🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le Hamas propose de déposer les armes si l’occupation israélienne de Gaza prend fin. Khalil al-Hayya insiste sur un État palestinien souverain.
- Le Qatar et l’Égypte exigent un retrait total des troupes israéliennes pour un cessez-le-feu complet. Une force internationale pourrait stabiliser la trêve.
- Le plan Trump pour Gaza est partiellement appliqué, avec des mesures actuelles insuffisantes. La libération des otages est presque terminée.
Le Hamas a tendu la main à l’Autorité palestinienne ce samedi 6 décembre, proposant de déposer les armes sous condition. Fin de l’occupation israélienne de Gaza, ou pas de reddition : c’est la position clairement exprimée par Khalil al-Hayya, chef du Hamas pour Gaza et principal négociateur du mouvement.
« Nos armes sont liées à l’existence de l’occupation et de l’agression », a déclaré le responsable dans un communiqué officiel.
Un message on ne peut plus clair lorsqu’il ajoute :
« Si l’occupation prend fin, ces armes seront placées sous l’autorité de l’État. »
Interrogé par des journalistes de l’AFP, Khalil al-Hayya a été clair : le Hamas souhaite un État palestinien « souverain et indépendant ». Pas question de se laisser dicter sa conduite.
« Nous acceptons le déploiement de forces de l’ONU en tant que forces de séparation, chargées de surveiller les frontières et de veiller au respect du cessez-le-feu à Gaza », a déclaré le responsable, fermant ainsi la porte à toute présence internationale ayant pour objectif de désarmer le mouvement.
???? Le Hamas déclare être prêt à remettre ses armes à une autorité palestinienne « si l’occupation cesse » « Nos armes sont liées à l’existence de l’occupation et de l’agression », a déclaré dans un communiqué Khalil al-Hayya, chef du Hamas pour Gaza et principal négociateur du
Les médiateurs réclament le retrait israélien
Dans la matinée, le Qatar et l’Égypte ont haussé le ton face à l’occupation de Gaza. Ces deux pays, médiateurs et garants du cessez-le-feu, réclament que les soldats israéliens quittent le territoire palestinien. Ils exigent également le déploiement rapide d’une force internationale chargée de stabiliser la trêve.
Le plan Trump pour Gaza n’est que partiellement appliqué. Les mesures en cours ne représentent qu’une partie de la deuxième phase, destinée à mettre fin au conflit déclenché par l’attaque du Hamas en octobre 2023.
La première phase, initiée avec le cessez-le-feu du 10 octobre, a permis la libération des otages contre des centaines de prisonniers palestiniens – un échange quasiment achevé puisqu’il ne reste plus qu’un corps à rapatrier depuis Gaza.
Cette étape initiale prévoyait également un retrait partiel des forces israéliennes, qui maintiennent cependant leur mainmise sur environ la moitié du territoire gazaoui. Un demi-retrait qui interroge, alors que l’État hébreu continue d’occuper stratégiquement les zones les plus sensibles.
Le cessez-le-feu à Gaza reste incomplet sans « un retrait total » d’Israël, estime le Qatar ➡️ go.france24.com/EZS
Un cessez-le-feu incomplet
Lors d’une conférence samedi à Doha, le Premier ministre qatari Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani a mis les choses au clair :
« Nous sommes à un moment critique (…) Nous ne pouvons pas encore considérer qu’il y a un cessez-le-feu. Un cessez-le-feu ne peut être complet qu’avec le retrait total des forces israéliennes et le retour de la stabilité à Gaza. »
« En ce moment, nous – le Qatar, la Turquie, l’Égypte, avec les États-Unis – nous réunissons pour faire avancer la prochaine phase », a-t-il ajouté.
À Doha, le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a confirmé que des négociations étaient en cours concernant la composition d’une force internationale de stabilisation.
Israël a d’ailleurs fait clairement savoir qu’il ne voulait pas de soldats turcs dans cette coalition. Ce refus n’est pas anodin : Tel-Aviv considère que la Turquie est bien trop proche du Hamas pour être un acteur crédible dans cette mission. Un veto qui ne surprendra personne lorsqu’on connaît les relations tendues entre Ankara et l’État hébreu ces dernières années.
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