🔥 Les essentiels de cette actualité
- Donald Trump exige une enquête sur les liens d’Epstein avec des démocrates comme Bill Clinton et Larry Summers, après la sortie de nouveaux mails.
- La procureure générale Pam Bondi choisit Jay Clayton, ancien chef de la SEC sous Trump, pour mener l’enquête.
- Les emails révèlent que Summers demandait des conseils relationnels à Epstein, montrant une relation troublante.
- Reid Hoffman, financier démocrate, regrette ses liens avec Epstein, ayant visité son île privée.
Ce vendredi 14 novembre, Donald Trump n’a pas mâché ses mots après la publication d’une nouvelle série de mails privés d’Epstein par la commission de surveillance de la Chambre. Ces documents ravivent la polémique sur ses liens avec le financier déchu.
Sur Truth Social, le dirigeant américain a exigé une enquête approfondie sur les liens d’Epstein avec plusieurs figures majeures du camp démocrate : Bill Clinton, Larry Summers, Reid Hoffman, ainsi que JPMorgan Chase « et bien d’autres personnes et institutions ».
« Tous les indices pointent vers les démocrates », a-t-il martelé.
Une demande qui a rapidement été acceptée par la procureure générale Pam Bondi. Elle a annoncé le même jour sur X avoir choisi l’avocat Jay Clayton pour s’occuper de cette affaire. Ce républicain de premier plan a dirigé la SEC pendant que Trump était président. Il occupe maintenant le poste de procureur fédéral par intérim dans le district sud de New York.
« Maintenant que les Démocrates instrumentalisent l’affaire Epstein, impliquant des Démocrates et non des Républicains, pour détourner l’attention de leur gestion catastrophique du blocage budgétaire et de tous leurs autres échecs, je vais demander à la procureure générale Pam Bondi et au ministère de la Justice, ainsi qu’à nos chers collègues du FBI, d’enquêter sur l’implication et les relations de Jeffrey Epstein avec Bill Clinton, Larry Summers, Reid Hoffman, JPMorgan Chase et bien d’autres personnes et institutions, afin de déterminer ce qui se tramait entre eux et avec lui. Il s’agit d’une nouvelle escroquerie à la Russie, où tout semble accuser les Démocrates. Les documents montrent que ces hommes, et bien d’autres, ont passé une grande partie de leur vie avec Epstein et sur son île. À suivre ! »
Les révélations sur Bill Clinton et Larry Summers
Clinton persiste à rejeter fermement toute connaissance des actes criminels d’Epstein. Dans des emails récemment dévoilés, ce dernier répétait que l’ancien président américain n’avait « jamais mis les pieds sur l’île ». Il est pourtant difficile d’ignorer que les deux hommes se fréquentaient au début des années 2000.
Mais ces e-mails révèlent quelque chose d’encore plus troublant. Le grand argentier américain Summers ne se contentait pas de fréquenter le pédocriminel Epstein : il lui écrivait plusieurs fois par jour entre 2017 et 2019.
Incroyable mais vrai, cet ancien secrétaire au Trésor sollicitait les « talents » du prédateur sexuel comme conseiller en relations amoureuses ! Les messages récemment exhumés montrent Summers demander désespérément des conseils pour gérer sa relation avec une femme à Londres.
« Je lui ai demandé ce qu’elle faisait. Elle a répondu : “Je suis occupée.” J’ai rétorqué : “Tu fais vraiment la timide.” », a-t-il écrit.
Epstein n’a pas tardé à répondre, quelques minutes plus tard. Sa réponse ? Un véritable manuel de manipulation psychologique :
« Elle est intelligente. Elle te fait payer tes erreurs passées. Ignore-le, papa, je vais sortir avec le motard… L’agacement montre de l’attention, l’absence de plaintes est une preuve de force. »
Certains courriels dévoilent le manège de Summers, qui relayait les messages de cette femme à Epstein. Il lui demandait conseil sur la marche à suivre. « Je crois qu’on devrait l’ignorer un moment », a écrit Summers dans un de ses messages.
Le milliardaire, visiblement amusé par cette stratégie manipulatrice, a validé ce petit jeu psychologique : « Elle commence déjà à paraître en manque d’attention 🙂 sympa. »
Summers a botté en touche quand on lui a parlé de son passé douteux avec Epstein. Les « regrets » qu’il a exprimés sonnent bien creux. Il refuse aujourd’hui de s’expliquer.
Les liens de Reid Hoffman avec Jeffrey Epstein
D’après des documents obtenus par le Wall Street Journal, Hoffman, cofondateur richissime de LinkedIn et important financier du Parti démocrate, fréquentait également le financier déchu. Les agendas révèlent qu’Epstein l’a emmené dans plusieurs déplacements – dont deux escales sur son île privée, Little St. James, en 2014.
