Les Émeutes Françaises Montrent que des Décennies D’Immigration De Masse Pourraient Conduire À Un « Effondrement »

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Selon l’ancien chef de la DGSE, les émeutes sont dues à la décomposition de la société française depuis les années 70

Après les émeutes de masse qui ont choqué la France et le monde entier la semaine dernière, l’ancien chef de la puissante agence de renseignement française DGSE déclare que la cause première de la situation tragique de son pays est avant tout « l’idéologie dominante, qui a justifié et même glorifié l’immigration colonisatrice massive qui a eu lieu au cours du dernier demi-siècle ».

Pierre Brochand a dirigé le service de contre-espionnage de la DGSE de 2002 à 2008.

Depuis 2019, il a appelé à plusieurs reprises à un changement radical de la politique d’immigration de son pays face à ce qu’il appelle la menace imminente d’une guerre civile.

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Lors d’un débat sur l’immigration sur la radio publique France Culture en avril dernier, Brochand a lancé un avertissement qui a trouvé sa pleine expression dans la semaine d’émeutes violentes et de pillages qui s’est emparée de la France après le meurtre d’un adolescent d’origine algérienne le 27 juin dernier :

« Si nous ne faisons rien ou si nous faisons peu, nous allons nous diriger soit vers une implosion progressive de la confiance sociale en France, c’est-à-dire vers une société où la qualité de vie s’effondrera et où il sera de moins en moins agréable de vivre, soit, par explosions successives, vers des affrontements qui feront de la France un pays où l’on ne pourra plus vivre du tout. »

Aujourd’hui, dans une interview publiée le 6 juillet sur le site Internet du quotidien Le Figaro, M. Brochand dénonce, selon les termes du Figaro, « le cocktail mortel entre une société d’individus fondée sur l’ouverture et la démocratie et l’arrivée de diasporas entières aux origines culturelles totalement différentes ».

Le moins que l’on puisse dire est que l’analyse de l’ancien chef du contre-espionnage contraste fortement avec celle du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, présentée à l’Assemblée nationale le 5 juillet.

Pierre Brochand chef du contre-espionnage de la DGSE de 2002 à 2008.
Pierre Brochand chef de la DGSE de 2002 à 2008

Selon lui, les émeutes des jours précédents ne sont pas liées à l’immigration puisque seulement 10 % des émeutiers étaient étrangers.

Aux yeux de M. Darmanin, les jeunes non-blancs qui ont semé le désordre dans les rues de France pendant plusieurs jours, invoquant souvent le Coran et le nom d’Allah, n’ont aucun lien avec l’immigration puisqu’ils sont citoyens français.

Le ministre français s’est toutefois contredit en déclarant que l’âge moyen des émeutiers était de 17 ans, qu’ils étaient nés sous la présidence de Jacques Chirac et qu’il était de toute façon trop tard pour contrôler l’immigration.

C’est malheureusement l’illustration parfaite du constat pessimiste dressé par M. Brochand en avril dernier sur France Culture, lorsqu’il déclarait qu’il ne pensait pas qu’il y ait actuellement assez de courage au sein de la classe politique française pour faire le nécessaire afin d’éviter le pire des scénarios : celui de l’affrontement.

« Fermer les frontières au nom du principe de précaution – à la polonaise – n’a jamais été sérieusement envisagé dans notre pays », a déclaré M. Brochand au Figaro après les récentes émeutes qui ont fait plus de 700 blessés parmi les forces de l’ordre, quelque 4 000 arrestations et dévasté de nombreuses villes.

Pour Brochand, la raison est un mélange d’humanisme et d’intérêts économiques, c’est-à-dire le besoin d’importer de la main-d’œuvre bon marché.

Selon M. Brochand, les changements qui ont conduit à la décomposition actuelle de la société française se sont produits dans les années 1970, lorsque la France est passée d’un État national moderne à une société d’individus.

Parallèlement à l’immigration de travailleurs, la France a commencé à connaître ce qui est devenu de plus en plus une immigration colonisatrice.

Le passage à une société d’individus a créé ce qu’il appelle un effet de ciseaux. Ainsi, aux yeux de Brochand, la partition interne est la tendance naturelle des sociétés multiculturelles.

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Des personnes regardent des pneus en feu bloquant une rue à Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, le 29 juin 2023, lors d'émeutes et d'incidents dans tout le pays après le meurtre d'un jeune homme de 17 ans par le tir d'un policier suite à un refus d'obtempérer dans la banlieue ouest de Paris. (Photo by Philippe LOPEZ / AFP) (Photo by PHILIPPE LOPEZ/AFP via Getty Images)
Bordeaux, le 29 juin 2023, lors d’émeutes et d’incidents. (Photo by Philippe LOPEZ / AFP)

Ce n’est pas nouveau, Pierre Brochand a déclaré qu’il se souvenait que lorsqu’il était ambassadeur de France en Hongrie dans les années 1989-93, juste après la chute du communisme dans cette partie de l’Europe, il entendait souvent ses interlocuteurs hongrois dire :

« Nous avons la chance de pouvoir constater les dégâts que l’immigration non européenne cause dans votre pays et nous ne voulons surtout pas vous imiter. »

« Aux yeux de tous, nous sommes désormais l’homme malade du continent, du Conseil de sécurité, du G7 et du G20 », déplore l’ancien chef du contre-espionnage français, alors que la France est bien le pays qui compte la plus forte proportion d’habitants issus de l’immigration extra-européenne, et que les chiffres de l’immigration battent de nouveaux records historiques sous la présidence d’Emmanuel Macron.

D’autres, comme l’Italie voisine où l’immigration de masse a commencé au début des années 2010 lorsque le gouvernement de droite de Berlusconi a été renversé avec l’aide de Bruxelles, Berlin et Paris, savent très bien que ce qui se passe aujourd’hui en France se produira probablement dans leur pays dans une décennie ou deux si rien n’est fait.

Une illustration de cette appréhension peut être trouvée, par exemple, dans un article publié le 5 juillet par le quotidien conservateur italien Il Giornale sous le titre :

« Les racines du mal français et la peur qui plane sur l’Italie. »

Entre-temps, une grande majorité de Français s’oppose fermement à ce qui apparaît de plus en plus comme une dangereuse expérience d’ingénierie sociale menée par les élites libérales, ce qu’Éric Zemmour a appelé un pacte Ribbentrop-Molotov entre les libéraux occidentaux et l’Islam contre l’homme français blanc, hétérosexuel et catholique.

En effet, 74 % des Français pensent aujourd’hui qu’ il y a trop d’immigrés dans leur pays et 62 % voudraient que la France désobéisse aux traités et à la législation de l’UE pour mettre un terme à l’immigration.

Ce dernier point est important, notamment à la lumière de l’arrêt rendu il y a quelques jours par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) à l’encontre de la Suisse, qui étend le droit au regroupement familial même aux réfugiés qui n’ont obtenu qu’un permis de séjour temporaire et non l’asile.

N’oublions pas que les États membres de l’UE ont l’obligation, conformément aux traités de l’UE, de respecter les arrêts de la CEDH.

« Quand les diasporas gonflent démesurément – avec au moins 5 millions d’arrivées supplémentaires depuis 2005 – atteignant une masse critique qui les rend confusément conscientes de leur force irrésistible, quand les compromis et les concessions unilatérales deviennent des aveux de faiblesse appelant à la transgression, quand ces contre-sociétés ont l’audace de s’ériger en souverainetés concurrentes dans le même espace « un et indivisible », eh bien, le couvercle de la cocotte-minute saute, dès que l’occasion s’en présente », explique M. Brochand dans l’entretien qu’il a accordé au Figaro le 6 juillet.

« Il faut d’abord rappeler que les émeutes isolées sont monnaie courante depuis 40 ans, dans tous les coins du pays, sous l’étiquette technocratique de « violences urbaines », poursuit l’ancien directeur de la DGSE, notant que les choses ont évolué :

« Au point que plus personne n’y prête attention, comme si elles faisaient partie du paysage.« 

Des migrants s'éloignent alors que les forces de police nettoient une zone jeudi 7 novembre 2019 dans le nord de Paris. Les campements de migrants sont de plus en plus visibles dans la capitale française. La police évacue jeudi plusieurs milliers de personnes d'un quartier du nord de Paris où des migrants ont été expulsés à plusieurs reprises. Ils sont emmenés dans des centres d'hébergement, et certains sont finalement renvoyés chez eux. (AP Photo/Francois Mori)
Des migrants se déplacent alors que les forces de police nettoient une zone jeudi 7 novembre 2019 dans le nord de Paris. (AP Photo/Francois Mori)

Selon M. Brochand, entre 100 000 et 200 000 personnes auraient participé aux violences urbaines, créant une situation bien plus dangereuse qu’en 2005, lorsque des émeutes similaires avaient eu lieu dans les banlieues françaises.

Rien de comparable ne s’était produit depuis la Révolution française de 1789, note M. Brochand, et, cette fois, même des villes de province ont été touchées par les troubles aux côtés des centres des grandes villes, contrairement à ce qui s’est passé il y a 18 ans, lorsque la plupart des émeutes se sont limitées aux quartiers dits sensibles.

« Je décrirais la catastrophe actuelle comme un soulèvement ou une révolte contre l’État national français, de la part d’une partie importante de la jeunesse d’origine extra-européenne présente sur son territoire », déclare M. Brochand.

« En tirerons-nous les leçons qui s’imposent, alors que le pronostic vital du pays est en jeu ? Envisagera-t-on d’autres remèdes qu’un énième « plan banlieue » ? Les choses étant ce qu’elles sont, j’en doute », conclut-il sur une note pessimiste.

Les propos de M. Brochand font écho à ceux tenus par le colonel de gendarmerie Philippe Cholous sur la chaîne d’information française CNews le 2 juillet dernier :

« Il faut analyser cette situation non pas en fonction de ce qui se passe aujourd’hui, qui est terrible, mais en fonction de ce qui pourrait se passer si cela dégénérait. »

« Il y a évidemment la colère des banlieues, mais je pense qu’il y a aussi la colère des classes moyennes, des braves gens, des travailleurs français. »

« Il y a aussi beaucoup de ressentiment de la part des forces de l’ordre, qui sont très souvent abandonnées par les politiques. (…) »

« Le niveau d’exaspération et de ressentiment, le niveau de violence, et surtout le fait qu’il y ait dans certains quartiers une véritable haine de la France, avec des armes qui circulent, font que le potentiel est explosif. »

« Et ce n’est pas parce qu’il y a moins de véhicules brûlés ou de commerces attaqués que le risque potentiel diminue. »

Il convient de noter qu’après une semaine de chaos, le gouvernement français n’a pas renoncé à son projet de légaliser le séjour de centaines de milliers d’immigrés clandestins qui travaillent dans des secteurs manquant de main-d’œuvre, ce qui va considérablement renforcer le facteur d’attraction de l’immigration clandestine vers l’Europe, comme chaque légalisation de ce type dans un grand pays européen l’a fait par le passé.

Selon un sondage publié le 7 juillet pour la chaîne de télévision CNEWS sur les dirigeants politiques auxquels les Français font le plus confiance pour trouver des solutions à la situation actuelle de leur pays, où les personnes interrogées étaient invitées à donner leur premier et deuxième choix, 32 % ont déclaré ne faire confiance à aucun dirigeant, 27 % à Marine Le Pen, 22 % au président de son parti, Jordan Bardella, et seulement 20 % au président Emmanuel Macron, et 13 % à Éric Zemmour, qui est décrit comme étant plus à droite que Marine Le Pen.

Le ministre de l’Intérieur de M. Macron, Gérald Darmanin, n’arrive qu’en cinquième position, car seulement 12 % des personnes interrogées lui font confiance, tandis que 11 % seulement désignent le Premier ministre Elizabeth Borne comme leur premier ou deuxième choix de personne susceptible d’apporter des solutions à la crise en cours.

Il est intéressant de noter que le leader du parti de centre-droit « Les Républicains », Éric Ciotti, avec seulement 6 % des Français qui lui font confiance pour apporter des solutions, est devancé par les leaders d’extrême-gauche Jean-Luc Mélenchon (9 %) et Fabien Roussel (8 %).

Pour une analyse à chaud des évènements du point de vue de la police française, visionnez notre entretien avec Bruno Attal, qui revient en détail sur le chaos récent et ses origines :

Source: Remix News

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