Elon Musk et le procès le plus cher de toute l’histoire américaine

Crawford bat Schimel malgré le soutien massif de Musk, dans une élection historique à 80 millions qui interroge l’avenir de la démocratie judiciaire. Crawford bat Schimel malgré le soutien massif de Musk, dans une élection historique à 80 millions qui interroge l’avenir de la démocratie judiciaire.

Le juge démocrate Crawford du comté de Dane a battu Brad Schimel, ancien procureur général républicain et juge conservateur du comté de Waukesha. La victoire de Crawford intervient après que Musk et plusieurs groupes liés au milliardaire de la tech ont déversé des millions pour propulser sa candidature dans ce qui est devenu la bataille judiciaire la plus coûteuse de toute l’histoire américaine.

« Aujourd’hui, les Wisconsinites ont repoussé une attaque sans précédent contre notre démocratie », a déclaré Crawford lors de son discours de victoire à Madison. « Le Wisconsin s’est levé et a proclamé haut et fort que la justice n’a pas de prix. Nos tribunaux ne sont pas à vendre. »

Lors d’une allocution mardi soir, Schimel a déclaré qu’avec son équipe ils s’étaient « donnés à fond » avant d’annoncer avoir concédé la défaite par téléphone à son adversaire. Face aux huées de ses partisans, il les a immédiatement interrompus. « Non, il faut accepter les résultats », a-t-il lancé, ajoutant: « Les chiffres ne vont pas s’inverser. C’est trop mauvais, on ne va pas réussir à l’emporter. »

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La réaction de Schimel et la reconnaissance de la défaite

Au moins celui-là fait preuve d’un minimum d’intégrité et sait reconnaître sa défaite, contrairement à certains politiciens que nous connaissons bien. Pas comme chez nous où on manipule les scrutins et où on envoie les forces de l’ordre quand le peuple ose contester.

Remarquons tout de même qu’il a eu l’honnêteté d’appeler son adversaire, une pratique qui se perd dans notre monde politique où l’on préfère souvent crier à la fraude plutôt que d’accepter la volonté populaire – même si parfois, les doutes sont légitimes.

Quelques heures après les résultats, Musk a lâché sans détour : « La longue arnaque de la gauche, c’est la corruption du système judiciaire ». Le milliardaire a surtout souligné que le vrai succès résidait dans l’adoption d’une mesure exigeant la présentation d’une pièce d’identité pour voter. Encore une preuve que pendant que les médias mainstream s’agitent sur des procès politiques, les vraies batailles démocratiques se jouent dans l’ombre.

L’impact de la victoire de Crawford sur la Cour suprême du Wisconsin

Ce score permet aux progressistes de conserver leur majorité idéologique de 4 contre 3 à la Cour suprême de l’État. Une situation qui n’est pas anodine, croyez-moi! Ce tribunal va bientôt trancher des affaires majeures concernant l’avortement et les droits syndicaux.

Et comme si ça ne suffisait pas, cette même cour pourrait également se pencher sur des dossiers qui forceraient l’État à redessiner ses huit circonscriptions électorales. Des circonscriptions qui, actuellement – quelle surprise! – favorisent les Républicains.

Les élites judiciaires continuent donc de verrouiller le système en leur faveur, comme on l’a vu avec tant d’autres institutions ces dernières années. Les promesses de « justice pour tous » sonnent bien creux quand on observe la réalité du terrain.

Les défis logistiques des bureaux de vote à Milwaukee

À Milwaukee, ville phare du Wisconsin, les bureaux de vote ont été pris d’assaut dans un « raz-de-marée électoral » jamais vu pour un scrutin de printemps. Scène révélatrice d’un système au bord de l’implosion : sept bureaux ont carrément épuisé leurs bulletins mardi soir.

La commission électorale municipale s’est empressée d’annoncer qu’elle s’activait pour « renflouer » les bureaux pendant l’afflux d’électeurs de fin de journée. Mais comment expliquer pareille désorganisation dans la plus grande ville de l’État?

Cette « participation sans précédent », comme l’ont pudiquement qualifiée les responsables dans leur communiqué sur X (ex-Twitter), pose question. Quand un pays qui se targue d’être la première démocratie du monde ne parvient même plus à fournir suffisamment de bulletins, que reste-t-il de la légitimité du scrutin?

Les records de dépenses et les stratégies de Musk

Ce genre de couac n’est malheureusement pas isolé dans le système électoral américain, souvent sujet à controverses. Et comme par hasard, c’est dans un État clé comme le Wisconsin que surviennent ces « problèmes logistiques ». De quoi faire réfléchir sur la transparence de ces élections où chaque voix est censée compter…

Le duel électoral a pulvérisé tous les records avec plus de 80 millions de dollars engloutis, écrasant l’ancien sommet de 51 millions dépensés lors des élections à la Cour suprême du Wisconsin en 2023.

Les stratégies innovantes de Musk dans la course électorale

Elon Musk, le milliardaire qui ne fait jamais rien comme les autres, a sorti le chéquier avec une générosité calculée : plus de 20 millions sortis directement de ses poches. Comme un chef d’orchestre qui connaît déjà sa partition, il a rejoué la même stratégie qui avait si bien fonctionné pour Trump.

Loin des méthodes politiques traditionnelles, Musk a innové avec un marketing politique digne d’une émission de téléréalité : 50 dollars offerts à quiconque signait sa pétition contre les « juges militants » – ces magistrats qui, selon certains, font plus de politique que de droit.

