🔥 Les essentiels de cette actualité
- L’Europe impose l’interdiction des voitures thermiques dès 2035, un coup dur pour les Français. L’objectif est la neutralité climatique en 2050.
- Les constructeurs européens doivent se plier à la norme CAFE, sous peine d’amendes. Les ventes de voitures électriques restent faibles.
- L’industrie automobile européenne souffre, avec des suppressions d’emplois et une invasion des voitures chinoises. L’Allemagne mène la fronde contre Bruxelles.
- Face aux pressions, Bruxelles recule et envisage de réviser l’interdiction dès fin 2025. Les alternatives comme les e-fuels sont à l’étude.
L’Europe vient encore d’imposer une décision qui fait grincer des dents dans tous les pays membres. Cette interdiction pure et simple des voitures thermiques à partir de 2035 n’est pas une surprise, mais elle reste un coup dur pour beaucoup d’automobilistes et d’industriels français.
Pour justifier ce diktat, l’UE invoque son grand objectif de neutralité climatique en 2050. L’industrie automobile nationale, déjà fragilisée par des années de crise, va devoir se transformer à marche forcée. Pendant ce temps, les constructeurs chinois se frottent les mains en voyant s’ouvrir tout grand le marché européen pour leurs voitures électriques bon marché.
Les règles européennes et leurs conséquences
L’Europe veut la peau des voitures à essence d’ici 2035. Les constructeurs européens doivent se plier à la fameuse « norme CAFE », un dispositif qui force à baisser graduellement les émissions de CO₂ sur toute la flotte vendue chaque année, préparant ainsi le terrain pour ce basculement forcé vers l’électrique.
Le compteur tourne et le plafond d’émissions autorisé baisse chaque année jusqu’au fameux couperet de 2035. Les constructeurs qui dépassent les limites s’exposent à des amendes astronomiques de plusieurs milliards d’euros.
Problème : les mesures sur les émissions de CO₂ se durcissent, mais personne n’achète de voitures électriques ! En fin 2024, les constructeurs européens ont plaidé pour un assouplissement de la norme CAFE. Bruxelles a cédé. L’Union européenne a décidé de calculer les objectifs d’émissions sur trois années au lieu d’une seule, offrant un répit aux plus en retard face à ces exigences intenables.

L’agonie de l’industrie automobile
L’industrie automobile européenne est dans la panade. Les suppressions d’emplois se multiplient partout en Europe, les sous-traitants sont au bord du gouffre et les Chinois envahissent le marché avec leurs voitures pas chères. Les constructeurs risquent de mettre la clé sous la porte. Stéphane Séjourné, le chef de l’industrie européenne, parle d’un véritable « danger de mort ».
Face à cette menace, plusieurs pays de l’UE commencent à se rebeller contre Bruxelles, exigeant un assouplissement des objectifs déconnectés des réalités économiques et poussant la Commission à repenser ses ambitions à court, moyen et long terme. L’Allemagne mène cette fronde légitime.
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, n’y est pas allé par quatre chemins début octobre, promettant de « tout faire » pour empêcher l’interdiction totale des voitures thermiques en 2035 :
« Il ne doit pas y avoir de coupure brutale en 2035 ».

Face au tollé, Bruxelles recule sur la mort du moteur thermique en 2035
Dans une lettre adressée aux chefs d’État des 27 pays membres, en vue du Conseil européen du 23 octobre, Ursula von der Leyen annonce que l’Europe va anticiper la révision de l’interdiction des voitures thermiques prévue pour 2035, réagissant aux alertes économiques et aux remous diplomatiques des capitales membres.
La présidente de la Commission européenne annonce :
« À la suite du dernier dialogue stratégique, j’ai décidé d’accélérer la révision du règlement sur les émissions de CO₂ pour les voitures et les fourgons d’ici la fin de l’année. »
La clause de revoyure, initialement prévue pour 2026, sera donc activée fin 2025.
Les constructeurs pourraient bénéficier d’un répit. Bruxelles pourrait décaler l’échéance fatidique de 2035 et envisager des alternatives au dogme du « tout-électrique », comme les carburants de synthèse (e-fuels) ou les hybrides avec prolongateur d’autonomie.
Friedrich Merz plaide pour moins d’idéologie et plus de pragmatisme :
« Il ne s’agit pas de revenir aux anciennes technologies, mais d’avancer avec l’électromobilité et d’autres motorisations neutres pour le climat. »
Fin d’année décisive : Bruxelles maintient le suspense sur sa décision finale !
IMPORTANT - À lire
Vous voulez approfondir l'analyse de cette décision européenne et comprendre ses impacts géopolitiques et économiques ? Chaque mois, notre revue papier décortique l'actualité avec un regard critique et vous offre des analyses exclusives sur les enjeux stratégiques mondiaux.
Plongez au cœur des coulisses du pouvoir et découvrez les dessous des décisions qui façonnent notre avenir. Avec des articles fouillés et des experts reconnus, notre revue vous apporte un éclairage unique sur les grands défis contemporains. Abonnez-vous dès maintenant pour ne rien manquer !




Participez au débat, et partagez votre opinion !
Faites avancer la discussion en donnant votre avis à la communauté.