Le milliardaire pédophile avait même organisé pour son « ami » une nuitée dans son hôtel particulier de Manhattan, juste avant un petit-déjeuner avec Bill Gates et d’autres personnalités le lendemain.
Aujourd’hui, Hoffman porte le poids de ses choix passés. « Je suis rongé par le remords d’avoir, par mon association avec lui, contribué à sa réputation et, de ce fait, retardé le prononcé de la justice pour ses proches », a-t-il confié au Journal.
« J’ai finalement commis une erreur et je regrette profondément mon manque de discernement », ajoute-t-il.
À l’heure où les élites tentent toujours de se dédouaner de leurs fautes, ces excuses tardives soulèvent une question simple : combien de temps faut-il encore attendre avant que les puissants ne soient réellement tenus responsables de leurs actes ?

JPMorgan s’excuse… après avoir profité
La banque JPMorgan figure désormais sur la liste noire de Trump. Elle a dû débourser pas moins de 450 millions de dollars en 2023 pour étouffer ses liens sulfureux avec Epstein. Un chèque de 290 millions a été signé pour calmer les victimes, puis 75 millions supplémentaires pour amadouer les îles Vierges américaines.
JPMorgan n’en finit plus de se repentir. Elle jure la main sur le cœur qu’elle « regrette profondément toute association » avec le prédateur sexuel. L’établissement nous sort le refrain habituel des puissants pris la main dans le sac : « Si on avait su, jamais on n’aurait gardé un tel client. »
Les élites financières se disent choquées après coup, on connaît la chanson. Pendant des années, l’institution financière a encaissé les millions d’Epstein sans se poser de questions. Maintenant que Trump les pointe du doigt, ses dirigeants font profil bas et sortent le carnet de chèques pour faire oublier leur complaisance.
Epstein, Trump et une relation bien plus complexe qu’annoncée
La révélation des mails privés – que Trump n’hésite pas à qualifier de « coup monté Epstein » orchestré par les démocrates pour faire oublier la crise budgétaire – montre qu’Epstein parlait souvent de Trump. Ces documents démentent clairement la version du président américain sur leur brouille supposée.
On y découvre les commentaires privés du délinquant sexuel, parfois franchement venimeux, sur celui qui finirait par s’asseoir dans le Bureau ovale.
Dans ses conversations privées avec tout un réseau d’avocats, connaissances, journalistes ou intellectuels, Epstein ne manquait jamais une occasion de parler de Trump. Le milliardaire déchu se targuait sans cesse d’avoir des informations privilégiées sur la vie intime du président américain.
Les propos qu’il tenait n’étaient pas tendres. En 2017, il lâchait sans retenue :
« Votre entourage ne comprend pas à quel point il est stupide. Il rejettera la faute sur tout le monde. »
L’année suivante, ses commentaires devenaient encore plus virulents. Il décrivait alors Trump comme « diabolique au-delà de toute imagination, fou… complètement cinglé ! »
Ces courriels mettent clairement en difficulté la version de Trump, qui répète partout avoir viré Epstein de Mar-a-Lago pour comportement déplacé. Dans un message envoyé en 2019 à l’écrivain Michael Wolff, Epstein n’y va pas par quatre chemins :
« Trump a dit qu’il m’avait demandé de démissionner, je n’ai jamais été membre. »
Un second mail du financier, encore plus étonnant, affirme qu’une salariée du club avait noué une relation avec lui. Il y écrit noir sur blanc :
« Trump était au courant et est venu chez moi à plusieurs reprises pendant cette période. »
Un mémo qui embarrasse autant qu’il interroge
L’une des phrases qui fait le plus de bruit figure dans un mémo de 2011 envoyé à Ghislaine Maxwell :
« Ce chien qui n’a pas aboyé, c’est Trump… La victime a passé des heures chez moi avec lui… il n’a jamais été mentionné une seule fois. »
Lors d’un point-presse, la Maison-Blanche a d’ailleurs mis en avant le témoignage de Virginia Giuffre, l’une des principales accusatrices du déchu qui s’est donné la mort plus tôt cette année. Un témoignage qui, fait notable, disculpe complètement Trump en affirmant qu’il n’avait pris part « à rien ».
Epstein se vantait aussi d’avoir un moyen de pression sur Trump. En décembre 2018, alors qu’on disait que les opposants au président cherchaient simplement à « le faire tomber », le prédateur sexuel s’est permis de répondre :
« Oui, merci. C’est dingue. Parce que c’est moi qui suis capable de le faire tomber. »
IMPORTANT - À lire
Vous voulez en savoir plus sur les liens troubles entre les élites démocrates et le milliardaire déchu Jeffrey Epstein ? Notre revue papier mensuelle approfondit les révélations chocs issues des mails privés d'Epstein et décrypte les manœuvres politiques de Donald Trump pour exploiter le scandale.
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