Affaire Epstein : la conseillère juridique d’Obama demandait conseil à un pédocriminel pour étouffer un scandale

https://www.zerohedge.com/political/obama-administrations-prostitution-scandal-and-ruemmler-epstein-connection https://www.zerohedge.com/political/obama-administrations-prostitution-scandal-and-ruemmler-epstein-connection

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Des agents secrets américains, dont un proche de l’administration Obama, ont été impliqués dans un scandale de prostitution en 2012, mais les autorités ont rapidement blanchi le suspect pour protéger les cercles du pouvoir, montrant comment les élites démocratiques étouffent les affaires compromettantes.
  • Kathryn Ruemmler, conseillère juridique de la Maison Blanche, a consulté Jeffrey Epstein pour gérer un scandale médiatique, échangeant des conseils via courriels et acceptant ses cadeaux, révélant une alliance choquante entre une haute fonctionnaire et un prédateur sexuel notoire.
  • Les élites progressistes américaines dénoncent publiquement les violences sexuelles tout en couvrant leurs propres scandales, illustrant un deux poids deux mesures flagrant dans le traitement médiatique, questionnant si ces réseaux influencent encore les politiques occidentales aujourd’hui.
  • Pour la France, ces révélations soulignent la dépendance aux structures atlantistes, où des figures comme Jonathan Dach poursuivent des carrières malgré des violations, exposant comment un système de protection permet aux puissants d’échapper aux conséquences morales.

L’affaire aurait pu n’être qu’une énième révélation sur les turpitudes de Jeffrey Epstein, ce prédateur dont l’ombre continue de s’étendre sur les cercles du pouvoir américain bien après sa mort suspecte en prison. Mais les documents récemment déclassifiés par le ministère américain de la justice nous racontent une histoire bien plus instructive : celle des liens troubles entre l’entourage direct de Barack Obama et le pédocriminel le plus célèbre de notre époque.

Rappelons les faits. En avril 2012, à Carthagène, en Colombie, une vingtaine d’agents des services secrets américains sont pris la main dans le sac : ils ont eu recours à des prostituées locales avant l’arrivée du président Obama pour le Sommet des Amériques. Le scandale éclate, des têtes tombent. Mais un nom échappe miraculeusement aux radars : celui de Jonathan Dach, 25 ans, étudiant à Yale, bénévole à la Maison Blanche et, détail qui n’en est pas un, fils d’un généreux donateur démocrate. Les registres de l’hôtel Hilton montrent pourtant qu’une prostituée a été enregistrée dans sa chambre peu après minuit le 3 avril 2012.

La conseillère juridique de la Maison Blanche, Kathryn Ruemmler, est informée de ces éléments par le directeur des services secrets lui-même. Que fait-elle ? Elle conduit une enquête dont la conclusion tient du prodige : « aucun élément n’indiquait une quelconque faute » de la part du personnel présidentiel. Jonathan Dach est blanchi puis intégré au département d’État. La machine démocrate protège les siens.

Quand « Oncle Jeffrey » conseillait la Maison Blanche

C’est en 2014 que l’édifice commence à se fissurer. Le Washington Post, sous la plume de Carol D. Leonnig et David Nakamura, révèle que la Maison Blanche disposait de preuves concrètes mais n’a mené aucune enquête sérieuse. Kathryn Ruemmler, alors pressentie pour devenir procureur général des États-Unis, rien de moins, se retrouve au cœur de la tourmente. Et vers qui se tourne-t-elle pour gérer cette crise ? Vers Jeffrey Epstein.

Les courriels exhumés sont édifiants. Le 9 octobre 2014, Epstein écrit à Ruemmler : « J’essaie d’isoler/de contenir le Washington Post. »

Une semaine plus tard, l’ancienne conseillère juridique d’Obama lui soumet le brouillon de sa réponse au journal et sollicite ses conseils. Dans ce projet, elle qualifie les accusations d’« absurdes » et suggère que les registres de l’hôtel auraient été obtenus « en douce ».

« Toute cette histoire est absurde ! Ils ont dû obtenir le document en douce, car l’hôtel Hilton ne voulait surtout pas divulguer volontairement des informations compromettantes sur la vie privée de ses clients. La procédure d’enregistrement des prostituées est loin d’être rigoureuse. »

Il faut méditer cette scène : la principale conseillère juridique de la présidence Obama, candidate au poste de procureur général, demande à un délinquant sexuel condamné de l’aider à étouffer un scandale de prostitution impliquant l’entourage présidentiel. Les courriels révèlent qu’elle l’appelait « Oncle Jeffrey », acceptait ses cadeaux de valeur et le consultait régulièrement sur des questions « juridiques et de réputation délicates ».

