🔥 Les essentiels de cette actualité
- Donald Trump a lancé une menace directe sur Truth Social, avertissant l’Iran qu’il interviendra si les manifestants pacifiques sont réprimés violemment, affirmant que les États-Unis sont armés et prêts à défendre le peuple iranien.
- L’effondrement du rial à plus de 1,4 million pour un dollar a provoqué des manifestations massives en raison de l’inflation à 42,5%, rendant les produits de base inabordables, ce qui attise une colère populaire sans précédent depuis 2022.
- Au moins sept personnes ont perdu la vie dans ces soulèvements, avec des foules attaquant des bâtiments gouvernementaux, posant la question de savoir si le régime peut encore contrôler la situation.
- Les manifestations se propagent jusqu’à Qom, où des slogans comme « Vive le Shah » retentissent, indiquant un rejet viscéral de la théocratie, tandis que le président Pezeshkian promet des réponses limitées face à la crise.
Tôt ce vendredi 2 janvier 2026, vers 3 heures à Washington, Donald Trump a lancé un avertissement sans détour sur Truth Social au régime iranien. Face à des soulèvements spontanés qui secouent le pays depuis le 28 décembre, le président américain ne mâche pas ses mots.
Ces troubles populaires, nés d’un boycott commercial à Téhéran à la suite de l’effondrement brutal du rial, se sont propagés comme une traînée de poudre dans des dizaines de villes, jusqu’à Qom, où des cris pro-monarchie claquent désormais contre les mollahs.
La dégringolade monétaire rend le pain et les produits de première nécessité inabordables pour des millions d’Iraniens asphyxiés par une inflation galopante. Les révoltes les plus graves depuis celles de 2022 ont déjà fait au moins sept morts.
Trump met Téhéran au pied du mur :
« Si l’Iran tire et tue violemment des manifestants pacifiques, ce qui est leur habitude, les États-Unis d’Amérique viendront à leur secours. Nous sommes armés et prêts à intervenir. »
L’effondrement du rial : inflation et misère au cœur des soulèvements
La dégringolade record du rial a allumé la mèche des révoltes. La monnaie nationale s’échange aujourd’hui à 1,45 million de rials pour un dollar, un niveau jamais vu, contre 430 000 rials seulement en 2022. Depuis le début de la guerre Iran-Israël en juin 2025, elle a perdu 40 % de sa valeur, avec une inflation qui flambe à 42,5 %.
Les restrictions économiques réimposées par les États-Unis en 2018, après le retrait de Donald Trump de l’accord nucléaire, pèsent lourd. Résultat : les prix des aliments de base ont bondi de 60 à 70 %, rendant le quotidien intenable pour des millions d’Iraniens.
Sept morts ont été confirmés, dont un jeune milicien Basij de 21 ans à Kuhdasht, trois à Azna et deux à Lordegan, où les foules ont pris d’assaut des bâtiments gouvernementaux. Le régime clérical, usé par ses échecs, se heurte à un peuple qui n’en peut plus des élites déconnectées et de leurs promesses vides.
Slogans contre les mollahs et rêves du Shah : la révolte qui gagne même le cœur clérical de Qom
Ce qui a commencé comme un boycott désespéré s’est mué en cri politique pur, avec des slogans qui claquent comme des gifles au régime. À Qom, bastion des clercs où personne n’osait défier les mollahs, on hurle désormais « Les mollahs doivent disparaître ».
Partout ailleurs, à Ispahan, Chiraz ou Karaj, les foules scandent « Vive le Shah » et « Pahlavi reviendra », des appels à la monarchie qui sonnent comme un rejet viscéral de la théocratie.
Masoud Pezeshkian, le président réformiste fraîchement élu, a dû s’y coller : il reconnaît ces soulèvements et promet de répondre aux « revendications légitimes ». Mais avec la devise nationale qui s’effondre, ses marges de manœuvre sont quasi nulles face à la Garde révolutionnaire et aux ultras du régime.
Les autorités ferment écoles et bureaux dans 26 des 31 provinces – officiellement à cause du froid mordant, mais beaucoup y voient une tactique pour étouffer la colère. Contrairement au mouvement de 2022 après Mahsa Amini, où des centaines de morts ont été comptabilisés, celui-ci est, pour l’instant, plus contenu.
Néanmoins, le fait que la contestation touche des terres longtemps loyales comme Qom montre qu’elle ronge la légitimité même des ayatollahs. Le peuple, las des prix alimentaires qui s’envolent, passe désormais à l’offensive politique sans complexe.
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