Gaza : Trump met en place un « conseil de la paix » pour piloter la transition

Donald Trump préside un conseil de la paix pour Gaza et nomme Ali Shaath à la tête de 15 technocrates Donald Trump préside un conseil de la paix pour Gaza et nomme Ali Shaath à la tête de 15 technocrates

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Donald Trump annonce qu’il préside personnellement un conseil de la paix pour superviser la transition à Gaza, marquant le début d’une gouvernance palestinienne autonome et pragmatique.
  • Ali Shaath, ingénieur aguerri, dirige une équipe de technocrates pour administrer quotidiennement l’enclave, en s’éloignant des ingérences politiques qui ont entravé les efforts antérieurs.
  • Le plan exige une démilitarisation totale du Hamas, incluant la remise d’armes et de tunnels, pour faciliter une reconstruction massive soutenue par des partenaires internationaux.
  • Une force internationale de stabilisation, impliquant des nations comme l’Égypte et le Qatar, sera déployée pour sécuriser Gaza, et on se demande si cela mettra fin aux souffrances humanitaires des habitants.

Jeudi 15 janvier, Donald Trump a annoncé sur Truth Social qu’il préside personnellement un conseil de la paix pour Gaza. Cette instance de supervision chapeaute directement l’équipe de technocrates gazaouis chargée d’administrer l’enclave au quotidien, propulsant la deuxième phase du plan de paix américain dévoilé la veille par la Maison Blanche.

Trump présente une approche pragmatique reposant sur une structure transitoire palestinienne destinée à conduire vers une souveraineté effective, sans prolongation du contrôle israélien sur les accès. Il a précisé que :

« La liste des membres du conseil sera bientôt dévoilée. »

Avec la démilitarisation en rempart contre les extrémistes, ce plan trace la voie d’une reconstruction solide, portée par des partenariats non occidentaux, pour que Gaza respire enfin.

Ali Shaath aux commandes : l’équipe de technocrates qui va rebâtir Gaza

Donald Trump place à la tête de la reconstruction Ali Shaath, ancien haut fonctionnaire palestinien et ingénieur civil aguerri. Shaath dirige un comité national de 15 technocrates, triés sur le volet pour leur expertise, sans une once de politique. Leur mission : gouverner Gaza pendant sa transition, loin des ingérences qui ont trop souvent plombé les efforts passés.

Trump considère ce groupe comme essentiel pour un avenir pacifique. En tant que président du conseil pour la paix, il apporte son appui à ce groupe d’experts intérimaires chargé de « gouverner Gaza pendant sa transition. »

« Ces dirigeants palestiniens sont fermement engagés en faveur d’un avenir pacifique ! », a-t-il lancé sur Truth Social.


Pour entourer cette instance de supervision, il s’appuie sur un aréopage international bien choisi. Selon Axios, Nickolay Mladenov, diplomate bulgare rompu aux crises du Moyen-Orient en tant qu’ancien envoyé spécial de l’ONU, se profile pour prendre les rênes des opérations sur le terrain à Gaza.

Autour de la table, on trouve des représentants de poids comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Italie, aux côtés de nations du Golfe et du monde arabe : l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte et la Turquie.

Phase deux : reconstruire Gaza et neutraliser la menace du Hamas

Steve Witkoff, l’émissaire américain envoyé sur le terrain, trace les contours de cette phase deux. Elle met l’accent sur « la reconstruction » de Gaza, un chantier vital pour sortir les habitants de l’impasse des pénuries.

Trump exige un accord de démilitarisation global avec le Hamas, passant par la remise de toutes les armes et le démantèlement complet des tunnels souterrains. Le Hamas doit aussi honorer ses engagements immédiats.

« Le Hamas doit immédiatement honorer ses engagements, notamment la restitution du dernier corps à Israël », a exhorté Donald Trump dans son message.

Alors qu’Israël accuse le groupe de traîner sur la remise de la dépouille du policier Ran Gvili, le mouvement évoque des difficultés liées aux ravages massifs et au manque d’équipements. Ce geste illustre l’importance d’un engagement concret pour la paix et contribue à préparer une souveraineté palestinienne viable, sans prolongation du contrôle israélien sur les accès.

Deux ans de guerre ont laissé Gaza en ruines, avec ses frontières et points d’accès verrouillés par Israël, prolongeant un calvaire quotidien pour des centaines de milliers de Palestiniens. La faim, la soif, le manque de médicaments et de carburant rongent l’enclave, une réalité observée jour après jour par les reporters locaux.

Face à cette catastrophe humanitaire, l’équipe dirigée par Trump propose le déploiement rapide d’une force internationale de stabilisation pour sécuriser le terrain et former des unités de police palestiniennes locales, prêtes à reprendre les rênes sans l’ombre du Hamas.

Cette approche s’appuie sur les partenaires du comité international, du Qatar à la Turquie en passant par l’Égypte, pour injecter efficacité et réalisme. Trump impose une démilitarisation totale comme bouclier contre le chaos extrémiste, ouvrant la voie à une reconstruction sans ingérences stériles pour les familles de Gaza, épuisées par les pénuries.

IMPORTANT - À lire

Ce plan de restructuration palestinienne sous supervision américaine soulève des enjeux géopolitiques majeurs : diplomatie moyen-orientale, équilibre des puissances internationales, reconstruction post-conflit. Notre revue mensuelle approfondit ces dynamiques complexes bien au-delà des annonces officielles.

Chaque mois, nous analysons les stratégies géopolitiques et les transitions régionales qui façonnent notre monde. Découvrez nos enquêtes approfondies en version papier pour comprendre les véritables enjeux derrière ces grands projets internationaux.


Participez au débat, et partagez votre opinion !

Faites avancer la discussion en donnant votre avis à la communauté.

En savoir plus sur Géopolitique Profonde

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture