Sous pression, Bill Gates reconnaît sa proximité avec Epstein

Sous pression, Bill Gates reconnaît sa proximité avec Epstein Sous pression, Bill Gates reconnaît sa proximité avec Epstein

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Bill Gates a reconnu avoir rencontré Jeffrey Epstein à plusieurs reprises dès 2011, malgré sa condamnation pour sollicitation de prostitution auprès d’une mineure, ce qui ébranle son image de philanthrope.
  • Il avoue des voyages en jet privé et des réunions avec Epstein, suscitant des interrogations sur les intérêts cachés et les leviers de pouvoir qu Epstein pouvait exercer sur lui.
  • Cette affaire révèle les failles des élites mondiales, où la philanthropie milliardaire sert souvent de paravent à des relations troubles et influentes, alimentant la défiance publique.

L’affaire Epstein continue de livrer ses secrets, et chaque révélation ressemble à une lame de fond qui emporte sur son passage les certitudes soigneusement construites par les élites mondialisées. Cette semaine, c’est Bill Gates qui a dû s’expliquer devant les employés de sa fondation philanthropique, dans un exercice de contrition aussi tardif que calibré. Le cofondateur de Microsoft, figure tutélaire du capitalisme « éthique » et prophète autoproclamé de la santé mondiale, reconnaît enfin ce que beaucoup soupçonnaient : ses liens avec le financier pédocriminel Jeffrey Epstein n’étaient ni anecdotiques ni innocents.

Les faits rapportés par le Wall Street Journal sont accablants par leur banalité assumée. Gates admet avoir rencontré Epstein à partir de 2011, soit trois ans après la condamnation de ce dernier pour sollicitation de prostitution auprès d’une mineure. Il reconnaît avoir été informé de cette condamnation, « l’histoire des 18 mois », minimise-t-il avec une désinvolture glaçante.

Il confesse avoir voyagé avec Epstein en jet privé et l’avoir fréquenté en Allemagne, en France, à New York et à Washington. Il admet que son ex-épouse Melinda avait exprimé, dès 2013, de sérieuses réserves sur cette relation. Et pourtant, il a continué.

« C’était une énorme erreur de passer du temps avec Epstein et d’impliquer des cadres de la Fondation Gates dans des réunions avec ce délinquant sexuel. »

Cette confession, arrachée par la pression médiatique et l’effondrement de sa position publique, rappelons qu’il a dû annuler in extremis sa participation à un sommet mondial sur l’intelligence artificielle en Inde, pose plus de questions qu’elle n’en résout. Gates affirme n’avoir « rien fait d’illicite » et n’avoir « rien vu d’illicite ».

Soit. Mais comment un homme réputé pour son intelligence analytique, entouré d’armées d’avocats et de conseillers, peut-il, pendant des années, fréquenter un prédateur sexuel condamné sans jamais s’interroger sur la nature de ses activités ? L’argument avancé, Epstein aurait pu aider à lever des fonds pour des organisations de santé mondiale, ne résiste pas à l’examen.

Car enfin, Bill Gates pèse aujourd’hui encore plus de cent milliards de dollars. Sa fondation dispose de 86 milliards de dollars de dotation. Quel besoin avait-il d’un intermédiaire sulfureux pour collecter des fonds auprès de « billionaires de Wall Street » ? La disproportion entre le risque réputationnel évident et le bénéfice supposé défie toute rationalité. À moins, bien sûr, que la relation avec Epstein n’ait servi d’autres intérêts moins avouables.

Le philanthrope et le prédateur : une relation de pouvoir

Gates révèle un détail troublant : Epstein aurait eu connaissance de deux liaisons extraconjugales qu’il entretenait avec des femmes russes. Cette information, glissée dans son mea culpa, ouvre des abîmes de spéculation. Un homme comme Epstein, dont le mode opératoire consistait précisément à accumuler des informations compromettantes sur les puissants, disposait donc d’un levier sur l’un des hommes les plus influents de la planète. Gates s’est-il retrouvé piégé dans ce que les services de renseignement appellent un « honeypot », un piège à miel destiné à compromettre une cible ? La question mérite d’être posée, même si elle restera probablement sans réponse.

