Ukraine : Zelensky appelle Trump à frapper Kadyrov pour faire pression sur Poutine

Zelensky appelle les États-Unis à cibler Kadyrov après l'opération contre Maduro Zelensky appelle les États-Unis à cibler Kadyrov après l'opération contre Maduro

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Volodymyr Zelensky appelle les États-Unis à organiser un raid contre Ramzan Kadyrov, en invoquant l’opération réussie contre Maduro, dans l’espoir de forcer Poutine à revoir sa position dans le conflit.
  • Au sommet de Paris, les États-Unis soutiennent des garanties de sécurité robustes pour l’Ukraine, marquant un soutien inattendu de Trump via ses émissaires, qui pourrait accélérer les négociations de paix.
  • Ramzan Kadyrov répond avec virulence en qualifiant Zelensky de lâche et en le menaçant directement, affirmant que toute tentative d’attaque serait un échec cuisant, ce qui élève les tensions.

Le 7 janvier, Volodymyr Zelensky a lancé une idée explosive devant des journalistes : les États-Unis devraient frapper Ramzan Kadyrov, l’allié loyal de Vladimir Poutine en Tchétchénie, afin de secouer le Kremlin. Il pointe du doigt cet « assassin », comme il l’appelle, et parie que son élimination pourrait pousser le dirigeant russe à revoir sa position dans le conflit ukrainien.

Pour appuyer son appel, Zelensky évoque le raid éclair contre Nicolás Maduro, capturé le 3 janvier lors de l’opération Absolute Resolve. Donald Trump avait donné le feu vert tard le 2 janvier : plus de 150 avions ont neutralisé les défenses aériennes vénézuéliennes, avant qu’un assaut de la Delta Force n’ait lieu à 2 heures du matin à Caracas.

Maduro a atterri sur l’USS Iwo Jima, puis à New York, où il a comparu le 5 janvier pour trafic de drogue.

Zelensky a lancé :

« Ils ont mené une opération. Le monde a vu le résultat. Qu’ils réalisent une opération similaire contre Kadyrov. Peut-être qu’alors Poutine prendra note et reconsidérera sa position. »

Dans ce contexte de realpolitik trumpienne, où les négociations directes avec Moscou portent leurs fruits grâce à des figures comme Steve Witkoff ou Jared Kushner, la sortie de Zelensky sonne comme un aveu d’impuissance. Face à la fermeté russe, miser sur un coup d’éclat américain risque de compliquer des tractations déjà fragiles.

Paris tente le tout pour le tout, avec un coup de pouce inattendu de Trump

Le 6 janvier, Paris accueillait un sommet diplomatique chargé d’électricité. Plus de 30 nations se sont serré les coudes autour d’un projet : des garanties de sécurité solides pour l’Ukraine, du genre contraignantes, une fois le cessez-le-feu en vue. La France et le Royaume-Uni en tête, prêts à envoyer des troupes sur le terrain pour tenir la promesse.

Ce qui frappe, c’est le revirement américain. Pour la première fois, les États-Unis appuient ces engagements musclés. Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Donald Trump, était présent en personne, flanqué de Jared Kushner.
« Il soutient fermement les protocoles de sécurité », a lâché Witkoff au sujet de Trump.

Du côté français, Emmanuel Macron parlait lui-même de garanties « robustes ».

La réponse de Ramzan Kadyrov

Le lendemain du sommet parisien, Zelensky monte d’un cran. Il presse les Alliés de se mobiliser, et vite.
« Ils doivent agir plus rapidement. Comme si la guerre se déroulait dans leur propre pays », lâche-t-il.

L’homme fort de Kiev cible Ramzan Kadyrov, au pouvoir en Tchétchénie depuis 2007 et fidèle parmi les fidèles de Vladimir Poutine. Des milliers de ses combattants ont déjà rallié le front ukrainien, renforçant la détermination russe.

Kadyrov n’a pas mâché ses mots pour humilier Volodymyr Zelensky. Qualifiant le président ukrainien de simple « bouffon », le leader tchétchène a fustigé ce qu’il considère comme une attitude de poltron :

« Remarquez, il n’a même pas menacé de le faire lui-même, comme un homme l’aurait fait. Il n’y a même pas songé. Zelya a lâchement laissé entendre qu’il n’aurait rien contre le fait de rester à l’écart et d’observer de loin, en toute sécurité, le châtiment infligé par quelqu’un d’autre à son agresseur, son redoutable oncle Ramzan Kadyrov. »

Pour Kadyrov, cette posture est l’aveu d’un manque total de courage. Il estime que si Zelensky possédait « ne serait-ce qu’une once de virilité », il réaliserait le ridicule de ses propres déclarations. Au-delà de l’insulte, le dirigeant tchétchène voit dans ces provocations une stratégie délibérée visant à saboter toute chance de négociations de paix.

Il a conclu son message par un avertissement glacial :

« Zelya, l’ennemi peut entrer dans notre république, mais il ne pourra pas en sortir. Oseras-tu prendre ce risque, toi qui es mort ? »

Du côté de Moscou, on ne cède rien. La Russie rejette en bloc tout arrangement impliquant des troupes étrangères sur le sol ukrainien. Entre-temps, les discussions entre l’équipe de Trump et la Russie avancent. Les émissaires de l’administration entrante se montrent productifs face aux Russes.

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