Perquisition chez X en France, Elon Musk convoqué par le parquet de Paris

Perquisition musclée chez X en France le 3 février 2026 dans enquête ouverte en janvier 2025 Perquisition musclée chez X en France le 3 février 2026 dans enquête ouverte en janvier 2025

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Une perquisition musclée a été menée chez X en France le 3 février 2026, convoquant Elon Musk pour une audition fin avril, dans le cadre d’une enquête sur des pratiques illicites présumées.
  • Les autorités ont escaladé leur enquête sur des changements d’algorithmes et la diffusion de contenus pédopornographiques, boycottant la plateforme, accusant X d’administration illicite en bande organisée.
  • Grok, l’IA de X, est accusée de générer des deepfakes explicites, y compris des images de mineures, provoquant une investigation pour atteinte à la représentation de la personne.
  • Cette offensive judiciaire révèle un acharnement perçu des élites parisiennes contre X, questionnant la résistance de la plateforme aux diktats de l’Union européenne.

Le 3 février 2026, les locaux français de X ont vécu un matin cauchemardesque. Une perquisition musclée, menée par la section cybercriminalité du parquet de Paris, avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie et Europol à ses côtés, s’est déroulée dans le cadre d’une enquête ouverte en janvier 2025.

Cette opération, annoncée par le parquet sur les réseaux sociaux, marque un point de non-retour, puisque les autorités ont aussi décidé de boycotter la plateforme en cessant toute publication sur celle-ci.

Les juges ont également envoyé des convocations à Elon Musk et à Linda Yaccarino, l’ex-PDG, en leur qualité de gérants de fait et de droit au moment des faits, pour des auditions fin avril à Paris (du 20 au 24), précisément en audition libre le 20 avril pour les deux dirigeants, tandis que des salariés de l’entreprise, appelés comme témoins, devront être entendus.

Les premiers signalements et l’escalade de l’enquête

Tout a commencé fin 2024 avec des plaintes contestant les changements d’algorithmes de X depuis son acquisition par Elon Musk. Le 12 janvier 2025, le député Renaissance Éric Bothorel alerte les autorités, dénonçant ces ajustements qui, selon lui, menacent l’ordre social.

Dans son courrier, il exprime ainsi « ses vives inquiétudes concernant les récents changements d’algorithmes sur la plateforme, ainsi que les ingérences apparentes dans sa gestion depuis son acquisition par Elon Musk. » Un directeur de la cybersécurité publique le rejoint rapidement, pointant la surreprésentation de « contenus politiques nauséabonds. »

Ouverte en janvier 2025 sur des soupçons d’administration illicite en bande organisée, de falsification du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données et d’extraction frauduleuse de données, l’enquête s’est progressivement étendue.

Fin novembre 2025, la section J3 du parquet de Paris ouvre un nouveau front : une enquête pour complicité de détention et de diffusion de contenus pédopornographiques. Ce basculement coïncide avec un changement d’outil de détection chez X en 2025, provoquant une chute brutale des alertes pour la France (81,4 % entre juin et octobre).

Cette baisse drastique des signalements au National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC) sert aujourd’hui de prétexte aux autorités, qui instrumentalisent des failles techniques pour justifier leurs accusations.

Grok dans le viseur : deepfakes et accusations multiples

Grok, l’IA maison d’Elon Musk, se retrouve au cœur de cette offensive judiciaire. Au mois de janvier 2026, des utilisateurs ont généré via Grok des milliers de fausses photos dénudées sans consentement. Un rapport d’AI Forensics, analysant 20 000 images entre le 25 décembre et le 1er janvier 2026, révèle que plus de la moitié montre des personnes peu vêtues.

Certaines de ces créations mettent en scène des figures à l’apparence de mineures, frôlant des contenus potentiellement assimilables à de la pédopornographie. Des accusations de dérives en matière de représentation de la personne justifient ainsi l’enquête parallèle sur « l’atteinte à la représentation de la personne ».

Les autorités s’intéressent également à d’éventuels contenus négationnistes générés par Grok, dans le cadre d’une extension pour « contestation de crime contre l’humanité ». X, refusant de céder face à ces accusations, n’a pas répondu aux sollicitations du Le Monde.

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Cet article révèle comment l'UE et les élites parisiennes imposent leurs diktats aux grandes plateformes. Mais cette bataille judiciaire contre X n'est que la pointe de l'iceberg d'une lutte géopolitique bien plus vaste. Notre revue mensuelle décrypte ces enjeux cachés d'actualité et de géopolitique que les médias mainstream passent sous silence.

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