Le 11 octobre à 7h, Claude Janvier et Laurent Michelon sont les invités de Nicolas Stoquer et Raphaël Besliu en direct dans La Matinale, sur Géopolitique Profonde !
Claude Janvier est un écrivain et essayiste français connu pour ses prises de position tranchées sur des sujets de société et de politique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages qui explorent les dynamiques de pouvoir et les influences cachées au sein des structures étatiques et supranationales. Son dernier livre se nomme « L’État Profond Français » .
Laurent Michelon est un entrepreneur français en Chine qui partage son temps entre Hong Kong et Pékin. Il est établi dans la région depuis plus de 20 ans, où il a travaillé dans la diplomatie culturelle française et pour plusieurs groupes de communication internationaux. Il est l’auteur du livre “Comprendre la relation Chine-Occident”.
La guerre économique entre l’UE et la Chine démarre
Laurent Michelon interviendra dans une chronique pour évoquer la mainmise des technocrates de Bruxelles qui ont pour projet de déclencher un conflit économique majeur entre l’Union européenne et la Chine.
En effet, la Commission européenne a décidé d’imposer des taxes antidumping (des taxes visant à compenser le prix anormalement bas de certains produits importés pour protéger les producteurs locaux) sur les véhicules électriques chinois pour limiter la concurrence asiatique. Cependant, cette initiative a provoqué une réaction immédiate de Pékin. La Chine a répondu par une augmentation des taxes sur les eaux-de-vie européennes, visant directement le cognac français, qui représente 99 % des importations chinoises dans ce secteur.
Cette mesure pourrait marquer le début d’une guerre commerciale, alors même que les industriels européens (notamment Allemands) n’avaient pas été consultés et que nombre d’entre eux s’opposaient à cette escalade. La volonté de Bruxelles s’impose de plus en plus, au détriment des intérêts nationaux, sacrifiant les producteurs locaux.
La montée en puissance de l’État profond
Le 20 septembre 2024, un arrêté a été publié dans le Journal Officiel pour annoncer la nouvelle direction au sein de la Direction générale de la mondialisation au Quai d’Orsay. Derrière cette appellation bureaucratique, se cache une nouvelle étape dans le renforcement du pouvoir de technocrates déjà très influents. En effet, cet organisme dispose désormais de la capacité de signer des arrêtés et des décrets portant sur des sujets centraux pour l’avenir du pays, comme la recherche sur les nanotechnologies ou d’autres avancées scientifiques majeures. Cela signifie que des fonctionnaires non-élus, agissant en coulisses, peuvent prendre des décisions qui engagent la souveraineté technologique de la France, sans que le processus ne fasse l’objet de débats publics ou de contrôle par les élus.
Cette concentration du pouvoir décisionnaire est un véritable basculement vers une gouvernance technocratique. Les implications sont lourdes, car elle vient remettre en cause l’équilibre entre le pouvoir politique et les administrations, qui ne cessent de gagner en influence. La France se dirige-t-elle vers un État dans l’État, où les choix les plus stratégiques pour notre société sont pris dans l’ombre des ministères, loin du regard des citoyens ?
Les citoyens fichés, les expulsables épargnés
Alors que la Direction générale de la mondialisation renforce le pouvoir des technocrates au Quai d’Orsay, un autre outil de contrôle refait surface en parallèle : le MICAS (Mesure Individuelle de Contrôle Administratif et de Surveillance). Ce dispositif permet à l’État de restreindre les déplacements, d’assigner à résidence et de ficher des individus sans passer par une procédure judiciaire classique. Plus inquiétant encore, le système s’appuie sur des notes blanches anonymes, rendant impossible pour la personne concernée de savoir qui est à l’origine des accusations. Cette opacité totale constitue une atteinte grave aux libertés individuelles, où la délation devient une arme invisible et sans recours.
À l’époque des JO, Darmanin avait tenté de relancer ce dispositif, mais c’est désormais sous la direction de Nunez que le MICAS est officialisé de manière permanente, sans limitation temporelle. Autrement dit, une mesure supposée temporaire devient la norme. Et ce n’est pas tout : alors que ce système de surveillance s’étend à l’ensemble des citoyens, les OQTF (Obligations de Quitter le Territoire Français) ne sont toujours pas concernées par ces contrôles renforcés. L’État déploie ainsi une stratégie de contrôle social contre ses propres citoyens, tout en faisant preuve de laxisme face à des personnes pourtant soumises à une expulsion légale.
Vers un nouvel ordre mondial
Après avoir mis en place des mesures de surveillance comme le MICAS et renforcé le pouvoir des technocrates, un schéma plus large se dessine : celui d’une mise sous tutelle des États par les élites financières. La création de la Direction générale de la mondialisation au Quai d’Orsay n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette stratégie globale. Les décisions politiques échappent de plus en plus aux représentants élus et se retrouvent entre les mains d’instances opaques, agissant au profit d’intérêts privés. La France, avec ses institutions affaiblies, n’apparaît plus que comme un maillon parmi d’autres dans un vaste projet de gouvernance mondiale où la volonté des citoyens est systématiquement bafouée par une minorité influente.
Les réformes successives des dernières décennies révèlent comment cette logique de mondialisation s’accompagne d’un véritable démantèlement des souverainetés nationales. Que ce soit à travers la finance internationale, les conflits armés ou les politiques migratoires, tous les leviers semblent converger vers un objectif commun : instaurer un contrôle absolu par un petit groupe d’acteurs puissants, prêts à utiliser toutes les manipulations pour imposer leur vision. L’escalade récente avec la Chine montre bien comment ces décisions supranationales peuvent se retourner contre les économies locales, menaçant directement des secteurs-clés comme celui des alcools français. La Commission européenne préfère l’affrontement commercial, au détriment des producteurs nationaux, qui vont subir de plein fouet les représailles de Pékin.
Jusqu’où cette oligarchie poussera-t-elle son influence avant que les peuples ne se révoltent contre cet étau mondialiste ?
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