🔥 Les essentiels de cette actualité
- Au sixième jour de son procès en appel, Marine Le Pen a dénoncé avec force la mauvaise foi du Parlement européen, accusé d’orchestrer une chasse aux sorcières contre les souverainistes. la mauvaise foi du Parlement européen accusé d’orchestrer une chasse aux sorcières
- Elle défend l’indissociabilité entre ses activités à Bruxelles et les besoins du RN en France, rejetant les soupçons de fraude sur 6,8 millions d’euros comme infondés. l’indissociabilité entre ses activités à Bruxelles et les besoins du RN
- Des cas emblématiques comme Catherine Griset et Thierry Légier soulignent les ambiguïtés des emplois d’assistants, que Le Pen attribue à des pratiques héritées. Des cas emblématiques comme Catherine Griset et Thierry Légier soulignent les ambiguïtés
- Face à cette persécution politique, elle reste optimiste pour le verdict de mars, qui pourrait transformer l’affaire en atout électoral avant la présidentielle. cette persécution politique pourrait transformer l’affaire en atout électoral
Au sixième jour du procès en appel qui pourrait bouleverser sa carrière, Marine Le Pen a passé la journée du 21 janvier sous le feu des questions. Le tribunal examine les soupçons portant sur 6,8 millions d’euros d’argent européen, qui auraient été mal utilisés entre 2004 et 2016 pour rémunérer des assistants du FN, rebaptisé RN depuis. Le verdict est attendu en mars, juste avant la course à l’Élysée.
Calme mais ferme, elle balaie l’idée d’un « système » de fraude organisée. Selon elle, rien de structuré : seulement des accusations montées de toutes pièces par un Parlement européen hostile. « C’est de ma responsabilité, c’est incontestable », admet-elle au sujet de la négligence autour de Catherine Griset — sa chef de cabinet au parti et assistante accréditée de 2010 à 2016 — mais elle refuse de se laisser enfermer dans un rôle de coupable.
Elle insiste sur l’indissociabilité — pour des patriotes comme elle — entre le travail à Bruxelles et les besoins du parti en France. « Je ne sais pas moi-même faire la différence », lâche-t-elle, pour souligner à quel point ces frontières seraient artificielles lorsqu’il s’agit de défendre la souveraineté nationale.
Elle renvoie la balle :
« Jamais de la vie je ne demanderais à un député de prendre des assistants pour travailler pour le Front national. »
Elle accuse les instances européennes d’opacité :
« Le Parlement européen ne fait pas preuve de bonne foi en ressortant les contrats. »
Pour Le Pen, il s’agit d’une chasse aux sorcières contre les souverainistes, menée par des élites déconnectées qui haïraient tout ce qui ressemble à une nation forte.
Catherine Griset et Thierry Légier : les dossiers emblématiques
L’audition s’est recentrée sur Catherine Griset. Accréditée à ce poste, elle aurait bafoué l’obligation de résidence à Bruxelles — un point que la présidente du RN a assumé sans détour. Griset n’intervenait, selon elle, que « de manière résiduelle » pour le parti, dans une fusion des rôles que les souverainistes jugent indispensable.
La présidente du tribunal, Michèle Agi, a pointé du doigt les ambiguïtés des contrats, Catherine Griset figurant pourtant dans les organigrammes du parti. Un silence assourdissant du Parlement européen plane sur ces dysfonctionnements : informé, il n’a rien dit, rien fait.
Marine Le Pen passe ensuite à des cas plus flagrants, comme celui de Thierry Légier, son garde du corps devenu assistant parlementaire. Un homme massif, armé, qui traînait au Parlement depuis des années. « Le Parlement sait très bien qu’il est garde du corps », lâche-t-elle, soulignant que personne n’a jamais pipé mot là-bas.
Ce personnage, connu dans tous les couloirs de Bruxelles, n’a jamais suscité la moindre alerte.
Elle attribue ces pratiques aux méthodes de son père, Jean-Marie Le Pen, héritées d’une époque où le parti et les mandats se mêlaient sans complexe. Mais elle refuse toute idée de détournement : pour des élus comme les siens, tenus à l’écart des grands groupes par le cordon sanitaire, l’activité politique nationale et le mandat européen ne feraient qu’un.
Une persécution politique, selon Marine Le Pen
Face à cette machine judiciaire, Marine Le Pen reste combative. Elle affirme : « Nous n’avions pas le sentiment de commettre un délit. »
Les 6,8 millions d’euros d’argent européen ne sont pas fictifs à ses yeux : selon elle, c’est le Parlement qui ferme les yeux sur des pratiques courantes, surtout lorsqu’il s’agit de patriotes tenus à l’écart des grands groupes pro-UE.
Seuls 11 prévenus ont fait appel, dont Louis Aliot et Wallerand de Saint-Just, déterminés à laver leur honneur. L’enquête porte sur des emplois d’assistants soupçonnés d’être fictifs, financés par Bruxelles pour des tâches militantes. Mais Le Pen y voit une persécution politique d’une bureaucratie hostile : pour des élus exclus du système, le mandat européen et les besoins nationaux se confondraient naturellement.
Son ton respire l’optimisme et la confiance. Le Parlement, informé de longue date, aurait choisi le silence — une opacité que Marine Le Pen présente comme une preuve de mauvaise foi. Pourquoi traîner en justice des pratiques héritées, alors que les élites bruxelloises regarderaient ailleurs pour les leurs ? Le verdict attendu en mars, juste avant la présidentielle, pourrait transformer ce procès en atout électoral.
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