🔥 Les essentiels de cette actualité
- Donald Trump vu comme un rupture radicale et un coup de poing contre l’État profond, mais ses promesses n’ont pas été tenues.
- En six mois, Trump signe 150 actions exécutives, impose la réforme Schedule F et combat les réseaux de corruption fédérale.
- La guerre se joue dans l’ombre de l’administration, Trump lutte contre l’inertie et les saboteurs pour démanteler l’État profond.
Le 14 août à 19h, Georges Clément est l’invité de La Grande Émission animée par Mike Borowski en direct sur Géopolitique Profonde.
Georges Clément est le président du comité Trump France. Il milite pour le rapprochement entre les droites françaises et américaines, cherchant à renforcer les relations transatlantiques autour de valeurs conservatrices et nationalistes. En 2019, il publie Les Peuples contre les États : La Souveraineté Confisquée, un essai dans lequel il dénonce la centralisation du pouvoir au détriment de la volonté populaire, plaidant pour une restitution des droits aux nations et aux citoyens.
Une figure projetée, un pouvoir limité
Dès son arrivée sur la scène politique, Donald Trump a été perçu par une partie des résistants français comme l’homme providentiel : celui qui allait enfin mettre à bas les rouages de l’État profond, exposer les réseaux occultes, faire tomber les masques. L’affaire Epstein, la déclassification des dossiers Kennedy, les ingérences en Ukraine, le poids d’Israël sur la scène internationale…
Autant de fronts sur lesquels Trump avait promis d’intervenir vite, fort, sans détour. Pourtant, à l’heure du bilan intermédiaire, beaucoup s’interrogent : pourquoi si peu de résultats tangibles malgré les discours de rupture ? Le personnage Trump a servi de réceptacle à toutes les projections. Chacun y a vu ce qu’il voulait : le pourfendeur du système, le vengeur des opprimés, le redresseur de la souveraineté.
Mais une fois en poste, l’homme s’est heurté à la profondeur du système qu’il prétendait renverser. Les promesses de déclassification sont restées partielles, les révélations sur Epstein se sont enlisées, les compromissions géopolitiques perdurent. Avait-on mal compris la nature de son combat ? Ou s’est-il lui-même heurté à une mécanique qui le dépasse ?
Accélération réelle ou illusion d’efficacité ?
Les premiers mois de son retour au pouvoir donnent le vertige : plus de 150 décrets signés, un rythme de décisions inédit, un appareil exécutif inondé de réformes. Trump frappe vite, il frappe fort, souvent sans concertation. Sur le papier, la machine présidentielle paraît turbochargée.
Mais cette frénésie est-elle le signe d’une stratégie profonde, ou celui d’un activisme désordonné ? Derrière le tumulte, les effets réels restent flous. Les décrets sont souvent contestés, ralentis, neutralisés. Le Congrès ne suit pas toujours. Et les institutions judiciaires bloquent des pans entiers de son programme.
La question se pose : cette méthode brutale n’est-elle pas aussi une forme de théâtre politique ? Trump montre qu’il agit, qu’il se bat, mais les résultats tardent. Et pendant ce temps, les réseaux qu’il prétend éradiquer continuent d’opérer. À force de concentrer tous les espoirs sur un seul homme, n’a-t-on pas oublié que l’État profond ne se combat pas seulement par décret, mais aussi par transformation lente et structurée du système ? Une transformation qui, pour l’instant, peine à s’ancrer.
Un plan ou une posture ?
Certains assurent que Trump suit une ligne directrice cohérente, inspirée de plans comme le “Project 2025” : restructuration complète de l’administration, purge des fonctionnaires hostiles, démantèlement de certains organes étatiques. Il s’agirait d’un retour à un pouvoir exécutif vertical, recentré sur une vision américaine traditionnelle.
Mais ce “plan” est-il vraiment appliqué ? Ou bien est-il un habillage idéologique pour une gestion instinctive, réactive, improvisée ? L’absence de coordination visible, la cacophonie dans son propre camp, les résistances internes massives invitent à la prudence.
Face à cela, la tentation est grande, en France comme ailleurs, de continuer à croire à la figure du stratège absolu, du joueur d’échecs à dix coups d’avance. Mais si Trump est effectivement en guerre contre un système opaque, cette guerre ressemble davantage à une guérilla qu’à une campagne millimétrée.
Chaque avancée est entravée, chaque promesse coûteuse à tenir. L’homme ne manque pas d’audace, mais ses marges de manœuvre sont plus étroites que ne l’imaginent ses soutiens. La question demeure : sommes-nous prêts à accepter la lenteur de cette bataille, ou préférons-nous encore croire au grand soir ?
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