🔥 Les essentiels de cette actualité
- Des milliers de partisans chavistes ont inondé les rues de Caracas, scandant « Bring them back » pour réclamer la libération immédiate de Maduro capturé par les forces américaines, démontrant une résistance farouche aux ingérences étrangères.
- Nicolas Maduro Guerra a enflammé la foule avec des discours anti-impérialistes, affirmant que « le Venezuela a besoin de Nicolas » pour préserver son indépendance face à Washington.
- Delcy Rodriguez a annoncé une amnistie générale et des réformes judiciaires, des gestes perçus par la base chaviste comme une capitulation aux pressions hégémoniques des États-Unis.
- Les États-Unis ont renforcé leur présence diplomatique à Caracas avec l’arrivée de Laura Dogu, alors que Maduro reste emprisonné et jugé, soulevant la question de l’avenir de la souveraineté vénézuélienne.
Mardi, une marée humaine a submergé les rues de Caracas. Des milliers de fidèles au chavisme, pour la plupart des agents publics, ont défilé en scandant des slogans enflammés pour exiger la libération de Nicolás Maduro, arraché par les forces américaines sous l’impulsion directe de Trump, depuis le sol vénézuélien, le 3 janvier.
La mer de drapeaux rouges du PSUV flottait au rythme des camions haut-parleurs qui martelaient des airs militants et diffusaient une musique entraînante, tandis que les manifestants brandissaient un immense portrait de Maduro accompagné de son épouse, Cilia Flores, arborant en anglais la mention « Bring them back » comme un cri pour leur retour.
Cette mobilisation populaire, vibrante et unie, organisée par le pouvoir et s’étirant sur plusieurs centaines de mètres au centre-ville, défie les pressions hégémoniques de Washington et refuse la mainmise américaine sur le destin du Venezuela.
Nicolasito enflamme la base : le Venezuela a besoin de Nicolas
Au cœur de la foule déchaînée, Nicolás Maduro Guerra, dit Nicolasito, grimpe sur le podium en survêtement aux couleurs vénézuéliennes. Le fils du leader capturé harangue les siens avec une énergie brute.
« Nous avons conquis une profonde conscience anti-impérialiste », lance-t-il, rejetant d’un revers de main toute tutelle de Washington.
La base rouge explose : le Venezuela a besoin de Nicolas ! ou Vamos Nico !, scandent des milliers de gorges. Galvanisant cette résistance populaire, qui refuse les compromis imposés par l’Oncle Sam, Nicolasito assène :
« Ce peuple n’est pas américain. »
Au lendemain de la manifestation, Delcy Rodríguez, autoproclamée présidente par intérim, semble céder du terrain face à Washington. Elle annonce une loi d’amnistie générale, la fermeture de la prison de l’Hélicoïde, une réforme judiciaire et un chambardement de la loi pétrolière. Des gestes perçus comme une capitulation par la base rouge, qui refuse toute tutelle étrangère.
Discours martial pour masquer les concessions diplomatiques
Le ministre de la Défense tente de sauver la face, évoquant sur son compte Telegram « les blessures ouvertes » après l’attaque américaine et affirmant que l’armée soutient les efforts de la cheffe de l’État pour promouvoir la réconciliation, l’union nationale, la reprise économique et le renforcement du système démocratique. Il martèle :
« Aucune décision n’a été prise au détriment de la souveraineté, ni au mépris de l’indépendance nationale. Aujourd’hui, l’honneur et la morale intacts, nous réitérons : Indépendance ou rien ! Fidèles toujours, traîtres jamais ! Nous vaincrons ! »
Pendant que la base chaviste bouillonne après la manifestation de mardi, les États-Unis accélèrent leur offensive. Samedi, Laura Dogu, la chargée d’affaires américaine, arrive à l’ambassade de Caracas, vide depuis 2019. La mission diplomatique américaine publie sur les réseaux sociaux une vidéo de cette arrivée. Lundi, elle rencontre Delcy Rodríguez.
« Il s’agit d’un moment historique pour les deux pays. Comme l’a dit le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, nous voulons un Venezuela amical, stable, prospère et démocratique », affirme Laura Dogu dans la vidéo.
Maduro demeure détenu aux États-Unis, où il est poursuivi par la justice. Dans le même temps, autorités et partisans vénézuéliens maintiennent leur position face à ces initiatives diplomatiques, perçues comme une atteinte à la souveraineté nationale.
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