🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le Rassemblement national remporte une victoire historique à l’Assemblée avec 185 voix contre 184 pour dénoncer l’accord franco-algérien de 1968.
- Marine Le Pen exige que le gouvernement revoie les privilèges des Algériens en matière d’immigration, malgré l’absence de valeur législative de la résolution.
- La gauche et les macronistes critiquent l’absence de Gabriel Attal lors du vote, malgré ses précédentes prises de position contre l’accord.
- Désertion massive des députés de Renaissance et de la gauche, révélant un manque d’engagement lors des votes cruciaux.
Coup de tonnerre à l’Assemblée : les députés ont adopté, par 185 voix contre 184, une proposition de résolution du Rassemblement national visant à « dénoncer » l’accord franco-algérien de 1968, avec l’appui des groupes LR et Horizons.
Marine Le Pen n’a pas caché sa satisfaction après ce vote inédit. « C’est une journée qu’on peut qualifier d’historique pour le RN », s’est-elle réjouie immédiatement.
Du jamais vu dans l’histoire parlementaire récente : pour la première fois, un texte porté par le Rassemblement national a franchi l’obstacle du vote à l’Assemblée nationale. La cheffe des députés RN savourait ce moment, d’autant plus symbolique qu’il intervient malgré l’opposition franche des formations de gauche, des députés macronistes et même du gouvernement, qui s’étaient tous ligués contre cette initiative.
Cette victoire marque peut-être un tournant dans la vie politique française, alors que l’extrême droite tente depuis des années d’imposer ses thématiques dans le débat public.

Marine Le Pen s’attaque aux avantages indus des ressortissants algériens
Marine Le Pen a bousculé le gouvernement à la suite de ce vote parlementaire. Malgré l’absence de valeur législative de cette résolution, elle a exigé que l’exécutif prenne en considération cette décision qui remet en cause les privilèges accordés aux Algériens en matière d’immigration et de séjour sur le sol français.
« Nous considérons qu’il n’y a plus rien qui justifie le maintien de cette convention », a-t-elle martelé avec fermeté.
Les accords historiques datant de la période post-coloniale semblent aujourd’hui dépassés aux yeux du parti. Ce texte, vestige d’une autre époque, accorde depuis des décennies un traitement préférentiel aux ressortissants algériens.
La gauche fustige l’absence des macronistes
Après ce revers, Olivier Faure, le chef du PS, n’a pas mâché ses mots contre la majorité présidentielle. « Ils étaient où les macronistes ? Gabriel Attal était absent », a-t-il lancé sur X. Il visait directement l’ex-Premier ministre, lequel cumule les casquettes de patron du parti présidentiel et du groupe à l’Assemblée.
« Il nous a manqué une voix. Cette voix qui nous a manqué pour faire face au RN, c’est celle de Gabriel Attal », a déclaré Cyrielle Chatelain face aux journalistes. La présidente du groupe écologiste a tenté de justifier l’échec de son camp.
Gabriel Attal avait lui-même réclamé la dénonciation de l’accord de 1968 en janvier. Il estimait qu’il fallait « poser les limites et assumer le rapport de force avec l’Algérie ».
Cette prise de position survenait notamment après l’arrestation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal. Mais quand il s’est agi de voter, son groupe parlementaire s’est opposé au texte présenté par le RN.
Le député macroniste Charles Rodwell, auteur d’un récent rapport accablant contre ce même accord de 1968, avait justifié par avance un refus, au prétexte d’un supposé vide juridique qui risquerait de « provoquer un déferlement migratoire » dans l’Hexagone, analyse dénoncée par le RN.
Désertion massive chez Renaissance et la gauche
En plein débat crucial au Parlement, les absences se sont multipliées dans les rangs de la majorité présidentielle. Ce jeudi 30 octobre, seuls 30 députés du groupe Renaissance sur 92 ont daigné se déplacer pour voter contre la proposition. Trois ont même préféré s’abstenir, pendant que les autres brillaient par leur absence.
Gabriel Attal, lui, avait visiblement d’autres priorités. Il paradait à un forum sur la « transformation durable du tourisme », loin des bancs de l’Assemblée nationale.
La gauche, pourtant si prompte à donner des leçons, n’a pas fait exception : seulement 52 députés LFI sur 72 se sont présentés au vote. Même constat chez les socialistes avec 53 présents sur 69, tandis que les écologistes comptaient 32 votants sur 38. Le groupe communiste et ultramarin a fait encore plus fort avec à peine 6 députés sur 17.
Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Nos élus touchent des salaires confortables, mais ne se donnent même pas la peine d’être présents lors des votes cruciaux. Et après, ils s’étonnent que les Français se détournent des urnes ! »
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