🔥 Les essentiels de cette actualité
- L’eurodéputé Fabio De Masi a lancé une procédure judiciaire contre la Commission européenne pour forcer Ursula von der Leyen à révéler ses échanges cachés avec les dirigeants de l’industrie de la défense, demandant des détails sur ses appels et courriels.
- Von der Leyen esquive ces requêtes en renvoyant à des registres vagues, ce qui rappelle ses précédents scandales comme l’affaire Pfizer et les contrats surfacturés pour la Bundeswehr, alimentant les soupçons d’hypocrisie.
- La Commission rejette l’avis de De Masi mais accepte son recours en justice, exposant ainsi l’opacité persistante des élites bruxelloises dans leurs liens avec l’industrie d’armement, et soulevant des questions sur leur accountability.
Fabio De Masi, eurodéputé allemand indépendant et co-président du Bündnis Sahra Wagenknecht, traîne la Commission européenne devant le Tribunal de l’Union européenne pour forcer la transparence sur les échanges occultes d’Ursula von der Leyen avec les barons de l’industrie de la défense.
Depuis les élections européennes de 2024, il demande des détails précis : qui elle a rencontré, quels coups de fil elle a passés, quels courriels elle a envoyés aux patrons de l’armement.
La réponse ? Une esquive systématique. La présidente se contente de renvoyer aux registres de transparence, listant vaguement quelques dîners et dialogues stratégiques, sans un mot sur les appels ou les courriels. Ce silence stratégique rappelle ses précédents scandales — Pfizer, Bundeswehr — où elle a excellé à protéger ses arrières.
Pour De Masi, c’est une hypocrisie criante : Ursula von der Leyen refuse de rendre des comptes sur ses liens non déclarés avec ceux qui se gavent des fonds publics.
Le passif sulfureux de von der Leyen : De Masi déterre les scandales enfouis
De Masi creuse dans le passé d’Ursula von der Leyen, ancienne ministre allemande de la Défense, qui a gaspillé des millions d’euros en contrats juteux accordés à des consultants privés pour la Bundeswehr. Une plainte déposée bien avant Noël, révélée le 7 janvier par l’agence dpa, relie ces dérives à un enchaînement de magouilles.
« Du scandale des marchés publics de la Bundeswehr à l’affaire Pfizer, Ursula von der Leyen a été impliquée à plusieurs reprises dans des cas de mauvaise gestion et de suppression de fichiers », assène Fabio De Masi.
L’eurodéputé détecte un schéma vicieux : des échanges occultes avec l’industrie de la défense, jamais déclarés, qu’Ursula von der Leyen élude avec l’habileté d’une funambule :
« Elle fera peut-être valoir devant le tribunal qu’il n’y a pas eu d’autres contacts, mais je ne peux que me fier à ses dires. Et si elle ne répond pas à cette question, alors sa réponse est incomplète. Elle reste toujours vague, car elle se dit : « Si je laisse cette question en suspens, personne ne pourra me coincer ». C’est sa technique, et c’est pourquoi je suis allé devant les tribunaux. »

La Commission contre-attaque : rejet formel et droit de suite judiciaire
Face à cette offensive, la Commission européenne a vite réagi, balayant d’un revers de main l’avis juridique de De Masi. Son porte-parole a tranché :
« La Commission ne partageait expressément pas l’avis juridique de Fabio De Masi. »
Mais il a concédé :
« Cependant, il est tout à fait en droit de demander aux tribunaux de réexaminer une décision administrative dont il n’est pas satisfait. »
Ce timing n’a rien d’anodin : en révélant l’affaire au grand jour le 7 janvier, il expose crûment l’opacité bruxelloise, où une élite technocratique verrouille ses secrets pour protéger ses liens avec l’industrie de la défense. Un scandale de plus qui nourrit la défiance envers des dirigeants prompts à imposer des règles aux autres, mais allergiques à la lumière sur leurs propres combines.
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