Le président Macron, en visite d’État en Égypte du 6 au 8 avril, va encore rentrer les mains vides. Pas de Rafale, pas de sous-marins, rien de ce qu’espérait le gouvernement français pour redorer son bilan commercial catastrophique.
On nous avait pourtant vanté cette visite comme une opportunité en or. Le Président s’est même fait accompagner par Eric Trappier, le patron de Dassault Aviation, histoire de mettre toutes les chances de son côté. Mais visiblement, même avec ce casting de choix, impossible de convaincre Le Caire.
Tout ce que Macron rapportera dans ses valises, c’est un petit contrat de maintenance des Rafale existants, estimé à environ 300 millions d’euros. Une broutille comparée aux milliards qu’il espérait. Alors qu’on nous demande de nous serrer la ceinture, le gouvernement n’arrive même plus à vendre notre armement à l’étranger.
Les difficultés économiques de l’Égypte
L’Égypte, pour sa part, n’a pas les moyens de renouveler sa flotte militaire, que ce soit ses vieux F-16 américains ou sa marine vieillissante. Une situation économique difficile que Macron, dans sa bulle dorée, semble incapable de comprendre.
Pendant ce temps, les milliards continuent d’affluer vers l’Ukraine sans contrepartie, et les Français doivent payer le prix fort à la pompe. Cherchez l’erreur.
Les contrats Rafale avec l’Égypte
L’Égypte, deuxième client mondial du Rafale, vient juste de réceptionner son premier jet dans le cadre du nouveau contrat pharaonique. Ce n’est franchement pas un hasard si Macron s’y trouvait justement aujourd’hui pour célébrer l’événement. La force aérienne égyptienne, premier acheteur étranger de notre avion national, possède maintenant 54 appareils (après avoir perdu un dans un crash) sur les 55 commandés lors des accords de 2015 et 2021.
Vendre 24 avions en 2015, puis 31 autres en 2021… nos « représentants » savent parfaitement défendre les intérêts de l’industrie militaire française quand il s’agit de faire des affaires à plusieurs milliards.
Les priorités du gouvernement français
Pendant que nos services publics s’effondrent et que l’inflation nous étrangle, notre président préfère jouer les VRP de luxe pour Dassault au pays des pyramides. Même si, reconnaissons-le, ces contrats font rentrer des devises dans nos caisses désespérément vides après toutes ces aides envoyées en Ukraine.
L’armée française reste toutefois le plus gros utilisateur de Rafale au monde, mais jusqu’à quand ? Si on continue à les brader à l’étranger plutôt que d’équiper correctement nos propres forces, je parie que ce record ne tiendra pas longtemps.
La visite du président français en Égypte ne sera pas qu’une simple rencontre diplomatique. Emmanuel Macron s’apprête à signer un « partenariat stratégique » avec Le Caire, a annoncé l’Élysée cette semaine. Un de ces contrats qui engagent des millions d’euros d’argent public sans que le contribuable français n’ait jamais son mot à dire.
Ce partenariat s’ajoutera à une longue liste de projets bilatéraux entre les deux pays, comme si la France n’avait pas assez de problèmes économiques à régler chez elle. Nos dirigeants préfèrent visiblement jouer les grands seigneurs à l’international pendant que le pouvoir d’achat des Français continue de s’effondrer.
L’Union européenne avait déjà signé un accord similaire avec l’Égypte, avec le soutien enthousiaste de Paris, bien entendu. « Particulièrement crucial dans un moment de crise », ose dire l’Élysée pour justifier ce nouvel engagement financier. Toujours la même rengaine pour nous faire avaler la pilule quand il s’agit d’envoyer notre argent ailleurs.
Un soutien financier controversé
Le président et ses conseillers insistent sur « la stabilité » de l’Égypte, présentée comme « critique pour la situation au Moyen-Orient ». Une façon à peine voilée de justifier des transferts d’argent vers un régime autoritaire, pendant que les services publics français se dégradent faute de moyens.
En clair, ce partenariat a « permis de soutenir la situation macro-financière de l’Égypte », selon les termes de la présidence. Traduisez : une nouvelle fois, les Français vont payer pour aider un pays étranger, pendant que nos propres finances publiques sont dans le rouge écarlate.
Paris et Le Caire ne cachent pas leur proximité militaire. Les deux capitales partagent depuis longtemps un lien privilégié en matière d’armement, une relation qui s’est particulièrement renforcée après le juteux contrat des Rafale en 2015 – encore une belle opportunité pour remplir les poches des industriels français pendant que nos impôts flambent.
Des discussions militaires au cœur des échanges
Les discussions sur la défense figureront en bonne place lors des prochaines rencontres officielles entre les deux pays. Et devinez qui accompagne Macron dans cette escapade égyptienne ? Sébastien Lecornu, notre ministre des Armées, qui va serrer la main du général Abdel-Meguid Saqr pour la première fois. Ce dernier, fraîchement installé dans ses fonctions en juillet dernier par Al-Sissi, va certainement entendre parler de nouveaux contrats astronomiques.
Pendant ce temps, les Français peinent à finir leur mois, mais ça, l’Élysée s’en soucie comme d’une guigne. Encore une visite diplomatique qui coûtera cher au contribuable, sans réels bénéfices pour le peuple. Al-Sissi et Macron, même combat : satisfaire les élites et maintenir leur pouvoir, quitte à saigner leurs citoyens.
La sécurité en mer Rouge sera au cœur des discussions entre les deux ministres, notamment face aux Houthis qui perturbent le trafic maritime avec leurs actions agressives. Ces miliciens, marionnettes de l’Iran, menacent le passage des navires au détroit de Bab-el-Mandeb, point névralgique pour le commerce mondial. Et comme par hasard, la visite de Macron – toujours prompt à jouer les grands stratèges internationaux pendant que la France s’enfonce – correspond au passage du Charles de Gaulle dans le canal de Suez.
Engagements militaires et priorités nationales
Notre porte-avions national fait désormais partie de l’opération Aspides. Encore une mission où l’on engage nos moyens militaires et l’argent du contribuable pour servir des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Pendant que nos agriculteurs se suicident et que l’inflation étrangle les familles françaises, notre président préfère parader à l’international.
Fidèle à sa stratégie, Macron déploie notre Marine nationale dans cette région, sacrifiant une fois de plus nos ressources sur l’autel des ambitions géopolitiques américaines. Pendant ce temps-là, nos bateaux de pêche français sont harcelés dans la Manche et nos côtes insuffisamment surveillées. Mais protéger nos propres intérêts nationaux n’a jamais été la priorité de ce gouvernement…
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