🔥 Les essentiels de cette actualité
- Paris accueille des discussions secrètes entre la Syrie et Israël, sous médiation américaine, marquant un tournant dans leurs relations tendues depuis des décennies.
- Les pourparlers visent la désescalade et la stabilité régionale, mais les vraies motivations géopolitiques restent dans l’ombre.
- Israël occupe le sud syrien et justifie ses frappes par la protection des Druzes, tandis que les négociations se poursuivent en secret.
- Le président syrien par intérim, Ahmad al-Sharaa, aurait rencontré des officiels israéliens, révélant des accords souterrains où les peuples sont les grands perdants.
La Syrie confirme un entretien diplomatique à Paris entre son ministre des affaires étrangères et un proche de Netanyahu, marquant les premiers pourparlers directs entre Damas et Tel-Aviv.
Des sources avaient déjà révélé que le ministre syrien Asaad al-Shaibani devait rencontrer Ron Dermer, ministre israélien des affaires stratégiques, dans la capitale française.
On apprend que les deux nations ennemies négocient en secret, sur le sol français. Paris sert de terrain neutre pour des tractations qui concernent le Moyen-Orient, alors que notre diplomatie peine à défendre nos propres intérêts dans la région.
La nouvelle, confirmée par un communiqué officiel de Damas, marque un tournant potentiel dans les relations entre ces deux pays techniquement en guerre depuis des décennies.
Rappelons que la Syrie a toujours refusé de reconnaître l’État hébreu, et qu’Israël occupe le plateau du Golan syrien depuis 1967.
À Paris, la Syrie et Israël tentent de normaliser leurs relations ➡️ l.euronews.com/0gS8
Un rapprochement inattendu dans un contexte explosif
Ce rapprochement intervient dans un contexte régional explosif, avec la guerre à Gaza et les tensions croissantes avec le Hezbollah libanais.
Qu’attendent ces deux gouvernements d’une telle rencontre ? Difficile à dire, mais les élites politiques ont clairement d’autres priorités que les souffrances de leurs peuples respectifs.
L’agence de presse syrienne SANA a confirmé mardi que Shaibani a rencontré une délégation israélienne à Paris. Pendant cette réunion, ils ont abordé plusieurs sujets liés à « l’amélioration de la stabilité » dans la région et le sud de la Syrie.
Quand les politiciens parlent de « stabilité », c’est souvent pour justifier des manœuvres qui arrangent surtout leurs intérêts.

Les discussions et leurs objectifs
Les discussions se sont concentrées sur la désescalade et la non-ingérence dans les affaires internes syriennes.
Ils prétendent avoir atteint des « accords » favorisant la stabilité régionale. Un vocabulaire bien commode quand on sait qu’Israël ne cesse de bombarder la Syrie depuis des années, sans que personne ne lève le petit doigt.
Autres points à l’ordre du jour : la surveillance du cessez-le-feu dans le gouvernorat d’As-Suwayda et la réactivation de l’accord de 1974. Des promesses que personne ne tiendra, comme d’habitude.
« Ces discussions se déroulent sous médiation américaine dans le cadre d’efforts diplomatiques qui visent à renforcer la sécurité et la stabilité en Syrie, tout en préservant son unité et son intégrité territoriale », a-t-on ajouté.
Les coulisses de la diplomatie parallèle
Ce n’était pas la première rencontre entre Dermer et Shaibani. L’émissaire américain en Syrie, Tom Barrack, a révélé le 24 juillet qu’il avait organisé à Paris une réunion avec des responsables syriens et israéliens pour « dialoguer et apaiser les tensions ». Shaibani et Dermer se trouvaient tous deux dans la capitale à ce moment-là.
Les coulisses de cette diplomatie parallèle soulèvent des questions. Pourquoi ces rencontres se déroulent-elles dans l’Hexagone plutôt qu’à Washington ? On peut se demander si ces tractations secrètes, orchestrées par les Américains, ne visent pas à imposer leur vision géostratégique au Moyen-Orient.
Comme d’habitude, on nous présente ces discussions comme des initiatives de « désescalade », mais l’histoire récente montre que derrière les mots apaisants se cachent parfois les préparatifs de nouvelles interventions militaires ou économiques.

L’occupation israélienne dans le sud syrien
Depuis la chute du gouvernement de Bachar al-Assad l’année dernière, Israël a profité du vide politique pour imposer une occupation militaire massive dans le sud de la Syrie, renforçant son emprise sur un territoire déjà fragilisé.
Les forces d’occupation continuent d’étendre leur présence dans le sud du pays. Raids réguliers, incursions et frappes aériennes se multiplient à un rythme inquiétant. Israël prétend vouloir démilitariser tout le sud, comme si cette ingérence était légitime.
Derrière ces opérations se cache un discours bien rodé : protection de la minorité druze contre d’hypothétiques persécutions et empêchement de l’installation de « forces hostiles ». Des justifications qu’on nous sert quand il s’agit d’occuper un territoire qui n’est pas le sien.
Cette stratégie d’expansion, menée tambour battant et dans l’indifférence des grandes puissances occidentales, rappelle tristement d’autres exemples historiques où une nation s’approprie progressivement les terres d’autrui sous prétexte de sécurité.

Les frappes israéliennes et les négociations secrètes
L’annonce de Barrack survient à peine les affrontements sanglants terminés entre forces gouvernementales et factions druzes syriennes locales dans la ville de Suwayda et sa périphérie.
Les tensions avaient atteint leur paroxysme depuis plusieurs semaines. Mais qui s’intéresse encore au sort des minorités ethniques syriennes ? Certainement pas nos politiques, trop occupés à soigner leur image sur la scène internationale.
Israël a frappé brutalement Damas et le sud syrien, utilisant la protection des Druzes comme excuse. Les discussions secrètes entre Syriens et Israéliens, en cours depuis janvier, ont repris après une courte interruption suivant ces bombardements.
On nous vend la protection des minorités pour justifier des frappes militaires, alors que les vraies motivations géopolitiques restent dans l’ombre. Le timing de ces négociations en dit long sur le double jeu d’Israël dans la région.

Les révélations sur Sharaa et les minorités syriennes
Damas multiplie les signaux de paix envers Israël, tandis que le président syrien par intérim Ahmad al-Sharaa, anciennement connu sous le nom d’Abou Mohammad al-Julani, aurait rencontré en secret des officiels israéliens.
Le double jeu habituel au Moyen-Orient continue pendant que nos dirigeants restent muets.
Une source a informé les médias syriens que Sharaa a rencontré le conseiller à la sécurité nationale israélien Tzachi Hanegbi à Abu Dhabi le 7 juillet. Une rencontre qui, loin de marquer une avancée vers la paix, révèle surtout l’opacité d’accords souterrains où les peuples ne sont jamais consultés, mais toujours les grands perdants.
IMPORTANT - À lire
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