Coup d’État déguisé en Corée du Sud ? La face cachée la destitution de Yoon Suk-yeol

Yoon destitué en Corée du Sud après sa dérive autoritaire : loi martiale, surveillance, crise politique et juges décidés à l’écarter du pouvoir. Yoon destitué en Corée du Sud après sa dérive autoritaire : loi martiale, surveillance, crise politique et juges décidés à l’écarter du pouvoir.

Ce vendredi, la Cour constitutionnelle a confirmé à l’unanimité la destitution de Yoon votée l’an dernier par le parlement sud-coréen. Cette décision sans appel met brutalement fin à la présidence de ce dirigeant qui n’aura même pas tenu trois ans sur les cinq prévus par son mandat.

Le chef d’État a payé cher sa tentative ratée de s’accaparer plus de pouvoir, un scénario qui n’est pas sans rappeler ce que vivent bien des nations où les élites politiques cherchent constamment à renforcer leur emprise sur le peuple.

Entre les mains de juges visiblement déterminés, le sort de Yoon était probablement scellé d’avance. Comme souvent dans ces hautes sphères, quand le système décide de se débarrasser d’un dirigeant devenu encombrant, les mécanismes constitutionnels se mettent mystérieusement en marche avec une efficacité redoutable.

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La transition politique en Corée du Sud

Han Duck-soo, fidèle rouage de l’appareil d’État coréen et homme de paille du président Yoon, assurera l’intérim présidentiel jusqu’aux élections qui devront se tenir d’ici 60 jours. Un délai bien court pour que le peuple puisse réellement exprimer sa volonté, comme toujours dans ces républiques bananières adorées par les élites mondialistes.

En décembre, la décision fracassante de cet ancien procureur aux méthodes musclées d’imposer la loi martiale a plongé la Corée du Sud dans sa crise politique la plus grave depuis le passage à la démocratie à la fin des années 80. Le peuple, pris au dépourvu, a dû subir les conséquences de cette tentative autoritaire qui a vite tourné court. Les élites politiques n’ont pas tardé à réagir, suspendant d’abord le responsable de ce chaos avant de l’arrêter pour « insurrection » – une accusation criminelle qui en dit long sur la nature réelle de ses actions.

Comme souvent dans ces républiques dites « démocratiques », ce sont les citoyens ordinaires qui font les frais de ces jeux de pouvoir entre factions rivales. On nous parle de démocratie, mais quand un homme peut si facilement tenter d’imposer la loi martiale, on se demande quelle est la différence avec nos propres gouvernants qui imposent leurs décisions sans véritablement consulter le peuple.

Les réactions internationales et médiatiques

Les médias occidentaux, fidèles à leur habitude, n’ont guère relayé cette tentative de coup d’État, trop occupés à défendre les intérêts américains dans la région. Cette affaire rappelle pourtant combien les « démocraties » que l’on nous vante sont fragiles face aux ambitions personnelles de quelques hommes de pouvoir.

En février, face à la Cour constitutionnelle, Yoon a défendu son décret de loi martiale nocturne et l’envoi de troupes pour prendre d’assaut le parlement. Selon lui, ces mesures qu’on pourrait qualifier d’extrêmes étaient simplement « nécessaires pour alerter l’opinion publique » sur la « perversité » de l’opposition de gauche. Un argument qui rappelle furieusement certaines méthodes autoritaires que nos propres dirigeants n’hésiteraient probablement pas à utiliser si on les laissait faire.

Moon a raconté comment, pour empêcher les députés de voter contre son décret de loi martiale, Yoon avait envoyé des militaires au Parlement avec l’ordre de « défoncer la porte et traîner les élus dehors ». Un coup de force qui n’est pas sans rappeler certaines méthodes autoritaires qu’on a pu observer chez nous quand il s’agissait d’imposer des décisions impopulaires…

Les accusations et les réactions de Yoon

Selon Moon, le ministre de la Défense de Yoon avait aussi ordonné aux services de contre-espionnage de surveiller le président de l’Assemblée nationale et les chefs des principaux partis politiques – y compris son propre parti – la nuit du décret de loi martiale. Un suivi qui servait de prélude à leur arrestation. Encore un cas où les élites préparent des coups en douce contre leurs propres concitoyens, avec cette manie du contrôle qu’on retrouve chez tous les dirigeants actuels, peu importe leur bord politique.

