Introduction de Matt Taibbi
Le 17 janvier 1960, le président sortant et ancien commandant suprême des forces alliées, Dwight D. Eisenhower, a prononcé l’un des discours les plus importants de l’histoire américaine.
Pendant huit ans, Eisenhower a été un président populaire, dont l’attrait reposait sur la réputation d’une personne d’une grande force morale qui avait mené les États-Unis à la victoire dans une lutte existentielle pour la survie, durant la Seconde Guerre mondiale.
Néanmoins, alors qu’il s’apprête à quitter le bureau ovale pour laisser place au jeune et séduisant John F. Kennedy, il avertit le pays qu’il est désormais à la merci d’un État profond qu’il ne pourra pas vaincre.
Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’Amérique n’avait pas d’industrie permanente de fabrication d’armes.
Aujourd’hui, c’est le cas, et Eisenhower nous a rappelé à quel point ce secteur possède tout le soutien culturel, financier et politique dont il a besoin pour devenir énorme.
Dwight D. Eisenhower déclara en son temps :
« Cette conjonction d’un immense établissement militaire et d’une grande industrie d’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. »
Dans les conseils de gouvernement, nous devons nous prémunir contre l’acquisition d’une influence injustifiée, qu’elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le risque d’une montée désastreuse d’un pouvoir mal placé existe et persistera. ;
Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés ou nos processus démocratiques… Seuls des citoyens vigilants et bien informés peuvent obliger à harmoniser l’énorme appareil industriel et militaire de la défense avec nos méthodes et nos objectifs pacifiques, afin que la sécurité et la liberté puissent prospérer ensemble.
– Dwight D. Eisenhower.
C’était l’avertissement le plus sérieux qui soit, mais la presse populaire a eu tendance à l’ignorer.
Après plus de soixante ans, la majeure partie de l’Amérique – y compris la majeure partie de la gauche américaine, qui s’est traditionnellement concentrée sur cette question – a perdu sa crainte que notre industrie de l’armement puisse conquérir la démocratie de l’intérieur.
Aujourd’hui, cependant, nous avons malheureusement trouvé des raisons de reconsidérer l’avertissement d’Eisenhower.
Alors que la population civile n’a commencé à se plaindre que depuis quelques années des incidents de « déplatforming » impliquant des personnalités comme Alex Jones et Milo Yiannopoulos, les agences gouvernementales avaient déjà avancé depuis longtemps une nouvelle théorie des conflits internationaux, dans laquelle le paysage de l’information est davantage considéré comme un champ de bataille que comme un forum pour l’échange d’idées.
Dans cette optique, les publicités « spammy« , les informations « poubelles » et le partage du travail « d’agents de désinformation » comme Jones, ne sont pas des caractéristiques inévitables d’un internet libre, mais des débouchés pour une nouvelle forme de conflit appelée « guerre hybride ».
En 1996, alors que l’internet commençait à faire partie de la vie quotidienne des Américains, l’armée américaine a publié le « Field Manual 100-6« , qui parlait d’un « domaine d’information en expansion appelé Global Information Environment » qui contenait « des processus et des systèmes d’information échappant à l’influence directe de l’armée ». Les commandants militaires devaient comprendre que la « domination de l’information » dans le « GIE » serait désormais un élément essentiel pour « opérer efficacement ».
Nous entendons souvent dire que les « opérations d’information » ne sont pratiquées que par les ennemis de l’Amérique, parce que seuls les ennemis de l’Amérique sont suffisamment bas et dépourvus de puissance de feu réelle pour nécessiter l’utilisation de telles tactiques, puisqu’ils doivent « dépasser les limites militaires« . Nous entendons rarement parler de la longue histoire de l’Amérique en matière de « mesures actives« et de « opérations d’information« , mais les médias populaires nous donnent l’occasion de lire les tactiques désespérées de l’ennemi asiatique, qui est toujours décrit comme une sorte de tricheur incurable au golf transcontinental.
En effet, une partie de la nouvelle manie entourant la « guerre hybride » est l’idée que, alors que l’être humain américain est habitué à vivre dans des états clairs de « guerre » ou de « paix », le citoyen russe, chinois ou iranien est né dans un état de conflit constant, où la guerre est toujours en cours, qu’elle soit déclarée ou non. Face à de tels adversaires, le paysage informationnel « ouvert » de l’Amérique n’est guère plus qu’une faiblesse militaire.
En mars 2017, lors d’une audition de la commission des services armés de la Chambre des représentants sur la guerre hybride, le président Mac Thornberry a commencé par quelques remarques de mauvais augure, suggérant que dans le contexte plus large de l’histoire, une Amérique construite sur des principes constitutionnels de décentralisation du pouvoir pourrait avoir été mal conçue :
« Les Américains sont habitués à penser dans un état binaire de guerre ou de paix. C’est ainsi que nos organisations, notre doctrine et nos approches sont conçues. D’autres pays, dont la Russie, la Chine et l’Iran, utilisent un éventail plus large d’instruments de pouvoir et d’influence nationaux centralisés ou au moins dirigés pour atteindre leurs objectifs…
Qu’il s’agisse de contributions à des partis politiques étrangers, d’assassinats ciblés d’opposants, d’infiltration de personnel sans uniforme comme les petits hommes verts, de médias traditionnels et de médias sociaux, d’opérations d’influence ou d’activités cybernétiques, toutes ces tactiques et d’autres encore sont utilisées pour promouvoir leurs intérêts nationaux et, le plus souvent, pour nuire aux intérêts nationaux des États-Unis…
L’histoire suggère que la guerre hybride, sous une forme ou une autre, pourrait bien être la norme des conflits humains, plutôt que l’exception.
– Président Mac Thornberry.
À peu près au même moment, c’est-à-dire peu après l’élection de Donald Trump, les futurs dirigeants du « complexe industriel de la censure » commençaient à réaliser que l’ingérence « d’acteurs étrangers malveillants » et les vicissitudes de la politique intérieure occidentale devaient être liées.
Des courriels de John Podesta aux victoires de Trump dans les primaires de la Rust Belt en passant par le Brexit, tout devait être compris d’abord et avant tout comme des événements de guerre hybride.
C’est pourquoi le scandale Trump-Russie aux États-Unis restera probablement dans les mémoires comme un moment crucial de l’histoire du XXIe siècle, même si l’enquête a superficiellement mis fin à une non-histoire, une fake news en soi.
Ce que l’enquête Mueller n’a pas accompli en évinçant Trump du pouvoir, elle l’a accompli en donnant naissance à une vaste nouvelle bureaucratie publique-privée consacrée à l’arrêt de la « mis-, dis-, et malinformation« , tout en facilitant l’acquiescement du public à l’émergence d’une série de nouvelles agences gouvernementales ayant des missions de « guerre de l’information ».
Le président Eisenhower et son sucesseur John F. Kennedy,
le 6 décembre 1960 à la Maison Blanche. (AP/SIPA / AP)
Le « complexe industriel de la censure » n’est que le complexe militaro-industriel qui renaît à l’ère de la « guerre de l’information » sous sa forme hybride
À l’instar de l’industrie de la guerre, qui se qualifie volontiers de secteur de la « défense », le complexe « anti-désinformation » se présente comme une simple défense, destinée à repousser les attaques hostiles des cyberadversaires étrangers qui, contrairement à nous, ont des « limites militaires ».
Cependant, le CPI : Complexe Militaro Industriel n’est ni entièrement axé sur la défense, ni même principalement axé sur la « désinformation » étrangère.
Il s’agit plutôt d’un système de messagerie unifié et implacable destiné principalement aux populations nationales, à qui l’on dit que la discorde politique au sein du pays favorise l’attaque hybride non déclarée de l’ennemi contre la démocratie, la manière de créer et entretenir l’opposition contrôlée.
Ils suggèrent que nous devons repenser les anciennes conceptions des droits et nous soumettre à de nouvelles techniques de surveillance telles que « la surveillance de la toxicité« , remplacer l’ancienne presse libre avec des rédacteurs prétendant avoir un « flair pour les nouvelles » par un modèle actualisé qui utilise des outils d’assignation automatisés tels que « extraction d’informations dignes d’intérêt« , et se soumettre à des mécanismes de contrôle de la pensée tels que la « méthode de redirection », qui envoie des publicités aux navigateurs en ligne dont le contenu n’est pas sûr, en les poussant vers des « messages alternatifs constructifs« .
Tout cela est lié à un engagement en faveur d’une nouvelle politique homogène, que le complexe d’agences publiques et privées énumérées, ci-dessous cherche à capturer dans quelque chose comme une théorie des champs unifiée du récit néolibéral, qui peut être perpétuellement modifiée et amplifiée en ligne grâce à des algorithmes et à l’apprentissage automatique.
C’est ce que certaines des organisations figurant sur cette liste veulent dire lorsqu’elles parlent de développer un « vocabulaire partagé » de l’encombrement de l’information, de la « crédibilité » ou de « l’éducation aux médias« .
Glossaire partagé
Harvard University
Les groupes de lutte contre la désinformation parlent sans cesse de renforcer la « résilience » mais c’est de l’obédiance à la désinformation (ce qui, en pratique, signifie s’assurer que le public entend des récits approuvés si souvent que toute autre chose semble effrayante ou répugnante), et le public est formé à remettre en question non seulement la nécessité de contrôles et de contrepoids, mais aussi la nécessité de la concurrence.
La concurrence est de plus en plus mal vue, non seulement sur le « marché des idées » (une idée elle-même de plus en plus décrite comme dépassée), mais aussi dans le sens capitaliste traditionnel.
Dans les dossiers Twitter, nous trouvons régulièrement des documents tels que cette étude non signée sur la « sphère d’influence » diffusée par le Carnegie Endowment, qui se demande à voix haute si les entreprises technologiques ont vraiment besoin de se faire concurrence pour « bien faire les choses » :
Traduction :
2) Évolution des politiques de lutte contre les opérations d’influence – plates-formes, gouvernements, société civile :
a) Plateformes :
- i) Twitter a commencé à étiqueter des messages individuels comme manquant de crédibilité. De même, Facebook et YouTube ont envisagé d’étiqueter les messages en fonction du parrainage gouvernemental ou du contrôle éditorial exercé sur l’organe de publication. En outre, Twitter a réagi de manière plus radicale à un incident spécifique (les histoires de l’ordinateur portable de Hunter Biden). Cette dernière réaction est rare, mais elle a déclenché une conversation sur les réponses à apporter.
(1) L’étiquetage a suscité la controverse, qu’il soit appliqué ou non. L’efficacité de cette mesure est également difficile à quantifier et certaines de ces mesures peuvent nécessiter une main-d’œuvre importante. - ii) La concurrence pour les meilleures pratiques est-elle une bonne chose ? Est-il bon ou mauvais que Facebook et Twitter aient des politiques différentes ? La concurrence pour « bien faire les choses » est-elle en fait une bonne incitation ? Là encore, il est très difficile de mesurer l’impact de la concurrence sur les politiques.
Au lieu de la concurrence, les groupes que nous avons suivis favorisent le concept de « joint ventures » (un groupe britannique a même lancé un programme « Shared Endeavour » – « Effort Partagé »), dans lequel les principales « parties prenantes » règlent leurs désaccords en privé, mais présentent un front uni.
Qui sont les leaders de ces campagnes de communication ?
Si vous souhaitez poser la question, les groupes ci-dessous sont un bon point de départ :
- La « Liste des 50 premiers » se veut une ressource pour les journalistes et les chercheurs qui commencent à s’intéresser à l’ampleur et à l’ambition du « complexe industriel de la censure ».
- Rédigée comme un article de magazine, elle tente de répondre à quelques questions fondamentales sur le financement, le type d’organisation, l’histoire et, surtout, la méthodologie.
De nombreux groupes de « lutte contre la désinformation » adhèrent à la même approche de la recherche, utilisant souvent la même analyse de type « cartographie de la haine » et « culpabilité par association » pour identifier les penseurs erronés et les personnes répressives.
Il y a même une tendance à utiliser ce qu’une source des Fichiers Twitter a décrit comme les mêmes graphiques « en boule de poils » [La boule de poils montrant des connexions si denses qu’elles ne peuvent pas être visualisées de manière utile, ces graphiques n’étant que des indicateurs de tendances.]
Là où ils rivalisent, c’est souvent dans le domaine du verbiage charabia, c’est à dire leur sémantique décrivant leurs méthodes analytiques respectives.
Mon préféré est celui des Public Good Projects, qui, dans une démonstration de compétences prédictives rappelant le « Titanic insubmersible », et qui se décrit comme le « Buzzfeed de la santé publique. »
Ensemble, ces groupes réalisent rapidement ce qu’Eisenhower craignait :
L’élimination de l' »équilibre » entre le besoin démocratique de libéraliser les lois et les institutions et la vigilance nécessaire à la préparation militaire. La société démocratique a besoin de se nourrir de débats libres, de désaccords et de tensions intellectuelles, mais les groupes ci-dessous recherchent plutôt un « vocabulaire commun » à déployer sur le champ de bataille hybride. Ils se proposent d’être les gardiens de ce « vocabulaire », ce qui ressemble beaucoup au scénario qu’il avait esquissé en 1961, et dans lequel « la politique publique pourrait elle-même devenir la captive d’une élite scientifique et technologique ».
Sans plus attendre, voici une présentation des principaux acteurs de ce « CIC :
Community Interest Company – Société d’intérêt communautaire »
1. Information Futures Lab (IFL) à l’université de Brown (anciennement First Draft)
Lien : https://sites.brown.edu/informationfutures/ / https://First Draftnews.org/
Type : Un institut universitaire, hébergé au sein de l’École de santé publique, pour lutter contre la « désinformation » et les « pratiques de communication dépassées ». Successeur de First Draft, l’une des premières et des plus importantes organisations de lutte contre la désinformation.
Vous en avez peut-être entendu parler quand : pour la première fois les termes Mis-, dis-, et misinformation. Ce terme a été inventé par Claire Wardle, directrice de FD.
L’IFL/FD est également la seule organisation universitaire/à but non lucratif impliquée dans la Trusted News Initiative, un consortium à grande échelle de médias grand public créé pour suivre le débat autour de la réponse à la pandémie. Mme Wardle a été la première à être sélectionnée par les dirigeants de Twitter pour faire partie d’un groupe de conseillers en matière de lutte contre la désinformation.
Elle a également participé à la table ronde Hunter Biden sur les ordinateurs portables organisée par l’Aspen Institute en août 2020 (avant que l’affaire des ordinateurs portables n’éclate). La cofondatrice de l’IFL Stefanie Friedhoff fait partie de l’équipe d’intervention Covid-19 de la Maison Blanche. Les membres du personnel de First Draft ont également été révélés dans les #TwitterFiles comme étant des partenaires fréquents et de confiance d’un éminent visage public du complexe industriel de la censure, Renee DiResta, aujourd’hui de l’Université de Stanford.
Ce que nous savons sur le financement : First Draft a été financé par un grand nombre d’entités, dont Craig Newmark, Rockefeller, la National Science Foundation, Facebook, la Fondation Ford, Google, la Knight Foundation, le Wellcome Trust, l’Open Society Foundations, etc. Le financement de l’IFL comprend la Fondation Rockefeller pour une initiative de « construction de la demande de vaccins« .
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : IFL/First Draft se positionne comme l’avant-garde des études sur la désinformation, agissant en tant que conseillers clés pour les médias, la technologie et les consortiums de santé publique, réunissant un large éventail de compétences académiques.
Citations de caractéristiques/de visions du monde : Utilisation fréquente de termes tels que comportement inauthentique coordonné, pollution de l’information, les futurs mots-clés de la sécurité intérieure mis-, dis-, et malinformation, et désordre de l’information.
Verbiage charabia / sémantique : « La technique d’inoculation la plus accessible est le prebunking – le processus de démystification des mensonges, des tactiques ou des sources avant qu’ils ne frappent« .
Lien avec les Twitter Files : First Draft figure en bonne place dans les dossiers. Ils ont été le premier nom proposé lorsque Twitter a décidé de réunir un petit groupe de « personnes de confiance pour parler de ce qu’elles voient », ont fait partie du tabletop Burisma de l’Institut Aspen, et sont apparus dans de multiples mails avec des fonctionnaires du Pentagone.
Traduction : « Je propose également que ces personnes soient les premières à qui nous donnerons notre alias de courriel « voir quelque chose, dire quelque chose » (à confirmer sur le nom/processus). Merci Nick »
Graphique « boule de poil » :
Traduction : « Le discours sur les vaccins dans les médias sociaux : un guide des narratifs. »
Etroitement lié à : Presque tous les leaders du CIC, y compris le Stanford Internet Observatory, la Trusted News Initiative, le Shorenstein Center, DFRLabs, le World Economic Forum, l’Aspen Institute, Meedan, et Bellingcat.
En résumé : Grâce à sa forte capacité à connaître et à orienter les tendances émergentes et à son large éventail de réseaux d’élite, l’IFL continue à jouer un rôle de premier plan dans le domaine de la « lutte contre la désinformation ».
2. Meedan
Lien : https://meedan.com/
Type: Société à but non lucratif de taille moyenne spécialisée dans la technologie et la lutte contre la « désinformation ».
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Meedan a mené une série d’initiatives de désinformation Covid-19 « pour soutenir les efforts de vérification des faits en cas de pandémie » grâce à un financement de BigTech, de la Fondation Omidyar, de la National Science Foundation et d’autres organismes.
Parmi les partenaires figurait l’équipe britannique Behavioural Insights Team, ou « nudge unit », aujourd’hui en disgrâce, connue pour avoir effrayé les Britanniques au sujet de toute une série de manies médicales. Parmi les projets « anti-désinformation » de Meedan figure un effort pour interroger les messages privés et cryptés. Le conseil d’administration de Meedan inclut Tim Hwang (conseiller général de Substack), sceptique de la liberté d’expression; Zeynep Tufecki, et Maria Ressa, lauréate du prix Nobel ayant des liens très étroits avec le fondateur d’eBay, Pierre Omidyar, et la National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie). Ressa estime que Wikileaks « n’est pas du journalisme« . Muna AbuSulayman, cofondatrice de Meedan, a été la secrétaire générale fondatrice de la fondation saoudienne Alwaleed bin Talal. Alwaleed bin Talal est l’un des principaux actionnaires de Twitter, tant avant qu’avec Elon Musk qu’aujourd’hui, avec Musk.
Ce que nous savons sur le financement : Financement public et privé généralisé, notamment de la part d’Omidyar, de Twitter, de Facebook, de Google, de la National Science Foundation, de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement, etc.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Meedan se positionne comme une ONG leader dans le domaine de la « lutte contre la désinformation », en rassemblant des réseaux, en développant des technologies et en mettant en place de nouvelles initiatives. Un soutien et un développement importants sont accordés aux organisations de « vérification des faits » et à la mise en place de la technologie nécessaire pour les soutenir.
Citation de leur vision du monde : « Détection de contenus controversés et haineux ».
