🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le chef de cabinet de Zelensky, Andriy Yermak, démissionne après des perquisitions. Un scandale de corruption de 100 millions de dollars éclate.
- Opération Midas révèle un réseau de pots-de-vin chez Energoatom. Deux ministres démissionnent, plusieurs proches de Zelensky impliqués.
- Les pourparlers de paix menacés. Yermak abandonnait les négociations avec les USA juste avant sa démission.
- Le régime de Zelensky fragilisé. Sans purge, le président risque de perdre sa majorité et son crédit.
Le bras droit de Zelensky a jeté l’éponge vendredi 28 novembre. Andriy Yermak, chef de cabinet du président ukrainien et négociateur en chef, a démissionné quelques heures après que les enquêteurs anticorruption ont mené une descente chez lui et dans son bureau à Kiev.
Ce n’est pas n’importe quel fonctionnaire qui tombe : c’est l’homme le plus puissant après Zelensky. Ce départ confirme ce que beaucoup soupçonnaient : les élites se gavent pendant que les Ukrainiens ordinaires souffrent. Et c’est l’argent occidental qui finance ce petit monde.
Zelensky a tenté de minimiser l’affaire dans une vidéo précipitée. Il a affirmé avoir accepté cette démission « pour éviter les rumeurs et les spéculations ». Il a même remercié Yermak pour avoir « toujours représenté la position de l’Ukraine dans les négociations exactement comme il le fallait ».
Le président a depuis annoncé qu’il consultait des remplaçants potentiels. La corruption est tellement endémique là-bas qu’il ne manquera probablement pas de candidats prêts à prendre la relève.
⚡️ “I don’t watch anyone questioning Ukraine,” President Zelenskyy said as he announced a reset of the Presidential Office and the resignation of its head Andriy Yermak.
L’opération Midas démantèle un réseau de corruption à 100 millions de dollars
La démission d’Andriy Yermak, 54 ans, arrive au pire moment pour l’Ukraine. Ce départ survient alors que Kiev subit des pressions américaines pour céder des territoires à la Russie. L’administration de Zelensky se débat de surcroît dans le bourbier de l’opération Midas.
Cette enquête a mis au jour un système de dessous-de-table qui aurait détourné 100 millions de dollars d’Energoatom, la compagnie d’énergie nucléaire du pays. Le scandale a déjà coûté leur poste à deux ministres. Plusieurs proches de Zelensky seraient impliqués.
Dans les couloirs du pouvoir, on chuchote que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Le moment choisi pour cette démission pose question : Yermak abandonne le navire juste au moment où il prend l’eau de toutes parts. Est-ce le signe que les élites ukrainiennes commencent à se préparer un plan B ?
????????L’affaire MIDAS : corruption, énergie et pouvoir — quand Kiev, Washington et les élites mondiales se croisent Derrière la guerre, un autre front s’est ouvert : celui de l’argent. L’opération MIDAS a révélé un réseau de corruption au cœur de l’entreprise nucléaire ukrainienne
Perquisitions et système de corruption révélé
Des perquisitions ont eu lieu vendredi matin chez Yermak. Le Bureau national anticorruption ukrainien (NABU) et le Bureau du procureur spécialisé anticorruption ont débarqué sans prévenir à la résidence personnelle du chef de cabinet avant d’investir le bureau présidentiel.
Yermak a rapidement réagi sur Telegram. Il a assuré que tout s’était déroulé sans accroc et qu’il « coopérait pleinement » avec les autorités.
Le NABU pointe également du doigt Timur Mindich, ex-associé du président dans sa société de production Kvartal 95 Studio. Selon l’enquête, Mindich serait le cerveau d’un réseau d’extorsion.
L’enquête a mis au jour un système : les sous-traitants d’Energoatom étaient contraints de verser entre 10 et 15 % du montant des contrats en dessous-de-table. Ces pots-de-vin, estimés à 100 millions de dollars, auraient été blanchis via une structure liée au sénateur russe Andriy Derkach.
L’accusation visant Yermak demeure vague. Des policiers ukrainiens ont confié au Kyiv Independent que le haut fonctionnaire aurait bénéficié d’une villa luxueuse financée par ce système frauduleux. L’affaire prend de l’ampleur : huit personnes se retrouvent déjà sur le banc des accusés.
Le scandale a fait deux victimes de marque dans l’administration : le ministre de la Justice, Herman Halushchenko, et la ministre de l’Énergie, Svitlana Hrynchuk, tous deux contraints à la démission.

Les pourparlers de paix en péril
Le départ de Yermak laisse les pourparlers de paix ukrainiens dans le flou total. Cinq jours avant sa démission, il menait encore les discussions à Genève avec l’équipe Trump — Rubio aux Affaires étrangères et Witkoff comme émissaire spécial. Les Américains avaient posé sur la table leur « plan de paix », d’abord fort de 28 conditions puis réduit à 19 après les protestations de Kiev.
Ce document fait grincer des dents au Parlement ukrainien. Beaucoup dénoncent un texte taillé sur mesure pour faire plaisir à Moscou.
Des responsables européens ont exprimé leur soulagement face à l’enquête. Un diplomate européen haut placé a confié au Kyiv Independent que Yermak passe pour un personnage « toxique » aux yeux des Européens. Son rôle dans les discussions de paix empêchait toute pression sérieuse sur Zelensky pour s’en débarrasser.
Le régime de Zelensky au bord de la rupture politique
À Bruxelles comme ailleurs, on évite de froisser Kiev. Personne n’ose dire tout haut ce qui se murmure dans les couloirs : l’Ukraine traîne des casseroles que nos gouvernants préfèrent ignorer.
Cette prudence diplomatique masque une réalité que nos médias mainstream refusent d’admettre. Nos dirigeants déversent des milliards d’euros dans ce pays, tandis que les scandales de corruption y fleurissent.
Le régime de Zelensky vacille sous la pression d’un scandale qui divise son propre camp. Ses députés et l’opposition réclamaient la tête de Yermak. Sans cette purge, le président risque de perdre sa majorité au Parlement, ainsi que le peu de crédit qui lui reste.
Depuis la guerre en 2022, Kiev n’avait pas connu pareille tempête politique. Même dans son parti « Serviteur du peuple », des voix dissidentes s’élèvent. Certains menacent : sans sacrifier Yermak, c’est toute la coalition qui pourrait s’effondrer.
IMPORTANT - À lire
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