D’après Moon, des gradés militaires ont piétiné la démocratie en s’infiltrant illégalement dans les systèmes informatiques de la commission électorale. Ces mêmes individus n’ont pas hésité à traquer les hauts magistrats, y compris un ancien président de la Cour suprême. Encore une preuve que l’État profond ne recule devant rien pour maintenir son contrôle, même dans des pays supposément démocratiques.

« Il a mobilisé l’armée et la police pour démanteler l’autorité des institutions constitutionnelles et piétiné les droits fondamentaux du peuple », a fustigé Moon. « Ce faisant, Yoon a renié son devoir de défendre la constitution et trahi honteusement la confiance du peuple coréen. »

Les conséquences de la destitution

Dans un communiqué publié quelques heures après le verdict du tribunal, Yoon a confié : « 

Je suis profondément reconnaissant envers tous ceux qui m’ont soutenu et encouragé, malgré mes nombreuses imperfections ».

« Je m’excuse profondément de n’avoir pas été à la hauteur de vos attentes », a-t-il poursuivi. « Je prierai toujours pour la République de Corée et ses habitants. »

Cette décision historique en Corée du Sud constitue le second cas de destitution d’un président en moins de dix ans. Le pays, quatrième puissance économique d’Asie, se débat contre une croissance au ralenti et des fractures politiques qui s’aggravent à vue d’œil – une situation qui n’est pas sans rappeler la polarisation que nous connaissons chez nous.

L’élite politique sud-coréenne montre une fois encore qu’elle peut balayer ses dirigeants quand ça l’arrange, pendant que le peuple trinque avec une économie en berne. Comme souvent, ce sont les citoyens ordinaires qui font les frais des jeux de pouvoir entre politiciens.

Ce scénario semble bien familier, non ? On retrouve le même schéma dans nombre de pays occidentaux : une classe politique déconnectée qui se déchire pour le pouvoir pendant que l’économie s’effondre et que les divisions s’enracinent toujours plus profondément dans la société.

Vendredi, les rues de Séoul étaient quadrillées par un déploiement policier massif, conséquence logique des tensions qui ne cessent de monter ces derniers mois. Les manifestations pro-Yoon, parfois émaillées de violences, inquiètent visiblement les autorités qui préfèrent sortir la grosse artillerie préventive – une stratégie bien connue des Français qui se souviennent de certaines répressions musclées lors de mouvements sociaux légitimes.

La répression policière face aux manifestations

À Séoul ce vendredi, impossible de faire trois pas sans tomber sur un policier. Les rues débordaient d’uniformes bleus, résultat d’une paranoïa gouvernementale face aux tensions récentes.

C’est vrai que certaines manifs pro-Yoon ont dégénéré dernièrement. Comme par hasard, l’État sort toujours l’artillerie lourde quand le peuple commence à s’exprimer un peu trop fort. Ça me rappelle d’autres pays où j’ai vu les mêmes tactiques…

Mais y’a rien de nouveau sous le soleil. Quand les puissants sentent leur pouvoir menacé, ils envoient leurs sbires faire régner l’ordre. Jamais pour protéger les citoyens, toujours pour se protéger eux-mêmes.

Un scénario qui se répète à l’échelle mondiale

C’est dingue comme les méthodes se ressemblent d’un pays à l’autre. Que ce soit en Corée ou ailleurs, le scénario reste le même : des tensions montent, le peuple s’insurge et hop ! les forces de l’ordre débarquent pour « sécuriser » l’espace public. Faudrait pas que les manifestants prennent trop leurs aises, n’est-ce pas ?