Verbiage charabia / sémantique : « Notre travail montre qu’il y a beaucoup plus de correspondances entre le contenu de tipline et les messages de groupes publics sur WhatsApp qu’entre les messages de groupes publics et les vérifications de faits publiées ou le contenu des médias sociaux ouverts. »
Lien avec les Twitter Files : Minimal dans les dossiers en question, bien que Meedan soit noté comme l’un des quatre principaux partenaires de Covid en matière de « désinformation ».
Traduction : « JM – Jennifer McDonald – 24 juin 2022 à 3:03 PM Re : [Révision avant le 28 juin] L’expansion de la crise de la désinformation… A : Nick Pickles, Lucia Gamboa & 9 autres – Détails : Merci, Lucia. Pour répondre à la question de Nick, du côté proactif de COVID, nos partenariats les plus solides en matière de partage d’informations ont été conclus avec l’Observatoire Internet de Stanford, le Public Good Project, Meedan et, dans une certaine mesure, l’Ad Council, qui ont tous été mis en œuvre de manière indépendante pour un système robuste de suivi des récits de désinformation.«
Connecté à : Twitter, Factcheck.org, AuCoDe, le Berkman Klein Center for Internet and Society, le Behavioral Insights Team, l’Oxford Internet Institute, le Stanford Internet Observatory, et First Draft.
En résumé : Meedan illustre le changement de style entre les ONG et la Stasi, où l’espionnage et la divulgation de messages privés au nom de la « lutte contre la désinformation » sont désormais considérés comme un bien public.
Lectures complémentaires : Ils essaient maintenant de censurer vos SMS.
3. Harvard Shorenstein Center on Media, Politique et politique publique (Projet Technologie et changement social)
Lien : https://shorensteincenter.org/programs/technology-social-change/
Type : Un projet universitaire d’élite autrefois considéré comme l’un des principaux centres dans le domaine de la « lutte contre la désinformation ».
Vous en avez peut-être entendu parler quand : Il a été annoncé que le centre serait fermé en 2024 au motif fallacieux que la responsable du projet Joan Donovan n’avait pas les références académiques suffisantes pour diriger l’initiative (ce qui est fallacieux, c’est qu’il ait fallu autant de temps pour que cette prise de conscience se produise). Donovan était déjà largement connue pour son esprit partisan et ses erreurs, notamment en affirmant à plusieurs reprises que l’ordinateur portable de Hunter Biden n’était pas authentique. Le Centre Shorenstein est à l’origine de deux autres initiatives clés de « lutte contre la désinformation », à savoir First Draft et l’Algorithmic Transparency Initiative. Cameron Hickey, responsable de l’ATI, est aujourd’hui directeur général du National Congress on Citizenship, une organisation beaucoup plus importante. Dans cette vidéo, Joan Donavan est assise aux côtés de Richard Stengel, le premier directeur du Global Engagement Center, une agence hébergée au sein du département d’État et chargée de « contrer les efforts de propagande et de désinformation des États étrangers et des organisations non étatiques ».
La fermeture du projet « Technologie et changement social » est une victoire mineure dans un domaine par ailleurs en pleine expansion.
Ce que nous savons à propos du financement : L’argent provient de : la Fondation Ford, Open Society Foundations, Craig Newmark Philanthropies, Gates Foundation, Google, Facebook Journalism Project, et la Fondation W.K. Kellogg.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Recherche universitaire sur la « désinformation », programme de bourses, organisation de réunions sur le terrain et commentaires fréquents dans les médias. Le centre Shorenstein publie également une revue de premier plan intitulée « études sur la désinformation ».
Citation de leur vision du monde : Le tweet infâme de Donovan, posé avec un Atlantic staffer : « Moi et @cwarzel en train de regarder le contenu du portable de Hunter Biden, la question de l’homme de paille la plus populaire à #Disinfo2022. »
Verbiage charabia / sémantique : « Examen de l’efficacité de l’incitation à la précision en combinaison avec l’utilisation de bordures colorées pour différencier les nouvelles et le contenu social en ligne«
Graphique « boule de poils » :
Graphique : Cycle de vie de manipulation des médias.
Traduction : « Fig. 1. Le cycle de vie de la manipulation des médias – Étape 1 : Planification et origine des campagnes de manipulation – Étape 2 : Campagne d’ensemencement sur les plateformes sociales et les médias en ligne – Étape 3 : Réponses de l’industrie, des activistes, des politiciens et des journalistes – Étape 4 : Atténuation – Étape 5 : Adaptation des manipulateurs à un nouvel environnement. »
Etroitement lié à : First Draft, Algorithmic Transparency Initiative/NCoC, Berkman Center for Internet & Society, Data and Society, et l’Aspen Institute.
En résumé : Un projet « anti-désinformation » qui s’est trompé si souvent que même le centre qui l’hébergeait a coupé les ponts.
4. Public Good Projects
Lien : https://www.publicgoodprojects.org/
Type : Société de conseil à but non lucratif, spécialisée dans la communication, le marketing, la technologie et la « désinformation » dans le domaine de la santé.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : PGP opérait du travail de façade alors qu’ils sont aussi des armes allouées pour un large éventail de programmes d’entreprises et de gouvernements. Les dossiers de Twitter montrent que PGP a conclu des contrats avec le groupe de pression BIO (dont les membres comprennent Pfizer et Moderna) pour mener la campagne Stronger qui selon Lee Fang « a travaillé avec Twitter pour établir des règles de modération du contenu autour de la « désinformation » covid ».
Jennifer McDonald, de l’équipe des politiques publiques de Twitter, a indiqué dans un courriel que PGP figurait également parmi les quatre « partenariats de partage d’informations les plus solides » de Twitter pour la « désinformation » de Covid.
PGP s’est associé à l’UNICEF dans le cadre de l’Observatoire de la demande de vaccins, qui vise à « réduire l’impact de la désinformation et à accroître la demande de vaccins dans le monde ». Le conseil d’administration comprend l’ancien PDG de Pepsi et de Levi’s, un vice-président de Morgan Stanley et le directeur des partenariats de santé publique de Merck Pharmaceuticals.
Ce que nous savons du financement : 1,25 million de dollars de BIO ainsi que des partenariats avec Google, Rockefeller et l’UNICEF.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Une suite d’activités de communication comprenant le marketing, la recherche, la production médiatique, la surveillance des médias sociaux, la promotion des vaccins et les campagnes. Ils utilisent également l’IA et le traitement du langage naturel pour « identifier, suivre et répondre aux récits, aux tendances et aux questions urgentes » afin de « vérifier les faits » et de « renforcer les stratégies de changement de comportement ».
Citation de leur vision du monde : « Voyez-nous comme le BuzzFeed de la santé publique. »
Lien avec les Twitter Files : Noté comme l’une des quatre sources de référence pour la détection supposée de la désinformation Covid-19.
Étroitement lié à : Twitter, UNICEF, Rockefeller, Kaiser Permanente, First Draft, Brown School of Public Health
En résumé : Un groupe de communication et de technologie sophistiqué avec des partenaires BigTech et BigPharma, et une mission pour arrêter la « désinformation ».
Pour en savoir plus : Quand les encouragements se transforment en bousculades.
5. Graphika
Lien : https://www.graphika.com/
Type : Société à but lucratif ayant des liens avec la défense, spécialisée dans le « marketing numérique, la désinformation & l’analyse ».
Vous avez peut-être lu à leur sujet quand : Graphika était l’un des deux groupes externes engagés en 2017 par la commission du renseignement du Sénat pour évaluer la cybermenace russe. Graphika était également un partenaire « quatrième pilier » du Election Integrity Partnership de Stanford et de son Virality Project, tous deux sujets de rapports #TwitterFiles. A fait les gros titres en affirmant qu’une fuite de discussions commerciales entre les États-Unis et le Royaume-Uni, rendue publique par Jeremy Corbyn, faisait partie d’une opération appelée « Infection secondaire » dont l’origine est à chercher du côté de la Russie.
Ben Nimmo, ancien directeur des enquêtes, a été attaché de presse de l’OTAN et boursier du DFRLabs. Il est aujourd’hui responsable du renseignement sur les menaces au niveau mondial chez Facebook. Camille François, responsable de l’innovation, était auparavant chercheur principal chez Google Jigsaw.
Ce que nous savons du financement : 3 millions de dollars du ministère de la Défense pour 2020-2022, « pour soutenir et stimuler la recherche fondamentale et appliquée et la technologie dans les établissements d’enseignement » ; se targue de partenariats avec la Defense Advanced Partnerships Research Agency (DARPA) et l’armée de l’air américaine. Selon USAspending.gov, les agences de défense ont fourni près de 7 millions de dollars.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Des rapports détaillés et des services d’abonnement pour les entreprises et les gouvernements, souvent axés sur l’identification des « principaux influenceurs » et des « risques de désinformation et de mésinformation », ainsi qu’une IA très sophistiquée pour surveiller les médias sociaux.
Citation de leur vision du monde : « Semer le doute et l’incertitude dans les voix autorisées conduit à une société qui trouve qu’il est trop difficile d’identifier ce qui est vrai. »
Verbiage charabia / sémantique : Tendance aux jeux de mots d’une horreur impressionnante (“More-troll Kombat,” “Lights, Camera, Coordinated Action!” “Step into my Parler”).
Graphique « boule de poils » : Comme pop art
Lien avec les Twitter Files : En 2017-2018, Twitter ignorait que la commission du renseignement du Sénat partagerait ses données sur les comptes supposés liés à la Russie avec des entités commerciales.
En résumé : Grâce à ses liens étroits avec le Pentagone et à sa légitimité commerciale, Graphika est en passe de devenir la Rand Corporation de l’ère de la désinformation.
Connecté à : Stanford Internet Observatory, DFRLabs, Department of Defense, DARPA, Knight Foundation, Bellingcat.
Lecture complémentaire : https://www.foundationforfreedomonline.com/?page_id=2328
6. Laboratoire de recherche en criminalistique numérique (DFRLabs) de l’Atlantic Council.
Lien : https://www.atlanticcouncil.org/programs/digital-forensic-research-lab/
Type : Branche de recherche sur la désinformation orientée vers le public d’un groupe de réflexion très influent, financé de manière extravagante et aligné sur l’OTAN, l’Atlantic Council.
Vous avez peut-être lu à leur sujet quand : En mai 2018, Facebook annonce un « Nouveau partenariat électoral avec l’Atlantic Council », pour « empêcher que notre service ne soit utilisé de manière abusive pendant les élections. » L’annonce a été faite par l’ancien stratège numérique en chef du National Republican Senatorial Committee Katie Harbath, quelques semaines après une audition controversée au Sénat au cours de laquelle Mark Zuckerberg a répondu à des questions sur « l’abus de données » sur Facebook.
Le DFRLabs de l’Atlantic Council comprenait à l’époque des personnalités telles qu’Eliot Higgins (de Bellingcat) et Ben Nimmo, futur directeur des enquêtes de Graphika. Ce fut un moment décisif, car Facebook annonça peu après une série de purges de comptes accusés de « activité inauthentique co-coordonnée« , y compris de petits sites indépendants comme Anti-Media, End The War on Drugs, Murica Today, Reverb,et Anonymous News, entamant une ère de suppressions massives.
Le DFRLab a été l’un des principaux partenaires du « Partenariat pour l’intégrité des élections » de Stanford et du « Projet de viralité ». Le Conseil atlantique organise également le sommet d’élite 360/Open Summit dont l’édition 2018 sur la désinformation comprenait le forum privé Vanguard-25 qui a réuni Madeleine Albright, l’ancien Premier ministre suédois Carl Bildt, le responsable de la Conférence de Munich sur la sécurité, la lauréate du prix Nobel de la paix Maria Ressa, Edelman (la plus grande société de relations publiques au monde), Facebook, Twitter, Microsoft, Bellingcat, Graphika, et bien d’autres encore.
Ce que nous savons sur le financement : « Le DFRLab a reçu des subventions du Global Engagement Center du Département d’État qui soutiennent des programmes à vocation exclusivement internationale », a déclaré Graham Brookie du DFRLabs à Racket. L’Atlantic Council reçoit des fonds de l’armée et de la marine américaines, de Blackstone, de Raytheon, de Lockheed, du centre d’excellence STRATCOM de l’OTAN et d’une longue liste d’autres entités financières, militaires et diplomatiques.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Rapports détaillés, établissement de listes, organisation de conférences, création de widgets adaptés aux journalistes (par exemple, « Foreign Election Interference Tracker« , « Minsk Monitor« ).
Citation de leur vision du monde : Au sujet des « rumeurs sur les origines du Covid-19« , en particulier la « désinformation » selon laquelle le virus pourrait provenir d’un laboratoire : « L’effet cumulatif de tout cela a été de détourner l’attention du public américain de l’approche désordonnée du gouvernement fédéral pour atténuer les effets du virus et de rejeter la faute sur la Chine. »
Verbiage charabia / sémantique : Des quantités impressionnantes ; le site s’insurge contre la réticence du public à populariser nom d’équipe « Digital Sherlocks » ; il insiste si souvent sur le fait qu’il ne s’appuie que sur des « informations de source ouverte » que l’on en doute ; il s’appuie fortement sur des métaphores militaires (« Narrative Arms Race ») et médicales (« Infodemic ») pour décrire la menace de la désinformation.
Graphique « boule de poils » : DFRLabs analyse des rumeurs de Wuhan
Lien avec les Twitter Files : Apparaît fréquemment, la « liste indienne » de 40 000 noms soupçonnés de « nationalisme hindou » étant un épisode malheureusement notable.
Traduction :
« De : Andy Carvin <Subject : Re : Twitter + DFRLab>
Date : 18 juin 2021 à 11:08:51 AM EDT
To : Graham Brookie
Cc : Nick Pickles [email protected], Yoel Roth [email protected]
Salut les gars – En pièce jointe, vous trouverez une feuille de calcul d’environ 40k comptes twitter que nos chercheurs soupçonnent d’adopter un comportement inauthentique pour soutenir le BJP et le nationalisme hindou de manière plus générale. Nos… »
En résumé : Le DFRLabs n’est pas seulement financé par le Global Engagement Center (GEC), dont Richard Stengel a été l’un des premiers responsables, mais il utilise d’importantes ressources de l’État et des entreprises pour promouvoir la théorie de « l’écosystème » de la désinformation du GEC, selon laquelle les points de vue qui se recoupent avec ceux des acteurs étrangers font eux-mêmes partie de la menace.
Connecté à : L’Observatoire de l’Internet de Stanford, le Centre pour un public informé de l’Université de Washington, Graphika, Bellingcat, et le Centre pour les médias sociaux et la politique de l’Université de New York.
7. Observatoire Internet de Stanford
Lien : https://cyber.fsi.stanford.edu/io
Type : Institution de recherche universitaire
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Le SIO est à l’origine de deux initiatives fondamentales en matière de surveillance et de censure des contenus de masse : le « Partenariat pour l’intégrité des élections », créé en prévision du vote présidentiel de 2020, et le « Projet Viralité », qui a mis en place un système de billetterie unique pour six grandes plateformes Internet en cas de « désinformation » liée aux vaccins contre la grippe aviaire.
Comme l’a noté le chef Alex Stamos, l’EIP a été créé pour « combler les lacunes » de ce que « le gouvernement ne pouvait pas faire lui-même ». Les partenaires de DFRLabs ajoutent que le Partenariat pour l’intégrité des élections de l’AIR « s’est constitué en juin 2020 à l’incitation de l’Agence pour la cybersécurité et la sécurité des infrastructures du ministère américain de la sécurité intérieure, ou CISA. » La directrice de recherche Renee DiResta est une ancienne boursière de la CIA.
Ce que nous savons sur le financement : Subvention quinquennale de la National Science Foundation d’un montant de 748 437 dollars. Les projets EIP et Virality se sont également associés à Graphika et DFRLabs, eux-mêmes bénéficiaires de financements des départements de la défense et de l’État, respectivement. SIO a été fondé grâce à une subvention de 5 millions de dollars de Craig Newmark et reçoit également des fonds de la Subvention quinquennale de la National Science Foundation d’un montant de 748 437 dollars. Les projets EIP et Virality ont également collaboré avec Graphika et DFRLabs, eux-mêmes financés par les départements de la défense et de l’État, respectivement : midyar, Gates, Hewlett et autres…
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Comme l’indiquent deux rapports des Dossiers Twitter (voir ici et ici), les projets jumeaux de l’AIR représentent des efforts importants pour mettre en place une surveillance et un signalement à l’échelle de plusieurs plateformes, apparemment comme une preuve de concept pour une éventuelle entreprise entièrement gérée par le gouvernement, comme le Disinformation Governance Board, le programme mis en place par leurs partenaires de la CISA.
Verbiage charabia / sémantique : Adepte de la création de synonymes impérieux se vantant d’être intelligents et de venir de Californie (par exemple, « constellation de résolveurs de problèmes », « coproduction d’expertise pour la protection des infrastructures critiques »). A lancé l’idée de la « long fuse » de la désinformation, suggérant que les dangers de la parole doivent être interrompus rapidement.
Graphique « boule de poils » : EIP analyse des rumeurs de « dépôt de courrier à Glendale » lors des élections de 2020, qui ont d’ailleurs été couvertes par CNN.
Glendale, CA décharge de email Sept-2020
Lien avec les Twitter Files : L’AIR apparaît peut-être dans le TwitterFiles plus que tout autre partenaire universitaire, groupe de réflexion ou ONG. Extrait d’un courriel adressé à Twitter par le projet Virality. Twitter a été informé qu’il devrait considérer comme « standard la désinformation sur votre plateforme… des histoires d’effets secondaires réels de vaccins… des messages réels qui peuvent alimenter l’hésitation. »
En résumé : L’Observatoire de l’Internet de Stanford peut ou non continuer à jouer un rôle de premier plan dans la mise en place du CIC, mais des personnalités comme Renee DiResta et Alex Stamos ont déjà rempli une fonction historique importante en organisant des balayages de contenu multiplateforme pour le Covid-19 et l’élection de 2020.
Connecté à : Twitter, First Draft, Graphika, Center for an Informed Public de l’université de Washington, Center for Politics and Social Media de l’université de New York, Aspen Institute et l’agence CISA du ministère de la sécurité intérieure. Une bien belle brochette !
8. Poynter Institute – International Fact-Checking Network
Lien : https://www.poynter.org/ – https://www.poynter.org/ifcn/
Type : Groupe de réflexion privé, autrefois connu comme une opération de défense des médias, aujourd’hui plus connu pour l’IFCN, qui est essentiellement la branche interne de vérification des faits de Facebook/Meta, ainsi que le hub de vérification des faits Politifact. Produit également le widget convivial pour les journalistes MediaWise.
Vous avez peut-être entendu parler quand : Trump a été élu et que Poynter a envoyé une lettre ouverte à Mark Zuckerberg au nom « d’organisations indépendantes de vérification des faits » lui disant que « Facebook devrait entamer une conversation ouverte sur les principes qui pourraient sous-tendre un écosystème d’information plus précis », ce que Zuckerberg a interprété à juste titre comme un appel à investissement dans ces mêmes organisations.
