20 % du pétrole mondial dans un seul pays : Trump cible les réserves du Venezuela

Venezuela : production pétrolière divisée par quatre en quinze ans sous l'héritage chaviste Venezuela : production pétrolière divisée par quatre en quinze ans sous l'héritage chaviste

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Le Venezuela détient les plus vastes réserves de pétrole au monde, estimées à plus de 300 milliards de dollars, mais sa production a été divisée par quatre en raison de la gabegie socialiste sous Chávez, questionnant si un renouveau est encore possible.
  • Sous le régime chaviste, les ressources de PDVSA ont été pillées pour des campagnes électorales et des aides clientélistes, entrainant un effondrement économique et une pauvreté endémique pour 28 millions d’habitants.
  • Les États-Unis, sous Trump, planifient une intervention stratégique pour « gérer » le pays, se remboursant via les futurs revenus pétroliers sans coûter un centime aux contribuables américains.
  • Cette opération pourrait chasser les acteurs chinois, russes et iraniens, et rediriger les exportations pour faire chuter les prix mondiaux du pétrole, affaiblissant ainsi les rivaux géopolitiques.

Un pays assis sur les plus grosses réserves de pétrole au monde, un trésor souterrain évalué à plus de 300 milliards de dollars : au Venezuela, cet or noir dort sous terre, paralysé par des décennies de gabegie socialiste. L’héritage chaviste a tout ruiné : production divisée par quatre, entreprises expropriées, PDVSA saignée à blanc pour alimenter la tirelire du régime.

Et pourtant, ces réserves colossales surpassent même celles de l’Arabie saoudite, en incluant le brut lourd qui exige un raffinage intensif. Un volume jugé crédible par des sources yankees, même sans audit indépendant, représentant près d’un cinquième des stocks mondiaux exploitables aux prix actuels.

Dans ce contexte, la géopolitique s’en mêle brutalement. Pékin, Moscou et Téhéran ont planté leurs drapeaux, pompant ce qu’ils peuvent dans un climat des affaires délabré. Capturer le président vénézuélien constituerait un coup stratégique majeur pour les États-Unis : Trump l’a dit cash, les États-Unis allaient « gérer le pays » en attendant une transition « sûre » vers la démocratie.

Mieux encore, une occupation américaine « ne coûtera pas un centime » aux États-Unis, car ils seront remboursés grâce à « l’argent qui sort du sol ». Pour l’instant, ce rêve washingtonien reste suspendu : le régime conserve ses cadres clés en poste et les rues demeurent calmes, sans révolte massive, malgré quelques hourras isolés.

L’effondrement pétrolier, tombeau du mirage chaviste

Le Venezuela, assis sur un trésor d’or noir parmi les plus grosses réserves de la planète, laisse filer sa production comme du sable entre les doigts : 860 000 barils par jour en novembre dernier, soit à peine moins de 1 % de l’offre mondiale. Une production divisée par quatre en quinze ans seulement, par rapport au pic atteint en 1997. Pour 28 millions d’habitants, c’est la misère assurée.

Tout cela porte la marque du « socialisme du XXIe siècle » prôné par Chávez. Expropriations en cascade, contrôle des prix absurde, gabegie totale : PDVSA, la compagnie d’État, a cessé d’investir dans l’entretien des puits comme dans l’ouverture de nouveaux champs. L’entreprise sombre rapidement, endettée de plus de 35 milliards de dollars et enchaînant trois défauts de paiement.

Au lieu de réinvestir dans les puits ou la maintenance, Chávez et Maduro transforment cette manne en tirelire personnelle. Les fonds sont détournés vers des œuvres sociales clientélistes et des campagnes électorales truquées, pendant que les raffineries rouillent et que la production s’effondre. Le revenu moyen par habitant chute parmi les plus bas d’Amérique latine, alors qu’autrefois le pays figurait parmi les champions régionaux.

Chevron, unique survivant yankee dans le désert pétrolier vénézuélien

Les sanctions américaines, nées du contournement des embargos iraniens par le régime, ont saigné les rares acteurs privés encore présents. Chevron survit grâce à une exemption arrachée sous Biden en 2022, reconduite par Trump : moins de 200 000 barils par jour en joint-venture avec l’État, un filet d’or noir dans un puits à sec. L’héritage ruiné de Caracas laisse pourtant entrevoir un espoir concret.

« Nous partons du principe que de nombreux puits nécessitent simplement une remise en état », explique Adrian Lara, analyste de Wood Mackenzie.

« On peut augmenter la production grâce aux dépenses d’exploitation, sans avoir besoin de gros investissements initiaux. » Avec une expertise étrangère et des injections de capitaux, sans menace d’expropriation, la machine pourrait redémarrer à pleine vitesse. Depuis le raid de Trump qui a balayé Maduro, les majors pétrolières américaines se frottent déjà les mains.

Trump a compris : son intervention ouvre la porte à ces géants américains, chargés de rembourser l’opération par l’or noir libéré, tout en balayant les ombres chinoises, russes et iraniennes. Selon la députée de Floride Maria Elvira Salazar :

« Les entreprises américaines peuvent intervenir et réparer tous les oléoducs, les plateformes pétrolières et tout ce qui a trait au pétrole et à ses dérivés. »

Rediriger ces flux d’exportation, qui filent aujourd’hui à 80 % vers Pékin et soutiennent Cuba avec le reliquat, pourrait faire chuter les cours mondiaux, infligeant un coup dur aux rivaux.

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