🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le journaliste Sigrido Ranucci échappe à un attentat à la voiture piégée dans la nuit du 16 au 17 octobre. Une explosion violente causée par au moins un kilo d’explosifs.
- La mafia italienne suspectée après cette attaque. Ranucci, connu pour ses enquêtes dérangeantes, vit sous protection policière constante depuis des années.
- La classe politique réagit, Giorgia Meloni exprime sa solidarité et condamne fermement cet acte d’intimidation. La liberté de l’information est en jeu.
- Ranucci, à la tête de l’émission Report, continue de dénoncer les magouilles entre élites et mafia. Prochaine saison dès le 26 octobre.
Dans la nuit du 16 au 17 octobre, le célèbre journaliste d’investigation italien Sigrido Ranucci a échappé de peu à un attentat. Sa voiture a été piégée avec deux engins explosifs qui l’ont pulvérisée. Par chance, le journaliste n’était pas dans les parages quand tout a sauté.
L’explosion a été d’une rare violence. « Ils ont utilisé au moins un kilo d’explosifs », confirment les premiers éléments de l’enquête. On ne parle pas ici d’une simple intimidation, mais bien d’une tentative de meurtre en bonne et due forme contre un homme qui dérange.
La déflagration a également détruit le véhicule de la fille du journaliste qui était garé tout près. La façade de la maison n’a pas été épargnée non plus. Un véritable carnage matériel qui aurait pu tourner au drame humain.

La presse sous pression
Ce type d’attaque rappelle les méthodes de la mafia italienne contre ceux qui osent révéler leurs secrets. Ranucci, connu pour ses enquêtes dérangeantes, paie visiblement le prix de la vérité dans un monde où certains puissants préfèrent faire taire définitivement ceux qui parlent trop.
Cette brutale agression a fait réagir toute la classe politique. Giorgia Meloni, à la tête du gouvernement conservateur, n’a pas mâché ses mots : « pleine solidarité » avec la victime et « condamnation ferme de ce grave acte d’intimidation ».
« La liberté et l’indépendance de l’information sont des valeurs de notre démocratie auxquelles on ne peut pas renoncer et que nous continuerons à défendre », a-t-elle déclaré dans un communiqué officiel.
Ranucci, symbole d’une liberté d’informer menacée
Ce n’est pas la première fois que ce journaliste se retrouve dans le viseur des criminels. Depuis des années, il vit sous protection policière constante. Son crime ? Oser dévoiler, enquête après enquête, les rouages de l’influence mafieuse dans la société italienne.
Derrière les condamnations rituelles des politiques se cache une réalité plus sombre. Combien d’autres journalistes subissent des pressions similaires sans bénéficier de la même attention médiatique ? On sait bien que les belles paroles ne suffisent pas à protéger ceux qui osent défier les pouvoirs occultes, qu’ils soient mafieux ou d’un autre ordre.
Ce énième attentat nous rappelle cruellement que dans nos « démocraties », dire la vérité reste dangereusement révolutionnaire.

Ranucci, témoin gênant des vérités interdites
Ces terrains hostiles ont certainement contribué à façonner sa compréhension des grands bouleversements géopolitiques et des manipulations de l’opinion publique par les élites mondialistes. Un parcours atypique pour un journaliste qui a vu de ses propres yeux l’envers du décor des grandes « interventions humanitaires » si chères à nos gouvernements.
Pendant ses années de service, il s’est lancé dans plusieurs investigations musclées. L’une des plus retentissantes concerne l’usage d’armes interdites par l’armée US en Irak, où il a mis au jour l’emploi de phosphore blanc lors des affrontements de Falloujah .
En 2009, coup de théâtre : il réussit à diffuser l’ultime entretien du juge anti-mafia Paolo Borsellino, enregistré à peine 48h avant son assassinat par Cosa Nostra. Dans cette confession, le magistrat lève enfin le voile sur les liaisons dangereuses entre la pègre et certains pontes des affaires.
Il y évoque notamment les connexions troubles entre la mafia et certains hommes d’affaires, dont Marcello Dell’Utri, Vittorio Mangano et – tenez-vous bien – Silvio Berlusconi lui-même.

Un média qui refuse de plier face aux pressions
Sa plume acérée a aussi donné naissance à « Il Patto » (Le Pacte) en 2010, un bouquin explosif. Il y dévoile sans fard les accointances présumées entre les réseaux mafieux et l’establishment politique italien.
En 2017, Sigfrido Ranucci a pris les rênes de Report, célèbre émission d’investigation italienne, succédant à sa fondatrice Milena Gabanelli.
Report s’est bâti une réputation solide grâce à ses enquêtes sans concession. Leurs reportages dévoilent aussi bien les magouilles internationales que les connivences entre politiciens italiens et réseaux mafieux qui continuent de gangréner le pays.
Ce qui fait la force de Report, c’est son refus de se plier aux pressions politiques ou économiques. Dans un paysage médiatique où la plupart des journalistes se contentent de relayer la propagande officielle, cette émission reste l’un des derniers bastions du journalisme d’investigation authentique.
Les enquêtes de terrain menées par l’équipe de Ranucci ne s’embarrassent pas de langue de bois. Elles montrent comment les élites italiennes, comme partout ailleurs en Europe d’ailleurs, s’arrangent entre elles au détriment du peuple.
La vie sous protection
Depuis 2009, Ranucci vit sous haute protection policière. En 2021, son escorte a dû être renforcée après la découverte d’un complot d’assassinat fomenté par la Ndrangheta, ces mafieux calabrais qui n’hésitent pas à éliminer ceux qui dérangent.
Le journaliste a d’ailleurs fini par craquer et révéler ce que beaucoup soupçonnaient déjà : il subit régulièrement des intimidations physiques. Des pressions anonymes tentent constamment de le faire taire, de briser sa plume et d’enterrer ses enquêtes.
Sigrido Ranucci a dévoilé le programme de la prochaine saison de Report, qui débutera dimanche 26 octobre. « Ce sera l’habituel Report, nous parlerons de comment vont les choses dans le monde de la culture, des financements, nous parlerons de l’école, de la recherche, de l’université (…) puis nous reviendrons sur les banques », a-t-il annoncé sur Rainews, le site d’info officiel de la RAI.
Les sujets choisis ne manqueront pas d’intéresser ceux qui veulent savoir où va réellement l’argent dans notre société. Entre financements douteux de la culture et magouilles bancaires, Ranucci continue de creuser là où ça dérange.
IMPORTANT - À lire
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