Plus tard, Zuckerberg a été interviewé par Alexandria Ocasio-Cortez au sujet de l’inclusion Le Daily Caller dans son corps de vérification des faits, et Zuckerberg essayé de laisser entendre que l’IFCN était une organisation complètement indépendante, en omettant à la fois de mentionner sa relation de financement (voir ci-dessous) et sa capacité à opposer son veto aux membres de l’IFCN. Petite parenthèse humoristique : à la question « Êtes-vous toujours convaincu que [Covid-19] s’est développé naturellement ? » à un Poynter « Festival of Fact-Checking« , le Dr Anthony Fauci a stupéfié l’auditoire en répondant : « Non, je n’en suis pas convaincu. »
Ce que nous savons sur le financement : Plus de 4 millions de dollars par an sont versés par Facebook aux organisations partenaires de l’IFCN. Poynter et Politifact citent entre autres la Craig Newmark Foundation, la Koch Foundation, la Knight Foundation, le réseau Omidyar, le National Endowment for Democracy, Microsoft et le Washington Post comme bailleurs de fonds.
Ce qu’ils font / ce qu’ils vendent : L’effort d’entreprise à grande échelle pour vérifier les faits sur terre. Politifact, fondé en 2007, a transformé l’idée même de la vérification des faits, qui était auparavant un exercice journalistique privé, interne, dans lequel les vérificateurs de faits s’assuraient que les déclarations rapportées étaient défendables et/ou avaient une base factuelle, un processus conçu pour se protéger contre les litiges.
Aujourd’hui, la vérification des faits est vendue comme un concept affirmatif tourné vers l’extérieur, dans lequel les choses peuvent être déclarées vraies/fausses par une autorité institutionnelle, dont les jugements peuvent ensuite être utilisés comme base pour des examens algorithmiques.
Citation de leur vision du monde : « A besoin d’un contexte. »
Verbiage charabia / sémantique : Peu ou pas du tout. IFCN/Politifact sont principalement gérés et entretenus par des personnes ayant des relations avec le journalisme, et leurs produits sont conçus pour être consommés par un large public.
Lien avec les Twitter Files : Lors d’un relâchement électoral, le FBI pose des questions sur deux tweets, et un membre du personnel de Twitter chargé de la confiance et de la sécurité cite Politifact comme autorité pour rayer un contenu, en écrivant : « Ceci est prouvé comme étant faux par ceci ».
En résumé : L’IFCN en particulier est une opération de fact-checking à grande échelle dont la relation conflictuelle avec Meta/Facebook pourrait fournir un modèle pour les futurs entrepreneurs de la vérité.
9. Statecraft Institute – Integrity Initiative
Lien : https://www.statecraft.org.uk/ pour la page officielle ; lien vers les documents de l’initiative pour l’intégrité divulgués par Anonymous ici.
Type : Plan de surveillance et de contrôle de l’information du monde de l’ombre et de l’épouvante qui vous fera vomir de terreur.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Le hacker Anonymous a publié fin 2018 une série de documents montrant que le ministère britannique des Affaires étrangères finançait un vaste programme de lutte contre la désinformation, centré sur la construction de « clusters » géographiques de guerriers de la lutte contre la désinformation sous la direction de l’Institute for Statecraft de Grande-Bretagne.
La liste initiale des participants aux groupes comprenait de nombreux noms qui allaient devenir des acteurs centraux de la lutte contre la désinformation, de Ben Nimmo, alors attaché de presse de l’OTAN (et futur directeur des enquêtes de Graphika), à Nina Jankowicz, future chef du Disinformation Governance Board, en passant par Evelyn Farkas, ex-fonctionnaire de la défense d’Obama (et directrice de l’Institut McCain), et la journaliste Anne Applebaum.
La fuite a fait grand bruit en Angleterre, car elle contenait des passages accablants montrant que le ministère britannique des affaires étrangères avait identifié Jeremy Corbyn comme un « idiot utile » pour la Russie, mais n’a guère fait les gros titres aux États-Unis.
Ce que nous savons sur le financement : Les documents divulgués ont montré un financement public 2016-2017 de 296 500 £, avec une augmentation prévue à 1 961 000 £ l’année suivante ; ces chiffres ont été cités par de multiples organismes officiels, y compris le parlement britannique.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Toutes les traces publiques de l’Integrity Initiative, dont l’historique des tweets montrait un large intérêt pour l’identification de personnalités occidentales liées à la Russie et à d’autres acteurs, ont été fermées après la fuite d’Anonymous fin 2018. Un rapport ultérieur de l’OSCR, le régulateur écossais des organisations caritatives, fait une lecture effrayante. Il décrit les activités de l’Institute for Statecraft, techniquement répertoriées comme une « organisation caritative », mais qui n’est cependant « pas entièrement caritatives », ajoutant :
« L’une de ses activités les plus importantes, un projet connu sous le nom d’Initiative pour l’intégrité, n’a pas apporté de bénéfice public. »
– Régulateur écossais des organisations caritatives.
Citation de leur vision du monde : Bien que la cible principale [sic] soit la désinformation et l’influence russe, le cas échéant, les groupes considèrent également d’autres sources d’interférence lorsqu’elles interagissent avec les Russes. Et aussi : « Le principal moyen d’influence du groupe est de sélectionner des journalistes. »
Verbiage charabia / sémantique : Les « indicateurs de performance » comprennent « l’éducation accrue de la jeune génération sur la désinformation et les menaces ».
Lien avec les Twitter Files : Le FBI transmet à Twitter le rapport du Parlement britannique sur l’influence russe: « Nous sommes reconnaissants aux personnes extérieures à la communauté du renseignement – en particulier Anne Applebaum, William Browder, Christopher Donnelly, Edward Lucas et Christopher Steele – d’avoir mis à disposition leur très grande expertise sur la Russie. »
En résumé : Tout droit sorti d’Orwell ! Les documents de l’Initiative pour l’intégrité représentent l’une des fuites de renseignements les plus importantes de tous les temps – la culotte très sale de l’OTAN.
10. National Conference on Citizenship – Algorithmic Transparency Institute
Lien : https://ncoc.org/ – https://ati.io/
Type : Une organisation civique de l’après-Seconde Guerre mondiale, créée par le Congrès et qui, bizarrement, s’est tournée vers la cause de la « lutte contre la désinformation » et de la censure. L’Algorithmic Transparency Institute (ATI) est une sous-initiative du NCoC.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Ils se sont engagés en tant que partenaires de l’EIP et du projet Virality pour aider à « permettre à leurs analystes de surveiller les réseaux ». Par le biais de son initiative Junkipedia.
ATI a contribué à la tactique effrayante de « l’écoute civique » afin « d’enquêter sur les récits ».
Junkipedia « permet la collecte manuelle et automatisée de données provenant de l’ensemble des plateformes de communication numérique, y compris les médias sociaux ouverts, les réseaux marginaux et les applications de messagerie fermées ».
– Junkipedia.
Et c’est une réalité ils ont même pénétrer dans vos conversations privées pour « permettre une connaissance de la situation en temps réel » afin de « contrer les contenus problématiques ». Les mouchards peuvent soumettre des rapports via des « lignes de signalement ».
L’ATI travaillera alors avec de nombreuses salles de rédaction et acheminera les informations obtenues vers les canaux nationaux appropriés pour une réponse rapide. Vous avez été dénoncé au gouvernement. Pour aller plus loin, ATI gère également le Civic Listening Corps, « un réseau bénévole de personnes formées pour surveiller, évaluer de manière critique et signaler les fausses informations ».
Origines : La direction de l’ATI est issue du projet « Technologie et changement social » du Centre Shorenstein, qui sera bientôt fermé. Cameron Hickey a dirigé l’ATI et a depuis été promu directeur général du National Conference on Citizenship (NCoC).
Garret Graff, ancien président du conseil d’administration de la National Conference on Citizenship (NCoC), est directeur du programme de cybersécurité et de technologie de l’Institut Aspen. M. Graff a joué un rôle clé dans la table ronde « hack and dump » organisée par l’Aspen Institute en août 2020 sur l’ordinateur portable de Hunter Biden. En tant que président du conseil d’administration, les antécédents de M. Graff en matière de respect des règles sont remis en question, étant donné que l’une d’entre elles est la suivante : « Le National Conference on Citizenship (NCoC) est strictement non partisan et ne soutient ni ne s’oppose à aucun candidat ou parti. »
Ce que nous savons du financement : Le National Conference on Citizenship (NCoC) reçoit des fonds de nombreux suspects habituels, notamment Omidyar, Craig Newmark et la Knight Foundation, ainsi que les fondations McArthur, Reset.tech, Rockefeller, Gates et la Carnegie Corporation of New York.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Technologie pour surveiller les médias sociaux, y compris la messagerie privée, la dénonciation au gouvernement et aux médias, la coordination des médias éthniques, la formation et la coordination des bénévoles.
Citation de leur vision du monde : « La désinformation virale est contagieuse et dangereuse. Rejoignez le combat et arrêtez la propagation » ; « centraliser la collecte des contenus problématiques » ; « une série de processus automatisés permet d’extraire des données importantes liées au contenu, comme l’emplacement géographique, les données d’engagement, le texte de l’image et les visages notables dans les images. »
Verbiage charabia / sémantique : « Message d’inoculation efficace«
Lien avec les Twitter Files : L’ancien président du conseil d’administration de la National Conference on Citizenship (NCoC), Garret Graff, a envoyé le désormais célèbre courriel « Stephen avait raison » qui accuse Twitter, le New York Times, NBC News, le Washington Post, Rolling Stone, First Draft, CNN et d’autres d’avoir répété leur réponse à l’avance à la fuite de l’ordinateur portable de Hunter Biden, avant de mener leur propre campagne de désinformation pour contrer ce qui s’est avéré être un fait avéré.
En dehors de cela, la seule apparition est une demande d’intervention d’Alex Stamos, de Stanford, qui inclut Cameron Hickey, alors directeur général de l’Algorithmic Transparency Institute.
En résumé : Souvent, les techniciens et les « communautés » s’associent dans des initiatives de censure. En promouvant Cameron Hickey au poste de PDG du National Conference on Citizenship (NCoC), la logique de l’ATI a maintenant été portée à une organisation à grande échelle créée par le Congrès.
11. Park Advisors
Lien : https://www.state.gov/defeat-disinfo/
Type : Entreprise à but lucratif financée par le Global Engagement Center (GEC) du département d’État, spécialisée dans les « solutions aux problèmes urgents tels que la désinformation, le terrorisme, l’extrémisme violent, le discours haineux, la traite des êtres humains et le blanchiment d’argent ».
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Park Advisors a reçu un financement de l’équipe d’engagement technologique (TET) du GEC en 2018 pour développer Disinfo Cloud, un tableau de bord pour l’évaluation et la mise en œuvre d’outils de contre-désinformation.
De plus, Disinfo Cloud de la TET a commandé l’étude « Weapons of Mass Distraction : Foreign State-Sponsored Disinformation in the Digital Age », qui présente les vulnérabilités à la désinformation sur les plateformes de médias sociaux.
Park Advisors a également collaboré avec l’Agence pour la cybersécurité et la sécurité des infrastructures (CISA) du ministère de la sécurité intérieure, le groupe de médias néerlandais DROG et GEC pour créer le jeu « Harmony Square », qui serait un « vaccin psychologique » contre la désinformation.
Ce que nous savons du financement : Financement direct du Département d’Etat américain GEC sur Disinfo Cloud et les études de désinformation.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Créé une base de données numérique pour les outils et les technologies visant à contrer la désinformation et la propagande pour les entreprises clientes, les universitaires, ainsi que les partenaires gouvernementaux américains et étrangers. Rapports détaillés sur les vulnérabilités en matière de désinformation, l’expertise en matière de politique internationale et les outils de coordination de la lutte contre le terrorisme à l’échelle internationale.
Citation de leur vision du monde : « Un nombre croissant d’États, à des fins géopolitiques, utilisent les outils numériques et les réseaux de médias sociaux pour diffuser des récits, des distorsions et des mensonges afin de façonner les perceptions du public et de saper la confiance dans la vérité. »
Graphique « boule de poil » :
Traduction :
Comment un PD/PO peut-il utiliser Disinfo Cloud dans ses efforts pour contrer la désinformation ?
- Défi / Challenge : La TET sait que les PD/PO ont une connaissance plus approfondie et plus intime des problèmes de désinformation auxquels est confronté le pays ou la région où ils sont stationnés. Ils partagent avec les responsables de secteur des informations sur ces problèmes, mais les moyens de les résoudre peuvent être dispersés ou inexistants.
- Tool : Disinfo Cloud est une plateforme open source et non classifiée qui permet aux parties prenantes de rechercher des outils ou des technologies évalués qui correspondent à des besoins ou des exigences identifiés, lancée en août 2019.
- Solution : Faites-nous part de vos défis, demandez-nous quels outils peuvent vous aider, ou montrez-nous un outil qui vous intéresse ! TET peut vous aider à formuler une proposition de test qui facilitera les efforts de DPC d’une ambassade. Vous ne trouvez pas l’outil dont vous avez besoin ? N’hésitez pas à nous le faire savoir ! Vos commentaires et vos idées sont les bienvenus et nous voulons vous aider à faire avancer la mission.
Étroitement lié : Au Census Bureau, au Congrès américain, au ministère de la défense, au ministère de l’énergie, au ministère de la sécurité intérieure, au ministère, au ministère d’État, au Federal Bureau of Investigation, à l’Office of Global Affairs, à l’Office of the Director of National Intelligence, au ministère des finances, à l’U.S. Agency for Global Media et au ministère de l’agriculture des États-Unis.
En résumé : Un groupe consultatif sur la désinformation, aujourd’hui disparu (et difficile à trouver), lié au GEC, qui a créé un banc d’essai numérique pour les outils de « contre-désinformation ».
12. New Knowledge AI, rebaptisée Yonder AI, acquise par Primer
Lien : https://primer.ai/products/yonder/
Type : Société Internet à but lucratif qui a travaillé pour des marques et des entités de sécurité nationale en recherchant des plateformes pour le contrôle narratif, ainsi qu’en détectant la manipulation narrative par des acteurs malveillants.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : New Knowledge a rédigé un rapport très médiatisé pour la commission sénatoriale du renseignement en 2018, selon lequel les Russes ont saturé les médias sociaux américains de désinformation pour influencer l’élection de 2016.
Quelques jours après que la directrice de recherche Renee DiResta a remis le rapport, les médias ont révélé que New Knowledge, en collaboration avec un ancien collaborateur de la Maison Blanche d’Obama, avait mené une opération d’escroquerie en ligne destinée à faire croire que le Kremlin soutenait le républicain qui se présentait au Sénat en Alabama. Pour ce faire, ils ont créé des milliers de faux abonnés russes sur Twitter pour le candidat Roy Moore, qui a perdu la course de justesse.
L’opération a été financée par le fondateur de LinkedIn, Reid Hoffman. New Knowledge a reçu 100 000 dollars pour la campagne en Alabama. Les registres fiscaux montrent que sa société mère, Popily, Inc. a reçu 575 000 dollars pour des services de conseil en recherche de la part d’Advance Democracy, une organisation à but non lucratif dirigée par Dan Jones, chercheur en oppologie (logique de l’opposition) et agent de liaison du parti démocrate avec les bailleurs de fonds de la Silicon Valley. New Knowledge a créé un tableau de bord électoral appelé Disinfo2018 pour Advance Democracy de Jones. (Voir entrée n°48 de notre liste.)
Par ailleurs : Jonathan Morgan, fondateur de New Knowledge, a été l’un des créateurs du tableau de bord Hamilton 68, sous les auspices de l’Alliance for Securing Democracy.
L’ancien agent du FBI Clint Watts a été l’un des chefs de file du tableau de bord et en a fait l’une des plus grandes sources d’information à l’approche des élections de mi-mandat. Hamilton 68 prétendait traquer la désinformation russe en surveillant 644 comptes russes actifs. Les Twitter Files ont révélé que la plupart des comptes surveillés par Hamilton 68 appartenaient à des Américains, et non à des Russes.
Ce que nous savons du financement : Morgan a fondé New Knowledge à Austin en 2015. Lui et DiResta ont déclaré aux enquêteurs qu’ils avaient été consultés par la Maison Blanche d’Obama alors que les inquiétudes grandissaient quant à l’utilisation d’Internet par ISIS, les suprémacistes blancs et d’autres acteurs malveillants.
En l’espace d’un an, l’entreprise comptait 50 employés, a déclaré M. Morgan à l’Austin American Statesman. Certains avaient été analystes dans le monde du renseignement. Morgan avait travaillé sur deux programmes de sources ouvertes pour la Defense Advanced Partnerships Research Agency (DARPA), a-t-il déclaré. Un autre cadre supérieur avait passé 15 ans à la NSA. New Knowledge disposait de 30 millions de dollars d’investissement. Il a cherché d’autres investissements après le scandale de l’Alabama qui a conduit à un « rebranding » de la société en 2019 pour devenir « Yonder AI ».
Les investisseurs comprennent Lux Capital, Geekdom Fund, GGV Capital, Buildgroup, Capital Factory et Kelly Perdew, cofondateur de Moonshots, propriétaire de Fast Point Games. Tony Thomas, membre du conseil consultatif de Lux Capital et ancien commandant de SOCOM, siège également au conseil consultatif de Primer.
Ce qu’ils vendent : Gestion des récits de marque et détection et analyse des manipulations narratives. New Knowledge/Yonder a recherché certains mots et avatars qu’elle a évalués comme étant souvent utilisés par des groupes particuliers d’utilisateurs malveillants. La recherche d’un langage utilisateur révélant des « récits contextuels » a permis de détecter des signes subtils de manipulation entre les comptes.
Citation de leur vision du monde : « Yonder a pour mission d’humaniser l’information mondiale et de tenir la promesse d’un internet plus authentique »… Yonder parlera à l’industrie d’un cadre éthique pour l’IA.
Verbiage charabia / sémantique : « La plateforme Yonder est la première à cartographier l’internet des factions, en trouvant, décrivant et mesurant l’impact des factions sur les conversations qui comptent pour les clients. »
Lien avec les Twitter Files : L’ancien responsable de la confiance et de la sécurité chez Twitter, Yoel Roth, sur les propriétaires de comptes « Hamilton 68 » :
– Yoel Roth (Twitter).
- « Ces comptes ne sont ni fortement russes ni fortement bots. »
- « Aucune preuve ne vient étayer l’affirmation selon laquelle le tableau de bord prend le pouls des opérations d’information russes. »
- « Peu de preuves d’une campagne d’influence massive. »
- « Je pense que nous devons simplement dénoncer les conneries dont il s’agit. »
13. Moonshot CVE
Lien : https://moonshotteam.com
Type : Entreprise technologique à but lucratif travaillant avec des partenaires publics et privés pour détecter et prévenir la haine en ligne.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Moonshot, en collaboration avec l’Académie militaire américaine, a produit un rapport sur l’extrémisme violent domestique au sein de l’armée. Le rapport incluait la géolocalisation des membres des forces armées recherchant des termes haineux spécifiques, identifiant les zones concentrées sur les bases militaires.
