Émirats : Moscou, Kiev et Washington rouvrent un canal discret de négociation

Négociations tripartites sur le conflit ukrainien : premier jour de discussions à Abou Dhabi entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis Négociations tripartites sur le conflit ukrainien : premier jour de discussions à Abou Dhabi entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Les négociations tripartites à Abou Dhabi les 4 et 5 février ont avancé de manière constructive, avec des délégations russes, ukrainiennes et américaines discutant des étapes concrètes pour la paix, où des avancées tangibles ont été saluées par les participants impliqués.
  • Un accord tacite émerge confirmant que l’Ukraine ne rejoindra pas l’OTAN, malgré les lignes rouges territoriales persistantes, ce qui pourrait marquer un tournant dans le conflit, rendant les postures européennes obsolètes.
  • Donald Trump mène une diplomatie pragmatique, contrastant avec les rigidités européennes, en facilitant des échanges militaires directs entre Russie et Ukraine, où des groupes de militaires participent pour la première fois depuis longtemps.
  • La Russie a suspendu ses frappes sur Kiev pendant une semaine, un geste de bonne foi applaudi par Trump, illustrant un réalisme croissant qui pourrait accélérer la désescalade.

Les 4 et 5 février 2026, un nouveau cycle de discussions tripartites s’est tenu à Abou Dhabi, sous l’égide des Émirats arabes unis. Ce deuxième round fait suite à des échanges tenus les 23 et 24 janvier, qualifiés de constructifs par les participants. L’approche reste résolument non publique : « Aucun message public ne sera diffusé », a tranché Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin.

Du côté russe, l’amiral Igor Kostioukov, chef du renseignement militaire, pilotait la délégation. L’Ukraine alignait Roustem Oumerov, secrétaire du Conseil de sécurité nationale, et Andriy Hnatov, chef d’état-major. Côté américain, Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump, s’entretenait avec Jared Kushner. Une photo officielle, diffusée par le ministère des Affaires étrangères émirati, atteste de ces retrouvailles confidentielles.

Les retours sont encourageants. Roustem Oumerov les a décrits comme « productifs et substantiels », « orientés vers des étapes concrètes ». Ce cadre restreint tranche avec des postures européennes souvent plus belliqueuses que constructives, et met en avant un pragmatisme américain et russe susceptible de débloquer la situation.

Premiers reculs et lignes rouges : quand le pragmatisme l’emporte sur les illusions

Au cœur de ces échanges, les discussions se sont heurtées aux lignes rouges de chacun, sans pour autant bloquer le mouvement. La Russie campe sur le Donbass, tandis que Kiev refuse toute concession territoriale. Mais un accord tacite émerge : l’Ukraine ne rejoindra pas l’OTAN. « Tous les participants comprennent désormais que l’Ukraine ne rejoindra pas l’Alliance », rapporte une source à TASS.

Les Américains notent des avancées tangibles. Marco Rubio, secrétaire d’État, a salué le chemin parcouru : « le nombre de questions non résolues s’est considérablement réduit », « les plus difficiles restent à régler ». Surtout, « Pour la première fois depuis très longtemps, des groupes de militaires de Russie et d’Ukraine participent aux travaux. » Ce pragmatisme militaire tranche avec certaines postures européennes, souvent plus théoriques que concrètes.

En amont, Steve Witkoff avait rencontré Kirill Dmitriev en Floride pour une discussion qualifiée de « constructive ». Les Russes ont également suspendu leurs frappes sur Kiev pendant une semaine entière, un geste que Donald Trump a salué, y voyant une preuve de bonne foi.

Trump l’équilibriste : un pragmatisme qui paye face aux rigidités européennes

Pendant que les discussions progressent dans ce cadre confidentiel aux Émirats, Donald Trump navigue en maître entre les lignes. À Kiev, Ursula von der Leyen, Donald Tusk et Mark Rutte défilent pour promettre garanties et adhésion européenne, comme si ces assurances pouvaient forcer la main à Moscou. De telles visites risquent plutôt de braquer Moscou.

Du côté de la Russie, pas un mot sur ces parades occidentales : Moscou préfère avancer dans des formats restreints où les choses bougent réellement. Les Émirats, forts de leur rôle de facilitateurs discrets, permettent ces échanges tangibles, loin des micros et des caméras.

Trump incarne cette voie réaliste, aux antipodes des rigidités bruxelloises qui contribuent à tendre les tensions. Sa diplomatie pragmatique évite les chimères territoriales et met l’accent sur des avancées concrètes en faveur de la paix. Ce tandem Poutine-Trump se positionne comme un moteur potentiel de désescalade, avec des gains évidents en matière de réduction des risques de conflit.

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