Le 6 janvier à 7h, Oskar Freysinger, Driss Ghali, Patrice Magneron et Maurice Signolet sont les invités de Nicolas Stoquer et Raphaël Besliu en direct dans La Matinale sur Géopolitique Profonde !
Oskar Freysinger est un homme politique suisse, ancien vice-président de l’UDC (Union Démocratique du Centre) et ex-élu au parlement suisse. Il a également exercé la fonction de Secrétaire d’État. Aujourd’hui, il se consacre à l’écriture, la traduction et partage ses analyses en tant que chroniqueur. Son dernier ouvrage est Animalia, aux éditions Serena.
Driss Ghali est un écrivain et essayiste marocain, spécialisé dans l’analyse des dynamiques sociales et politiques. Auteur de plusieurs ouvrages, il critique les élites et questionne l’identité nationale. Son dernier livre, L’identité d’abord : Lettre ouverte d’un immigré aux Français qui ne veulent pas disparaître, est paru en 2025. Actuellement installé au Brésil, il partage ses réflexions à travers ses écrits et interventions médiatiques.
Patrice Magneron est le président de l’association IDNF (Initiative pour la Défense de la Nation Française), une organisation engagée dans le rapprochement entre militaires et civils. À travers diverses actions et activités, l’IDNF œuvre pour renforcer les liens entre ces deux composantes essentielles de la société, en mettant l’accent sur des valeurs de patriotisme et de défense de l’identité nationale.
Maurice Signolet, ancien commissaire divisionnaire français, est reconnu pour ses analyses sur les questions de sécurité publique. Il est l’auteur de l’ouvrage La police ne peut plus rien pour vous, publié aux éditions Eyrolles.
Retrouvez Oskar Freysinger à 7h30, suivi de Driss Ghali à 8h15, puis de Patrice Magneron à 9h15 et finalement de Maurice Signolet à 9h30 !
Une nation sans frontières est une nation condamnée
L’identité ne peut exister sans un cadre politique fort et souverain. L’État doit être régalien, maître chez lui, garant des frontières et de la continuité historique de la nation. Un peuple sans État structuré devient une masse informe, soumise aux influences extérieures et aux dissolutions internes. L’identité repose sur des institutions solides et non corrompues, capables de maintenir l’ordre et de défendre l’intégrité du corps social. Lorsque l’autorité de l’État s’efface, c’est la porte ouverte à la fragmentation du corps national et à la montée des forces centrifuges qui dissolvent l’unité collective.
Sans un pouvoir régalien affirmé, l’identité s’efface au profit du chaos. La médiocrité, l’ambition personnelle et l’ignorance gangrènent alors l’ensemble du système. La disparition de l’autorité étatique ouvre la voie aux trafics, à la corruption et à l’effritement du lien national. Sans structure, sans souveraineté, il ne peut y avoir d’identité stable et pérenne. L’histoire l’a prouvé : les civilisations qui abandonnent leur État régalien finissent par s’effondrer sous le poids de leurs propres divisions. L’identité nationale repose sur un socle de lois, de règles et d’une autorité ferme capable de protéger le peuple contre lui-même et contre les ingérences étrangères.
Un État fort, c’est aussi un État capable de définir des frontières claires. Une nation sans frontière est une nation ouverte à toutes les dissolutions. La frontière n’est pas qu’un tracé sur une carte, c’est une barrière symbolique et physique qui définit le soi et distingue l’autre. En perdant la maîtrise de ses frontières, un peuple perd le contrôle de son avenir et se condamne à subir des transformations qui ne viennent pas de sa propre volonté. L’identité nationale se construit sur des limites assumées, non sur un relativisme mou qui accepte tout sans discernement.
Une société forte impose son modèle, pas l’inverse
L’identité est un système immunitaire. Elle distingue le soi du non-soi, elle assimile ou elle rejette. Un corps sans défense immunitaire est condamné à la maladie et à la mort. Une nation sans identité définie devient une simple zone de passage, sans continuité ni enracinement. L’assimilation est un principe fondamental qui permet d’intégrer l’autre dans le même. Elle transforme l’étranger en membre du corps national, sous condition d’adhésion aux valeurs fondatrices. Sans assimilation, il n’y a pas d’unité, mais une juxtaposition de communautés étrangères les unes aux autres.
L’assimilation exige une volonté politique ferme. Elle ne peut être passive ni laisser place à l’illusion du multiculturalisme sans limites. C’est par l’imposition d’un cadre clair que l’autre peut devenir le même. Une société qui renonce à assimiler accepte de se fragmenter. Les ghettos culturels, l’affaiblissement des normes communes et le recul de la culture nationale en sont les conséquences directes. Une identité forte ne craint pas l’autre, elle l’absorbe et le transforme, à condition de rester maîtresse de son propre destin.
L’histoire de la France est celle de l’assimilation réussie. Les vagues migratoires du passé ont été intégrées parce que l’État imposait une culture, une langue, des valeurs indiscutables. L’école, l’armée, la fonction publique étaient les creusets de cette transformation. Aujourd’hui, ce modèle est abandonné au profit d’un relativisme qui ne fait que renforcer les séparatismes. Une nation forte ne doit pas s’excuser d’exister, elle doit imposer son modèle. L’assimilation n’est pas une option, c’est une nécessité absolue pour la survie du corps national.
Pendant que la France doute, les autres nations avancent
L’histoire des nations puissantes repose sur des ambitions collectives claires et affirmées. Une société sans projet se condamne à la stagnation et à l’effacement. La France a brillé par sa capacité à se donner des objectifs grandioses : conquêtes scientifiques, infrastructures d’ampleur, indépendance énergétique, puissance militaire. Ces dynamiques ont forgé une identité nationale forte, fière et tournée vers l’avenir. La centralisation du pouvoir sous des figures historiques comme Louis XIV, Napoléon ou De Gaulle a permis à la France d’imposer son modèle et d’être une référence mondiale.
Aujourd’hui, cette ambition fait défaut. La médiocrité et la gestion à court terme ont remplacé la vision nationale. L’obsession bureaucratique et le dogme de la soumission aux structures supranationales ont vidé la souveraineté de sa substance. La classe politique, absorbée par des intérêts électoralistes, ne cherche plus à bâtir un avenir grandiose, mais à gérer la décadence en la maquillant sous des discours vides. Pendant ce temps, d’autres nations poursuivent des objectifs clairs : conquête spatiale, expansion économique, renforcement militaire. Le monde avance, pendant que la France doute.
Pour retrouver une identité pleine et entière, il faut renouer avec la puissance, le prestige et l’action. Cela passe par des projets structurants, capables de redonner une fierté collective. Le retour à une industrie souveraine, la réaffirmation de la puissance militaire, le développement technologique et la reconquête de l’indépendance énergétique doivent redevenir des priorités nationales. Une nation sans projet est une nation en voie de disparition. La France doit cesser de se contenter d’exister : elle doit redevenir un moteur civilisationnel, une force qui impose sa vision au monde.
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