Ce qui frappe dans cette affaire, c’est la persistance d’un sentiment d’impunité chez ces élites mondialisées. Pendant des décennies, Epstein a pu tisser sa toile au cœur du pouvoir américain et international, fréquentant présidents, princes et capitaines d’industrie. Son île privée, ses propriétés luxueuses, ses jets privés formaient l’infrastructure d’un réseau dont nous ne connaissons encore qu’une partie. Et lorsque les révélations éclatent, les mêmes réflexes se mettent en place : minimisation, cloisonnement, sacrifice de quelques seconds couteaux pour protéger l’essentiel.

L’arrestation récente du prince Andrew au Royaume-Uni, le départ de Kathryn Ruemmler de Goldman Sachs, cette ancienne conseillère juridique de Barack Obama, la déposition embarrassante de Les Wexner : autant de signaux que l’édifice se fissure. Mais il serait naïf de croire que la justice américaine ou britannique ira jusqu’au bout. Les intérêts en jeu sont trop considérables, les ramifications trop profondes.

Une leçon pour la France

Que nous enseigne cette affaire, à nous Français ? D’abord, une confirmation de ce que nous savions déjà : le modèle de la « philanthropie » milliardaire, importé des États-Unis et célébré par nos élites comme l’avenir de l’action publique, repose sur des fondations fragiles. Ces hommes qui prétendent sauver le monde, de la malaria, du changement climatique, des pandémies, ne sont pas les saints laïcs que la presse complaisante nous décrit. Ils sont des acteurs de pouvoir, mus par des intérêts complexes, parfois inavouables, dont la vertu affichée sert souvent de paravent à des ambitions moins altruistes.

La Fondation Gates a investi des milliards dans la santé mondiale, l’éducation et l’agriculture. Elle a acquis une influence considérable sur les politiques publiques de dizaines de pays, notamment en Afrique. Elle a pesé de tout son poids pendant la crise du Covid-19, orientant les choix vaccinaux et les stratégies sanitaires. Cette influence s’est construite sur une réputation d’intégrité que les révélations actuelles pulvérisent. « Notre travail est très sensible à la réputation », reconnaît Gates lui-même. C’est un euphémisme.

Ensuite, cette affaire illustre la complaisance coupable des médias dominants. Pendant des années, les liens entre Gates et Epstein étaient connus, documentés, discutés dans certains cercles. Pourtant, la presse dite mainstream a longtemps traité le sujet avec des pincettes, quand elle ne l’ignorait pas purement et simplement. Il aura fallu la libération des « Epstein files » et la pression des réseaux sociaux pour que le mur du silence se fissure. Ceux qui, hier, étaient qualifiés de « complotistes » pour avoir pointé ces relations troubles se trouvent aujourd’hui confortés par les aveux mêmes de l’intéressé.

Enfin, cette affaire devrait nous inciter à la prudence face aux discours globalistes qui prétendent résoudre les problèmes de l’humanité par-dessus la tête des nations. Les Gates, les Soros, les fondations et ONG transnationales qui gravitent autour de Davos ont en commun une même conviction : les États-nations sont des obstacles archaïques, les frontières des vestiges du passé, les peuples des masses à éduquer. Or, ces mêmes élites qui nous font la leçon sur la morale, l’environnement et la démocratie s’avèrent, lorsqu’on soulève le voile, remarquablement tolérantes envers leurs propres turpitudes.

Bill Gates s’est excusé. La belle affaire. Il continuera de peser sur les politiques mondiales, de financer des programmes qui touchent des millions de vies et d’être reçu par les chefs d’État. Car dans le monde des puissants, les excuses suffisent généralement à refermer le dossier. Pour les autres, les anonymes, les sans-grade, la justice est moins accommodante. Cette asymétrie, cette impunité de fait, nourrit légitimement la défiance des peuples envers des élites qui semblent vivre selon des règles différentes. L’affaire Epstein n’est pas un fait divers américain. C’est le symptôme d’une oligarchie mondialisée qui a perdu tout sens des limites et toute légitimité à nous gouverner.

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