Les paramètres de l’étude ont fait l’objet d’un examen minutieux en raison des termes et expressions considérés comme des « discours de haine », notamment « la vérité sur Black Lives Matter ».
L’objectif de Moonshot, une fois qu’il avait identifié des modèles de recherche en ligne pour la haine et l’idéologie extrémiste, était (est) d’utiliser sa « méthode de redirection », en envoyant des publicités pour guider les gens vers des « messages alternatifs constructifs ».
La méthode de redirection a été critiquée lorsqu’elle a dirigé les internautes vers un ancien criminel défendant des opinions anarchistes et antisémites. L’entreprise technologique a également été critiquée pour les liens que son cofondateur, Vidhya Ramalingam, entretient avec la Fondation Obama, dans le cadre du programme Leaders Europe.
Ce que nous savons sur le financement : Moonshot, depuis sa fondation en 2015, a été principalement financé par des sociétés de capital-risque, telles que Beringea et Mercia.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Les services de surveillance et de signalement des menaces en ligne, y compris les rapports périodiques et les rapports de « réponse aux incidents ». Moonshot commercialise également des capacités d’intervention, notamment des contre-messages et la « méthode de redirection » mentionnée plus haut.
Citation de leur vision du monde : « Un nombre croissant d’États, à des fins géopolitiques, utilisent les outils numériques et les réseaux de médias sociaux pour diffuser des récits, des distorsions et des mensonges afin de façonner les perceptions du public et de saper la confiance dans la vérité. »
Graphique « boule de poil » :
Traduction :
À gauche, « Des données provenant de tous les coins de l’internet>>> triées par le biais d’une base de données la plus importante connue d’indicateurs de violence en ligne ». Dans le cercle, « Alogorithmes uniques d’évaluation des risques développés par des experts » –« Analyses semi-automatiques pour mettre en évidence les risques ». À droite, « Données exploitables » – « Interventions pour mettre fin aux dommages ».
Connecté à : Fondation Obama, Département d’État, Wilson Center, Anti-Defamation League, Institut pour le dialogue stratégique, Google Jigsaw
Citation de leur vision du monde : « Les leçons tirées de la lutte contre les facteurs sous-jacents de l’extrémisme violent hors ligne n’ont tout simplement pas été appliquées efficacement en ligne, où les propagandistes et les recruteurs extrémistes continuent de s’en prendre à des personnes vulnérables… nous nous efforçons de mieux comprendre et de perturber les réseaux de désinformation, la violence fondée sur le genre, les abus et l’exploitation sexuels des enfants et le crime organisé, entre autres. »
14. Annenberg Public Policy Center (home of Factcheck.org)
Lien : www.annenbergpublicpolicycenter.org
Type : Centre de recherche sur les politiques publiques financé par le secteur privé et affilié à l’école de communication Annenberg de l’université de Pennsylvanie.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : La devise de l’APPC est « Research and Engagement That Matter » (recherche et engagement qui comptent), et son travail a alimenté les débats politiques sur le financement des campagnes, la télévision pour enfants, la vie privée sur Internet, la publicité pour le tabac, le ton du discours à Washington et la désinformation.
Les chercheurs du centre politique ont donné des conseils aux journalistes qui couvrent des sujets difficiles, notamment les menaces terroristes, le suicide, la santé mentale, le virus Zika et l’hésitation face à la vaccination.
Ce que nous savons du financement : Le financement initial et continu financement du centre provient d’un legs de 2 milliards de dollars de Walter Annenberg, homme d’affaires et ambassadeur choisi par Richard Nixon auprès de la Cour de Saint James (Royaume-Uni) de 1969 à 1974, propriétaire de « Triangle Publications » qui regroupe sous son égide Seventeen Magazine, The Daily Racing Form, et TV Guide .
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Un forum de discussion sur des questions clés de politique publique, du spin-off éducatif, des recherches sur les élections, l’éducation des enfants, la prévention du suicide, l’éducation civique et la santé mentale, et factcheck.org.
Citation de leur vision du monde : La communauté de l’Annenberg Public Policy Center célèbre la vie et pleure la disparition de l’homme d’État George P. Shultz, qui a été secrétaire d’État sous le président Ronald Reagan et secrétaire au travail et au trésor sous le président Richard Nixon, et qui était un ami proche des ambassadeurs Leonore et Walter Annenberg. Shultz était également un ami de longue date du Annenberg Public Policy Center (APPC) de l’université de Pennsylvanie et The Annenberg Retreat at Sunnylands, où il était fréquemment invité.
Verbiage charabia / sémantique : « Le groupe de travail transatlantique de haut niveau sur la modération des contenus en ligne et la liberté d’expression cherche à identifier et à encourager l’adoption de solutions évolutives pour réduire les discours haineux, l’extrémisme violent et la tromperie virale en ligne, tout en protégeant la liberté d’expression et un internet mondial dynamique. » (Source)
Graphique « boule de poils » :
Traduction : Croyances et désinformation sur les vaccins
- Les vaccins qui m’ont été administrés pendant mon enfance m’ont protégé contre des maladies telles que la polio et le tétanos (A)
- L’utilisation de la vaccination contre la variole est l’une des principales raisons pour lesquelles les gens ne meurent plus de la variole (T)
- Les vaccins ne sont pas autorisés à être utilisés aux États-Unis avant qu’un processus d’examen indépendant et rigoureux ne certifie qu’ils sont sûrs et efficaces (T).
- Les vaccins ne sont pas autorisés à être utilisés aux États-Unis avant qu’un processus d’examen rigoureux et indépendant ne certifie qu’ils sont sûrs et efficaces (T)
- L’approbation d’un vaccin aux États-Unis est plus sûre que l’infection par la maladie (T). est plus sûr que de contracter la maladie (T)
- Aux États-Unis, les réactions allergiques aux vaccins autorisés contre le COVID-19 sont très rares (T)
- La vaccination contre le COVID-19 pendant la grossesse est sûre et efficace (T)
- Les effets nocifs des vaccins contre le COVID-19 ne seront apparents que dans plusieurs années (F)
- Les responsables de la santé du CDC exagèrent le danger que représentent les maladies afin d’inciter les gens à se faire vacciner (F)
- Il est plus sûr de se faire vacciner que de contracter la maladie (T)
- Il est plus sûr de se faire vacciner que de contracter la maladie.
- Le vaccin COVID-19 peut réduire le risque de complications pendant la grossesse (T)
- Les calendriers de vaccination approuvés surchargent le système immunitaire de l’enfant (F)
- Les bébés n’ont pas besoin d’être vaccinés tant qu’ils ne sont pas susceptibles d’être exposés à des maladies (F)
- Les vaccins administrés aux enfants pour des maladies telles que la rougeole, les oreillons et la rubéole provoquent l’autisme (F) et les oreillons et la rubéole provoquent l’autisme (F)
- Les vaccins en général sont pleins de toxines et d’ingrédients nocifs comme l’antigel (F)
- Le vaccin contre le papillomavirus incite les adolescents à adopter des comportements sexuels à risque (F)
- (A) : Attitude – (T) : Vrai – (F) : Faux – Source : Enquête ASAPH, août 2022
Lien avec les Twitter Files : Susan Ness, Distinguished Fellow et directrice de projet de l’Université de Pennsylvanie, qui a été nommée a Commissioner à la Federal Communications Commission par le président Clinton en 1994, a envoyé à Nick Pickles de Twitter le rapport final du groupe de travail transatlantique sur la modération du contenu en ligne et la liberté d’expression, en vue d’une « conversation franche et confidentielle ».
Traduction : « Susan Ness – SN – Yoel…attsetc 1 juin 2020 à 19:09 – Détails
Séance de pré-diffusion du rapport final du GTM demain – To : [email protected], Cc : Jeff Jarvis & ; 3 autres ->>
Hi Nick, j’imagine que c’est une période très occupée pour vous. Jeff Jarvis m’a informé que notre séance officieuse avec vous et vos collègues de Twitter aura lieu demain (mardi) après-midi à 15h PT ; 18h pour discuter du rapport final du groupe de travail transatlantique sur la modération du contenu en ligne et la liberté d’expression. Vous trouverez ci-joint une copie sous embargo (avant la conception graphique) du rapport, que nous prévoyons de publier à la fin de la semaine prochaine.
Mon objectif pour la session de demain après-midi est d’obtenir un retour d’information de la part de votre équipe, principalement sur la mise en œuvre des recommandations en matière de transparence et de responsabilité, ainsi que sur les mécanismes de recours décrits dans le rapport. Nous serons heureux de répondre à vos questions ou d’orienter la discussion dans une autre direction, si vous le souhaitez. Jeff et moi serons rejoints par Mark MacCarthy, l’auteur principal de la recherche sur la transparence et la responsabilité, et éventuellement par un autre membre du GTT ayant des liens avec l’Europe.
Veuillez m’envoyer le lien pour l’appel de demain, ainsi que les noms et les responsabilités générales des personnes qui participeront à l’appel. J’attends avec impatience notre discussion franche et confidentielle de demain. Je vous prie d’agréer, Susan, l’expression de mes sentiments les plus distingués. »
En résumé : L’Annenberg Public Policy Center est l’une des tentacules de l’opération d’influence plus vaste de la Fondation Annenberg qui se fait passer pour un groupe de réflexion. Son analyse est informée par les fantômes de Richard Nixon, de Ronald Reagan, de la Reine Elizabeth et de Walter Annenberg (le type qui publiait le « Daily Racing Form » qui est « connu pour être l’autorité américaine en matière de turf depuis 1894 et qui fournit des informations et des données aux passionnés de courses de chevaux. »
15. Alliance du German Marshall Fund pour la sécurisation de la démocratie
Lien : democracy.gmfus.org
Type : Groupe de réflexion sur les politiques publiques/Institution d’octroi de subventions.
Vous avez peut-être lu quelque chose à leur sujet à l’époque : Ils ont aidé à financer et/ou ont servi de relais pour l’argent du Département d’État destiné à Hamilton 68, un effort de 2016 pour « traquer l’ingérence russe » qui a appliqué l’étiquette « influence russe » aux personnes qui n’étaient pas influencées par les Russes, mais qui étaient sceptiques à propos d’une chose ou d’une autre dans le narration plus large adoptée par l’Atlantic Council, le Stanford Internet Observatory, Brookings ou le National Endowment for Democracy.
Ce que nous savons du financement : Le German Marshall Fund des États-Unis a été fondé en 1972 grâce à un don de l’Allemagne en hommage au plan Marshall.
Les bailleurs de fonds à partir d’un million de dollars sont :
- La Commission européenne, la Direction générale des négociations de voisinage et d’élargissement, l’Auswaertiges Amt, le ministère norvégien des affaires étrangères, l’Agence américaine pour le développement international et le ministère suédois des affaires étrangères.
Au niveau des 100-999 000 dollars, les financeurs sont Google, Microsoft, Open Society, la Fondation Rockefeller, la Fondation Charles Mott (qui finance également les efforts de désinformation de l’université de Clemson), la Fondation Knight, le ministère letton de la défense et le ministère belge des affaires étrangères.
Ce qu’ils font / Ce qu’ils vendent : Dans la section « priorités » de leur site web, il est indiqué que « le FMV travaille sur des questions essentielles pour les intérêts transatlantiques au 21e siècle, notamment l’avenir de la démocratie, la sécurité et la géopolitique, les alliances et la montée en puissance de la Chine, ainsi que la technologie et l’innovation ».
Citation de leur vision du monde : « La montée des menaces autoritaires, la polarisation politique et l’aggravation des inégalités sociales continuent d’alimenter le recul démocratique et de saper les valeurs démocratiques sur lesquelles reposent nos systèmes et nos institutions. L’urgence de faire face à ces crises mondiales exige que les sociétés renforcent leur résilience et réimaginent l’avenir de la démocratie. » De l’Avenir de la Démocratie
Verbiage charabia / sémantique : « La mondialisation du laissez-faire est au point de rupture. La pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont finalement révélé la fragilité du système économique mondial après des décennies de tensions causées par la montée en puissance de la Chine et exacerbées par le changement climatique et l’accroissement des inégalités.
Aujourd’hui, les États-Unis doivent faire preuve de leadership pour éviter que les forces nationalistes et autoritaires ne comblent le vide structurel qui en résulte dans un monde de plus en plus numérique. Une nouvelle feuille de route est nécessaire pour que les démocraties et leurs alliés puissent relever les défis technologiques du XXIe siècle ». Extrait de « La nouvelle politique étrangère américaine en matière de technologie. »
Le célèbre graphique « boule de poils Hamilton 68 » :
Contenu tweeté par des robots et des trolls
Activité de 600 comptes Twitter surveillés liés à des opérations d’influence russes
Lien avec les Twitter Files : Le Hamilton 68 créé par l’ASD est détaillé dans Twitter Files#15 et fait l’objet d’un très grand nombre de communications de Twitter sur des comptes de robots russes présumés. Les cadres de Twitter, comme Carlos Monje, étaient désireux de rester proches du « jeu à long terme » plutôt que de confronter l’ASD au problème de l’Hamilton 68.
En résumé : Le German Marshall Fund est un important relais de financement des États-Unis et d’autres gouvernements de l’OTAN, ainsi que des plus grands industriels de ces pays, pour tenter de façonner la perception du public par le biais d’organisations de façade.
16. Ad Council
Lien : https://www.adcouncil.org/
Type : Nonprofit/Media
Vous avez peut-être entendu parler d’eux à l’époque quand : Ils ont lancé la campagne de prévention de l’alcool au volant « Friends Don’t Let Friends Drive Drunk » (Les amis ne laissent pas leurs amis conduire en état d’ivresse) et ont également créé le personnage de l’ours Smokey.
Ce que nous savons du financement : L’Ad Council est financé par les plus grandes entreprises du monde. Comcast, Google et Meta ont tous donné à l’Ad Council plus de 400 000 dollars, tandis qu’Adobe, Apple, Johnson & ; Johnson, Disney, TikTok, Verizon et Walmart ont donné entre 300 et 399 000 dollars. Accenture, Amazon, Bank of America, Pfizer et Twitter, entre autres, ont fait des dons compris entre 200 et 299 000 dollars. IBM, Fox et JP Morgan Chase ont donné entre 150 000 et 199 000 dollars, mais la quasi-totalité de leur financement provient de sociétés figurant sur la liste Fortune 500.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : L’Ad Council tente d’influencer un grand nombre de personnes par le biais de la publicité pour ce qu’il considère comme le bien public. Fondé en 1941, il était connu sous le nom de War Advertising Council et menait des campagnes visant à promouvoir les femmes sur le lieu de travail, en raison de l’afflux massif d’hommes dans l’armée.
Citation de leur vision du monde : « La mission de l’Ad Council est de rassembler les meilleurs conteurs pour éduquer, unir et élever – en ouvrant les cœurs, en inspirant l’action et en accélérant le changement. Nous ne nous arrêterons pas tant que nous ne vivrons pas dans une société où chaque personne peut s’épanouir. »
Lien avec les Twitter Files : L’un des quatre principaux conseillers en désinformation de Twitter. Il a notamment fait avancer un projet visant à augmenter la demande de vaccins.
Traduction :
Jennifer McDonald – Fwd : Détails de l’événement Hispanicize – mbox 11 mars 2021 à 13:00 PM
To : Wifredo Fernandez, Todd O’Boyle, Tom Tarantino, Cc : Lauren Devoll, Reggie McCrimmon
Salut. Voir ci-dessous concernant l’Ad Council, il semblerait que leur grand événement Hispanicize ait lieu demain. Nous n’aurons donc pas de questions-réponses à temps, mais nous voulons nous assurer que vous êtes au courant. Alas s’efforce d’obtenir un influenceur pour une séance de questions-réponses, et nous aimerions vraiment que l’USPP aide à la mise en œuvre, avec l’implication de partenaires pertinents. Les choses avancent par à-coups, mais nous espérons qu’un emoji sera bientôt disponible – la semaine prochaine ? N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.
De : Emily Brogan-Freitas – Date : Thu, Mar 11, 2021 at 1:37 PM adcouncil.org Subject : RE : Détails de l’événement Hispanicize To : Parker Unruh – Cc : Victoria Najar – twitter.com, Margaret Files – adcouncil.orgHi Jennifer. Vous trouverez ci-dessous les détails de notre événement Hispanicize, qui aura lieu demain, le 12 mars, de 9h à 12h (EST) et de 12h à 15h (ET).
Vous trouverez notre kit d’outils sociaux pour promouvoir l’événement ici. Nous serions ravis d’avoir l’aide de Twitter pour promouvoir l’événement. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou si vous pouvez nous aider à promouvoir l’événement. Hispanicize #DeTiDepende Ce rassemblement virtuel pour la communauté hispanique s’appuie sur la plateforme de marque populaire Hispanicize pour une édition spéciale axée sur le rétablissement du COVID-19, avec des sujets couvrant l’éducation vaccinale, le bien-être et la famille, le rétablissement économique, et plus encore. Anthony Fauci, des personnalités influentes de Latinox, des leaders communautaires, des entrepreneurs et des experts médicaux, John Leguizamo (acteur et activiste), Janet Murguia (présidente et directrice générale d’UnidosUS), Henry R. Muñoz Ill (fondateur de Momento Latino et cofondateur de SOMOS US), Paola Ramos (journaliste et auteure de romans, d’émissions de radio et de télévision, de films, d’émissions de télévision et de vidéos). Paola Ramos (journaliste et auteur de Finding Latinx), Giselle Blondet (actrice, animatrice de télévision, entrepreneuse et mère), et bien d’autres encore.
QUAND : Vendredi 12 mars, de 12 h à 15 h (heure de l’Est) – OÙ : Inscrivez-vous ici : https://www.hispanicize.org/detidepende. L’événement sera retransmis sur Hispanicize.com. En ce qui concerne votre question sur les commentaires de votre équipe de conception sur l’emoji, nous serions ravis d’organiser un appel la semaine prochaine pour en discuter. L’un des horaires ci-dessous vous conviendrait-il ? Si ce n’est pas le cas, nous serions ravis d’en discuter par courriel. Mardi 16 mars, de 10 h 30 à 11 h 00 (heure de Paris) et de 12 h 00 à 12 h 30 (heure de Paris).
En résumé : Un mastodonte de la publicité créé par les plus grandes entreprises de la Seconde Guerre mondiale pour vendre la guerre continue, eh bien, à faire cela.
17. Centre de criminalistique des médias de l’Université de Clemson
Lien : https://www.clemson.edu/centers-institutes/watt/hub/
Type : Institut de recherche public-privé
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Ils ont été créés en 2020 « afin de s’appuyer sur les recherches reconnues au niveau national menées par les professeurs de l’université de Clemson qui ont été parmi les premiers à identifier la campagne organisée d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016 ».
Les chercheurs du pôle Media Forensics de l’université de Clemson ont publié « The Real Target of Authoritarian Disinformation » dans Foreign Affairs à propos de « l’Internet Research Agency » de la Russie.; ils ont travaillé avec le Senate Select Committee on Intelligence, le Department of Homeland Security, les agences fédérales chargées de l’application de la loi et l’agence de presse américaine de l’US. Army Cyber Command.
