Une nouvelle étude révèle les dérives de l’aide humanitaire orchestrées sous l’égide de l’ONU

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🔥 Les essentiels de cette actualité

  • L’aide humanitaire détournée par des milices et dictateurs, selon une étude récente. 30 % de l’aide détournée en Somalie, un système de ponction en Afghanistan.
  • Les Nations unies accusées de complicité et d’incompétence. Le régime syrien manipule l’aide, l’UNRWA infiltrée à Gaza.
  • Une hypocrisie internationale bien huilée. Les ONG encaissent, les populations souffrent. Les conflits européens oubliés par l’étude.

Encore une fois, les Nations unies brillent par leur duplicité.

Mike Huckabee, ambassadeur des États-Unis en Israël, les accuse frontalement d’incompétence et de corruption dans la gestion de l’aide humanitaire. Une dénonciation reprise et nourrie par une nouvelle étude qui expose sans détour les complicités, les silences et l’échec chronique de la machine onusienne.

Le 5 août, un article explosif est apparu sur le réseau Social Science Research Network (SSRN). Intitulé « Aiding Who? Humanitarian Aid and the Continuation of War by Other Means », ce travail interroge crûment l’utilité réelle de l’aide humanitaire, souvent vantée comme désintéressée, mais parfois bien plus trouble qu’on ne le pense.

Les auteurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Loin des analyses tièdes et convenues, ils livrent un réquisitoire percutant contre un système gangrené.

Leur recherche, indépendante et rigoureuse, arrive comme un pavé dans la mare d’un univers dominé par la pensée unique, où toute remise en question est immédiatement suspectée de complotisme.

Mike Huckabee exige des « comptes » de la part de l'ONU après qu'une étude révèle que le détournement de l'aide est un problème courant dans les zones de conflit

L’aide est-elle un carburant de guerre ?

À l’université hébraïque de Jérusalem, Barak Corren – titulaire de la chaire Haim H. Cohn en droits de l’homme – s’est associé à Jonathan Boxman, spécialiste indépendant en santé et analyses quantitatives.

Leur enquête couvre huit zones de conflits persistants : Somalie, Afghanistan, Syrie, Irak, Yémen, Soudan, Éthiopie et Gaza.

En exploitant des archives d’ONG opérant dans ces régions, les deux chercheurs exposent les failles structurelles d’un système humanitaire censé reposer sur la neutralité et la bienveillance.

En réalité, c’est souvent un écran de fumée : au lieu d’aider les populations, l’aide alimente les réseaux qui maintiennent les conflits.

Somalie : quand les milices gèrent la logistique humanitaire

En Somalie, c’est un scandale parfaitement rodé : des milices locales, soutenues par des clans puissants, contrôlent l’ensemble du circuit humanitaire.

Selon l’étude, le Programme alimentaire mondial (PAM) leur a carrément remis les clés du camion – au sens propre : transport, entrepôts, sécurité. Résultat ? 30 % de l’aide est détournée.

Pendant que les contribuables occidentaux paient et que les ONG encaissent, les seigneurs de guerre s’enrichissent. Et personne, dans les hautes sphères onusiennes, ne semble s’en formaliser. La machine continue, huilée par l’impunité.

Somalie

Afghanistan : l’aide rackettée par les talibans

En Afghanistan, les talibans ont mis en place un véritable système de ponction organisé.

Chaque programme d’aide est taxé entre 10 et 15 %, sous peine d’expulsion. Leurs partisans sont placés à tous les niveaux des ONG, garantissant un contrôle total des flux humanitaires.

Les ONG présentes dans le pays n’ont d’autre choix que de se plier à ces exigences, au risque de voir leurs activités interdites.

Ce racket déguisé se perpétue en toute impunité, avec l’aveuglement complice des puissances occidentales qui continuent de financer l’Afghanistan… sans contrôler.

talibans

Syrie et Soudan : la famine comme outil politique

Entre 2011 et 2024, le régime syrien a su manipuler l’aide internationale pour renforcer son pouvoir. Il décidait des zones « sécurisées », détournant ainsi les convois vers les zones loyalistes, pendant que les zones rebelles crevaient de faim.

Même scénario au Soudan, où une bureaucratie étouffante bloque l’aide pour des populations ciblées. Ici, le formulaire remplace la mitrailleuse.

Ces manœuvres, orchestrées par des régimes autoritaires, bénéficient du silence complice des institutions internationales. Sous prétexte de sécurité, elles laissent les dictateurs choisir qui vivra et qui mourra.

Soudan

Gaza : l’aveuglement volontaire de l’UNRWA

Le cas de Gaza est emblématique du refus de voir. Depuis plus de 70 ans, l’UNRWA, agence onusienne en charge des réfugiés palestiniens, n’a jamais reconnu le moindre détournement d’aide dans l’enclave. Pas une seule fois.

Le plus inquiétant ? L’étude révèle l’absence totale de mécanismes de prévention contre ces détournements. Comment expliquer qu’une organisation aussi ancienne, opérant dans une zone aussi volatile, n’ait jamais mis en place de garde-fous ?

L’accusation va plus loin : selon les chercheurs, l’UNRWA a été infiltrée à un point tel qu’elle aurait permis au Hamas d’utiliser ses ressources comme bon lui semble. Un mémo interne du Hamas aurait même fixé à 25 % la part de l’aide à détourner pour être revendue, avec une taxe de 20 % sur toutes les entrées humanitaires depuis 2016.

Pendant que les médias pleurent sur la crise humanitaire, les chefs du Hamas – planqués dans leurs bunkers ou dans leurs palaces qataris – se remplissent les poches. Et les milliards d’aide déversés par l’Europe financent, en réalité, des tunnels de guerre plutôt que l’école ou l’hôpital.

Gaza

Une hypocrisie internationale bien huilée

Tous les exemples convergent : l’aide humanitaire est devenue un levier de pouvoir pour des milices, des dictateurs, voire des organisations terroristes.

Et pendant ce temps, les institutions internationales feignent de ne rien voir. Les mêmes qui nous font la leçon sur la solidarité laissent des réseaux mafieux détourner des ressources vitales.

Les intermédiaires s’enrichissent, les ONG encaissent, les populations souffrent, et les contribuables paient. Un cycle parfaitement verrouillé. Et quiconque ose soulever ces vérités dérangeantes est immédiatement marginalisé.

l’usage de drones commerciaux modifiés pour larguer des grenades sur des civils non armés à Gaza

L’oubli gênant des conflits européens

Curieusement, l’étude se concentre exclusivement sur l’Afrique et le Moyen-Orient. Rien sur l’Ukraine, rien sur les Balkans, rien sur les guerres européennes des vingt dernières années. Ce silence laisse songeur.

Pourquoi ne pas avoir élargi l’analyse à l’aide envoyée à Kiev, par exemple ? Cette sélectivité géographique interroge. Les guerres lointaines sont scrutées à la loupe, pendant que les conflits plus proches de nous semblent échapper à toute rigueur scientifique.

À croire que certaines conclusions dérangent plus que d’autres.

IMPORTANT - À lire

Vous voulez en savoir plus sur les dessous de l'aide humanitaire ? Découvrez notre revue papier qui approfondit chaque mois les enjeux géopolitiques cachés. De la Somalie à l'Afghanistan, en passant par Gaza, nous décryptons les réseaux qui profitent des conflits.

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