🔥 Les essentiels de cette actualité
- Thierry Breton, ancien commissaire européen, a été interdit d’entrée aux États-Unis en représailles à ses efforts pour réguler les géants du numérique, et il exhorte l’Union européenne à répondre avec fermeté pour éviter une vassalisation croissante, mettant en garde contre les dangers d’accepter de telles punitions pour l’exercice d’un mandat démocratique.
- Breton défend vigoureusement le règlement DSA, adopté par une écrasante majorité des parlementaires et chefs d’État européens, comme une mesure essentielle pour protéger les citoyens et les démocraties, soulignant que cette loi vise à sauvegarder les enfants et les valeurs démocratiques contre les abus en ligne.
- Le secrétaire d’État américain Marco Rubio justifie ces sanctions comme une contre-attaque légitime contre les tentatives européennes de censurer les voix dissidentes sur les plateformes américaines, affirmant que l’administration Trump ne tolérera plus ces actes d’ingérence extraterritoriale dans la liberté d’expression.
- Les interdictions s’étendent à d’autres figures européennes impliquées dans la lutte contre la désinformation en ligne, y compris des activistes britanniques et allemands, soulevant des questions sur les conflits de souveraineté numérique entre continents, et interrogeant si ces mesures protègent vraiment ou imposent une censure idéologique globale.
L’ancien commissaire européen Thierry Breton vient de se heurter à une interdiction de séjour aux États-Unis, mesure brandie par les autorités américaines pour sanctionner son zèle à imposer des règles strictes aux géants du numérique.
Ce mardi 30 décembre, sur les ondes de RTL, Breton n’a pas mâché ses mots. « Je pense que les institutions européennes doivent réagir avec la plus extrême fermeté », a-t-il lancé, furieux de cette sanction qui le vise personnellement pour avoir poussé des mesures de régulation des réseaux sociaux.
Et d’ajouter :
« Nos institutions européennes ne peuvent montrer de signe de faiblesse. Au-delà de ma personne, si on accepte qu’on soit ostracisés, blâmés, punis, tout simplement parce qu’on a exercé le mandat qu’on nous a confié, alors on prend une pente extrêmement dangereuse. »
Derrière cette indignation, Breton brandit l’épouvantail d’une Europe vassalisée. « La faiblesse entraîne la vassalisation. L’UE doit réagir, non pas pour mon cas, mais pour les 450 millions d’Européens que nous sommes. Ne soyons pas naïfs. Nous sommes entourés d’empires, de prédateurs qui ne nous veulent pas du bien », assène-t-il.
Mais cette posture de victime masque mal l’arrogance de technocrates qui alourdissent la vie des citoyens ordinaires à coups de décrets bureaucratiques, au profit d’une censure idéologique qui étouffe la liberté d’expression.
Breton, l’architecte bruxellois des chaînes numériques imposées aux plateformes
Thierry Breton, alors en charge du numérique à Bruxelles, avait lancé des enquêtes musclées contre X (ex-Twitter), Meta (Facebook et Instagram) et TikTok, en invoquant la lutte contre les fausses informations et les discours de haine. C’est lui qui a porté le règlement DSA, ce carcan imposé aux géants du Net.
Le texte a été voté à une écrasante majorité : près de 90 % des parlementaires européens et 100 % des chefs d’État et de gouvernement ont donné leur feu vert.
Breton se défend en fanfare :
« Cette nouvelle loi a été portée par la Commission, et j’étais le rapporteur, mais elle a surtout été votée par l’ensemble de nos forces démocratiques, par près de 90% des parlementaires européens et 100% des chefs d’État et de gouvernement. Elle n’est faite contre aucun pays, elle est faite pour protéger nos enfants, nos démocraties. »
La Commission européenne condamne mollement les mesures américaines sans oser riposter. Pour Breton, l’idée est claire : plier les plateformes à des règles européennes prétendument démocratiques. « Ce n’était pas hégémonique ou agressif de notre part, nous voulions être nous-mêmes », ajoute-t-il, comme si imposer un diktat continental pouvait passer pour de la vertu.
Marco Rubio dégaine : fin de la censure imposée par les idéologues de Bruxelles
Marco Rubio, secrétaire d’État des États-Unis, a mis les points sur les i dans une déclaration cinglante. Il justifie sans détour les sanctions américaines, présentées comme une riposte nécessaire à l’arrogance des technocrates européens.
« Depuis bien trop longtemps, des idéologues européens mènent des actions concertées pour contraindre les plateformes américaines à sanctionner les opinions auxquelles elles s’opposent. L’administration Trump ne tolérera plus ces actes flagrants de censure extraterritoriale. Nous prendrons des mesures pour interdire l’entrée aux États-Unis aux figures de proue du complexe industriel mondial de la censure », a-t-il lancé.
Rubio tape juste là où ça fait mal : ces élites supranationales bruxelloises, obsédées par leur régulation oppressive, cherchent à museler les voix dissidentes. Washington contre-attaque pour défendre sa souveraineté numérique et refuse que des bureaucrates européens imposent leur loi à distance au nom d’une « protection » qui pue l’infantilisation.
Les sanctions américaines s’étendent : des activistes anti-liberté d’expression dans le viseur
Les mesures fermes de Washington ne s’arrêtent pas à Thierry Breton. Cinq figures européennes spécialisées dans la traque des voix dissidentes en ligne se retrouvent interdites de territoire américain. Parmi elles figure Imran Ahmed, fondateur du Center for Countering Digital Hate au Royaume-Uni, qui a déjà déposé plainte contre cette riposte.
Le reproche principal ? Ahmed et son CCDH ont poussé Google à déréférencer une douzaine de militants anti-vaccins américains, dont Robert F. Kennedy Jr., aujourd’hui ministre de la Santé sous Trump. Une censure qui passe mal outre-Atlantique.
À leurs côtés figure Clare Melford, du Global Disinformation Index au Royaume-Uni, avec un outil qui blackliste les sites jugés trop critiques. En Allemagne, Anna-Lena von Hodenberg et Josephine Ballon, de HateAid, traquent ce qu’elles appellent la haine en ligne. Ces ONG, financées par des fondations opaques, se présentent en gardiennes de la vérité, mais incarnent surtout l’arrogance des élites bruxelloises qui veulent museler toute dissidence au nom d’une régulation prétendument protectrice.
Rubio et les siens y voient une revanche légitime : stopper l’extraterritorialité de technocrates qui imposent leur censure idéologique aux Américains.
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