INFLATION, PÉNURIE ET DÉCLIN DE LA FRANCE AVEC GUY DE LA FORTELLE !

Guy de la Fortelle- Effondrement économique

Crise Européenne de l’énergie et de la monnaie, inflation : analyse et perspectives

Dans cet entretien, Guy de la Fortelle, économiste et investisseur réputé pour sa franchise et son approche non conventionnelle, apporte un éclairage crucial sur les enjeux actuels.

Dans un monde marqué par des changements rapides et complexes, il examine minutieusement les causes et conséquences de la crise actuelle, en mettant l’accent sur les dynamiques inflationnistes, la pénurie de ressources, et les défis auxquels la France est confrontée dans un contexte géopolitique et monétaire tendu, ainsi que les enjeux géopolitiques et monétaires qui se jouent en Europe et dans le monde.

Guy de la Fortelle
Guy de la Fortelle

La fin de l’abondance annoncée par Emmanuel Macron : une stratégie pour faire baisser la consommation d’énergie des Français

Emmanuel Macron a déclaré que nous entrions dans une période de “fin de l’abondance”, où il faudra “consommer moins et mieux”.

Cette annonce est en réalité une stratégie pour faire baisser la consommation d’énergie des Français, qui est l’une des plus élevées d’Europe.

Cette stratégie s’inscrit dans le cadre de la transition écologique, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à respecter les accords de Paris sur le climat.

Mais elle cache aussi une bataille entre le capital et le travail, qui dure depuis les années 80.

En effet, la baisse de la consommation d’énergie va entraîner une baisse du revenu disponible des ménages, qui va se traduire par une baisse de la demande et de l’activité économique.

Le capital, qui est surexcédentaire, va alors chercher à s’approprier une part plus grande du gâteau, au détriment du travail.

Cette stratégie va aussi creuser la divergence entre la France et l’Allemagne, qui ont des modèles énergétiques opposés.

Emmanuel Macron

La fin de la croissance : la conséquence de la fin de la démographie, du choc pétrolier et de la surcapitalisation

La croissance économique, qui a été le moteur du développement des pays occidentaux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, est en train de s’essouffler.

Cette fin de la croissance est la conséquence de trois facteurs principaux :

  • La fin de la démographie,
  • Le choc pétrolier,
  • La surcapitalisation.

La fin de la démographie signifie que la population vieillit et que le taux de natalité diminue, tandis que la consommation, qui représente les deux tiers du PIB, diminue avec l’âge.

Le choc pétrolier signifie que le prix de l’énergie augmente et que les ressources se raréfient. Or, l’énergie est le sang de l’économie, qui en dépend pour fonctionner.

La surcapitalisation signifie que le système financier et l’État se sont endettés en misant sur la croissance future, alors que la croissance n’est plus au rendez-vous, et que le remboursement de la dette devient impossible.

Dette-consommation-Démographie

La crise du capital : la conséquence de la baisse des taux et de l’inflation

Le capital est l’ensemble des biens et des actifs qui permettent de produire de la richesse.

Le capital est surexcédentaire, c’est-à-dire qu’il y a plus de capital que de besoins de financement et il est en partie fictif, car il ne correspond pas à de la richesse réelle, mais à de la création monétaire.

La crise du capital est la conséquence de la baisse des taux et de l’inflation.

La baisse des taux favorise le capital au détriment du revenu, car elle permet d’emprunter à moindre coût et de spéculer sur les actifs financiers.

L’inflation est un moyen de détruire le capital fictif, car elle réduit la valeur réelle de la monnaie et de la dette. Elle est donc souhaitable pour rétablir l’équilibre entre le capital et le revenu, mais elle est combattue par les élites financières, qui détiennent le capital.

L’effet Cantillon : la conséquence de la création monétaire

L’effet Cantillon est le nom donné au phénomène selon lequel la création monétaire profite aux premiers bénéficiaires de l’argent, au détriment des derniers.

Cet effet est nommé d’après Richard Cantillon, un économiste irlandais du XVIIIe siècle, qui a observé les conséquences de l’afflux d’or en provenance du Nouveau Monde sur l’économie européenne.

L’exemple du Siècle d’or espagnol montre comment l’or a enrichi le roi et les financiers, qui ont pu acheter des biens et des services, au détriment des paysans, qui ont subi une hausse des prix et une baisse de leur pouvoir d’achat.

L’effet Cantillon se manifeste aujourd’hui avec la création monétaire massive des banques centrales, qui favorise les détenteurs d’actifs financiers, au détriment des travailleurs et des épargnants et implique que l’argent doit circuler dans une zone monétaire cohérente, c’est-à-dire où les pays ont des niveaux de richesse et de compétitivité similaires.

Dans le cas contraire, l’argent crée des déséquilibres et des tensions entre les pays.

Planche à billets

La faillite de l’Europe : la conséquence d’une zone monétaire dysfonctionnelle

L’Europe est une zone monétaire dysfonctionnelle, car elle n’a pas de solidarité fiscale ni politique.

