Déploiement de troupes occidentales en Ukraine : Moscou prévient qu’elles seront des « cibles légitimes »

La Russie rejette le plan de paix de Trump et menace les Casques bleus La Russie rejette le plan de paix de Trump et menace les Casques bleus

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • La Russie a averti que tout déploiement de troupes occidentales en Ukraine transformerait ces forces en des cibles légitimes pour ses armées, accentuant ainsi le risque d’une escalade militaire majeure.
  • Zelensky révèle qu’un accord de sécurité bilatéral avec les États-Unis est pratiquement prêt, mais Moscou rejette fermement toute proposition contredisant ses exigences territoriales, laissant planer l’incertitude sur les efforts de Trump pour une paix négociée.
  • Une force multinationale européenne, soutenue par Paris et Londres, vise à surveiller un éventuel cessez-le-feu en Ukraine, mais elle dépend entièrement de l’accord de la Russie qui reste intraitable sur les zones contestées.

Mercredi 7 janvier à Paris, Steve Witkoff et Jared Kushner, les conseillers de Trump, ont rencontré Kirill Dmitriev, l’envoyé de Moscou, pour dérouler un projet de règlement négocié avec l’Ukraine. Dans le sillage des échanges avec les dirigeants européens et Zelensky, Trump pousse ses pions pour clore ce conflit territorial qui traîne depuis près de quatre ans.

Le lendemain, Zelensky a lâché cette confidence : un accord de sécurité bilatéral avec Washington est « pratiquement prêt » pour approbation par Trump. Mais Moscou a claqué la porte sans ménagement.

La Russie refuse tout compromis qui ignorerait ses lignes rouges et avertit que tout déploiement de troupes occidentales sur le terrain ukrainien déclenchera une réponse ferme.

Jared Kushner, Kirill Dmitriev et Steve Witkoff

Zakharova met les points sur les i : les troupes occidentales dans le viseur russe

Jeudi, Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a balayé d’un revers de main les idées de déploiement de troupes occidentales en Ukraine. Pour elle, ces unités militaires « seront considérées comme des cibles légitimes des forces armées russes ».

Elle accuse également la Coalition de volontaires et le régime de Kiev de former un « axe de guerre », y voyant une escalade irresponsable. Ces projets, qualifiés de « dangereux » et « destructeurs », heurtent la fermeté souveraine de Moscou, qui campe sur ses lignes rouges territoriales.

Poutine n’a pas pipé mot publiquement sur l’accord de sécurité USA-Ukraine que Zelensky brandit comme un quasi-acquis. Ce silence assourdissant refroidit les espoirs nés des discussions à Paris et montre que les initiatives de Trump pour un règlement négocié butent sur l’intransigeance russe.

Paris dégaine une force européenne sous surveillance US : un cessez-le-feu suspendu à Moscou

Mardi à Paris, le Royaume-Uni, la France et l’Ukraine ont signé une déclaration commune qui dessine les contours d’une force multinationale européenne en Ukraine, couplée à un mécanisme de surveillance américain.

L’idée consiste à dissuader la Russie après un éventuel cessez-le-feu en établissant des « pôles militaires » à travers l’Ukraine et des installations destinées à protéger les armes et équipements.

Cette initiative européenne bute déjà sur le mur russe. Friedrich Merz, chancelier allemand, a douché les espoirs : un cessez-le-feu reste « assez lointain » et « rien de tout cela n’est réalisable sans l’accord de la Russie ».

Blocages territoriaux et garanties militaires : un accord “à 90%”, coincé sur le Donbass

À Paris, les discussions se sont concentrées sur les zones les plus brûlantes : l’est du Donbass et le centre de Zaporijjia, où les lignes de front restent figées. Le projet ukrainien, un document en vingt points poussé par Zelensky, est bouclé à 90 %. Mais les questions territoriales bloquent tout.

Zelensky mise sur un intermédiaire américain pour sonder Moscou :

« Nous reconnaissons que la partie américaine interagira avec la Russie, et nous attendons une réponse quant à savoir si l’agresseur est réellement disposé à conclure la guerre. »

Côté garanties, Kiev rêve d’une armée de 800 000 soldats financée par l’Occident. Mais sur le terrain, les frappes russes continuent de viser les infrastructures énergétiques : plus d’un million d’Ukrainiens se retrouvent sans chauffage ni eau en pleine vague de froid.

Face à cette fermeté souveraine de Poutine, les déploiements multinationaux rêvés par Paris et Londres sonnent comme une utopie coûteuse, sans espoir sans un vrai deal avec Moscou.

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1 commentaires
  1. Vous savez quoi? Le général Bonaparte était devant ses troupes, drapeau à la main au pont d’Arcoles!! Vous pigez?? Il faut montrer l’exemple!!!

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