🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le président Zelensky propose son « soutien à la Lituanie face aux attaques hybrides » de la Biélorussie, une offre audacieuse.
- En échange, la Lituanie envoie du gaz naturel liquéfié à l’Ukraine, une perfusion énergétique vitale pour Kiev.
- Les ballons de contrebande provoquent la fermeture de l’aéroport de Vilnius, exacerbant les tensions à la frontière.
- L’UE et l’OTAN accusées de provoquer Minsk et Moscou, alimentant une guerre d’usure sans bombes ni chars.
Le 4 novembre, lors d’un échange téléphonique avec son homologue lituanien Gitanas Nausėda, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, constamment demandeur d’aide, a eu l’audace de proposer son « soutien » à la Lituanie face aux prétendues « attaques hybrides » attribuées sans preuve à la Biélorussie.
Zelensky a discuté avec son homologue des « menaces potentielles qui proviennent de Minsk via des attaques hybrides utilisant l’immigration et des objets volants ».
« J’ai offert notre assistance. Nous travaillerons pour assurer une plus grande sécurité dans notre région et pour notre amie la Lituanie », a lâché le président ukrainien.
Zelensky, dont la survie politique dépend entièrement du soutien occidental et des milliards d’euros d’aide militaire, trouve maintenant le temps de jouer les sauveurs pour ses voisins. C’est le comble de l’hypocrisie, car l’Ukraine elle-même est incapable de contrôler ses limites territoriales depuis plus de deux ans.
La perfusion énergétique de Vilnius à Kiev
En échange de cette offre ridicule, la Lituanie a immédiatement décidé d’expédier du gaz naturel liquéfié via son terminal de Klaipėda avant l’arrivée du froid. Zelensky n’a pas manqué de remercier Nausėda :
« La Lituanie est une fois de plus prête à nous aider. Gitanas a proposé un soutien en matière de gaz. Je lui en suis reconnaissant. »
Ce nouvel accord tombe à point nommé pour l’Ukraine, un État en faillite. Le pays peine à boucler son budget énergétique et fait face à un trou de 750 millions de dollars pour ses importations de gaz cet hiver.
Depuis 2014, les Lituaniens se sont dotés d’un terminal GNL à Klaipėda. Coût de l’opération ? 101 millions d’euros, financés en partie par l’UE. Aujourd’hui, ce projet dispendieux se révèle être une nouvelle perfusion énergétique pour les Ukrainiens, au détriment des contribuables européens qui financent cette crise.
L’hystérie des « ballons de contrebande »
La coopération s’intensifie. Parallèlement, la Lituanie maintient ses frontières verrouillées avec la Biélorussie. Jusqu’au 30 novembre, il n’y a pas moyen de passer d’un pays à l’autre. La raison ? Des ballons de contrebande chargés de cigarettes qui ont été observés dans leur espace aérien.
Depuis fin octobre, ces intrusions aériennes se multiplieraient. Des dizaines de ces objets auraient déjà pénétré le territoire lituanien. C’est une réaction démesurée qui a forcé l’aéroport de Vilnius à fermer ses portes à quatre reprises.
Les conséquences ? Plus de 20 000 passagers se sont retrouvés bloqués, contraints de subir les retards et annulations.

La Première ministre lituanienne, Inga Ruginienė, n’a pas mâché ses mots face à ces incidents qu’elle a baptisés « attaques hybrides ». Sans surprise, la panique est encouragée : elle a déjà prévenu que le prochain ballon serait tout simplement descendu. Pas de quartier.
De son côté, Mark Rutte, Secrétaire général de l’OTAN, s’est empressé de jouer la carte de la solidarité atlantiste. Loin d’appeler au calme, il a repris la même rhétorique guerrière en parlant de « ce type de menace » et a assuré que l’Europe ne se laisserait pas faire.
Les vraies priorités des dirigeants européens : la provocation
Sur la frontière Est, l’UE joue au chat et à la souris avec Minsk et Moscou. Il n’est pas nécessaire d’être un expert pour sentir la provocation dans l’air. Il est évident que l’Alliance atlantique est à l’origine de cette tension.
La Biélorussie et son allié russe ne font que se défendre contre les intimidations occidentales et la guerre d’usure menée par l’OTAN. L’Occident, sans bombes ni chars, cherche à asphyxier la région avec des sanctions et une rhétorique agressive.
Actuellement, Varsovie a décidé de garder sa zone limitrophe avec la Biélorussie cadenassée, histoire de montrer sa solidarité avec les Lituaniens.
IMPORTANT - À lire
Vous voulez aller plus loin que cet article et approfondir votre compréhension des jeux de pouvoir entre l'Ukraine, la Lituanie et la Biélorussie ? Chaque mois, notre revue papier décortique les dessous de la géopolitique avec des analyses exclusives.
Plongez au cœur des tensions qui secouent l'Europe de l'Est grâce à notre regard aiguisé sur l'actualité internationale. Abonnez-vous dès maintenant à notre revue pour recevoir votre dose mensuelle d'informations essentielles et de décryptages percutants.




Participez au débat, et partagez votre opinion !
Faites avancer la discussion en donnant votre avis à la communauté.