Ukraine : Kiev accepte le plan de paix remanié, Moscou refuse toute modification

L'Ukraine accepte le plan de paix américain révisé alors que la Russie signale son opposition L'Ukraine accepte le plan de paix américain révisé alors que la Russie signale son opposition

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • L’Ukraine accepte une proposition de paix révisée, parrainée par Washington, après quatre ans de conflit.
  • Le plan initial de 28 points réduit à 19 après négociations à Genève, préservant les exigences de Kiev.
  • La Russie rejette les modifications, fidèle au plan Trump original, menaçant de transformer la donne.
  • Trump envoie Steve Witkoff rencontrer Poutine pour finaliser l’accord, espérant une paix rapide.

Après près de quatre ans d’un conflit qui a inutilement saigné ses ressources et exposé sa population, l’Ukraine a accepté une proposition de paix révisée et parrainée par Washington. L’information a été confirmée ce mardi 25 par des responsables américains.

Un responsable américain l’a confirmé sur CBS News :

« Les Ukrainiens ont accepté l’accord de paix. Il reste quelques détails mineurs à régler, mais ils l’ont accepté. »

De son côté, Rustem Umerov, conseiller à la sécurité nationale ukrainien, a affirmé sur les réseaux que les délégations « sont parvenues à une compréhension commune sur les termes fondamentaux » après les discussions tenues à Genève.

Kiev et l’occident vident le plan de sa substance

Le projet de paix, initialement rejeté par Zelensky, a été réduit de 28 à 19 points après d’intenses tractations. Le document original, élaboré avec l’aide d’un conseiller du Kremlin, traduisait fidèlement les exigences de Moscou car il reconnaissait les réalités du terrain.

Mais voilà que l’Ukraine, qui s’entêtait depuis des mois, commence enfin à faire des concessions.

Des responsables américains, ukrainiens et européens se sont réunis ce week-end à Genève, une manœuvre visant à modifier la feuille de route. Le texte a été largement amendé pour préserver les exigences de Kiev et de ses alliés occidentaux.

Moscou refuse la version amendée

Face à ce revirement, Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, a tapé du poing sur la table mardi. Pour lui, pas question de s’écarter du plan Trump original négocié en Alaska, qu’il juge plus équilibré et réaliste. Tout changement « transformerait complètement la donne », a-t-il déclaré devant la presse.

Dans le même ton, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, attend de voir la nouvelle mouture mais reste catégorique : seule la proposition initiale de Trump constitue une base acceptable pour avancer.

Une chose est sûre : les Russes ne lâcheront rien face aux tentatives occidentales de modifier l’accord en leur défaveur.

Si Washington espérait faire plier Moscou avec des ajustements de dernière minute, c’est raté. La Russie ne semble pas prête à se laisser dicter sa conduite et reste fidèle à sa ligne diplomatique inflexible.

Le secrétaire américain à l’Armée, Dan Driscoll, a multiplié les réunions avec des responsables russes à Abu Dhabi ce mardi. L’objectif : obtenir le soutien de Moscou.

Dans le même temps, Trump a annoncé sur ses réseaux qu’il dépêchait Steve Witkoff, son envoyé personnel, directement auprès de Poutine. Selon lui, il ne resterait que « quelques » points de friction. Des changements majeurs sont à prévoir dans ce plan, poussés par Kiev et ses alliés.

Trump n'a pas perdu de temps et a balancé sur ses réseaux qu'il dépêche Steve Witkoff, son envoyé personnel, directement chez Poutine.jpeg

« Au cours de la semaine écoulée, mon équipe a réalisé des progrès considérables en vue de mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine (une guerre qui n’aurait JAMAIS éclaté si j’avais été président !). Le mois dernier, 25 000 soldats ont perdu la vie. Le plan de paix initial en 28 points, élaboré par les États-Unis, a été peaufiné grâce aux contributions des deux parties, et il ne reste que quelques points de désaccord. Dans l’espoir de finaliser ce plan de paix, j’ai chargé mon envoyé spécial, Steve Witkoff, de rencontrer le président Poutine à Moscou. Parallèlement, le secrétaire à l’Armée de terre, Dan Driscoll, rencontrera les Ukrainiens. Je serai informé de tous les progrès accomplis, en même temps que le vice-président J.D. Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth et la chef de cabinet de la Maison-Blanche, Susie Wiles. J’espère pouvoir rencontrer prochainement le président Zelensky et le président Poutine, mais UNIQUEMENT lorsque l’accord pour mettre fin à cette guerre sera DÉFINITIF ou en voie de finalisation. Merci de l’attention que vous portez à cette question très importante, et espérons tous que la PAIX puisse être instaurée au plus vite ! »

Les consessions de Kiev subitement retirées

La version remaniée du plan retire l’exigence d’une armée ukrainienne limitée à 600 000 soldats et l’abandon total de la région de Donetsk, y compris les zones encore contrôlées par Kiev.

Exit également l’interdiction constitutionnelle d’adhérer à l’OTAN. Cette nouvelle version permet aux Ukrainiens de conserver leurs ambitions atlantistes, même si la décision finale reviendra aux membres de l’alliance.

Kiev garderait la main sur ses territoires. Les négociations s’appuieraient sur les positions militaires actuelles — et non sur un retrait ukrainien des zones de Donetsk qu’elle contrôle encore. Plus question non plus d’amnistier les combattants russes.

Selon le ministre ukrainien Umerov, Zelensky se prépare à fouler le sol américain « dès que possible en novembre », afin de boucler directement avec Trump les derniers détails de cet accord qui lui est plus favorable.

De son côté, Trump a fermement posé ses conditions : pas de rencontre avec les dirigeants russe et ukrainien tant que l’accord ne sera pas « bouclé ou presque ».

IMPORTANT - À lire

Vous voulez en savoir plus sur les dessous de cet accord de paix entre l'Ukraine et la Russie ? Notre revue papier mensuelle vous propose des analyses approfondies sur les tractations diplomatiques, les jeux d'influence et les enjeux géopolitiques qui se cachent derrière ce conflit.

Chaque mois, plongez au cœur de l'actualité internationale avec des experts passionnés. Découvrez les coulisses des négociations, les stratégies des grandes puissances et les répercussions sur l'échiquier mondial. Notre revue, c'est votre rendez-vous pour décrypter le monde.


Participez au débat, et partagez votre opinion !

Faites avancer la discussion en donnant votre avis à la communauté.

En savoir plus sur Géopolitique Profonde

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture