres épisodes.
Par le passé, la ministre a tenu des propos critiques envers Élise Lucet, qualifiant sa carrière de « pathétique« , et accusé sans preuves les journalistes de Complément d’Enquête de pratiques non professionnelles.
La CGT de France Télévisions demande que Rachida Dati soit écartée de la gestion de l’audiovisuel public, estimant que ses méthodes nuisent au dialogue.
Exigences des salariés
Les salariés de Radio France et France Télévisions formulent des demandes précises.
Ils exigent des garanties sur l’indépendance éditoriale, le maintien des effectifs, et l’amélioration des conditions de travail. Ils s’opposent à la précarisation, à la sous-traitance et à l’externalisation des programmes, qui, selon eux, fragilisent le service public.
À France Télévisions, les syndicats rappellent à l’employeur ses obligations légales en matière de santé et de sécurité des salariés.
Les salariés soulignent que, malgré ces contraintes, les médias publics doivent rester des acteurs clés de l’information pluraliste. Ils appellent à une réforme concertée, prenant en compte leurs propositions pour renforcer le service public, plutôt que de le fragiliser par des mesures d’austérité.
La bonne blague ! À se faire le relais de la propagande d’État et du progressisme qui baigne dans l’arrogance de sa bien-pensance, le retour de baton est toujours inévitable.
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