Souveraineté sacrifiée : les élites macronistes livrent le fleuron LMB Aerospace aux États-Unis contre l’avis de l’armée

La vente de l’équipementier français LMB Aerospace aux États-Unis fait hurler Mélenchon et Bardella La vente de l’équipementier français LMB Aerospace aux États-Unis fait hurler Mélenchon et Bardella

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Roland Lescure a autorisé la cession de LMB Aerospace, un pilier de la défense française, à un fonds américain, malgré les avis contraires des experts militaires qui redoutaient une perte de souveraineté nationale.
  • Cette transaction met en péril la souveraineté et les emplois en Corrèze, en rendant la France dépendante des États-Unis dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.
  • Des politiques comme Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella dénoncent cette décision comme une trahison, promettant de vérifier les autorisations et de poursuivre en justice si nécessaire pour restaurer l’indépendance française.
  • Le gouvernement se défend avec des garde-fous prétendument solides, mais ces mesures apparaissent comme des assurances insuffisantes face à la mainmise américaine sur des actifs stratégiques.

Imaginez un fleuron de notre industrie de défense, niché au cœur de la Corrèze, qui équipe les Rafale de Dassault, les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de Naval Group, les chars Leclerc et même le porte-avions Charles-de-Gaulle. LMB Aerospace, c’est cela : des moteurs et ventilateurs électriques vitaux pour notre souveraineté. Et pourtant, le 28 janvier, Roland Lescure, depuis Bercy, a donné son feu vert à sa cession pure et simple à un repreneur américain. Et ce, contre l’avis formel des experts militaires de la DGA, gardiens des intérêts stratégiques de la France.

Cette décision sacrifie la souveraineté nationale. Dans un monde où la France doit se réarmer face aux tensions géopolitiques croissantes, les élites macronistes offrent sur un plateau nos joyaux industriels à un allié américain qui nous traite en vassal. Quant à l’emploi local en Corrèze, il ne repose au mieux que sur des promesses en l’air.

La transaction s’est nouée dans l’ombre, comme l’a révélé La Lettre. LMB Aerospace passe sous pavillon américain via Loar Group, un fonds américain qui se vante auprès des autorités de Washington d’avoir raflé 100 % des actions et des droits de vote.

En juillet, les experts militaires de la DGA, rattachés au ministère des Armées, ont lancé l’alerte. Ils proposaient une solution : faire entrer Bpifrance comme actionnaire minoritaire, avec un siège au conseil d’administration. Une façon de conserver un pied français dans la porte et de garder un semblant de contrôle sur ces moteurs stratégiques.

Mais Roland Lescure, depuis Bercy, a balayé cet avis défavorable d’un revers de main. Loar Group a tout empoché, sans contrepartie, laissant les emplois de Corrèze dans le flou et exposant la France à une dépendance accrue vis-à-vis des États-Unis au moment où le réarmement s’impose comme une urgence vitale.

Réactions politiques : une trahison de souveraineté dénoncée

Face à cette cession totale de LMB Aerospace, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre.

Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise se disent scandalisés par ce qu’ils considèrent comme une trahison. Mélenchon annonce que si un gouvernement insoumis arrivait au pouvoir, il vérifierait toutes les autorisations et saisirait la Cour de justice de la République pour cette cession jugée discutable à un acteur américain. Aurélie Trouvé, autre figure de LFI, qualifie l’opération de suicidaire, un coup de poignard dans le dos de la souveraineté française.

Jordan Bardella, à la tête du Rassemblement national, n’y va pas par quatre chemins. Il dénonce les macronistes qui ont approuvé la vente d’un actif stratégique au cœur de l’industrie de défense française, sans aucune contrepartie et malgré les réticences exprimées par la DGA.

« Alors qu’il ne leur reste plus que quelques mois de mandat, les macronistes terminent la grande braderie de la France », lance-t-il, pointant du doigt ces élites qui sacrifient les emplois en Corrèze et l’indépendance stratégique sur l’autel d’intérêts étrangers.

Bercy se donne bonne conscience avec des garde-fous illusoires

Face au tollé, le gouvernement macroniste justifie sa décision en brandissant un semblant de garde-fous. L’opération de rachat aurait fait l’objet d’un examen exhaustif dans le cadre de la procédure de contrôle des investissements étrangers en France. Mais ces assurances sonnent creux.

Le maintien de l’activité en Corrèze et une vague modernisation des capacités industrielles ne sont que des promesses en l’air, sans garanties solides pour les emplois locaux déjà menacés. L’Agence des Participations de l’État (APE) s’octroie une simple « action de préférence », censée offrir un pouvoir de contrôle — un chiffon de papier face à la mainmise totale des Américains.

Cette cession renforce la vassalisation de la France vis-à-vis des États-Unis, sans la moindre contrepartie tangible, sacrifiant des joyaux industriels sur l’autel du mondialisme au moment même où le pays devrait impérativement préserver son indépendance stratégique.

IMPORTANT - À lire

Cette cession de LMB Aerospace révèle comment nos élites sacrifient nos joyaux stratégiques à la vassalisation américaine. Découvrez chaque mois dans notre revue les analyses approfondies de ces trahisons géopolitiques qui façonnent notre dépendance.

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