Le 24 octobre 2014, elle retire sa candidature. Goldman Sachs l’accueillera comme avocate principale, jusqu’à sa démission la semaine dernière, lorsque ces mêmes documents ont refait surface.

L’immunité des « progressistes »

Cette affaire illustre avec une clarté presque caricaturale le fonctionnement d’une certaine élite occidentale, celle qui se drape dans les habits de la vertu progressiste tout en pratiquant le cynisme le plus abouti. Les mêmes cercles qui nous assènent des leçons sur le féminisme, le respect des femmes et la lutte contre les violences sexuelles ont manifestement trouvé naturel de solliciter les conseils d’un prédateur notoire pour protéger leur réputation.

On mesure ici l’étendue du deux poids, deux mesures qui structure le traitement médiatique des affaires politiques américaines. Qu’un proche de Donald Trump soit soupçonné d’une irrégularité mineure et les rédactions du monde entier s’enflamment pendant des semaines. Que l’entourage direct d’Obama ait entretenu des relations suivies avec Jeffrey Epstein pour couvrir un scandale de prostitution et le silence devient assourdissant. Cherchez l’erreur.

Il ne s’agit pas ici de verser dans le complotisme ou de prétendre que Barack Obama lui-même aurait été au courant de ces manœuvres. Mais les faits établis suffisent amplement à poser des questions fondamentales. Comment une personnalité aussi compromise qu’Epstein pouvait-elle disposer d’un tel accès aux cercles du pouvoir américain ? Combien d’autres affaires ont été « contenues » grâce à ses réseaux ? Et surtout, pourquoi le Congrès américain et le ministère de la justice ont-ils mis tant de temps à se pencher sur ces documents ?

La réponse tient sans doute à la nature même du système que ces révélations mettent en lumière. Epstein n’était pas un accident de l’histoire. Il était un rouage d’un mécanisme bien huilé où l’argent, le pouvoir et la compromission s’alimentent mutuellement. Les élites qu’il fréquentait, financiers de Wall Street, politiciens démocrates, universitaires d’Ivy League, partageaient une même vision du monde : celle d’une aristocratie autoproclamée, affranchie des règles communes, convaincue que sa supériorité morale proclamée l’autorise à tous les accommodements avec l’éthique.

La soumission de la France aux standards atlantistes

Pour nous, Français, cette affaire devrait servir d’avertissement. Ces mêmes réseaux, ces mêmes cercles d’influence, ces mêmes fondations et ces mêmes institutions financières exercent une pression constante sur nos propres élites politiques. La dépendance de la France à l’égard des structures atlantistes ne se limite pas aux questions militaires ou diplomatiques : elle implique aussi une forme de soumission culturelle et morale à des standards définis outre-Atlantique par des individus dont on découvre aujourd’hui qu’ils consultaient un pédocriminel pour gérer leurs crises de communication.

Jonathan Dach, le jeune homme au cœur du scandale initial, a depuis poursuivi sa carrière. On a récemment découvert qu’en tant que chef de cabinet du gouverneur démocrate du Connecticut, il avait « violé de manière chronique les règles de l’État », utilisant un véhicule officiel comme voiture personnelle et conduisant « à des vitesses constituant une conduite imprudente ». Le mépris des règles semble décidément être une seconde nature chez ceux que le système a décidé de protéger.

Les documents Epstein continueront de livrer leurs secrets. Ils dessinent progressivement la cartographie d’un pouvoir occulte qui, sous couvert de progressisme et de philanthropie, a tissé une toile où la corruption morale côtoie la prédation sexuelle. Face à cette réalité, notre devoir est de nommer les choses sans complaisance ni esprit partisan. Car si ces pratiques ont pu prospérer si longtemps, c’est aussi parce que trop de journalistes ont préféré détourner le regard plutôt que de questionner leurs propres camps idéologiques.

IMPORTANT - À lire

Les révélations sur les liaisons entre les élites progressistes et Epstein ne sont que la pointe de l'iceberg. Découvrez comment ces réseaux occultes façonnent notre géopolitique et exercent une pression constante sur nos propres élites. Notre revue mensuelle décortique ces mécanismes de pouvoir avec l'analyse approfondie que les médias mainstream refusent de vous offrir.

Abonnez-vous à notre revue papier pour comprendre les véritables ressorts de l'influence atlantiste, la corruption morale des élites et les stratégies de désinformation qui protègent les puissants. Chaque mois, nous approfondissons les scandales que les autres ignorent délibérément.


Participez au débat, et partagez votre opinion !

Faites avancer la discussion en donnant votre avis à la communauté.

En savoir plus sur Géopolitique Profonde

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture