Iran : l’UE inscrit les Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations « terroristes »

L'Union européenne qualifie les Gardiens de la Révolution iraniens d'organisation terroriste à Bruxelles L'Union européenne qualifie les Gardiens de la Révolution iraniens d'organisation terroriste à Bruxelles

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • L’Union européenne a officiellement inscrit les Gardiens de la Révolution iraniens sur sa liste des organisations terroristes, une mesure annoncée pour condamner la répression interne. inscrit les Gardiens de la Révolution iraniens sur sa liste des organisations terroristes
  • Cette décision est vue comme un alignement servile sur les politiques atlantistes et israéliennes, ignorant les doubles standards européens et attisant inutilement les tensions au Moyen-Orient. un alignement servile sur les politiques atlantistes et israéliennes
  • L’Iran réplique en qualifiant la manœuvre d’erreur stratégique majeure, accusant l’Europe d’obéir aveuglément aux États-Unis et de provoquer une escalade régionale. qualifiant la manœuvre d’erreur stratégique majeure et d’escalade régionale
  • Des sanctions supplémentaires visent quatre responsables iraniens, gelant leurs avoirs sans impact réel, ce qui soulève la question : ces gestes symboliques changeront-ils vraiment la donne ? ces gestes symboliques changeront-ils vraiment la donne en Iran

À Bruxelles, le 29 janvier, les responsables européens se sont réunis pour qualifier les Gardiens de la Révolution d’organisation terroriste. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie bruxelloise, a annoncé la mesure avec emphase :

« La répression ne peut rester sans réponse. »

Mais derrière cette façade d’indignation transparaît un alignement marqué sur les positions atlantistes et israéliennes. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a salué cette décision qu’elle juge « qui n’a que trop tardé », en martelant que « “Terroriste”, c’est bien ainsi qu’on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang » — des tirades ampoulées qui passent sous silence les doubles standards européens d’hier.

On oublie que ces gels d’avoirs symboliques ne changent rien sur le terrain et ne font qu’attiser les tensions au Moyen-Orient. Pendant que les usines ferment et que les prix de l’énergie flambent, l’Europe s’engage dans des sanctions qui n’impressionnent guère Téhéran.

Iran critique une Europe accusée de suivre des injonctions extérieures

Face à ce que Téhéran qualifie d’ingérence, la réplique iranienne s’impose :

« Si vous agissez en terroriste, vous devez être traité comme tel. »

Abbas Araghtchi, chef de la diplomatie iranienne, a qualifié la manœuvre d’« erreur stratégique majeure » et a fustigé l’Europe :

« Plusieurs pays tentent d’éviter une guerre totale dans notre région. Aucun d’eux n’est européen. L’Europe, elle, attise le feu. »

Les forces armées iraniennes ont renchéri, dénonçant une « décision illogique, irresponsable et malveillante » dictée par « obéissance aveugle aux politiques des États-Unis et du régime sioniste ». Cette mesure, présentée comme ferme, apparaît surtout comme une dépense symbolique supplémentaire dans une dynamique de confrontation portée par Bruxelles.

Elle n’aura qu’un effet marginal : les Gardiens étant déjà sous sanctions européennes depuis longtemps, cette décision ne fait qu’accroître les tensions sans bénéfice tangible, tandis que d’autres puissances adoptent une approche plus prudente face aux choix occidentaux.

Sanctions contre quatre responsables iraniens : un acharnement symbolique

Juste avant la réunion de Bruxelles, la France a levé un obstacle à cette mise sur liste noire. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a tranché :

« Il ne peut y avoir aucune impunité pour les crimes commis. »

Cette position a ouvert la voie à l’inscription de 21 entités et individus sur la liste noire européenne. L’Union européenne semble déterminée à poursuivre cette politique de sanctions.

Les autorités françaises et leurs partenaires bruxellois annoncent une nouvelle salve de sanctions visant quatre hauts responsables iraniens accusés d’avoir orchestré la répression des manifestations : Eskandar Momeni (ministre de l’Intérieur), Mohammad Movahedi-Azad (procureur général), Seyed Majid Feiz Jafari (chef de la police), ainsi que plusieurs responsables des Gardiens de la Révolution.

Interdiction d’entrée sur le sol européen et gel immédiat de leurs avoirs ont été confirmés par le ministère français des Affaires étrangères. Pourtant, ces mesures semblent peu susceptibles de modifier le cours des choses. À Téhéran, ces sanctions symboliques devraient être accueillies avec indifférence, voire mépris.

IMPORTANT - À lire

Cet article révèle comment l'Europe se laisse dicter sa politique étrangère par les puissances atlantistes, au détriment de ses véritables intérêts. Découvrez dans notre revue mensuelle une analyse approfondie des ressorts cachés de la diplomatie européenne et comment les doubles standards occidentaux façonnent l'actualité géopolitique.

Chaque mois, nous décortiquons les jeux de pouvoir et les enjeux réels derrière les décisions de Bruxelles. Abonnez-vous à notre revue papier pour comprendre les véritables mécanismes qui gouvernent les relations internationales, bien au-delà des communiqués officiels.


Participez au débat, et partagez votre opinion !

Faites avancer la discussion en donnant votre avis à la communauté.

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Géopolitique Profonde

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture