L’ÈRE COVID : LA GRANDE RÉINITIALISATION SOIT LA FIN DE L’OCCIDENT AVEC MODESTE SCHWARTZ

Modeste Shwartz

Le covidisme et la grande réinitialisation, un projet néo-bolchevique pour le quatrième Occident : une analyse de Modeste Schwartz

Modeste Schwartz, linguiste, traducteur, auteur et journaliste spécialisé sur l’Europe centrale, a vécu en Roumanie, en Hongrie et en Autriche.

Il nous a accordé un entretien, lors duquel il a exposé ses idées, développées dans ses trois ouvrages sur sur les thèmes de la féminisation de la société, de la crise du covid-19 et du Great Reset :

Nous suivons le fil conducteur de son analyse, qui part de la vision de l’Occident comme une culture en déclin, qui cherche à imposer son modèle idéologique au reste du monde, et qui aboutit à la grande réinitialisation comme la fin d’un cycle historique et le début d’une nouvelle ère.

Modeste Schwartz
Modeste Schwartz.

Quelles sont les périodes de l’histoire de l’Occident ?

Selon Modeste Schwartz, l’Occident est une culture qui a connu un développement exceptionnel, mais qui est entrée en crise dès la fin du XXe siècle.

Schwartz se réfère à la théorie de Oswald Spengler, qui considère que les cultures sont comme des organismes vivants, qui ont une dynamique et des saisons. Il distingue quatre périodes dans l’histoire de l’Occident :

Il distingue quatre périodes culturelles et idéologiques dans l’histoire de l’Occident :

  • Le premier Occident (catholique et féodal), qui commence avec le grand schisme d’Orient et le sac de Constantinople, et qui se termine avec l’invention de l’imprimerie, la Réforme protestante et le traité de Westphalie.
  • Le deuxième Occident (classique et monarchique), qui commence avec la Révolution américaine et la Révolution française, et qui se termine avec la décapitation de Louis XVI, la phénoménologie de Hegel et la bataille d’Iéna.
  • Le troisième Occident (démocratique et étatique), qui commence avec le Congrès de Vienne et la Restauration, et qui se termine avec le premier confinement mondial de mars 2020.
  • Le quatrième Occident (post-démocratique et globaliste), qui commence avec la grande réinitialisation et le texte de Klaus Schwab, et qui se caractérise par le post-démocratisme, le globalisme et le transhumanisme.

Pour Modeste Schwartz, l’Occident est une culture qui a reformulé le christianisme en y ajoutant des éléments de rationalité, de science et de progrès.

Il a aussi été marqué par une culture de l’infini, qui a permis de réduire progressivement l’incertitude et de repousser les limites du possible.

Cependant, cette culture de l’infini a atteint ses limites et a engendré des crises majeures, comme la crise écologique, la crise démographique, la crise économique et la crise sanitaire.

L’Occident comme culture en déclin

L’Occident est une culture au sens de Spengler, qui a une dynamique et des saisons.

Né avec le catholicisme comme réalité politique, il a connu quatre périodes : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver.

Chaque période a été marquée par des événements, des idées et des personnalités qui ont façonné l’identité et la vision du monde de l’Occident.

  • Le printemps : la phase médiévale, où l’Occident est encore minoritaire et élitiste.
    Il se caractérise par le sac de Constantinople par les croisés en 1204, qui marque la rupture avec l’Orient, et par la scolastique et la théologie rationnelle, qui expriment la foi et la raison.
Occident médiéval
Étudiants médiévaux
  • L’été : la phase classique, où l’Occident se déploie et s’impose comme modèle universel.
    Il se caractérise par l’émergence des monarchies centralisatrices et éclairées, qui renforcent le pouvoir étatique, par l’invention de l’imprimerie et la diffusion des bibles, qui favorisent la culture écrite, et par la réforme protestante et le traité de Westphalie, qui consacrent la diversité religieuse et la souveraineté nationale.
  • L’automne : la phase romantique, où l’Occident se fragmente et se déchire.
    Il se caractérise par la révolution française et la décapitation du roi, qui symbolisent la fin de l’ordre ancien et le début de la modernité, par l’avènement de la démocratie et de la souveraineté populaire, qui remettent en cause l’autorité et la hiérarchie, et par la philosophie de Hegel et la bataille d’Iéna, qui annoncent la montée du nationalisme et du totalitarisme.
  • L’hiver : la phase actuelle, où l’Occident se décompose et cherche à se réinventer.
    Il se caractérise par la crise sanitaire et le premier confinement mondial, qui révèlent la fragilité et la peur de l’Occident, par la grande réinitialisation et le projet de Schwab, qui visent à créer un quatrième Occident, fondé sur le transhumanisme, l’inclusivité et la surveillance, et par la fin de l’Occident et le début de l’ère Covid, qui posent la question de l’avenir de la civilisation.

La grande réinitialisation comme projet néo-bolchevique et technocratique

Modeste Schwartz s’attache à décrypter le projet de la grande réinitialisation, porté par le Forum économique mondial et son fondateur, Klaus Schwab.

Il s’agit d’un projet de transformation radicale de l’Occident, visant à créer un quatrième Occident, qui serait le dernier stade de la décadence et de la démesure, fondé sur le soviétisme numérique, la surveillance, le contrôle total des comptes et des transactions, l’inclusivité et le transhumanisme.

Selon Schwartz, ce projet s’inspire de la culture magique.

Il est une expression de la décadence occidentale et s’inscrit dans une continuité de la philosophie politique et culturelle occidentale, qui a connu trois périodes, antique, chrétienne et moderne et cherche à se réinventer.

LE MAGICIEN DE DAVOS

Modeste Schwartz compare ce projet à un néo-bolchevisme, qui reprend la continuité idéologique du bolchevisme, du nazisme et du libéralisme, qui ont tous cherché à imposer un modèle universel au nom du progrès et de la raison.

Il analyse le rôle de Klaus Schwab, fondateur du Forum économique mondial, comme le symbole d’un néo-bolchevisme ou d’un technocratisme ordo-libéral, qui veut abolir la mort, la nature et la différence des sexes.

Il critique aussi le rôle de Thierry Malleret, un ancien banquier impliqué dans le saccage de l’économie post-soviétique, qui a été le bras droit de Schwab pour l’écriture de COVID-19 : La grande réinitialisation.

Modeste Schwartz souligne que la grande réinitialisation est présentée comme une révolution industrielle et écologique, qui prétend répondre aux défis du XXIe siècle.

Il dénonce la manipulation de la peur, de la science, de la santé et de l’information, qui sert à imposer ce projet aux masses et remet en question le préjugé démocratique et le populisme, qui font croire que le peuple a toujours raison.

Modeste Schwartz affirme que la grande réinitialisation est en réalité une tentative de créer un nouvel ordre mondial, fondé sur le contrôle et la surveillance, le transhumanisme et l’inclusivité.

La grande réinitialisation comme la fin de la culture occidentale et le début d’une nouvelle ère

Modeste Schwartz termine son analyse en se demandant ce qui va survivre ou disparaître de la culture occidentale après son effondrement.

Il expose ses hypothèses sur les éléments qui pourraient être recyclés ou rejetés par la nouvelle culture qui émergera et insiste sur le fait que toute culture humaine doit répondre à un cahier des charges anthropologique, qui implique de donner un sens à la naissance, à la procréation et à la mort.

Modeste Schwartz rappelle que le christianisme a connu deux formulations culturelles : le premier millénaire et le catholicisme scholastique.

Il suggère que la nouvelle culture pourrait reprendre certains aspects du christianisme, comme la notion de personne, de charité ou de transcendance et émet l’hypothèse que la nouvelle culture pourrait se développer en dehors de l’Occident, dans des régions comme l’Asie, l’Afrique ou l’Amérique latine.

Les deux scénarios possibles pour l’avenir de l’Europe

Face à ce projet de la grande réinitialisation, qui implique la fin du paradigme démocratique des États-nations, la censure, la restriction des libertés, la soumission, il existe plusieurs scénarios possibles pour l’avenir de l’Europe.

Quel que soit le scénario qui se réalisera, il implique la fin de l’Occident tel qu’on le connaît, et la question est de savoir ce qui viendra après.

Modeste Schwartz reconnaît ne pas savoir où et comment la nouvelle culture se développera, mais invite à se préparer à la fin de l’Occident, parvenu à la fin d’un cycle historique, et à se questionner sur ce qui adviendra après.

Il est donc nécessaire de réfléchir philosophiquement sur l’histoire et l’avenir, et de ne pas se laisser entraîner par le simplisme conspirationniste, qui attribue tous les maux à une poignée de manipulateurs, et qui déculpabilise les masses de leur complicité avec le pouvoir oligarchique.

Il faut également se méfier du soft power, qui est l’art d’influencer sans contraindre, et qui repose sur des techniques visant à modifier les comportements sans recourir à la violence.

Il faut enfin résister à la tentation du transhumanisme, qui est une illusion dangereuse, qui vise à nier la nature et la raison, et qui menace l’humanité et la civilisation.

Modeste Schwartz conclut que la grande réinitialisation est la fin de la culture occidentale au sens de la fin d’une vision religieuse du monde.

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