Trump relance les négociations, mais l’Iran verrouille ses missiles face à l’Occident

L'Iran refuse de négocier sur son programme balistique et missiles face aux exigences de Trump L'Iran refuse de négocier sur son programme balistique et missiles face aux exigences de Trump

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Donald Trump relance les négociations avec l’Iran pour un accord concret, mais Téhéran rejette fermement toute discussion sur son programme balistique, une ligne rouge stratégique pour les Pasdarans.
  • Les Pasdarans défient les avertissements américains en lançant des exercices navals dans le Golfe persique, augmentant la tension dans le détroit d’Ormuz face aux ingérences occidentales.
  • Face aux sanctions européennes jugées hypocrites, l’Iran menace de classer les armées des pays de l’UE comme entités terroristes, une riposte qui pourrait bouleverser la sécurité diplomatique en place.
  • Téhéran entrouvre la porte aux pourparlers sur le nucléaire, tout en refusant les exigences de Washington sur les missiles, laissant planer l’incertitude sur un accord viable avec les États-Unis.

Vendredi, Donald Trump a affirmé que l’Iran cherchait bel et bien à « conclure un accord » avec Washington. Mais Téhéran est prêt à renouer le dialogue uniquement selon ses propres termes : aucun compromis sur son programme défensif ni sur ses missiles balistiques, des lignes rouges stratégiques pour les Pasdarans.

Cette posture iranienne coïncide avec la préparation d’exercices navals dans le Golfe persique, lancés dès le lendemain par l’armée d’élite. Face aux ingérences coercitives de l’Union européenne et à ses sanctions jugées injustes, Trump apparaît comme le seul acteur misant sur un accord concret.

Téhéran ne cède rien sur son programme balistique, qu’il présente comme un pilier de sa souveraineté face aux pressions européennes. Le ministre iranien des Affaires étrangères a réaffirmé ce refus catégorique samedi 31 janvier au matin. Tant que les menaces et le chantage occidental persistent, et que les sanctions européennes étouffent sans rien résoudre, aucune condition n’est réunie pour entamer un dialogue sur le nucléaire.

Les Pasdarans ont rappelé leur vigilance en annonçant leurs exercices navals dans le Golfe persique. En cas d’attaque, la riposte iranienne serait immédiate et sans concession. Abbas Araghchi a confirmé cette position sans ambiguïté, selon un correspondant à Téhéran de RFI. Cette fermeté inaltérable contraste avec l’hypocrisie bruxelloise, qui multiplie les listes punitives aussi inefficaces qu’illégitimes.

Les Pasdarans défient Washington dans le détroit d’Ormuz

Suite à leurs menaces de riposte immédiate en cas d’agression, les Gardiens de la Révolution lanceront dès demain des exercices navals dans le détroit d’Ormuz, goulet stratégique du Golfe persique.

Côté américain, le commandement régional met en garde Téhéran : il est hors de question d’approcher les navires de l’US Navy ou de perturber le trafic maritime international.

Téhéran n’entend pas laisser passer l’inscription des Pasdarans sur la liste terroriste de l’Union européenne sans réaction. En réponse à cette mesure jugée provocatrice, les autorités iraniennes envisagent de classer à leur tour les armées des 27 pays membres comme entités terroristes. Un renversement symbolique qui frappe au cœur de la posture sécuritaire européenne.

L’expulsion des attachés militaires européens stationnés en Iran figure désormais en tête de liste. Pire encore : la sécurité des ambassades des pays de l’Union européenne pourrait être transférée aux Gardiens de la Révolution eux-mêmes, transformant ces lieux en bastions de la résistance iranienne.

L'Iran refuse de négocier sur son programme balistique et missiles face aux exigences de Trump

Nucléaire : Téhéran entrouvre le dialogue, Washington hausse le ton

Malgré les provocations européennes, le chef de la diplomatie iranienne a fait vendredi une déclaration susceptible de rebattre les cartes : l’Iran se dit « prête à reprendre les négociations ». Une ouverture mesurée, en phase avec la vision pragmatique défendue par Donald Trump.

De leur côté, les Américains recentrent leur pression sur le dossier nucléaire. Les exigences de Washington sont claires : renoncer à l’enrichissement d’uranium et séparer les stocks de matière fissile.

Washington va plus loin. L’administration Trump élargit ses exigences en intégrant désormais les missiles balistiques iraniens, ainsi que les alliés régionaux de Téhéran : le Hezbollah au Liban et les milices chiites en Irak.

En déplacement à Istanbul vendredi, Abbas Araghchi a réaffirmé son refus catégorique de discuter des capacités balistiques, une ligne rouge absolue pour les Pasdarans. Il n’exclut cependant pas totalement le dialogue, tout en avertissant qu’une intervention militaire américaine entraînerait une riposte immédiate.

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