🔥 Les essentiels de cette actualité
- Activistes de NOAA occupent le bureau de Brad Smith chez Microsoft, exigeant un cessez-le-feu immédiat et la protection des employés pro-Palestine.
- Manifestants dénoncent la complicité de Microsoft dans le génocide et la famine à Gaza, critiquant les liens avec l’armée israélienne.
- Brad Smith réagit fermement, les manifestants sont escortés dehors par la police, laissant planer des sanctions possibles.
- Les employés de Microsoft furieux des contrats avec Israël, technologies utilisées pour bombarder et surveiller Gaza.
D’après les infos de CNBC, une petite troupe d’activistes du collectif No Azure for Apartheid (NOAA) a investi le 26 août le bureau de Brad Smith, le patron de Microsoft, au siège de l’entreprise à Redmond, Washington.
Les manifestants, keffiehs sur les épaules, ont investi la pièce en affirmant qu’ils resteraient jusqu’à ce que Smith soit confronté aux crimes qu’il permet.
Ils ont apporté une banderole résumant leurs exigences : un cessez-le-feu immédiat et la garantie que les employés pro-Palestine ne subiront pas de représailles pour leurs opinions.
« Microsoft est complice du génocide commis par Israël, et de la famine forcée de centaines de milliers de Palestiniens à Gaza », ont-ils scandé, dénonçant les liens de l’entreprise avec l’armée israélienne.
Même dans les tours des géants de la tech, la réalité du conflit s’invite. Ces militants demandent des comptes directement au sommet, là où se prennent les décisions qui, selon eux, alimentent la machine de guerre.
Brad Smith réagit à l’occupation de son bureau
Brad Smith n’a pas mâché ses mots face aux manifestants qui ont refusé de quitter les lieux.
« Quand on leur demande de partir et qu’ils refusent, ce n’est pas OK », a-t-il déclaré, visiblement agacé.
« C’est pour cela que ces sept personnes ont dû être escortées en dehors du bâtiment par la police de Redmond », a-t-il ajouté selon CNBC.
Le grand patron a laissé planer le doute sur d’éventuelles sanctions contre les employés rebelles. Aucune décision n’a encore été prise, mais le message est clair : Microsoft ne tolérera pas ce genre d’action.

La répression des manifestations internes
On peut s’interroger sur cette réaction autoritaire. Quand des salariés n’ont plus que la contestation comme moyen d’expression, faut-il systématiquement appeler la police ? Les grands groupes tech montrent ici leur vrai visage quand leurs intérêts sont menacés.
Le sit-in réprimé survient moins d’une semaine après l’arrestation d’Anna Hattle, employée chez Microsoft, pour avoir manifesté devant les locaux de la firme.
D’après la version officielle, les manifestants auraient adopté une attitude « agressive » en tentant de bloquer une esplanade. Le collectif No Azure for Apartheid n’en est pas à son coup d’essai – plusieurs événements et conférences Microsoft ont été perturbés cette année.
En mai dernier, l’entreprise a censuré ses propres employés en bloquant les emails contenant les mots « génocide » ou « Palestine ». Une censure interne qui en dit long sur la politique de la multinationale et sa conception de la liberté d’expression.

Les employés de Microsoft sont furieux des contrats avec Israël
Selon une enquête d’AP News de février dernier, l’armée israélienne utilise les technologies Microsoft, comme ses outils IA et la plateforme Azure, pour bombarder et surveiller les Gazaouis.
Les géants de la tech se retrouvent complices de massacres à l’étranger. Personne au gouvernement ne s’en émeut. Ces politiciens qui nous font la morale sur l’éthique ferment les yeux quand les gros contrats sont en jeu.
La colère monte en interne chez Microsoft. Des salariés n’en peuvent plus de voir leur travail servir à tuer des civils.
Le Guardian a révélé que les espions de l’unité 8200 d’Israël se servaient de Microsoft Azure pour entreposer des millions d’appels interceptés chaque jour à Gaza et en Cisjordanie, en violation des conditions d’utilisation de Microsoft.
Des agents de l’unité 8200 ont révélé que la technologie de Microsoft a contribué à planifier des bombardements ayant fait des centaines de victimes civiles. Les militaires israéliens s’en sont servi pour organiser leurs opérations sur le terrain.

Les règles et leur application
Les grandes entreprises technologiques ferment les yeux quand Israël enfreint leurs règles. On nous parle de « respect de la vie privée » dans nos pays, mais ces principes s’évaporent quand il s’agit des Palestiniens.
Ces révélations interviennent alors que Microsoft est censé surveiller l’usage de ses services cloud. Les règles semblent s’appliquer différemment selon qui les enfreint.
Microsoft joue double jeu dans le conflit israélien. Après les révélations sur son hébergement cloud, le géant de la tech lance une enquête externe « urgente » – une mascarade selon le collectif No Azure for Apartheid, qui dénonce des manœuvres dilatoires.
L’hypocrisie atteint son comble quand Microsoft prétend que ses dirigeants ignoraient l’utilisation d’Azure par les services secrets israéliens.
Pourtant, la vérité est autre. D’après des documents confidentiels obtenus par le Guardian, Microsoft était informé dès 2021 que l’unité 8200 préparait le transfert massif de données sensibles vers leurs serveurs Azure.
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