Le 12 octobre à 19h, Philippe Fabry est l’invité de Raphaël Besliu, en direct dans La Grande Émission de Géopolitique Profonde.
Philippe Fabry est historien du droit, des institutions et des idées politiques. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et essais sur les cycles historiques, la géopolitique, la Ve République et l’islamogauchisme . Il est le concepteur de l’historionomie, l’étude des schémas historiques récurrents qui permettent de modéliser l’Histoire et d’en dégager les lois. Il applique cette méthode à l’analyse des crises actuelles et à la prévision des événements futurs.
La Ve République au bord de l’effondrement
Emmanuel Macron incarne la faillite absolue du régime de la Ve République. Sa nomination forcée de Sébastien Lecornu comme Premier ministre, après une démission sans effet, symbolise l’agonie d’un système verrouillé, corrompu et illégitime. Le pouvoir macronien, isolé, s’accroche à des artifices institutionnels alors que le pays sombre dans la colère, l’endettement et le chaos. Plus rien ne fonctionne : ni le Parlement paralysé, ni l’exécutif discrédité, ni les institutions censées garantir la stabilité. La France, privée de budget, d’autorité et de direction, vit la fin d’un cycle. Le masque du “progressisme” est tombé : le régime est nu, incapable de se réformer, condamné à s’effondrer sous le poids de ses contradictions internes.
Le macronisme n’est plus un projet politique, c’est une mécanique d’autodestruction. Le pouvoir s’use à sauver sa façade pendant que la nation se vide de sa substance. Lecornu, homme de l’appareil, n’incarne rien d’autre que la continuité d’un désastre. Cette fausse nomination ne rétablit aucune légitimité ; elle la détruit davantage. Macron, assiégé par tous — opposition, alliés, médias —, se maintient par la peur et la manipulation. Mais le peuple français, lui, n’y croit plus. La fracture entre le pays réel et le pouvoir administratif est désormais totale. La Ve République, autrefois outil de souveraineté, s’est transformée en machine à étouffer la volonté nationale.
Le système macronien contre la souveraineté française
Le pouvoir actuel n’obéit plus à la France, mais à une structure supranationale où l’Union européenne et l’OTAN dictent la ligne. Macron a dissous la souveraineté française dans un océan d’obligations étrangères : politiques de sanctions, soumission économique, dépendance militaire. Le pays est dirigé depuis Bruxelles et Washington, non depuis Paris. Lecornu, fidèle exécutant du système, n’aura aucun pouvoir réel. Il appliquera les ordres : maintenir la France dans la spirale de guerre, de dette et de déclin. Cette vassalisation n’est plus dissimulée. Elle est assumée, revendiquée même, comme un horizon “moderne”.
Mais le réveil du peuple français est inévitable. L’humiliation nationale, la désindustrialisation, la misère sociale, les crises agricoles et énergétiques ont fait exploser la patience populaire. La légitimité de l’État est brisée. Macron gouverne par décret, contre le peuple, avec la complicité d’élites médiatiques déconnectées. La République est devenue une caricature de démocratie où les élections ne servent plus qu’à valider le pouvoir du même clan. Les institutions ne protègent plus la France, elles protègent Macron. Ce système verrouillé est à bout de souffle. Il ne peut survivre qu’en niant la souveraineté du peuple, donc en niant la nation elle-même.
Vers la fin du régime et le retour du politique
Tout indique que le régime vit ses dernières heures. Dissolution, démission ou effondrement spontané : peu importe la forme, le fond est inéluctable. La Ve République, née pour rétablir l’autorité nationale, s’achève dans la dépendance et la faiblesse. Les mécanismes institutionnels ne suffisent plus à contenir la colère. L’Histoire, telle que l’explique Philippe Fabry dans ses travaux d’historionomie, suit un mouvement logique : chaque régime meurt de sa propre contradiction. Aujourd’hui, la République meurt d’avoir remplacé la souveraineté par la technocratie, le peuple par la caste, la nation par le marché.
Un changement de régime n’est plus une hypothèse, c’est une nécessité. La France doit rompre avec le modèle républicain corrompu, retrouver sa liberté politique et redevenir maîtresse de son destin. La VIe République ou tout autre système ne sera viable qu’à une condition : restaurer la souveraineté nationale, sortir de l’OTAN, briser la tutelle bruxelloise et rendre la parole au peuple. Ce basculement ne sera pas un effondrement, mais une renaissance. Le temps des compromis est terminé. Le temps du retour au politique, au vrai, commence.
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