Ce que nous savons sur le financement : En novembre 2022, le centre a reçu une subvention de 3,8 millions de dollars de la Knight Foundation pour étudier et lutter contre la désinformation en ligne (complétée par l’université de Clemson, ce qui porte l’investissement total à 7,6 millions de dollars). Ils sont hébergés dans un bâtiment construit grâce à un don de 5,5 millions de dollars du Dr Charles Watt, ancien doyen du College of Business and Behavioral Science de Clemson, un entrepreneur de la défense homme d’affaires ayant un contrat avec SPAWAR Charleston ; (aujourd’hui connu sous le nom de NAVWARSYSCOM, le commandement des systèmes électroniques de la marine). L’une des spécialités de Watt était ce que l’armée appelle C3I (commandement, contrôle, communications, renseignement) et C4I (commandement, contrôle, communications, ordinateurs, renseignement). Auparavant, il était directeur de la défense, des essais et de l’évaluation au sein du Bureau du secrétaire à la défense sous l’administration Reagan lorsque la priorité de ce bureau était l’Initiative de défense stratégique.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Recherche multidisciplinaire ayant un « impact social direct ». Une déclaration de mission pleine de mots à la mode sur le « bien commun », des outils d’analyse des médias sociaux tels que Botometer ; (vérifie l’activité d’un compte et lui attribue un score indiquant la probabilité qu’il s’agisse d’un robot) ou Tweetbeaver. Travaille à un niveau granulaire, en extrayant des informations de votre compte ou de tout autre compte public.
Les chercheurs du Hub étudient la désinformation et l’inauthenticité en ligne et créent des outils pour éduquer les gens et arrêter la propagation de la désinformation. Ces outils incluent « aider les personnes âgées à reconnaître les escroqueries et la désinformation en ligne », « troll spotting » et le « Convergence Accelerator » en coopération avec la Fondation nationale pour la science de l’USG.
« Le modèle de programme de l’Accélérateur de convergence comprend trois phases : l’identification du sujet et les phases 1 et 2 de la recherche sur la convergence. Les équipes qui terminent les phases de recherche sur la convergence sont censées fournir des solutions à fort impact qui répondent aux besoins de la société et continuent d’avoir un impact après la fin du soutien de la NSF. »
Citation de leur vision du monde : Mission Statement« , le Media Forensics Hub de l’université de Clemson renforce la capacité de la société à comprendre le contexte, les origines et l’impact des médias modernes. Dans le cadre du Centre d’innovation de la famille Watt, nous y parvenons en reliant l’expertise scientifique à l’application pratique. »
Verbiage charabia / sémantique : Une étude sur les groupes de partisans russes et américains « a exploré la façon dont leurs opérations s’écartaient de la propagande d’État canonique marquée par des symboles d’identité nationale et de masculinité héroïque » (Russie : Stratégie/Tactique/Impact 2021)
Lien avec les Twitter Files : En 2020, Twitter’s Nick Pickles a écrit qu’il partageait la frustration de Yoel Roth sur le fait que CUMFH « n’a pas pris de conseils » sur ce qu’ils ont trouvé concernant l’Internet Research Agency. Dans un autre courriel, Roth a ajouté que les chercheurs de Clemson étaient « trop copains avec le HPSCI », c’est-à-dire le House Intel Committee, et qu’ils n’avaient pas « les couilles » ;
Traduction :
« Le mercredi 13 mai 2020 à 16:35 Nick Picklesa écrit : D’accord – étant donné qu’ils ont une relation avec l’USG, heureux que l’équipe de DC reprenne la relation, mais j’ai parlé avec eux dans le passé et je partage également la frustration de Yoel sur le fait qu’ils ne prennent aucune sorte d’orientation sur ce qu’ils ont trouvé. »
« Le mercredi 13 mai 2020 à 13:32, Yoel Roth Merci à tous. + Merci à Nick Pickles pour sa sensibilisation. écrit : Lors de mon départ, j’ai commencé à interagir directement avec les gens de Clemson, dans l’espoir de les amener à cesser de s’engager sur la voie de la presse avec des allégations d’activité de l’IRA. Évidemment, je n’ai pas réussi (tout comme nous n’avons pas réussi avec eux depuis des années). Je suis heureux que quelqu’un puisse gérer cela, mais je pense qu’il serait justifié de les contacter directement pour leur dire quelque chose comme « hey – nous avons entendu un journaliste dire que vous avez trouvé l’IRA – comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, nous sommes toujours heureux de travailler directement avec vous sur ce sujet, plutôt que par l’intermédiaire de NBC ».«
En résumé : Les professeurs de communication de Clemson ont réussi à obtenir un financement important de la part d’un universitaire à la retraite et d’un entrepreneur de la défense qui a joué un rôle très important dans l’Initiative de défense stratégique sous l’administration Reagan pour un centre d’analyse et de désinformation des médias sociaux, construit en grande partie pour fournir aux journalistes des informations que les propres analyses de Twitter réfutaient systématiquement.
18. Agence pour la cybersécurité et la sécurité des infrastructures (CISA) Agence pour la cybersécurité et la sécurité des infrastructures (CISA)
Lien : www.cisa.gov
Type : Agence gouvernementale, une division au sein du département de la sécurité intérieure qui est le « responsable opérationnel de la cybersécurité fédérale et le coordinateur national de la sécurité et de la résilience des infrastructures critiques. » Fondée en 2018, elle a rapidement joué un rôle dans la sécurité des élections, déclarant le processus électoral infrastructure nationale critique.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Leur directeur inaugural, Christopher Krebs, a été licencié par le président Donald Trump via tweet après que CISA a publié une déclaration, disant le 12 novembre 2020, « L’élection du 3 novembre a été la plus sûre de l’histoire américaine. »
Ce que nous savons du financement : Un budget de 3 milliards de dollars aurait été prévu.
Ce qu’ils font / ce qu’ils vendent : La CISA est censée être la principale agence chargée de protéger les infrastructures critiques et de repousser les cyber-attaques ; « conçue pour la collaboration et le partenariat », la CISA s’associe également à des entreprises civiles, des universités et des centres de recherche, notamment l’Election Integrity Partnership de Stanford.
Citation de leur vision du monde : « La mission de la CISA en matière de cybersécurité est de défendre et de sécuriser le cyberespace en menant des efforts nationaux pour conduire et permettre une cyberdéfense nationale efficace, la résilience des fonctions critiques nationales et un écosystème technologique robuste. Sa devise est « défendre aujourd’hui, sécuriser demain ».
Verbiage charabia / sémantique : Lors de la conférence RSA 2020, le directeur Chris Krebs a expliqué que l’agence avait une devise supplémentaire – « la cybersécurité a une troupe » – soulignant le rôle que chacun joue dans le renforcement de la résilience et la défense de la nation contre les cyber-menaces.
« Nous envoyons [les informations sur les menaces] de manière anonyme ». Krebs a expliqué. « Ce que nous essayons de faire ici, c’est de comprendre le paysage – comprendre les conditions qui s’y ajoutent, et ce que l’adversaire pourrait faire – et de le faire savoir pour que la prochaine victime ne se produise pas. C’est particulièrement important dans le contexte plus large des ransomwares ».
Lien avec les Twitter Files : Dans un courriel de l’agent spécial Elvis M. Chan du FBI à Yoel Roth, une relation formelle entre Twitter, le FBI et la CISA est décrite :
Traduction :
Bonjour Yoel, >>Chan, Elvis M. (SF) (FBI)
September 21, 2020 at 8:48 PM Re : [SOCIAL NETWORK] Re : [COURRIEL EXTERNE] – [RÉSEAU SOCIAL] Re : Election Commu… To : Yoel Roth, Cc : Ms.September 21, 2020 at 8:48 PM Re : [SOCIAL NETWORK] Re : [COURRIEL EXTERNE] – [RÉSEAU SOCIAL] Re : Election Commu… To : Yoel Roth, Cc : Ms….
Détails : Merci pour votre réponse. J’ai quelques questions supplémentaires à ce sujet. Je sais que le secteur se réunit à ce sujet vendredi, il se peut donc que vous n’ayez pas d’éclaircissements d’ici là. Nous pourrons en discuter pendant ou après la réunion, en fonction de votre emploi du temps.
- S’il ne s’agit que d’une communication à sens unique entre le gouvernement américain et l’industrie, il semble que le FBI et la CISA devraient au moins en faire partie. Nous pouvons vous communiquer tout ce que nous voyons de la part des agences FBI et USIC. La CISA saura ce qui se passe dans chaque État grâce au réseau d’information sur la sécurité intérieure (HSIN).
En résumé : Une nouvelle sous-agence de la sécurité intérieure dotée d’un budget monstrueux, de solides relations avec les universités et d’un champ d’action gigantesque au milieu d’un marasme bureaucratique de diverses autres agences et départements fédéraux, qui ont tous une part du portefeuille de la cybersécurité et de la protection des infrastructures ; elle a des rivaux au sein du ministère de la défense, du ministère de l’énergie, du FBI, des services secrets et de la communauté du renseignement.
19. Bellingcat
Lien : https://www.bellingcat.com/
Type : Organisation de journalisme d’investigation à but lucratif basée aux Pays-Bas qui semble principalement enquêter et/ou dénoncer les praticiens du journalisme.
Vous avez peut-être déjà entendu parler d’eux quand : Bellingcat est une organisation indépendante de journalisme d’investigation, qui se présente comme une « agence de renseignement pour le peuple ». Elle a été fondée par Eliot Higgins, ancien membre du DFRLabs du Atlantic Council.
Dans l’esprit d’une agence de renseignement, le personnel et les contributeurs de Bellingcat sont truffés d’anciens fonctionnaires des services de renseignement et du gouvernement.
Par exemple, de nombreux collaborateurs travaillent au Center for Information Resilience, une organisation à but non lucratif de lutte contre la désinformation dont la vice-présidente est l’ancienne « tsar de la désinformation » Nina Jankowicz. Pour ajouter à son personnage de spectre, le collectif de journalistes reçoit des fonds de la National Endowment for Democracy (NED), une organisation de l’ombre qualifiée de « papa gâteau des opérations manifestes » par le Washington Post, qui fait « ouvertement ce qui était autrefois indiciblement secret – distribuer de l’argent aux forces anti-communistes derrière le rideau de fer ».
Bellingcat a été cité dans un projet de consortium d’ONG de contre-désinformation – dont le DFRLabs de l’Atlantic Council – appelé le réseau EXPOSE, organisé par le réseau Zinc dans le cadre du programme britannique de « contre-désinformation » et de développement des médias. Cette révélation a été incluse dans la publication en 2018 des documents de l’Integrity Initiative de l’Institute of Statecraft par le groupe d’hacktivistes Anonymous.
Ce que nous savons du financement : Bellingcat se targue de ne pas solliciter ni accepter de financement ou de contributions directement d’un « gouvernement national », mais la NED est un bailleur de fonds depuis au moins 2017. La même année, Bellingcat a reçu des fonds de Meedan, l’un des partenaires de confiance de Twitter pour le partage de la désinformation (Covid-19). En 2020, Bellingcat a reçu 160 000 € de Zinc Network, un réseau de communication qui conçoit des « interventions fondées sur les sciences du comportement qui changent les attitudes et les actions. »
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Journalisme d’investigation indépendant, s’appuyant fortement sur le renseignement de source ouverte (OSINT).
Citation de leur vision du monde : « Même une désinformation apparemment ‘inoffensive’ normalise la distorsion de la réalité, avec des conséquences potentiellement mortelles. »
Étroitement lié à : The Open Societies Foundation, Human Rights Foundation, NED, Zinc Network, Integrity Initiative, Graphika, Atlantic Council/DFRLabs.
En résumé : Le groupe d’investisseurs du consortium de journalistes « indépendants » et sa liste de contributeurs malodorants remettent en question ses reportages sans ordre du jour.
20. Centre d’analyse des politiques européennes (CEPA)
Lien : https://cepa.org/
Type : CEPA est une institution de politique publique à but non lucratif basée à Washington, D.C. avec pour mission : « Assurer une alliance transatlantique forte et durable enracinée dans les valeurs et les principes démocratiques ».
Vous en avez peut-être entendu parler quand : Les employés de la CEPA ont été fréquemment cités dans les nouvelles sur les affaires européennes et sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Ils ont déclaré la « complicité des États-Unis » dans le sabotage des pipelines Nord Stream était de la « désinformation ». Le 29 mars 2023, le CEPA a publié un article concluant que « la Russie reste le coupable le plus probable » de la destruction des gazoducs Nord Stream.
La CEPA est partisane d’une escalade dans la guerre contre la désinformation en ligne. Elle a proposé que les sanctions américaines et européennes contre la Russie incluent l’interdiction de Twitter, Facebook et YouTube aux « fonctionnaires et oligarques russes ». Dans un article intitulé « Midterm Alert : Silicon Valley is Losing the Fight Against Misinformation » – « La Silicon Valley perd le combat contre la désinformation« .
La CEPA a conclu : « Les entreprises de médias sociaux reconnaissent l’omniprésence de la désinformation sur leurs plateformes et la menace qu’elle représente pour la démocratie. Elles doivent maintenant intensifier leurs investissements pour lutter contre ce fléau ».
Ce que nous savons du financement : La liste des soutiens de la CEPA pour l année fiscale 2022 comprend la National Endowment for Democracy (qui est largement financé par le gouvernement américain), la Division des politiques publiques de l’OTAN, Lockheed Martin, Microsoft, Amazon Web Services, BAE Systems, Google, l’Initiative stratégique pour la Russie, le Commandement européen des États-Unis (département de la défense) et le département d’État américain. Le Département d’État et le Département de la Défense ont (ensemble) fourni plus d’un million de dollars de subventions à CEPA depuis 2016. Le rapport de CEPA de décembre 2020 rapport sur l’offensive démocratique contre la désinformation a été « cofinancé par l’Union européenne. »
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Le CEPA vise à renforcer la coopération transatlantique sur des questions telles que le soutien à la démocratie, la réglementation numérique et la défense. L’un de ses principaux objectifs est de « veiller à ce que les États-Unis et leurs alliés les plus proches puissent conserver leur avantage stratégique dans un monde de plus en plus contesté ». Il emploie un certain nombre « d’experts » qui apportent « des solutions politiques innovantes aux questions les plus critiques auxquelles est confrontée l’alliance transatlantique ».
Citation de leur vision du monde : « Les démocraties ne sont pas bonnes » pour diffuser la désinformation. Source
Verbiage charabia / sémantique : « L’OTAN devrait souligner le rôle qu’elle peut jouer dans la défense de tous les êtres humains qui partagent les valeurs transatlantiques – pas nécessairement par des interventions militaires, mais par des moyens diplomatiques, humanitaires et politiques ». Et aussi : « Nos analyses de pointe et nos débats opportuns galvanisent les communautés d’influence tout en investissant dans la prochaine génération de dirigeants afin de comprendre et de relever les défis actuels et futurs des valeurs et principes transatlantiques. »
Lien avec les Twitter Files : Un courriel du Dr. Alina Polyakova, présidente et directrice générale de CEPA, à Nick Pickles de Twitter, faisant allusion à des informations sur le chef du GEC. Polyakova fait également partie du groupe d’élite de Twitter pour la désinformation.
Traduction :
Date : 5/17/2020 2:37:43 PM From : « Alina Polyakova » To : « Nick Pickles » – Objet : Re : Pitch Deck de l’ONU : Intéressant, je ne l’avais pas vu! Pour votre information, si vous souhaitez discuter du GEC, je connais très bien son responsable. Je n’ai pas voulu en parler lors de l’appel de groupe.
CEPA Dr. Alina Polyakova Présidente et CEO.
Étroitement lié à : Brookings Institute, Atlantic Council/DFRLabs, Union européenne, Département d’État, Département de la Défense, SIO, Graphika, GEC.
En résumé : La CEPA cherche à promouvoir les « valeurs » politiques transatlantiques et à renforcer la coopération transatlantique pour « assurer notre défense collective et notre sécurité future ».
21. Centre pour un public informé de l’Université de Washington
Lien : https://www.cip.uw.edu
Type : Un « centre de recherche multidisciplinaire » universitaire ayant pour mission de « résister à la désinformation stratégique, de promouvoir une société informée et de renforcer le discours démocratique ».
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : CIP a cofondé le Virality Project, avec l’Observatoire de l’Internet de Stanford, le Center for Social Media and Politics et la Tandon School of Engineering de l’Université de New York, Graphika, DFRLabs et la National Conference on Citizenship.
Le projet Virality « a travaillé avec les plateformes de médias sociaux pour signaler et supprimer les commentaires sur les vaccins Covid, la science et la politique qui contredisent les positions des responsables de la santé publique, même lorsque ces commentaires sont véridiques ». Le Virality Project a également décrit l’opposition aux Passeports Vaccins comme un comportement anti-vaccin, et décrirait comme des « événements » de désinformation des choses telles qu’un article de presse qui « a augmenté la méfiance à l’égard des conseils d’experts de Fauci. »
La CIP a également participé au partenariat pour l’intégrité des élections (EIP) avec l’Observatoire de l’Internet de Stanford, Graphika et DFRLabs.
L’EIP, qui préconise une censure agressive des médias sociaux, s’est associé à la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency en 2020 et a publié un rapport sur la désinformation pendant les élections de 2020.
Ce que nous savons du financement : En 2019, l’Université de Washington a reçu a un financement de 5 millions de dollars de la part de la Fondation John S. et James L. Knight pour créer le CIP. En juin 2021, le CIP annonce un « don de 1 million de dollars de Craig Newmark Philanthropies pour soutenir la recherche de réponse rapide du centre de recherche multidisciplinaire sur la désinformation liée aux élections. »
Août 2021 : Le CIP a annoncé une subvention de 3 millions de dollars de la National Science Foundation. Mission : « appliquer la recherche collaborative à réponse rapide afin d’atténuer la désinformation en ligne » en partenariat avec l’Observatoire de l’Internet de Stanford.
Le CIP a reçu 2,25 millions de dollars de cette subvention. Les autres bailleurs de fonds incluent Microsoft et l’iSchool, le Technology & ; Social Change Group et la Population Health Initiative de l’université de Washington.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Le CIP a entrepris des projets de recherche sur la désinformation et des projets visant à déterminer comment la vérification des faits peut être étendue et maintenue en ligne sans compromettre la qualité.
Les chercheurs du CIP ont écrit sur les moyens de combattre la désinformation en ligne, et le CIP organise des ateliers pour les lycéens sur la façon de repérer les informations trompeuses, de démystifier les données et d’améliorer les capacités de raisonnement.
Citation de leur vision du monde : « Nous avons réuni des chercheurs, des laboratoires, des leaders d’opinion et des praticiens de classe mondiale pour traduire la recherche sur la désinformation en politiques, en conception de technologies, en développement de programmes d’études et en engagement public. » De Jevin West, cofondateur du Centre : « J’étudie la science de la science et je m’inquiète de la propagation de la désinformation. Mon laboratoire se compose de millions d’articles scientifiques et de messages publics sur la science. »
Verbiage charabia / sémantique : « Explorer les profondeurs de la désinformation avec des jeux amusants et collaboratifs ».
