🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le 7 septembre à 9h, Serge Federbusch et Lara Stam invités au Libre Journal de Géopolitique Profonde. Découvrez leurs analyses incisives sur la politique et la géopolitique.
- François Bayrou prépare sa sortie en posant une question de confiance qu’il sait perdue d’avance. Une stratégie de protection qui laisse le président seul face à la crise.
- Le 12 septembre, Fitch pourrait dégrader la note de la dette française, menaçant de plonger le pays dans une spirale de défiance. Une crise financière imminente?
- Après Bayrou, Macron face à une colère sociale croissante. Le 10 septembre, jour de blocage massif. Quelle issue pour une France en turbulence?
Le 7 septembre à 9h, Serge Federbusch et Lara Stam sont les invités du Libre Journal de Géopolitique Profonde animé par Nicolas Stoquer.
Serge Federbusch est un essayiste et homme politique français, connu pour ses positions tranchées sur la politique nationale et son engagement contre le déclin de Paris. Fondateur du mouvement Aimer Paris, il est un critique fervent des élites politiques et des dysfonctionnements de la gestion publique.
Lara Stam est chroniqueuse et animatrice, passée par Radio Courtoisie avant de rejoindre Géopolitique Profonde et GPTV. Spécialiste des questions de souveraineté et d’indépendance géopolitique, elle décrypte avec un ton incisif les crises internationales et les rapports de force mondiaux. Elle traite notamment des conflits oubliés (Arménie-Haut-Karabagh) et des enjeux multipolaires. Sur GPTV, elle a animé une émission nocturne, « Un Soir avec Lara », et contribue à d’autres formats comme « La Grande émission » sur GPTV et « Le Libre Journal de Géopolitique Profonde » sur Radio Courtoisie.
La manœuvre de Bayrou
François Bayrou a posé la question de confiance en sachant très bien qu’il n’obtiendrait pas de majorité. Ce geste n’était pas une tentative sérieuse de sauver son gouvernement, mais une façon de préparer sa sortie. En se présentant comme le défenseur de la rigueur budgétaire, il laisse à ses successeurs le poids d’un budget impossible à faire accepter en même temps à l’Assemblée, à la rue et aux marchés financiers.
Bayrou joue le rôle de l’homme responsable, tout en se retirant juste avant l’impact. Il laisse derrière lui un vide politique et un pays fragilisé à quelques jours d’échéances financières cruciales. L’échec était inscrit dès le départ. La fracture entre les exigences européennes, la colère sociale et les impératifs financiers rendait tout compromis impossible.
En refusant de porter seul l’échec à venir, Bayrou choisit de quitter le navire avant le naufrage. Sa démission n’est donc pas un accident, mais une stratégie de protection. Elle expose directement le président, qui se retrouve désormais seul en première ligne face à l’opinion et face à la rue. Cette manœuvre ouvre une période de totale incertitude politique et institutionnelle.
L’orage financier
Le calendrier rend la crise encore plus explosive. Vendredi 12 septembre, l’agence Fitch doit rendre son verdict sur la dette française. Une dégradation de la note provoquerait une hausse brutale des taux d’intérêt et fragiliserait immédiatement les finances publiques. Les investisseurs exigeraient plus de garanties, les émissions de dette coûteraient beaucoup plus cher, et la France pourrait se retrouver dans une spirale de défiance.
À partir de là, tout le budget national serait dicté par la seule priorité : continuer à payer les intérêts de la dette. La situation est d’autant plus dangereuse qu’il n’y a plus de gouvernement en place pour donner des gages de stabilité. L’État apparaît divisé, incapable de présenter un plan crédible, et cette image seule peut suffire à déclencher une vague de spéculation.
Le pays entrerait alors dans une logique de tutelle financière déguisée, où chaque dépense serait surveillée et chaque décision dictée par la peur des marchés. Ce choc financier viendrait s’ajouter au chaos politique, et ensemble, ils pourraient ouvrir la voie à une crise de régime.
L’explosion politique
L’après-Bayrou place Emmanuel Macron face à une colère sociale qui monte en flèche. Le 10 septembre est annoncé comme une journée de blocage massif, avec l’objectif assumé de paralyser le pays. L’absence de gouvernement crédible amplifie cette contestation. Les syndicats et les mouvements radicaux testent leur force, et le pouvoir apparaît plus fragile que jamais.
Dissoudre l’Assemblée ne changerait rien, car les équilibres politiques resteraient les mêmes. L’exécutif se retrouve donc enfermé, sans solution facile, dans une situation explosive. Le risque est double : d’un côté, une radicalisation de la rue qui peut glisser vers des affrontements ouverts ; de l’autre, une tentation autoritaire du pouvoir pour tenter de garder le contrôle.
Trois scénarios se dessinent : une cohabitation forcée pour partager le fardeau, une insurrection sociale qui impose son rythme, ou une fuite en avant institutionnelle avec l’usage de mesures d’exception. Quelle que soit l’issue, le pays s’installe dans une zone de turbulences où la survie politique de chacun compte plus que l’avenir collectif.
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