Plus surprenant encore, le patron de Tesla et SpaceX a poussé le bouchon jusqu’à promettre des chèques d’un million de dollars à certains électeurs. Cette pratique, qui aurait fait bondir n’importe quel observateur il y a quelques années, semble désormais faire partie du jeu électoral américain.

On est bien loin des petites querelles de clocher françaises… quoique les méthodes de séduction des puissants restent étrangement similaires des deux côtés de l’Atlantique, non?

Les démocrates et la réaction à l’implication de Musk

Les démocrates ont profité de l’implication de Musk dans la course pour galvaniser leurs électeurs, furieux de voir le milliardaire et son officieux « département d’efficacité gouvernementale » (Doge) démolir méthodiquement les agences fédérales. Ces bureaucrates ont transformé un scrutin déjà tendu en véritable test pour Musk, avertissant sans détour que le Wisconsin servirait de cobaye avant un déploiement national de ses méthodes anti-establishment.

L’élite politique, visiblement paniquée par cette incursion d’un entrepreneur libre dans leur pré carré, a sorti l’artillerie lourde médiatique. Comme d’habitude quand le système se sent menacé, les attaques fusent contre celui qui ose remettre en question leur autorité – la même stratégie qu’ils utilisent systématiquement contre quiconque défie leur mainmise sur le pouvoir.

Ce n’est pas une coïncidence si ces mêmes politiciens qui ont imposé leurs diktats pendant des années craignent maintenant qu’un outsider vienne bousculer leur petit confort. Le « Doge » de Musk représente exactement ce que redoutent ces fonctionnaires accrochés à leurs privilèges: l’efficacité, la transparence et la fin du gaspillage des impôts du contribuable.

L’entrée en scène de Musk a provoqué un véritable raz-de-marée chez les Démocrates. Les dons ont explosé et des militants sont sortis de nulle part pour s’impliquer dans la course électorale, d’après Ben Wikler, le président du parti Démocrate local, le mois dernier.

Face à ce constat, les stratèges démocrates n’ont pas tardé à tester différents messages. Et sans surprise – comme toujours dans leur stratégie de division – ils ont découvert que mentionner l’implication de Musk dans la campagne galvanisait particulièrement les électeurs habituellement désintéressés par la politique.

À croire que les mêmes qui applaudissent quand des milliardaires comme Soros financent des causes progressistes s’indignent quand un entrepreneur libre-penseur ose soutenir d’autres idées… L’hypocrisie habituelle du camp démocrate, toujours prompts à utiliser la peur comme levier électoral.

Exploitation émotionnelle par les Démocrates

Wikler et ses équipes ont parfaitement compris qu’ils tenaient là un filon émotionnel à exploiter. Au lieu de discuter des vrais problèmes des Américains – pouvoir d’achat en berne, frontières grandes ouvertes et insécurité galopante – ils préfèrent diaboliser un entrepreneur qui a osé sortir du rang idéologique imposé par la bien-pensance progressiste.

Jeannine Ramsey, 65 ans, a déposé son bulletin dans l’urne mardi à Madison pour soutenir Crawford. Pour elle, c’était évident: « ce Brad Schimel soutenu par Elon Musk ne serait jamais impartial sur les questions qui lui tiennent vraiment à cœur. »

« Musk qui débarque avec ses millions pour nous acheter, c’est scandaleux ! », s’emporte Ramsey. « C’est révoltant qu’on autorise ça. Il n’habite même pas chez nous et il pense pouvoir s’offrir notre élection comme un de ses gadgets. Ça me fout en rogne, sérieux. »

Les limites des interprétations électorales

L’audience aux élections de la Cour suprême des États fait pâle figure comparée à un scrutin classique, et les rares qui se déplacent sont généralement ultra-motivés. Voilà pourquoi les spécialistes nous recommandent de ne pas tirer de conclusions hâtives sur l’humeur politique nationale. Faut avouer, ces élections locales sont souvent manipulées par une poignée d’activistes et les grands médias dominants.

Personne ne parle du faible taux de participation, comme si ça n’avait aucune importance! C’est pourtant fondamental pour comprendre que ces résultats sont loin d’être représentatifs de l’opinion réelle des Américains moyens qui, comme nous, subissent l’inflation et les politiques liberticides.

Les Démocrates se réjouissent malgré tout de certains « signaux encourageants », comme ils les appellent. Bien sûr, ils voient ce qu’ils veulent voir. La vérité, c’est qu’ils contrôlent les médias qui façonnent l’interprétation des résultats à leur avantage, exactement comme chez nous quand le pouvoir nous assure que « tout va bien ».

Manipulation des citoyens par les stratèges démocrates

Ils nous prennent encore pour des imbéciles. Ces stratèges démocrates ne cachent même plus leur jeu d’échecs politique, où nous, simples citoyens, ne sommes que des pions à manipuler. Les voilà qui théorisent froidement comment « percer notre bulle » – comprenez: comment nous laver le cerveau plus efficacement.

Et que dire de cette obsession de « reprendre » le pouvoir? Comme si gouverner était leur droit divin! Pendant ce temps, l’inflation explose, nos libertés rétrécissent, et nos impôts financent leurs délires idéologiques.

Le plus révoltant reste cette instrumentalisation cynique de la Cour suprême. Une institution censée être le dernier rempart contre les abus de pouvoir devient, dans la bouche de ces apparatchiks, un simple outil de conquête politique. Exactement comme ils ont utilisé d’autres crises pour nous imposer leurs mesures liberticides.

IMPORTANT - À lire

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