Elle est composée de pays qui ont des niveaux de développement, de productivité et de compétitivité différents.

L’euro est une monnaie unique, qui ne correspond pas aux besoins de chaque pays.

Trop fort pour les pays du Sud, qui ont besoin de dévaluer pour relancer leur économie il est trop faible pour l’Allemagne, qui profite d’un avantage compétitif pour exporter ses produits.

L’Europe est donc condamnée à la faillite, car elle ne peut pas résoudre ses problèmes structurels.

Elle doit soit se fédérer, c’est-à-dire créer un budget commun, une harmonisation fiscale et sociale, et une démocratie européenne, soit se disloquer, c’est-à-dire sortir de l’euro et retrouver sa souveraineté monétaire.

La libéralisation du marché de l’énergie : une erreur qui va coûter cher aux consommateurs

L’énergie est un service public essentiel, qui ne peut pas être soumis à la concurrence. C’est un bien commun, qui doit être géré dans l’intérêt général et non dans celui du profit.

La libéralisation du marché de l’énergie est une erreur, qui va coûter cher aux consommateurs.

Imposée par les règles européennes, qui ont obligé EDF à vendre son électricité nucléaire à prix cassé aux opérateurs alternatifs, elle a affaibli EDF, qui n’a plus les moyens d’investir dans la maintenance et le renouvellement de son parc nucléaire.

La libéralisation du marché de l’énergie a favorisé les importations de gaz et d’électricité, qui dépendent des aléas géopolitiques et climatiques et a entraîné une hausse des prix et des pénuries, qui vont s’aggraver avec la transition écologique.

CDBC

L’euro numérique : un danger pour la liberté et la souveraineté des citoyens

L’euro numérique n’est pas une monnaie, mais un carnet de rationnement programmable.

Il s’agit d’un projet de la BCE, qui vise à créer une version numérique de l’euro, qui serait stockée sur un compte ou une carte à puce, et qui pourrait être utilisée pour effectuer des paiements.

Mais l’euro numérique n’aurait pas les mêmes caractéristiques que l’euro fiduciaire.

Il pourrait être soumis à des conditions, des limites, des taxes, des intérêts négatifs, voire des dates d’expiration et permettrait de surveiller et de sanctionner les comportements non conformes aux objectifs de la BCE, comme la consommation d’énergie, de viande, de transports…

L’euro numérique serait donc un moyen de contrôle social, qui limiterait la liberté et la souveraineté des citoyens.

La situation économique et géopolitique de la France : comment s’adapter à la crise ?

Face à la crise de l’Europe, de l’énergie et de la monnaie, la France doit faire des choix stratégiques pour préserver son avenir. Guy de la Fortelle, nous donne quelques pistes pour s’adapter à la crise.

Le choix du lieu de vie

  • Privilégier les petites villes ou les campagnes, où il y a plus de sécurité, de qualité de vie et de lien social.
  • Développer un système d’entraide et de solidarité, basé sur le troc, le partage, la coopération.
  • Revenir à des activités manuelles et concrètes, qui apportent de la satisfaction et de la valeur ajoutée.

La sortie de la vassalisation américaine

Il faut s’inspirer de l’exemple de la Russie, qui a renforcé son partenariat avec la Chine, et qui a réussi à sortir de la vassalisation américaine, retrouver de l’autonomie stratégique, en se dotant d’une défense, d’une diplomatie, d’une monnaie et d’une énergie propres et se poser la question du rôle de l’Europe dans la confrontation entre les États-Unis et la Chine, pour choisir son camp en fonction de ses intérêts.

La différence entre le réel et la fiction

Il faut faire la différence entre le réel et la fiction :

  • Le réel est ce qui est tangible, mesurable, vérifiable.
  • La fiction, c’est la monnaie, qui ne reflète pas la richesse réelle, mais qui est manipulée par les banques centrales.

Il y a une divergence entre ce qu’on produit et ce qu’on estime produire, entre ce qu’on consomme et ce qu’on peut payer. Il faut donc se rapprocher du réel, et se méfier de la fiction.

Face à ces multiples défis, Guy de la Fortelle propose plusieurs stratégies pour la France, incluant le choix individuel du lieu de vie, la quête d’autonomie stratégique inspirée du modèle russe, la distinction entre réalité économique et fiction monétaire, et l’importance de l’information et de la formation pour développer un esprit critique et une capacité d’adaptation.

Il faut s’informer et se former, pour ne pas croire les élites sur parole, afin de comprendre les enjeux et les risques, développer son esprit critique et sa capacité d’adaptation.

Guy de la Fortelle nous invite à lire, travailler, réfléchir à sa place et à son rôle dans la société et revenir à des échelons locaux et à sa terre, qui sont les seuls à pouvoir nous protéger et nous nourrir.

Sortez du système, avec le radar financier !

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