Lien avec les Twitter Files : Le projet Virality et l’EIP – des projets que le CIP a contribué à créer et à diriger – ont participé à la signalisation de contenus et ont recommandé aux plateformes de médias sociaux de prendre des mesures contre les « contenus véridiques susceptibles de promouvoir l’hésitation vaccinale« .
Liens étroits avec : Virality Project, Election Integrity Partnership, Stanford Internet Observatory, Graphika, NYU CSMaP et Tandon School of Engineering, National Conference on Citizenship, DFRLabs, Aspen Institute, Information Futures Lab/First Draft.
En résumé : Grâce à des financements publics et privés, le CIP a utilisé son statut universitaire pour contribuer à certains des plus grands efforts de censure visant les discours relatifs à l’élection de 2020 et à la Covid-19.
22. Aspen Institute
Lien : www.aspeninstitute.org
Type : L’Institut Aspen est une organisation mondiale néolibérale à but non lucratif, ostensiblement « engagée dans la réalisation d’une société libre, juste et équitable », qui a la réputation (et le profil géographique) d’un Davos américain.
Vous en avez peut-être entendu parler quand : L’Institut Aspen organise chaque année son « Festival des idées » et des sommets réunissant des chefs d’État et des élus des deux partis, des bureaucrates de renom, des journalistes et des professeurs, des cadres et des « leaders d’opinion ». Les points forts d’Aspen sont les suivants :
- Blocage de la publication de l’approbation par le maire de New York de l’époque, Michael Bloomberg, des tactiques d’interpellation et de fouille et de la saisie des « armes à feu des minorités masculines âgées de 15 à 25 ans ».
- Timothy Wu, professeur de droit à Columbia, avant sa nomination au Conseil économique national du président Biden, a soutenu au Festival des idées d’Aspen que « les libertés d’expression traditionnelles doivent être repensées à l’ère d’Internet et de Trump ».
- En 2020, l’Aspen Institute et le Cyber Policy Center de Stanford ont exhorté les journalistes à « rompre avec le principe des Pentagon Papers » et à ne pas couvrir les informations divulguées afin d’empêcher la propagation de la « désinformation ».
- En 2021, Steve Hayes, auteur de « The Connection : How al Qaeda’s Collaboration with Saddam Hussein has Endangered America (Comment la collaboration d’Al-Qaïda avec Saddam Hussein a mis l’Amérique en danger). »
Ce que nous savons du financement : L’Institut Aspen est une centrale de collecte de fonds qui a reçu plus de 140 millions de dollars de contributions et de subventions en 2021. Selon USAspending.gov, l’Institut Aspen a reçu des dizaines de millions de dollars en subventions et contrats du gouvernement américain, principalement du département d’État, mais aussi de l’USAID.
Les entités et fondations suivantes sont répertoriées par Aspen comme des donateurs de plus de 500 000 dollars ou plus, dont beaucoup ont donné plus d’un million de dollars : la Fondation Bill et Melinda Gates ; Johnson & ; Johnson ; la Fondation JP Morgan Chase ; Walmart ; Blackrock ; et l’Open Society Foundation.
Ce qu’ils font / Ce qu’ils vendent : L’Aspen Institute se présente lui-même comme un leader réunissant des dirigeants de divers domaines – gouvernement, bourses, entreprises – « pour aborder certains des problèmes les plus complexes du monde ». Le Aspen Strategy Group, coprésidé par Condoleezza Rice, organise des forums annuels afin de « fournir un forum bipartisan pour explorer les principaux défis de politique étrangère auxquels les États-Unis sont confrontés ».
Citation de leur vision du monde : « Nous construisons une économie plus inclusive grâce à notre partenariat avec Mastercard. » : leur rôle dans la réorganisation mondiale.
Verbiage charabia / sémantique : Tic nerveux autour du mot « infodémique », résultant en une série de vidéos infodémiques fournissant une plongée profonde « dans les coûts de l’appropriation illicite de la science et du négationnisme et offrant des solutions aux défis auxquels la science est confrontée à l’échelle mondiale », ainsi qu’un panel virtuel dirigé par le Dr. Claire Wardle, qui a « offert une image claire et concise de ce qu’est la désinformation et de la manière dont nous pourrions protéger notre société contre elle ». Ils ont même parlé de l’infodémie comme d’un problème alimentant ; « la méfiance envers nos institutions » qui « affecte tous les aspects de la vie moderne ». Mais bonne nouvelle : « Le secteur privé défendra la confiance et luttera contre l’infodémie ».
Lien avec les Twitter Files : Garret Graff, directeur d’Aspen Digital, a envoyé un courriel d’invitation à Facebook, First Draft, Twitter, The Carnegie Endowment for International Peace, Yahoo ! News, et d’autres.
Il déclare : « Apportez vos imaginations les plus sournoises et les plus cyniques ! Veuillez garder ce document confidentiel pour vous ; pour diverses raisons, nous ne voulons pas qu’il circule largement ».
Traduction : « Merci de vous joindre à nous ce matin à 11 heures (heure française) pour nous aider à réfléchir à l’exercice informel sur table que nous voulons faire faire à notre groupe de journalistes/techniciens sur un piratage et une fuite potentiels pour les élections de l’automne. Les informations relatives à la réunion/Zoom devraient figurer dans l’invitation du calendrier, mais je les ai également publiées ci-dessous.J’ai joint le scénario de travail pour l’instant ; nous espérons qu’entre nous, à 11 heures, nous pourrons l’itérer, l’affiner, le compliquer et peaufiner un scénario qui aiderait tous les membres du groupe à réfléchir à la manière dont ils réagiraient aux divers rebondissements d’un incident de fuite centré sur le Burisma cet automne. Apportez votre imagination la plus sournoise et la plus cynique! Veuillez garder ce document confidentiel pour vous-mêmes ; pour diverses raisons, nous ne voulons pas qu’il circule largement. GMG ».
Il plaisante également après la sortie de l’ordinateur portable :
Traduction : « Sujet : Re : Stephen avait raison! <<LOL ! OK, officieusement, quelle est notre théorie de travail sur ce qui s’est passé ?>> Le samedi 17 octobre 2020, 7:44 AM Garrett Graff a écrit :
« Nous avons complètement foiré sur notre table de travail sur le Burisme cet été – nous n’avons pas vu Trump annoncer « Enfermez-le » avant le *neuvième* jour de l’opération d’information sur le Burisme, mais il l’a dit au *troisième* jour. « Enfermez les Bidens », dit Trump lors d’un rassemblement de campagne en Géorgie. Le président Donald Trump a appelé vendredi soir à l’emprisonnement de Joe Biden et de sa famille, intensifiant ses attaques contre son adversaire démocrate sur www.bloomberg.com
Stephen a dit que tout cela irait plus vite que nous le pensions, et il avait raison ! »
Étroitement lié à : Le Département d’Etat, l’Observatoire Internet de Stanford, First Draft/Information Futures Lab ; la Conférence Nationale sur la Citoyenneté, et le Centre Shorenstein sur les Médias, la Politique et les Politiques Publiques, en plus d’un grand nombre de figures médiatiques et de célébrités internationales comme le Prince Harry.
En résumé : L’Institut Aspen est une organisation influente qui reçoit des dizaines de millions de dollars de financement du gouvernement américain pour proposer des solutions globales aux problèmes du monde afin que nous n’ayons pas à le faire.
23. Trusted News Initiative
Lien : www.bbc.com/beyondfakenews/trusted-news-initiative
Institution : Trusted News Initiative.
Type : Trusted News Initiative est un partenariat « fondé par la BBC » qui comprend des organisations médiatiques et technologiques du monde entier, notamment Google et YouTube, Microsoft, Facebook, Twitter, The CBC, The Washington Post, AP, Thomson Reuters, Information Futures Lab/First Draft, et bien d’autres encore. Ses membres collaborent « pour renforcer la confiance du public et trouver des solutions pour relever les défis de la désinformation ».
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : La Trusted News Initiative a mis en place un « système d’alerte rapide pour lutter contre la propagation de la désinformation » lors de l’élection de 2020. Selon Variety, les partenaires de la Trusted News Initiative s’alerteraient mutuellement en cas de désinformation menaçant « l’intégrité de l’élection afin que le contenu puisse être examiné rapidement par les plateformes. »
RFKennedy Jr et une série d’autres plaignants ont intenté une action en justice contre la Trusted News Initiative et nombre de ses membres, les accusant de supprimer l’information et le débat sur Covid-19.
Ce que nous savons sur le financement : Il y a peu de détails sur son financement ou sur le niveau des ressources apportées par ses membres, en dehors évidemment de la relation avec la BBC. Nous savons que son expansion vers un réseau Asie-Pacifique a été « financé par l’initiative Google News ».
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Lutte en temps réel contre la désinformation relative à des questions telles que les élections et Covid-19.
Citation de leur vision du monde : « Nous ferons tout ce que nous pouvons en travaillant ensemble, pour stopper net la désinformation sur le Coronavirus. ». Leur rôle au sein de la réorganisation mondiale.
Verbiage charabia / sémantique : « Apocalypse de l’information ». La pandémie de Covid-19 a provoqué « l’apocalypse de l’information longtemps prophétisée ». Pour les journalistes qui couvrent la désinformation : « N’affrontez pas l’apocalypse de l’information seuls ».
Liens avec les Twitter Files : Claire Wardle en mai 2019 mentionne « BBC Media Action qui était dans la salle nous a parlé de cette base de données ridicule qu’ils ont. Elle répertorie les sources d’information auxquelles les gens font confiance dans le monde entier, localisées par pays, région et secteur de la population (agriculteurs, enseignants, etc.). »
Etroitement lié à : Les grandes entreprises technologiques et les grands médias, ainsi que les groupes de lutte contre la désinformation comme Information Futures Lab/First Draft.
En résumé : Une initiative gigantesque de lutte contre la désinformation réunissant les plus grandes entreprises médiatiques et technologiques de la planète.
24. Automated Controversy Detection
Lien : https://www.aucode.io
Type : Une startup technologique axée sur la « désinformation et la controverse » émerge de l’Université du Massachusetts Amherst. AuCoDe a reçu une subvention d’un million de dollars de la National Science Foundation en novembre 2020 pour s’attaquer à la « désinformation » à l’aide de l’intelligence artificielle.
Ils sont un partenaire essentiel de l’initiative de Meedan financée par la NSF Fact Champ pour « accroître la collaboration entre les vérificateurs de faits, les universitaires et les dirigeants communautaires afin de contrer la désinformation en ligne. »
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Avant que les choses ne deviennent virales, ce qui rend « la communication plus productive et moins dangereuse ». Ils créent ainsi une « nouvelle norme pour des discussions communautaires nuancées ». En outre, ils effectuent une « surveillance de la toxicité » et proposent un produit appelé « Detoxify », pour vous aider à « éviter les contenus indésirables qui vous déclenchent ». Ce n’est pas de la désinformation, c’est tout le contrôle narratif sous la bannière de la lutte contre la désinformation. La fondatrice Shiri Dori-Hacohen a rejoint le laboratoire RIET de l’université du Connecticut. La dérive des missions se poursuit.
Ce que nous savons du financement : La National Science Foundation a fourni la quasi-totalité des financements publiés.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Services technologiques basés sur l’IA pour surveiller les conversations en ligne
Citation de leur vision du monde : « Évitez les contenus indésirables qui vous déclenchent. »[comprenez ici que chaque message de contenus déclenche naturellement une réaction, qui vous contrôle et vous engage dans vos actions et la question est : « que produisez vous ? – participez-vous directement/indirectement au maintien de la lutte contre la desinformation – et quel intérêt si cela participe à un effondrement général au final ?].
En lien avec : Meedan, le Reducing Information Ecosystem Threats (RIET) Lab, Annenberg Public Policy Center/Factcheck.org, l’université du Massachusetts à Amherst, l’école de la communication et de l’information de l’université Rutgers de New Brunswick.
En résumé : Automated Controversy Detection fait passer la mission de lutte contre la désinformation à un niveau supérieur grâce à son approche ouverte et explicite, basée sur l’IA, de la surveillance des « contenus qui vous déclenchent ».
25. Center for Countering Digital Hate – Centre de lutte contre la haine numérique
Lien : https://counterhate.com/
Type : Un découpage d’ONG engagé dans le dénigrement éhonté, l’attaque des opinions dissidentes, la déplatformisation, la censure et le rétrécissement proactif de la fenêtre d’Overton.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Ils ont publié un rapport intitulé « Disinformation Dozen« qui cherchait à « déplatformer » les penseurs Covid dissidents de Substack, y compris RFK Jr, en les salissant comme des « anti-vaxxers ». Le CCHD est expert dans l’art de confondre stratégiquement les voix sérieuses et les voix marginales, en les mélangeant pour isoler les acteurs authentiques et écraser la dissidence.
La particularité du CCDH réside dans ses distorsions flagrantes, son ton vicieux et son appropriation cynique de la rhétorique antiraciste, antisexiste et de santé publique.
Le groupe promeut des positions explicitement favorables à la censure et à la dépravation, et repousse les limites de la nouvelle normalité. Le fondateur Imran Ahmed est lié à des personnalités du Parti travailliste britannique. La campagne actuelle vise à faire pression sur les annonceurs pour qu’ils quittent Twitter parce que Musk en a fait un « refuge pour la haine et l’intolérance« .
Ce que nous savons du financement : Le CCHD ne déclare pas son financement sur son site, bien que filings montre que son enregistrement au Royaume-Uni (il est également enregistré aux États-Unis) a reçu près d’un million de livres sterling en 2022.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Ciblage agressif de la « désinformation », en particulier sur Covid mais aussi sur le climat, y compris des campagnes avec un accès important aux médias.
Citation de leur vision du monde : « Qui sont les millionnaires anti-vaxx de Substack ? » « La science est importante. Les mensonges peuvent tuer. » [comprendre ici le pouvoir de l’utilisation des sciences fonctionnelles sont des armes].
La CCDH a forcé les entreprises de médias sociaux à établir un précédent et à supprimer les contenus haineux ou dangereux, en les tenant directement responsables de l’amplification et du profit qu’elles en tirent. « Des campagnes telles que Stop Funding Misinformation réduisent la portée des sites web qui se font passer pour de vraies informations mais qui diffusent en fait des théories du complot, des mensonges et de la propagande haineuse. »
Lien avec les Twitter Files : Le 24 mars 2021, 12 procureurs généraux écrivent à Twitter et Facebook pour leur demander de prendre des mesures contre la « douzaine de désinformation », en faisant référence au Center for Countering Digital Hate (centre de lutte contre la haine numérique). Ils déclarent : « Avec l’arrivée de vaccins sûrs et efficaces, la fin de cette pandémie est en vue. » Le 1er avril, quelques jours plus tard, Twitter ajoute des étiquettes et frappe tous les comptes, et suspend définitivement une personne.
En résumé : ONG institutionnelle marchande de colère avec un passé trouble et une mentalité de bulldog prête à attaquer tout et n’importe qui, pour instaurer leur régime de censure.
26. Craig Newmark Philanthropies
Lien : https://craignewmarkphilanthropies.org/
Type : Une « grande philanthropie » fondée par l’inventeur de Craigslist, avec un accent particulier sur le journalisme et la désinformation.
Vous en avez peut-être entendu parler quand : Omidyar, la Fondation Knight, et Craig Newmark qui est le bailleur de fonds privé le plus prolifique pour les projets de lutte contre la « désinformation ». Il a accordé des subventions de base à un large éventail d’instituts, dont le Stanford Internet Observatory, le Craig Newmark Center for Journalism Ethics and Security de l’université de Columbia, l’Institute for Rebooting Social Media de l’université de Harvard, le Craig Newmark Center for Ethics and Leadership de Poynter et The Markup.
Il a également financé le projet « Technologie et changement social », qui sera bientôt démantelé, au centre Shorenstein de Harvard. Newmark est l’élite de l’élite « anti-désinformation ».
Le voici, ci-dessous (au dernier rang, 7e à partir de la gauche), à la Commission sur le désordre de l’information de l’Institut Aspen, un projet de 3,5 millions de dollars qu’il a financé, aux côtés du prince Harry, d’Alex Stamos (SIO), de Kate Starbird (Université de Washington), de Katie Couric, de Chris Krebs (directeur de l’Agence pour la cybersécurité et la sécurité des infrastructures, DHS) et de plusieurs autres personnes. Liste complète des commissaires.
Il siège dans près de 40 conseils d’administration, ainsi que de nombreuses organisations qu’il finance, notamment le Shorenstein Center de Harvard, la Columbia Journalism Review, la CUNY Graduate School of Journalism, Poynter, l’Electronic Frontier Foundation, la New America Foundation, Politifact et d’autres encore. Et ici les termes des fondements de la désinformation et de la mésinformation – Aspen-Info-Commission_Knowledge-Center_Foundations
Ce que nous savons du financement : Selon Philanthropy.com, Newmark a donné 419 millions de dollars entre 2018-2022, dont une grande partie à des initiatives de « lutte contre la désinformation ». La liste est énorme, mais comprend les partenaires du projet Virality, l’Observatoire Internet de Stanford, le Centre pour un public informé de l’Université de Washington, le Centre pour les médias sociaux et la politique de NYU et la Conférence nationale sur la citoyenneté, ainsi que First Draft, Politifact, Poynter, Pro Publica, Mother Jones et le Centre Shorenstein d’Harvard.
En 2022 il a annoncé une subvention de 50 millions de dollars à l’Aspen Institute pour mettre en place ce qu’il appelle une « cyberdéfense civile. »
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : L’idée que son argent peut être un « multiplicateur de force » pour lutter contre la désinformation. Les petites annonces gratuites de Craigslist ont contribué à détruire les journaux locaux, mais Newmark s’est trouvé des amis dans le journalisme avec des dons de 10 millions de dollars à l’école de journalisme de Columbia et de 20 millions de dollars à l’école supérieure de journalisme Craig Newmark de la CUNY.
Citation de leur vision du monde : « Vous pouvez manipuler une personne en manipulant son alimentation. Vous pouvez dire à une personne ce qu’elle doit croire et peut-être lui dire ce qu’elle doit faire. ». [Comprenez ici que la nature humaine est contrôlée par un ensemble d’environnements complexes. De l’alimentation à la culture en passant par l’environnement informationnel dans lequel vous baignez et pouvant générer le réductionnisme qui génère les approximations à partir de vos biais.]
Lien avec les Twitter Files : Newmark reçoit régulièrement des courriels de la Fondation Carnegie pour la paix internationale concernant ses réunions mensuelles sur la « sphère d’influence ».
Parmi les autres invités figurent Nina Jankowicz, présidente du Conseil de gouvernance de la désinformation, l’Institut australien de politique stratégique financé par l’armée, le Conseil de l’Atlantique et bien d’autres encore. On ne sait pas s’il a participé à l’une ou l’autre de ces réunions.
Connecté à : Presque tout le monde, y compris, probablement, toute personne actuellement dans la pièce avec vous !
En résumé : Un méga-fonds de base pour alimenter la croissance explosive du complexe industriel de la censure.
