🔥 Les essentiels de cette actualité
- Poutine qualifie les frappes de Trump contre l’Iran d’« acte d’agression non provoqué », promettant une aide concrète au peuple iranien.
- L’Iran demande un soutien accru à la Russie pour faire face aux frappes américaines et à l’asphyxie économique.
- La Russie accuse les États-Unis d’avoir ouvert la boîte de Pandore avec ses bombardements, dénonçant le soutien à Israël.
- Medvedev évoque la possibilité d’un Iran nucléarisé, soutenu par plusieurs pays prêts à fournir des ogives nucléaires.
Vladimir Poutine n’a pas mâché ses mots pour sa première réaction aux frappes ordonnées par Donald Trump contre l’Iran.
Devant Abbas Araghchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, venu quêter un soutien plus solide, le maître du Kremlin a jeté un pavé dans la mare : pour lui, ces bombardements sont « un acte d’agression non provoqué », sans la moindre justification.
À l’heure où tout le monde courbe l’échine devant Washington, Moscou dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.
Et pour bien enfoncer le clou, Poutine promet d’« aider le peuple iranien ».
Une petite phrase lourde de menaces pour ceux qui croient encore que la Russie restera spectatrice.
L’Iran envoie une lettre de détresse au Kremlin
Dans les coulisses, Téhéran ne vient pas faire du tourisme.
L’ayatollah Ali Khamenei aurait griffonné une lettre à Poutine pour réclamer plus qu’un soutien moral : de l’aide concrète, pour tenir tête aux frappes américaines et éviter l’asphyxie économique.
L’Iran sait qu’en cas de bras de fer nucléaire, seule la Russie peut encore rééquilibrer la partie.
Avant même d’atterrir à Moscou, Araghchi avait déjà résumé l’ADN de cette alliance : l’Iran et la Russie « ont toujours eu des préoccupations, des inquiétudes et des adversaires communs ».
Traduction : plus l’Occident frappe, plus Moscou et Téhéran se serrent les coudes.

Le Kremlin prêt à livrer plus que des mots
Dmitri Peskov, porte-parole de Poutine, n’a pas pris de gants pour confirmer que la Russie est prête à donner bien plus qu’un communiqué de soutien.
Il évoque « une aide concrète », y compris une médiation diplomatique — mais chacun comprend que ça peut aller bien au-delà.
Interrogé sur la livraison d’armes, il répond sans détour :
« Tout dépend des besoins de l’Iran. Nous avons proposé nos efforts de médiation. C’est concret. Nous avons exprimé notre position, ce qui constitue également un soutien très important pour la partie iranienne. À l’avenir, tout dépendra des besoins actuels de l’Iran. »
À l’ONU, la Russie accuse Washington d’avoir ouvert la boîte de Pandore
Moscou balance ses vérités crues au Conseil de sécurité de l’ONU.
L’ambassadeur russe Vassily Nebenzia accuse les États-Unis de jouer aux apprentis sorciers : en bombardant l’Iran, Washington aurait ouvert une boîte de Pandore dont personne ne sait quelles horreurs elle déversera.
Et Nebenzia en profite pour rappeler que la Maison-Blanche ferme les yeux sur le massacre des civils palestiniens pour plaire à son allié israélien :
« Washington a réaffirmé que, pour servir les intérêts de son allié israélien, il est prêt non seulement à fermer les yeux sur les meurtres de dizaines de milliers de femmes, d’enfants et de personnes âgées palestiniens, mais aussi à jouer avec la sécurité et le bien-être de l’humanité dans son ensemble. »
Des vérités qu’on n’entend jamais sur les plateaux télé européens, trop occupés à applaudir l’OTAN.

Medvedev lâche la bombe : vers un Iran nucléarisé ?
L’ancien président Dmitri Medvedev, aujourd’hui bras droit de Poutine au Conseil de sécurité, a aussi lâché une bombe.
Selon lui, Trump « a poussé les États-Unis dans une autre guerre » et plusieurs pays sont « prêts à fournir directement à l’Iran leurs propres ogives nucléaires ».
Dans un message Telegram, Medvedev, fidèle à son style sans filtre, affirme que l’enrichissement d’uranium par Téhéran continuera — et que plus personne ne l’arrêtera.
Un basculement qui nous pend au nez
Ces déclarations fracassantes disent tout : la Russie est prête à appuyer l’Iran jusqu’à le nucléariser si nécessaire.
Si Moscou concrétise ses promesses, l’équilibre du Moyen-Orient pourrait basculer pour de bon — avec des répercussions qui dépasseront largement Téhéran et Tel-Aviv.
Un Iran nucléarisé, avec l’appui russe, ferait exploser toutes les lignes rouges.
Et personne ne pourra dire qu’il n’avait pas été prévenu.
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