🔥 Les essentiels de cette actualité
- Anne Le Hénanff, ministre du Numérique, a annoncé un projet de loi choc qui bannit les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans et interdit les portables dans les lycées, visant à lutter contre la dépendance numérique chez les jeunes.
- Le texte est prêt pour début 2026, poussé par Emmanuel Macron comme une priorité, mais des incertitudes budgétaires pourraient retarder son adoption, posant la question de son timing effectif.
- Pour éviter les blocages européens, le gouvernement a élaboré un projet court et compatible avec le DSA, permettant un contrôle d’âge sur les plateformes numériques tout en respectant les normes de l’Union.
- Cette mesure urgente répond à une crise de santé mentale des adolescents due aux écrans, en renforçant le contrôle parental et protégeant ainsi la jeunesse française.
Anne Le Hénanff sort l’artillerie lourde. Son projet de loi, prêt à être jeté dans l’arène parlementaire dès le début de l’année 2026, impose un interdit clair : pas de réseaux sociaux avant 15 ans, et smartphones bannis des lycées.
« Avec ce projet de loi, on frappe fort, on veut aller vite », lâche la ministre, déterminée à contrer l’omniprésence des écrans chez les jeunes.
« Le texte est prêt pour le début de l’année 2026 », confirme-t-elle.
Mais gare aux contretemps : « On ne sait pas si la séquence budgétaire sera totalement terminée. Si ce n’est le cas, cela prendra quelques semaines de plus ».
Emmanuel Macron se positionne derrière cette initiative « pour la santé mentale des enfants français », quitte à imposer sa loi. Pour frapper encore plus fort, le texte prévoit même d’interdire les téléphones portables au lycée.
Macron accélère : débat parlementaire dès janvier et adoption avant mars 2026
Emmanuel Macron ne traîne pas. Début décembre, il a donné le coup d’envoi d’un débat parlementaire dès janvier sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Face aux règles européennes jugées trop molles — le Digital Services Act et les recommandations de l’Union européenne sur la protection des mineurs — Paris accélère pour imposer sa vision et prétend protéger ses enfants d’une invasion numérique qui ronge leur santé mentale. Le gouvernement mise sur une adoption rapide, espérant une loi « avant la fin du premier trimestre 2026 ».
Pour y parvenir, toutes les initiatives sont regroupées : la proposition du groupe Renaissance fusionne avec le texte sénatorial ciblant les réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, le tout convergeant vers le projet gouvernemental.
« Le budget, c’est une chose, mais la France continue d’avancer. Il y a urgence. C’est une question de santé mentale, de santé publique », martèle la ministre pour justifier cette course contre la montre.

Contourner les pièges de Bruxelles avec un texte taillé sur mesure
Face aux exigences de l’Union européenne, le gouvernement mise sur un texte court et ciselé, conforme au DSA, ce règlement européen sur les services numériques. L’enjeu ? Éviter un nouveau camouflet comme celui de juillet 2023 : une loi promulguée mais jamais appliquée, rejetée par l’Union européenne.
« L’idée est de proposer un texte (…) qui soit court et compatible avec le droit européen, principalement le DSA (règlement européen sur les services numériques). Autrement dit, que l’on puisse contrôler l’âge d’accès aux plateformes et que le texte soit en conformité pour ne pas être retoqué au niveau de l’Europe », explique la ministre.
Dans un entretien accordé au Le Parisien/Aujourd’hui en France, publié vendredi, elle a détaillé ces plans, illustrant la volonté du gouvernement d’imposer rapidement sa loi.
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