27. Groupe Omidyar
Lien : https://omidyar.com
Type : Une série de fondations du fondateur d’eBay fournissant un énorme financement au complexe industriel de la censure.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Toutes les initiatives « anti-désinformation » se manifestaient. Parmi les projets financés par Omidyar, citons l’incroyable creepy CryptoChat, qui s’infiltre dans les systèmes de messagerie privés et cryptés pour éliminer la désinformation.
Omidyar a également financé l’Algorithmic Transparency Institute qui effectue une « écoute civique » et une « collecte automatisée de données » à partir « d’applications de messagerie fermées » afin de lutter contre les « contenus problématiques ».
Pierre Omidyar lui-même est peut-être le protagoniste le plus célèbre à la cause de la liberté d’expression dans le complexe « lutte contre la désinformation », puisqu’il est déjà intervenu pour servir de protecteur aux documents d’Edward Snowden. Si vous regardez en arrière, vous verrez des articles le décrivant comme un personnage à la Bruce Wayne, un milliardaire reclus pour qui les fuites de Snowden « lui ont donné une cause – et un ennemi. »
Ce que nous savons du financement : Omidyar finance presque toutes les principales initiatives « lutte contre la désinformation », notamment l’Observatoire de l’Internet de Stanford, l’Indice mondial de désinformation, Full Fact, Meedan, Poynter, la Conférence nationale sur la citoyenneté (NCoC)/l’Institut de transparence algorithmique, et le Centre pour un public informé de l’Université de Washington.
Omidyar est également l’un des principaux bailleurs de fonds de The Intercept. Il a récemment été salué pour avoir fait don de 100 millions de dollars afin de « stimuler le journalisme et lutter contre les discours haineux », bien que seule une partie de cet argent semble aller aux efforts de lutte contre la désinformation. Les fonds sont distribués sous plusieurs marques dont Luminate, le Democracy Fund et First Look Media.
Ce qu’elles font/ce qu’elles vendent : Financement de causes progressistes, en apparence.
Citation de leur vision du monde : Extrait d’un rapport du réseau Omidyar
- « Les grandes entreprises technologiques ont fait preuve de peu de volonté pour mettre un terme aux messages infectieux et dangereux. »
- « Vous obtenez beaucoup d’informations importantes de sources inattendues dans le monde. Si vous n’écoutez qu’un cercle restreint, vous restez coincé dans la pensée de groupe. » [Pierre Omidyar].
Graphique « boule de poils » : D’après une étude du groupe d’Oxford financée par le réseau Omidyar, voici une cartographie qui offre un visuel sur les groupes d’influences – guerre de l’information.
Lien avec les Twitter Files : Nick Pickles, de Twitter, réagit à un rapport parrainé par Omidyar sur les « Junk Information news. »
Traduction : « Principaux points
1) Ils mesurent les partages, pas la portée – quelqu’un qui n’a pas de followers et qui poste 100 liens par jour compte dans leur étude de la même manière que quelqu’un qui a 1 million de followers et qui partage un lien du WaPo.
2) Nos mesures défensives pour arrêter la propagation de cochonneries via la manipulation ne sont pas publiques et ne sont donc pas visibles pour les chercheurs.
3) Il s’agit d’Américains qui partagent du contenu américain. Rien ne laisse supposer que ces comptes sont étrangers. Selon l’analyse, seuls 0,2% des partages concernaient des contenus russes.
4) Ils considèrent que le partage d’une URL n’est pas pertinent si l’utilisateur la partage pour aller sur OMG regarder ces ordures et les démystifier. »
« Aussi, ils ont trouvé: (2) les nouvelles indésirables autrefois concentrées sur la base de soutien du président Trump se sont maintenant répandues pour inclure des communautés de conservateurs politiques traditionnels…..- L’une des choses qu’ils ne couvrent pas est le nombre d’utilisateurs vérifiés qui partagent des informations indésirables – par exemple, combien de candidats du GOP qui, en 2016, n’étaient pas pro-Trump, sont maintenant complètement à bord et partagent les mêmes sources que celles qui ont été vues en 2016 à partir des marges. »
En résumé : Comme le groupe de Newmark, il s’agit d’un méga-fonds et d’une force motrice derrière le complexe industriel de la censure.
28. The Knight Foundation
Lien : https://knightfoundation.org/
Type : La troisième des trois fondations privées qui financent l’industrie de la « désinformation ».
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : La Fondation est née de la société Knight Ridder, qui était autrefois le plus grand éditeur de journaux des États-Unis.
En 2005, elle a amorcé un changement de cap majeur vers des initiatives de journalisme numérique et, au cours des dernières années, elle a fait de la désinformation l’un de ses principaux axes de travail.
Le PDG sortant, Alberto Ibargüen, a siégé au Conseil des relations extérieures et aux conseils d’administration de ProPublica, d’American Airlines et de la World Wide Web Foundation, entre autres. Pour illustrer le caractère confortable du complexe industriel de la censure, Vivian Schiller (PDG de l’Institut Aspen et participante à la table ronde sur l’ordinateur portable de Hunter Biden) coanime ici le podcast de Knight sur les élections de 2020 et discute du problème de la désinformation. Aucune mention n’est faite de son travail dans la gestion d’une opération de désinformation.
En 2018 Graphika a produit un rapport pour la Knight Foundation sur la désinformation et Twitter pendant l’élection de 2016. Le rapport cherche à relier ceux qui soutiennent le journalisme de Julian Assange à des « thèmes anti-immigrés/anti-musulmans », à des « théories du complot » et à des « comptes racistes et « d’identité blanche ». »
Ce que nous savons du financement : Comme Newmark et Omidyar, Knight a donné à un rapport sur qui est qui – le Who’s Who du CIC, y compris NewsGuard, le Centre pour un public informé de l’Université de Washington, First Draft, l’Indice mondial de désinformation, Poynter et l’Algorithmic Transparency Institute.
En 2019 Knight s’est engagé à verser 50 millions de dollars à « 11 universités et institutions de recherche américaines, y compris la création de cinq nouveaux centres d’étude », dont 5 millions de dollars au Center for an Informed Public de l’Université de Washington (de l’EIP et du Virality Project tristement célèbres).
Le total des subventions en 2021 était de 114 millions de dollars.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Financement d’une série d’initiatives médiatiques allant du journalisme à la lutte contre la désinformation, en passant par les arts et la culture.
Lien avec les Twitter Files: En octobre 2018, dans une démonstration classique de la façon dont les groupes CIC influencent à la fois la modération du contenu et la couverture des nouvelles, le Washington Post écrit à Twitter et cite une étude de la Knight Foundation affirmant que 80 % des comptes qui ont diffusé de la désinformation en 2016 sont toujours sur le site. Twitter obtient deux jours pour répondre à cette requête, qui suit un schéma que Twitter ne connaissait alors que trop bien : « L’étude X dit que vous n’avez pas fait assez pour arrêter Y. Nous publions dans Z heures… »
Traduction : « Salut lan. La Knight Foundation a commandé une étude à des chercheurs de GWU et de Graphika montrant que 80 % des utilisateurs de Twitter qui ont partagé des liens vers des reportages bidons lors de l’élection de 2016 sont toujours actifs sur la plateforme.
Plusieurs organismes de presse, dont le nôtre, prévoient d’écrire à ce sujet pour un embargo tôt le matin demain (mercredi). On m’a dit que la Knight Foundation et/ou les chercheurs ont contacté Twitter directement à ce sujet. Nous serons bien sûr intéressés par le commentaire de Twitter avant la fin de la journée. Veuillez me faire savoir que ce message vous est bien parvenu. Merci beaucoup. »
Citation de leur vision du monde : « Nous croyons en la liberté d’expression et aux valeurs exprimées dans le premier amendement de la Constitution des États-Unis ».
Étroitement lié à : presque tous les dirigeants d’ONG, de groupes de réflexion et d’universités du domaine de la « lutte contre la désinformation », ainsi qu’à d’autres grandes fondations, dont la Fondation Charles Koch, la Fondation Hewlett, Craig Newmark Philanthropies et le réseau Omidyar.
En résumé : Une force de premier plan dans le développement de l’écosystème des organisations de lutte contre la désinformation, en particulier aux États-Unis.
29. Google Jigsaw
Lien : https://jigsaw.google.com/
Type : Un « think/do tank » qui développe des solutions techniques à la désinformation, à la censure et à l’extrémisme violent.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Jigsaw a été fondée en 2010 sous le nom de Google Ideas, sous la direction de Jared Cohen, qui avait travaillé sous Condoleezza Rice et Hilary Clinton au département d’État.
Jared Cohen était considéré comme une étoile montante capable d’exploiter le potentiel géopolitique des technologies numériques émergentes. M. Cohen a coécrit le livre « The New Digital Age » avec le PDG de Google, Eric Schmidt, et a joué un rôle de pionnier dans la transformation de Google en mandataire du département d’État pour le changement de régime. M. Cohen est également membre du Council on Foreign Relations.
Cohen a quitté Jigsaw à la mi-2022 pour rejoindre Goldman Sachs en tant qu’associé et président des affaires mondiales. En octobre il s’est rendu à Kiev pour rencontrer le président Zelensky.
La nouvelle directrice générale, Yasmin Green, est membre du Groupe de cybersécurité de l’Institut Aspen et Commission sur le désordre de l’information, et du conseil d’administration de l’Anti-Defamation League.
Elle est également conseillère principale en matière d’innovation pour Oxford Analytica, une société de renseignement privée créée par David Young, ancien collaborateur de Nixon. Young a cofondé « The Plumbers », dont les membres ont mené l’effraction du Watergate en 1974. (Young n’y a pas participé directement).
Jigsaw a mis au point la méthode controversée de réorientation en partenariat avec Moonshot. Jigsaw est en train de former l’IA pour « lutter contre » le langage « toxique », « déraisonnable », « problématique », etc.
Camille François, l’actuel directeur de l’innovation de Graphika, était auparavant chercheur principal chez Jigsaw.
Ce que nous savons du financement : Les fonds proviennent de Google.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : Des solutions technologiques hautement sophistiquées pour guider le discours en ligne et le travail anti-censure sélectif au service d’objectifs officiels sélectifs.
Citation de leur vision du monde : « Les progrès réalisés dans le domaine du traitement du langage naturel et de l’IA dans son ensemble nous ont permis de développer des produits dont l’objectif est d’améliorer les conversations en ligne à grande échelle. »
En lien avec : Moonshot, Atlantic Council/DFRLabs, Graphika, Aspen Institute, le Département d’Etat.
En résumé : Peut-être la plus habile et la plus techniquement sophistiquée des initiatives de censure et de contrôle de la parole.
30. Full Fact
Lien : https://fullfact.org/
Type : Une « ONG » britannique de premier plan spécialisée dans la « vérification des faits » et bénéficiant d’une manne financière considérable de la part des grandes entreprises technologiques.
Vous avez peut-être entendu parler d’eux quand : Fondé par Michael John Samuel, fils d’aristocrate, Full Fact incarné par l’élitisme et le mépris de l’industrie du « fact-checking » – [basé normalement sur « l’observation du réel » dénué de tout biais et dont la fonction est de comprendre les mécanismes de fonctionnement pour éclairer les dysfonctionnement (Étymologie du mot Science : Latin: Scientia -français : connaissance).]
Full Fact a été explicite quant à sa collaboration avec la Big Tech et le gouvernement, déclarant dans un courriel #TwitterFiles : « Full Fact a travaillé avec une variété d’organisations, y compris Facebook, Google, Twitter, First Draft et les gouvernements britannique et canadien, afin de créer un cadre pour les incidents d’information ».
Pour élaborer ce cadre, ils se sont appuyés en grande partie sur le même club confortable de policiers de l’information – le rapport s’est inspiré d’autres organisations de premier plan, notamment First Draft, la Fondation Carnegie pour la paix internationale, Ben Nimmo (OTAN, Graphika, Facebook) et Joan Donovan (Data & ; Society, Shorenstein).
Alors que la plupart des groupes de défense des droits numériques et de la liberté d’expression se sont opposés au projet de loi du gouvernement britannique sur la « sécurité » en ligne, Full Fact estime qu’il ne va pas assez loin, estimant que « le projet de loi ne répond pas à l’objectif du gouvernement de faire du Royaume-Uni l’endroit le plus sûr pour être en ligne ».
Full Fact a été le premier membre britannique du programme tiers de vérification des faits de Facebook. Caractéristique des « fact checkers », ils se trompent sur de nombreuses informations concernant Covid, affirmant notamment qu’il est « très rare » d’attraper le Covid deux fois » ou que vous « ne pouvez pas être contraint de vous faire vacciner« .
Tout en affirmant qu’ils sont indépendants, ils déclarent également qu’ils « travaillent pour Facebook. » – Full Fact a mené une campagne réussie pour faire expulser du parti Andrew Bridgen, critique des vaccins et député conservateur.
Comme c’est souvent le cas, Full Fact s’éloigne radicalement de son objectif de recherche de la vérité pour se lancer dans la lutte contre les « junk information » (nous ne savons pas si cela signifie « vilaines » ou « de mauvaise qualité » ; peut-être les deux). Ce serait une chose si la réponse était de contrer avec de « bonnes » informations, mais l’approche cohérente de Full Fact favorise les solutions de type censure. Full Fact a même développé son propre Robocop piloté par l’IA pour surveiller le discours en ligne.
Ce que nous savons sur le financement : Full Fact prend d’énormes sommes d’argent des Big Tech, près de 2,5 millions de dollars entre 2019-2021 pour le seul Facebook. Un autre exemple d’entreprises qui financent les personnes mêmes qui sont censées leur demander des comptes. Ils reçoivent également un soutien important de Google, Poynter et Omidyar.
Ce qu’ils font/ce qu’ils vendent : La police de la vérité au service des puissants.
Citation de leur vision du monde : « Full Fact combat les junk informations » ; [Et les junk informations ruinent des vies.]
Lien avec les Twitter Files: Une note publiée sur la liste de diffusion #FakeNewsSci montre qu’ils travaillent avec « Facebook, Google, Twitter, First Draft et les gouvernements britannique et canadien pour créer un cadre pour les incidents liés à l’information ».
Connecté à : Facebook, Google, Poynter, First Draft, Shorenstein Center, Graphika, et le gouvernement du Royaume-Uni.
En résumé : Un candidat de premier plan pour l’inévitable prix UK Big Brother.
MENTIONS HONORABLES POUR LES SUIVANTS
31. Media Matters For America
Créature du célèbre tueur à gages politique David Brock, MM4A est passé sans difficulté du statut de promoteur médiatique de scandales politiques tels que le Russiagate à celui de fabricant de listes noires Internet et de compteur de délits sur les médias sociaux, un exemple étant les 927 millions d’interactions posts Facebook de Donald Trump entre le 1er janvier 2020 et le 6 janvier 2021.
32. Miburo/Digital Threat Analysis Center
La lutte contre la désinformation vit, même sur Substack ! Après avoir quitté le projet Hamilton 68, l’ancien fonctionnaire du FBI Clint Watts a atterri dans une série d’agences, à commencer par Miburo, un groupe dont l’objectif, selon un courriel de TwitterFiles, était de « détecter les mauvais acteurs en 1 heure et de les évaluer en moins de 6 heures grâce à des rapports rapides, des infographies et des études de cas ». Pour autant que Racket ait pu en juger, cela faisait de Miburo le seul groupe anti-disinfo qui offrait un service de type « drive-thru » basé sur le temps. Miburo a fini par renaître sur Substack sous le nom de Digital Threat Analysis Center (Centre d’analyse des menaces numériques).
33. Credibility Coalition – CC
Un groupe de chercheurs étrangement vague qui a consacré des ressources à l’élaboration de ce qu’il appelle un « vocabulaire commun pour la crédibilité ». Vu de 30 000 pieds, la Credibility Coalition semble reproduire en grande partie ce que font des organismes comme le Global Disinformation Index ; (voir ci-dessous), en analysant les sources médiatiques et en les classant selon diverses qualités allant de l’absence de vérification des faits à l’utilisation d’arguments du type. Bien que le groupe souligne qu’il cherche à identifier les « signaux » de contenu qui « requièrent un jugement et une formation de nature humaine », le CC a travaillé avec la plateforme d’éducation aux médias Public Editor de Berkeley pour vanter un « logiciel collaboratif » appelé « TextThresher » qui ressemble étrangement à un outil d’analyse informatisée de la crédibilité. Le CC a également produit une sorte de version inversée de cette liste, en créant une page où les utilisateurs peuvent naviguer sur des cartes codées en couleur des groupes qui ont cherché à « améliorer la qualité de l’information ».
34. Factcheck.me – Botcheck.me
Créés par deux jeunes ambitieux de Cal-Berkeley, Rohan Phadte et Ash Bhat – qui se sont auto-décrits comme étant passés de « deux étudiants travaillant sur un projet scolaire à une équipe de huit personnes ayant pour mission de protéger le public » – Factcheck.me et Botcheck.me offrent des outils conviviaux pour se défendre contre la désinformation et les bots, respectivement. En 2020, le Comité national démocrate a engagé le duo pour rédiger un rapport « sur la propagation de la désinformation sur les médias sociaux », comme l’a écrit le New York Times . En interne, les dossiers de Twitter montrent que l’entreprise considérait ses outils de détection d’activités de type « bot » comme des cousins du tristement célèbre projet Hamilton 68, un cadre écrivant à un responsable des communications chargé de répondre à une demande de renseignements de la presse sur le service : « Chacun des comptes qu’ils utilisent comme exemple de compte bot sur leur page de méthodologie sur Medium est erroné. Ne publie pas de données, mais vend des services de conseil. Définition de la monétisation du problème ». Informé de ces courriels, Ro Bhat a déclaré : « Wow… Nous avons contacté ces personnes à plusieurs reprises et nous n’avons jamais eu de réponse. »
35. Duke Reporters’ Lab – DRL
Les outils du DRL sont de parfaits exemples de ce que « Nous, à Racket, avons appelé les « R.F.W », ou « Widgets Conviviaux pour les Journalistes ».
Financé par les suspects habituels de la Newmark Foundation, de la Knight Foundation et de Facebook, le Lab expérimente des outils tels que MediaReview et ClaimReview, essentiellement des projets de marquage qui permettent aux organisations de vérification des faits de soumettre leurs rapports sur les fausses affirmations ou images aux moteurs de recherche et plates-formes technologiques pour un classement plus rapide. Une « plateforme expérimentale » appelée Squash propose une « vérification automatisée des faits en direct lors d’événements politiques tels que les débats et les discours » utilisant l’IA pour « repérer » les sujets à soumettre à un examen humain. Le produit a déjà été déployé pour des débats politiques :
Comme presque tous les outils développés par le CIC, les produits DRL cherchent à identifier une « terminologie cohérente » ou une application qui « standardise le contenu de la vérification des faits d’une manière lisible par la machine ».
