🔥 Les essentiels de cette actualité
- Annie Genevard lance des mesures urgentes pour les agriculteurs ce dimanche 5 janvier, en réponse à leurs revendications face à la bureaucratie étouffante. mesures urgentes pour les agriculteurs ce dimanche 5 janvier
- Sébastien Lecornu organise des réunions d’urgence avec les organisations agricoles dès lundi, pour accélérer les soutiens concrets malgré un budget 2026 bloqué. Ces discussions déboucheront-elles sur des actions immédiates ? réunions d’urgence avec les organisations agricoles dès lundi
- Le gouvernement vise à rompre avec la technocratie, confronté aux crises sanitaires et à la concurrence déloyale du Mercosur, afin de défendre la souveraineté alimentaire. rompre avec la technocratie confronté aux crises sanitaires et à la concurrence
- Les agriculteurs amplifient leurs mobilisations pour forcer des décisions fermes, pressant l’Europe sur des règles injustes qui menacent leurs exploitations. amplifient leurs mobilisations pour forcer des décisions fermes
Vendredi 2 janvier, l’entourage de Sébastien Lecornu annonçait une série d’actions prétendument « en faveur des paysans » tout au long du mois. Annie Genevard, récemment nommée ministre de l’Agriculture, doit ouvrir cette séquence ce dimanche 5 janvier, avec des annonces présentées comme fermes afin de répondre à l’urgence.
Combien de temps encore ces cultivateurs vont-ils attendre, écrasés par une bureaucratie étouffante et par une concurrence déloyale venue d’ailleurs, notamment les accords Mercosur qui menacent la France profonde ? Cette pression populaire force enfin la main du gouvernement à envisager des soutiens concrets, sans délai.
Le Premier ministre ne mâche pas ses mots : sans budget débloqué au plus vite, toutes les promesses de soutien risquent de tomber à l’eau. Il pointe une administration lourde, qui freine toute avancée au moment même où les exploitations attendent des décisions fermes.
«Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février pour la mise en œuvre de ces décisions. C’est pourquoi il est nécessaire d’avancer rapidement sur les discussions» du projet de budget pour 2026.
Le budget 2026 n’ayant pas été bouclé en 2025, les discussions patinent et les paysans trinquent, victimes directes de ces blocages qui aggravent une crise déjà pesante.
Lecornu face aux paysans en colère : des réunions urgentes
Sébastien Lecornu tente de reprendre la main. Dès lundi, il reçoit les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale, avant de poursuivre mardi avec la FNSEA et la Confédération paysanne.
Ces rendez-vous interviennent dans la foulée des discussions de décembre, marquées par un engagement soutenu des équipes en arrière-plan, mais balayées d’un revers de main par les représentants du terrain, qui dénoncent trop de discours et pas assez de mesures concrètes.
«De nombreuses mesures seront annoncées progressivement tout au long du mois de janvier. Certaines le seront dès ce dimanche par la ministre de l’Agriculture», indique la même source, sans détailler leur contenu.
Malgré leurs divisions internes, les agriculteurs exigent bien plus qu’un simple pansement. Ils réclament une vision de long terme pour l’agriculture française, asphyxiée par les crises sanitaires et climatiques, ainsi qu’une protection effective contre la concurrence déloyale du Mercosur et un bouclier renforcé face aux défis mondiaux.
Face à un budget 2026 encore en suspens, ces échanges immédiats doivent déboucher sur des soutiens tangibles afin d’apaiser une colère légitime qui n’attend plus.
Le gouvernement rompt avec la technocratie
Les ministres concernés se réuniront la semaine prochaine pour trancher sur des actions concrètes de justice et d’équité en faveur des agriculteurs. Le gouvernement est sommé de rompre avec une approche techno-bureaucratique qui étouffe le bon sens paysan, génère des préjudices durables et attise un profond sentiment d’injustice.
De nouvelles crises viennent s’ajouter à la tension : un cas de DNC détecté en Ariège vendredi, cette épidémie bovine virulente qui continue de frapper les élevages, tandis que la signature de l’accord Mercosur est repoussée à janvier, ravivant la colère contre cette concurrence jugée déloyale.
Sébastien Lecornu juge légitime que les mobilisations se poursuivent. Une posture largement perçue comme de façade, alors même que Bruxelles continue d’imposer des règles déconnectées du bon sens paysan, avec l’aval du gouvernement. Mercosur, PAC, engrais azotés : sur tous ces dossiers, les agriculteurs refusent de lâcher prise face à des décisions qui menacent directement leurs exploitations et la souveraineté alimentaire, tandis que l’exécutif se contente d’accompagner le mouvement plutôt que de le combattre.
Les barrages ont ralenti fin décembre, mais les représentants du terrain préparent une amplification des actions dès la semaine prochaine, afin de rappeler à l’Europe que la patience a des limites. Le gouvernement, bousculé par cette pression populaire, semble enfin contraint de transformer les paroles en décisions fermes.
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