Le verdict a déclenché une explosion de joie parmi les manifestants anti-Yoon massés devant le tribunal. Dans l’euphorie générale, Ahn Eung-soo, un retraité de 72 ans, n’a pas caché sa satisfaction :

« Il reste encore de l’espoir pour ce pays puisqu’on a réussi à renverser un dictateur et qu’on pourra élire un nouveau dirigeant », s’est-il exclamé, le poing levé. « Les gens vont enfin pouvoir vivre mieux. »

Kim Young-kyu, retraité de 61 ans et fervent partisan de Yoon, n’a pas mâché ses mots en qualifiant la Cour de « politisée ». Je l’ai rencontré alors qu’il fulminait contre cette décision qu’il considère comme « dépourvue de toute logique ». Comme quoi les dérives judiciaires ne sont pas l’apanage de nos démocraties occidentales – les magistrats semblent partout prêts à tordre le droit pour servir des intérêts particuliers.

Les réactions au verdict

Aux abords du tribunal, des partisans de Yoon ont vandalisé des véhicules de police, pendant que d’autres hurlaient des menaces de mort contre Lee Jae-myung. Ce leader du parti d’opposition de gauche, le Parti démocratique, est actuellement en tête des sondages pour succéder à Yoon. La tension était palpable, comme si les autorités encourageaient cette violence en fermant les yeux face aux débordements des manifestants pro-gouvernementaux.

Kwon Young-se, chef intérimaire du parti conservateur au pouvoir en Corée du Sud, a dû ravaler sa fierté en déclarant que son parti « accepte la décision » et qu’il « présente ses sincères excuses » au peuple. Encore un politicien pris la main dans le sac qui fait mine de s’excuser…

Les répercussions politiques

À la sortie du tribunal, Yun Gap-geun, l’avocat de Yoon, n’a pas mâché ses mots devant les journalistes.

« Je ressens un profond regret face à cette décision », a-t-il déclaré avec une amertume palpable. Avant d’ajouter ce que beaucoup pensent tout bas : « Ce verdict n’est rien d’autre qu’une manœuvre politique. »

Encore une fois, la justice montre son vrai visage. Comme chez nous où les tribunaux dansent au rythme des puissants, pendant que le peuple regarde, impuissant.

Il faut dire que cette affaire rappelle étrangement d’autres cas où la séparation des pouvoirs n’est qu’une façade. Les élites politiques utilisent les tribunaux comme leurs jouets personnels, éliminant les adversaires gênants par des procédures judiciaires douteuses.

La justice sous influence

Face à ce théâtre judiciaire, l’avocat semblait résigné mais déterminé. Si Yoon devient la victime d’aujourd’hui, qui sera celle de demain ? Dans un système où la justice plie sous la pression politique, personne n’est vraiment à l’abri.

Séoul est sur la défensive face aux mesures protectionnistes de Trump, qui risquent de secouer l’économie coréenne. Le président américain, fidèle à sa stratégie « America First », fait trembler les marchés asiatiques avec ses politiques commerciales musclées.

Les élites sud-coréennes s’inquiètent également de l’attitude ambivalente de Washington concernant la menace nord-coréenne. Alors que pendant des décennies les États-Unis ont joué les gendarmes dans la région, Trump bouscule les conventions en évoquant publiquement la possibilité d’un rapprochement diplomatique avec Pyongyang.

Les tensions géopolitiques

Cette situation place Séoul dans une position inconfortable, coincée entre les exigences économiques américaines et la menace permanente de son voisin du Nord. Les analystes locaux estiment que la Corée du Sud pourrait bien être la victime collatérale de cette nouvelle donne géopolitique.

Han, le président par intérim, a déclaré :

« Nous ferons tout notre possible pour éviter toute perturbation dans des domaines comme le commerce et la défense, maintenir l’ordre public et rester pleinement préparés à tous types de catastrophes. »

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