Cette quête d’un langage unique de vérification des faits est soutenue par Jigsaw, Facebook, Google et le Washington Post. Une récente étude de Duke, censée montrer quelles régions du pays sont malheureusement dépourvues d’efforts avancés de vérification des faits, peut vous rappeler une autre carte d’État codée par couleur :
Carte USA des fact checkers actifs
36. Reveal
Ce site « d’audit des médias sociaux » financé par l’UE est, comme de nombreux projets européens de lutte contre la désinformation, plus ouvertement terrifiant dans ses objectifs dystopiques que certains de ses homologues américains.
Ce programme financé par le gouvernement propose un outil qu’il appelle sans tabou : le système d’aide à la décision des journalistes (JDDS). Le rapport est décrit comme un travail d’équipe soutenu par le gouvernement :
« Jusqu’à 19 journalistes peuvent utiliser le JDSS simultanément, chacun analysant interactivement 10 000 messages en temps réel, et des analyses sont automatiquement effectuées sur tous les messages, y compris l’analyse des sentiments, le marquage des faux médias et des témoins oculaires, et l’extraction d’informations dignes d’intérêt. »
Dites-le haut et fort, mesdames et messieurs : « extraire les informations dignes d’intérêt ». Le prix de financement de l’UE pour Reveal décrit essentiellement un effort d’automatisation de ce que les journalistes de la vieille école auraient pu appeler le bureau des affectations, parce que le « problème clé » des informations est « qu’il faut beaucoup d’efforts pour distinguer les informations utiles du ‘bruit ». Reveal prétend y contribuer en développant des outils permettant de « juger automatiquement de la qualité et de l’exactitude du contenu ». Le portail d’affichage du JDDS ressemble à un jeu de guerre interactif, est-ce un hasard ?
37. Global Disinformation Index
GDI devrait probablement figurer plus haut sur cette liste. Il a fait l’objet de l’un des premiers véritables rapports d’enquête sur le complexe industriel de la censure, une série de Washington Examiner qui s’est concentré sur deux faits essentiels :
- Le GDI basé en Grande-Bretagne, a reçu au moins 315 000 dollars de l’entité du Département d’État et du GEC, s’engageant dans une évaluation du « risque » des médias d’information qui a déclassé des médias conservateurs tels que le « American Spectator, Newsmax, the Federalist, the American Conservative, One America News, the Blaze, the Daily Wire, RealClearPolitics, Reason, et the New York Post. »
- Comme pour l’Oxford Internet Institute, financé par Omidyar pour la Credibility Coalition – Coalition pour la crédibilité ci-dessus mentionnée, déterminant la note de « crédibilité/risque/confiance » du GDI, basée sur une série de variables subjectives, parmi lesquelles il y a l’utilisation d’un « langage ciblé » qui « rabaisse ou déprécie des individus ou des organisations » ou inclut un langage « hyperbolique », « émotif » et « alarmiste ».
GDI annonce ouvertement que sa stratégie consiste à pousser ses principaux clients du marketing numérique à « réorienter leurs dépenses publicitaires en ligne ». Il convient de noter que deux des organisations jugées les moins dignes de confiance par GDI sont :
- Le New York Post, dont l’article sur l’ordinateur portable de Hunter Biden a été censuré à tort (« L’étude de GDI n’a pas examiné d’articles spécifiques très médiatisés, » a quips).
- Le Reason magazine, l’un des rares médias à critiquer la censure organisée.
- Le défunt Buzzfeed, dont les débris éditoriaux porteront à jamais les cicatrices de sa décision de publier un dossier Steele qu’il savait truffé d’erreurs, figurait sur la liste des dix sites les plus sûrs du GDI, loué pour ses « meilleures pratiques journalistiques » et son « langage neutre et non émotionnel ».
Traduction : « Score GDI et recommandations sur BuzzFeedNews.com (Niveau de risque : faible) » « BuzzFeed News – un domaine distinct du site de divertissement populaire connu pour ses jeux-questionnaires – a obtenu un score élevé pour le pilier « Contenu », basé sur la neutralité et les meilleures pratiques journalistiques. Les statistiques, les citations et les médias externes ont été correctement cités et les articles ont souvent utilisé des titres objectifs et basés sur des faits. Le site a obtenu un score relativement bon en ce qui concerne les indicateurs de langage neutre et non émotionnel, mais il pourrait atténuer ses visuels sensationnels. »
39. Institute for Strategic Dialogue – ISD
Également financé par le Département d’État américain, l’ISD, basé en Grande-Bretagne, offre un autre assortiment d’outils de suffocation de contenu, dont un service de « cartographie-haine » et un produit appelé « Beam », qui « est une capacité multilingue et multiplateforme développée pour exposer, suivre et confronter les menaces de l’information en ligne ». La DSI identifie les « mauvais acteurs » ou les « acteurs extrémistes » et son programme « d’efforts partagés » vise à renforcer la « résilience psychosociale à la radicalisation ».
Le ISD est responsable du rapport affirmant que les remarques antisémites ont grimpé en flèche sur Twitter après l’achat de la plateforme par Elon Musk, un rapport répertoriant les « journalistes indépendants » amplifiant la « propagande russe » qui a inspiré un rapport de NBC notamment Gonzalo Lira, aujourd’hui en cours de procès. L’ISD a également été la source d’un USA Today reportage qui a contribué à faire retirer de divers services Internet des personnes non encore condamnées et accusées d’avoir participé aux manifestations du 6 janvier. L’ISD est l’un des nombreux groupes qui dénonçaient les dangers de Discord avant l’histoire du « Pentagon Leaker », affirmant que « les preuves suggèrent que les utilisateurs des canaux d’extrême droite sur Discord sont très jeunes », soulevant des questions sur le rôle que les « jeux en ligne » jouent dans la « radicalisation des mineurs ».
40. Wikipedia
En juin 2021, Katherine Maher, alors directrice exécutive de Wikipédia, a participé à une conférence organisée par l’Atlantic Council, où elle a été interviewée par Brandy Zadrozny, journaliste de NBC, sur la question de savoir « comment les grandes technologies peuvent être aussi fiables que Wikipédia ». L’idée maîtresse du reportage était que Wikipédia avait refusé une demande du gouvernement turc de retirer « deux pages dont ils n’appréciaient pas les références au président Erdogan et à sa famille, ainsi qu’à leur implication dans la guerre civile syrienne en tant qu’État soutenant le terrorisme », ce qui a conduit à une interdiction du site qui a été annulée en grande pompe en 2020.
Wikipédia, comme de nombreux mastodontes de la technologie, joue le rôle de défenseur de la liberté d’expression dans certaines circonstances, mais ces derniers temps, elle est peut-être devenue la meule la plus furieuse du conformisme numérique dans les médias occidentaux, en dehors de Twitter, Google et Facebook, institutionnalisant un système de blocages qui, de plus en plus, ne laisse passer que les informations rapportées de manière approuvée par de grandes entreprises ou des institutions universitaires (cela s’est transformé en un affrontement médiatique pour que les dossiers de Twitter puissent être publiés sur le site, par exemple).
Wikipédia était autrefois considérée comme l’une des grandes expériences en matière de médias libres. Face aux contestations juridiques d’informations telles que le programme illégal de surveillance intérieure de la NSA, elle est devenue un membre parmi d’autres du cartel de « l’appel de l’industrie » qui comprend le FBI, Twitter et Facebook (les Twitter Files montrent le moment exact où Wikipédia demande un contact « désinformation » au FBI), et a pris des positions rigides sur des questions ridicules telles que la définition du mot « récession« .
Traduction : Demande de mise en relation avec agent FBI sujet désinformation.
« – Ryan Merkley – Contact FBI – To : Yoel Roth – 30 septembre 2020 à 12:17 PM
Hi Yoel, j’ai noté vos commentaires dans le chat que vous aviez eu des contacts avec le FBI. La Wikimedia Foundation a travaillé avec le FBI sur les questions de protection de l’enfance, mais n’a pas de contact pour les campagnes de désinformation. Pourriez-vous demander à votre contact s’il aimerait être en contact avec nous, et nous présenter si c’est le cas ? Je vous en serai reconnaissant. Merci, Ryan Merkley – Chief of Staff, Wikimedia Foundation
– Yoel Roth – Re : Contact FBI – A : Ryan Merkley – 1er octobre 2020 à 10:51 AM
Hey Ryan, je vais absolument transmettre ceci. Mon principal contact au FBI est Elvis Chan, un agent spécial basé à San Francisco (SF). C’est bon si je lui donne vos coordonnées ?
#Les Twitter Files montrent également que le personnel de Wikipedia a été invité à participer à des réunions électorales avec le Pentagone, et a participé à des « réunions industrielles » hebdomadaires avec leurs confrères de Big Tech.
L’ancienne directrice exécutive, Katherine Maher, est membre du Council on Foreign Relations, jeune leader mondial du Forum économique mondial, chargée de mission en matière de sécurité au Truman National Security Project et chargée de mission au DFRLabs de l’Atlantic Council, le groupe de réflexion préféré du complexe militaro-industriel. Il est étonnant de voir jusqu’où la vente d’encyclopédies peut vous mener !
41. EU Disinfo Lab
Un autre site de lutte contre la désinformation qui regorge de rubriques mettant en garde contre le flux insuffisamment dynamique d’avertissements concernant l’agression russe, le changement climatique et les espaces Internet non réglementés tels que Telegram. Bien qu’il s’agisse d’un organisme indépendant à but non lucratif, le laboratoire représente le gouvernement, évaluant attentivement « les engagements des plateformes signataires du code de conduite de l’UE en matière de désinformation ». Il cherche également à éliminer les « mentalités anti-système », comme l’utilisation de crypto-monnaies pour financer des « sites poubelles » cherchant à cultiver une « image marginale et non-conformiste ». Le Labo représente l’aile crispée de la scène « anti-désinformation ».
Le laboratoire de désinformation de l’UE a peut-être fait son plus grand effet en 2019 lorsqu’il a affirmé avoir déniché « 265 faux sites coordonnés de médias locaux servant les intérêts de l’Inde. » L’illustration présente des icônes de têtes de mort pour les sites « zombies » et des visages d’extraterrestres pour les « nouveaux » :
Traduction : Investigation : 265 faux médias locaux coordonnés pour servir les intérêts de l’Inde. Signifiant : Plus de 265 faux sites d’informations locales dans plus de 65 pays sont gérés par un réseau d’influence indien.
42. The UK 77th Brigade
Le lecteur devrait comprendre que la formation d’une unité militaire active par un partenaire clé de l’OTAN qui se consacre ouvertement à la lutte contre la « désinformation » en ligne et a été accusé de manière crédible de surveiller massivement ses propres citoyens n’est que la 42e entrée de notre liste. La 77e brigade du Royaume-Uni serait rejetée par tout bon éditeur de fiction parce qu’elle est trop exagérée. Big Brother Watch a révélé l’histoire révélant comment les discours des députés, des universitaires, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme et du public étaient surveillés sous prétexte de lutter contre la « désinformation ».
Traduction :
« CE QUE NOUS FAISONS
- La 77e brigade contraint nos acteurs étatiques hostiles et nos adversaires par des opérations d’information et de ciblage, qu’ils soient déployés ou stationnaires.
- En utilisant le renseignement pour comprendre les publics et les systèmes, analyser les réseaux et identifier les possibilités de renseignement, la brigade dispose d’un éventail de capacités pour obtenir un impact et produire les effets.
- Les activités de la 77e brigade sont employées de concert avec d’autres effets militaires pour parvenir à une action intégrée.
QUELQUES-UNES DES FAÇONS DONT NOUS AIDONS
- Établir des partenariats, des plates-formes opérationnelles et des systèmes afin de mener des opérations à l’étranger. Comprendre l’environnement de l’information et les possibilités d’en tirer un avantage.
- Identifier, développer et mener des opérations d’information, indépendamment ou avec des partenaires, afin de prendre l’avantage sur des adversaires réels ou potentiels.
- Effectuer des analyses d’audience afin de mener les opérations les plus efficaces pour appuyer les objectifs militaires. Développer des capacités pour opérer et garantir l’avantage dans le domaine de l’information. »
43. Claim Buster
Un autre outil d’apprentissage automatique soutenu par la Knight Foundation, la National Science Foundation, Newmark Philanthropies et le Facebook Journalism Project qui travaille sur un problème clé pour tout futur programme de modération piloté par l’IA : comment utiliser l’apprentissage automatique pour identifier les « affirmations » en temps réel.
« La vérification automatisée des faits en direct pour tous » est facile…., selon ses graphiques : il suffit de suivre les instructions ci-dessous !
44. DisinfoCloud
Il s’agissait d’une opération financée par le GEC [Group Executive Committee ; (gestion des affaires)], jusqu’au début de l’année 2023. Elle proposait un « fil d’actualité continuellement mis à jour » d’articles relatifs à la désinformation, souvent assortis de recommandations plutôt farfelues diffusées à « près de 300 organisations, notamment celles qui fournissent des analyses d’apprentissage automatique des médias sociaux, une surveillance des médias, de vérification des faits, une éducation aux médias, une cartographie des réseaux sociaux, et plus encore » au « banc d’essai » de l’organisation globale.
Ce matériel blogué était accessible à « certains utilisateurs du gouvernement, de la société civile et du secteur privé », y compris aux lecteurs des #TwitterFiles, dont Twitter faisait partie. L’entreprise a reçu des pépites de sagesse telles que l’idée que les termes « révolution colorée » et « russophobie » étaient de la propagande « pro-Kremlin », la bonne nouvelle que le GHCQ britannique [Government Communications Headquarters : l’une des trois agences britanniques de renseignement et de sécurité, avec le MI5 et le Secret Intelligence Service (MI6)] pourrait bientôt utiliser l’IA pour lutter contre la désinformation, et bien d’autres choses encore…. que vous avez eu l’honneur de payer pour tout cela, si vous êtes un citoyen américain.
Traduction : « Les médias pro-Kremlin utilisent le terme de « révolution de couleur » pour façonner la couverture des mouvements démocratiques dans le monde, en cherchant à les présenter comme manipulés par des forces extérieures malveillantes (EUvsDisinfo). »
45. MythDetector
Le service de vérification des faits de la Media Development Foundation, financé par l’USAID et le German Marshall Fund, aide à produire des messages de service public utiles, comme par exemple : une vidéo en géorgien expliquant que le soi-disant médecin américain en ligne qui guérira le Covid et rendra inutile le port de masques est en fait une star du porno. MythDetector est un – vérificateur de faits tiers – sur Facebook, « conforme » aux principes de l’International Fact Checking Network de Poynter, et qui « mesure la vérité » pour vous.
46. Verified
L’inévitable initiative de vérification des faits de l’ONU promet de « fournir des informations vitales sur Covid-19 et les récits des meilleurs de l’humanité ».
Informations clés : « La recherche en sciences du comportement nous a appris que nous devions augmenter la perception du risque par les gens, c’est-à-dire le sentiment qu’il existe une menace pour eux-mêmes ou leurs proches, mais par rapport à quoi ? »
Les technocrates de Verified étaient convaincus que les vaccins COVID-19 allaient « mettre fin à la pandémie » en « stoppant la propagation du COVID-19 ». Verified s’est associé à la Banque mondiale, Al Jazeera, Facebook, Omidiyar, First Draft, Ikea, Spotify, Tik Tok, Twitter et #ThisIsOurShot (également partenaire du projet Virality).
Il a été conçu en collaboration avec Purpose, un McKinsey pour les millennials dont le cofondateur a présidé le Conseil de l’agenda mondial du WEF sur la participation civique.
47. Foreign Malign Influence Center
Après le fiasco des relations publiques du Conseil de gouvernance de la désinformation orwellien qui devait être hébergé au sein du ministère de la sécurité intérieure, et l’effacement du sous-comité « Misinformation, Disinformation, and Malinformation » Subcommittee qui semblait destiné à assumer les fonctions du DGB (Deutscher Gewerkschaftsbund), il semble que le gouvernement fédéral mette des puces sur un autre fac-similé du ministère de la Vérité, en les déplaçant peut-être vers cette agence existante sous l’Office of the Director of National Intelligence (bureau du directeur du renseignement national).
Le FMIC a été « activé » le 23 septembre 2022. La DGB a fermé ses portes le 24 août 2022. Le FMIC (Foreign Malign Influence Center) est dirigé par Jeffrey K. Wichman, qui a passé 30 ans à la CIA.
48. Advance Democracy Inc
On ne sait pas grand-chose sur ce groupe, si ce n’est qu’il apparaît comme une source pour de nombreux USA Today articles (sur les rapports de Tucker Carlson du 6 janvier, le négationnisme climatique et les « alliés de Trump » toujours sur Twitter) et qu’il est apparu dans un étrange échange TwitterFiles, dans lequel un responsable des communications le décrit comme mystérieux et comme l’auteur de certains rapports « bancals ».
Comme c’est le cas pour de nombreux découpages du CIC, son site web ne donne aucune information sur la direction, le personnel ou les donateurs. Il le fait en même temps qu’il « suit les dons politiques » d’autres personnes.
Circuit Dons – dépenses et transferts de comité à comité
49. DisinfoWatch
Qui a dit que les Canadiens ne pouvaient pas être douteux ? Ce groupe, qui liste comme « partenaires de recherche » le GEC, le Centre d’excellence de l’OTAN STRATCOM Center of Excellence, et le Center for European Policy Analysis, est le méli-mélo habituel de portraits du méchant Poutine et de textes en charabia sur le renforcement de la « résilience » aux récits de menace, mais il offre également une connaissance locale habile en trouvant des moyens de blâmer RT pour avoir utilisé la couverture des manifestations des camionneurs canadiens pour « légitimer les récits anti-gouvernementaux« .
50. Contering Disinformation (Contrer la désinformation)
Un autre groupe financé par l’USAID qui promeut « l’intégrité de l’information » et plaide en faveur d’une « approche globale de la société » qui, selon lui, nécessitera de créer un « sentiment d’urgence » au sein de la population en ce qui concerne la désinformation. (Dans la littérature anti-désinformation, le public est souvent dépeint comme insuffisamment paniqué).
Le groupe préconise une « approche mixte » qui comprend « la vérification des faits, la surveillance et d’autres interventions ». Il propose également une représentation visuelle précise de ce à quoi ressemble un « espace d’information sain » : un encerclement complet par des institutions protectrices. Comme la liberté, en d’autres termes, mais à l’opposé !
Traduction : 01- SOCIÉTÉ CIVILE – 02- ORGANES DE GESTION DES ÉLECTIONS – 03- GOUVERNEMENTS – 04- ENTREPRISES TECHNOLOGIQUES – 05- ORGANISATIONS MÉDIAS = ESPACE D’INFORMATION SAINE.
Source : ZeroHedge
IMPORTANT - À lire
Vous voulez aller plus loin que cet article et comprendre tous les enjeux géopolitiques actuels ? Chaque mois, notre revue papier décortique l'actualité géopolitique et économique pour vous offrir des analyses approfondies.
Ne vous laissez plus manipuler par des élites déconnectées du réel. Abonnez-vous à notre revue dès maintenant et recevez chaque mois des informations exclusives, des décryptages précis et des révélations sur les véritables enjeux qui se cachent derrière les décisions de nos dirigeants.
Reprenez le contrôle de votre épargne et de votre avenir !